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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:45
Dans mon jardin les dégâts sont irréversibles
Je m'en suis aperçu trop tard!!

Mes buis sont "foutus" ,les feuilles sont complètement sèches

Donner l'alerte

Si une de vos plantes est touchée ou en cas de capture d'un papillon dans un piège, vous devez informer le voisinage de la présence du ravageur.

Des actions collectives de surveillance et de traitement sont indispensables pour limiter la propagation de la pyrale du buis.

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La pyrale du buis, un papillon originaire d’Asie orientale  a été découverte pour la première fois en Europe en 2006 en Allemagne. Les premières observations en Suisse ont été réaliséesen 2007. Tout d’abord localisée dans la région de Bâle, elle s’est depuis propagée à un rythme effréné et aujourd’hui, trois ans après son introduction, sa présence est avérée dans tout le nord de la Suisse, du canton de Vaud jusqu’au canton des Grisons et tout dernièrement au Tessin. Entre-temps, des foyers ont également été signalés en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Autriche, ce qui montre que la propagation s’effectue sur un large périmètre de façon avant tout passive, soit par le transport de matériel végétal infecté, et sur des distances restreintes de façon active, soit à la force des ailes. L’espèce a été inscrite sur la liste d’alerte de l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes OEPP.

Plantes-hôtes:

Pour l’instant, en Europe, le ravageur ne s’en est pris qu’au buis (Buxus sempervirens). Si, parmi les formes domestiques utilisées en horticulture, l’infestation touche particulièrement les variétés à petites feuilles, elle ne s’est pour l’instant que peu étendue aux populations poussant à l’état sauvage.

Symptômes:

La chenille en quantité industrielle

Les chenilles rongent les feuilles et sont capables, lors d’une forte infestation, de défolier entièrement un buis ou d’altérer son aspect esthétique, le buis prenant alors une couleur brunâtre. Les chenilles, avec leur corps vert olive et au motif caractéristique, laissent sur l’arbuste des fils de soie parsemés de crottes. Les premiers signes d’une infestation sont les crottes et les fils blancs. Comme les chenilles se nourrissent tout d’abord à l’intérieur du buisson, l’infestation est souvent détectée trop tard, lorsque des endroits sont déjà brunâtres ou que des fils de soie sont visibles à l’extrémité des branches.

Biologie!

La chenille mutée en papillon

Après avoir hiverné, la première génération de ces papillons aux couleurs distinctes prend son vol en juin et va déposer ses oeufs en groupe à la face inférieure des feuilles. Au stade de jeunes chenilles, elles décapent tout d’abord la face superficielle des feuilles pour, en grandissant, dévorer l’intégralité du feuillage de leur hôte. En cas de forte infestation, l’écorce verte des rameaux est également attaquée.
La nymphose dure environ un mois. Les chenilles se transforment ensuite dans une logette tissée entre les feuilles.
Les papillons en sortent deux à trois semaines après et cherchent de nouveaux où déposer leurs oeufs. Ils ne vivent qu’une semaine et volent surtout la nuit. En Europe occidentale, l’espèce produit deux à trois générations par an. La dernière génération passe l’hiver en l’état de jeunes chenilles logées dans des cocons tissés et attachés à l’arbuste ou dans des fissures de l’arbuste. Et début mars déjà, elles quittent leur bouclier et continuent à s’alimenter sur les feuilles.

Mesures:

A petite échelle, il est possible de ramasser régulièrement les chenilles à la main.
Cependant, celles qui se trouvent à l’intérieur de l’arbuste ne se laisseront pas si facilement découvrir. .En cas de fort pullulement, on peut détruire les chenilles de papillon en traitant les arbustes avec un insecticide approprié et homologué,p.ex. un inhibiteur de croissance des insectes ou un produit de Bacillus thuringiensis.
Ces substances doivent être appliquées si possible au début de la nymphose. Il est recommandé d’arracher les plantes isolées fortement atteintes, car elles constituent un foyer idéal pour la propagation.
Lors de l’élimination des buis, il convient de veiller à ce qu’ils finissent incinérés ou finement hachés. Il s’agit également
de renoncer à transporter du buis venant de régions infestées dans des régions exemptes d’infection. En cas de récurrence,
il est conseillé de remplacer le buis par une autre espèce.

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Un article du messager
S’il est bien un insecte ravageur des haies, c’est la pyrale du buis.
Cette petite chenille s’attaque depuis quelques années aux buis français. Et avec tous les jardins à la française, bien délimités par de jolies haies de buis, elle a de quoi faire.
Sauf qu’en quelques semaines elle est capable de ravager totalement une haie. Et de causer la mort des arbustes. « Seuls ceux qui font 6/7 mètres de haut, comme à la plage de la Pinède, peuvent résister, car ils ont suffisamment de feuilles pour se régénérer », explique Bernard Delorme, responsable des parcs et jardins de la ville de Thonon-les-Bains.
Pour les autres, si la chenille fait son apparition, c’est peine perdue, « vu qu’il y a plusieurs générations par an ».
En France, où son apparition remonte à une dizaine d’années, « la bataille contre la pyrale du buis est perdue d’avance », soupire M. Delorme. La lutte biologique est donc aussi impensable qu’impossible.
A Thonon, les dégâts sont largement visibles : des buis entiers, desséchés, ornent désormais les bords des chemins et les jardins de particuliers.
A Sciez, la buxaie de Coudrée, une des plus grandes d’Europe, n’est plus en très bon état depuis le passage de la pyrale en 2013.

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Les traitements contre la pyrale du buis, la chenille dévastatrice de nos buis:

Différentes méthodes de lutte existent pour combattre ce nouveau ravageur qui s'en prend à vos buis. C'est souvent l'association de plusieures méthodes de luttes qui sauveront vos buxus.
Il est indispensable de détecter le plus tôt possible une éventuelle infestation, si vous êtes dans une zone sensible, vous devez inspecter vos buis au moins une fois par semaine.
Vous pouvez compléter votre surveillance par la mise en place de piège à phéromone pour capturer les papillons mâles, en plus de limiter les attaques, ces pièges vous permettrons de détecter plus tôt la présence d’éventuels papillons.
Une visite régulière des pièges en complément de l'inspection physique des plantes vous permettra de traiter plus rapidement et donc de protéger plus efficacement vos buis.

Le traitement insecticide chimique contre la pyrale du buis:

Les pyréthrinoïdes sont des insecticides de contact, s'ils sont efficaces, ils ont aussi l’inconvénient de ne pas être sélectifs, et de toucher également les insectes auxiliaires utiles. Les molécule les plus utilisés sont la deltaméthrine (Decis par exemple) ou la cyperméthrine.
Une alternative aux pyréthrinoïdes est le diflubenzuron (Dimilin Flo). Il s'agit d'un régulateur de croissance des insectes mais il n'est réellement efficace que s'il est appliqué lorsque les chenilles sont très petites, idéalement juste après l'éclosion des œufs.
Les régulateurs de croissance agissent essentiellement par ingestion et sont donc plus sélectifs que les pyréthrinoïdes. e tritemznt
Le traitement biologique contre la pyrale du buis
Une option biologique sont les bactéries entomopathogènes, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Delfin par exemple). Cet agent pathogène est efficace lorsqu'il est ingéré par les chenilles.
Le Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki, couramment désigné par son acronyme Btk, est une bactérie qui vit naturellement dans le sol. Depuis une trentaine d'années, on l'utilise partout dans le monde comme agent de lutte biologique pour réprimer les populations de divers insectes ravageurs forestiers et agricoles.
La chenille est infectée lorsqu'elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie.
Cette bactérie produit des spores et des cristaux de protéines qui entraînent la libération d'une substance toxique dans l'intestin des chenilles. Cette substance leur corrode la paroi intestinale et a pour effet de paralyser les mâchoires de la chenille.
Quelques heures après l'absorption du produit, la chenille ne peut plus s'alimenter et meurt dans les jours suivants.
Des études ont démontré l’efficacité du traitement biologique opposé aux solutions chimiques.

ATTENTION,la réglementation évolue régulièrement.

La liste des spécialités commerciales destinées à être utilisées pour lutter contre la pyrale du buis sont disponibles à l'adresse Internet suivante:"e-phy.agriculture.gouv.fr" :
La lutte mécanique contre l'infestation de vos buis

Vous pouvez lutter mécaniquement Pour réduire l'attaque des chenilles et dans l'attente d'effectuer un traitement avec le bacille de thuringe.
- Si vos buis sont de petites taille et peu nombreux, il est possible d'envisager une lutte physique en coupant les parties de la plante infestées et en enlevant manuellement les œufs, les chenilles vertes et noires et les chrysalides de la pyrale du buis
-Si vous possédez
s de buis ou des buis de grandes taille, vous pouvez secouer ou frapper vos buis avec un bâton. Les chenilles étant sensibles aux vibrations, elles tomberont au sol. Pour faciliter le ramassage, disposer au préalable un filet ou un tissu au pied vos buis. Vous pourrez ensuite ébouillanter ou brûler les chenilles.

PS : la pyrale du buis n'est pas une chenille urticante.

La mise en quarantaine ou la protection des buis encore sains:

Vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis qui ne sont pas encore touchés.
De mars à octobre, tant que la présence des papillons est signalée dans votre secteur, vous placez un filet à maille fine sur vos buis.
L'usage du même filet placé sur un buis touché fera office de mise en quarantaine et évitera que des papillons nés dans le buis aillent pondre sur les buis voisins.
Un Filet "anti-pyrale-du-buis" sera très prochainement en vente dans les jardineries.

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:00

'IDENTIFIER

Qatar-Arabie Saoudite: les dessous d’un divorce
Pire que financer Daech? Se rapprocher de l’Iran!
Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Ne nous y trompons pas : si l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont brutalement rompu avec le Qatar, c'est parce que l'émirat s'est récemment rapproché de l'Iran. La lutte contre l'Etat islamique a parfois bon dos...

Sommet du Golfe, 2014. Sipa. Numéro de reportage : AP21664736_000013.

Rien ne va plus dans le Golfe persique. En plein Ramadan, la fitna (discorde) gagne les pétromonarchies sunnites : Emirats arabes unis, Bahreïn, Egypte et Maldives viennent de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Contre toute attente, ce dernier se voit accusé par ses anciens alliés de soutenir le terrorisme de l’Etat islamique, des Frères musulmans et de divers groupes pro-iraniens agissant au Bahreïn et en Arabie. En vingt-quatre heures, les diplomates qataris en poste dans les pays concernés ont été sommés de faire leurs bagages, les liaisons aériennes vers Doha suspendues, Qatar Airways interdit de vol et la frontière qataro-saoudienne – seul débouché terrestre de l’émirat – coupée. Du même coup, la coalition arabe qui bombarde le Yémen contre la rébellion houthie vient d’exploser en vol.

Le prétexte Daech

D’ordinaire, Ryad et Doha sont conjointement accusées de financer le terrorisme d’inspiration salafiste, dont le surgeon le plus célèbre se nomme Daech. Quelle mouche a donc piqué Ryad et ses alliés pour se retourner contre un régime wahhabite ? Aux traditionnelles rivalités de puissances entre le Qatar et l’Arabie, le premier parrainant les Frères musulmans ennemis héréditaires des seconds, s’ajoute une nouvelle donne au Moyen-Orient. Il faut lire attentivement les communiqués officiels saoudiens pour comprendre les dessous d’une rupture aux motifs moins évidents qu’il n’y paraît. Un faisceau de signes concordants laisse penser que l’Etat islamique n’est qu’un prétexte destiné à séduire les chancelleries occidentales. En vérité, la réelle pomme de discorde entre le Qatar et ses voisins s’appelle l’Iran.

Doha critique Washington

Quelques jours après la « danse de l’épée » de Donald Trump chez les Saoud durant laquelle le dirigeant américain a dessiné les contours d’un axe Washington-Ryad-Jérusalem, le monarque qatari a glissé quelques réflexions dérangeantes à son agence de presse. Malgré leur affrontement par milices interposées en Syrie, le Qatar et l’Iran ont amorcé un rapprochement diplomatique à 180 degrés de la politique trumpienne. Pendant que le président américain appelle à isoler Téhéran par une stratégie d’endiguement régional, l’émir du Qatar a parlé de la République chiite comme d’un « allié stratégique », poussant l’outrecuidance jusqu’à critiquer l’option pro-saoudienne de Trump. Des déclarations gênantes aussitôt démenties par leurs auteurs qataris qui se prétendent victimes d’un piratage informatique.

… et s’aliène Abu Dhabi

En coulisses, le malaise couvait depuis plusieurs mois entre les autorités qataries et un autre acteur de l’alliance américano-saoudienne : les Emirats arabes unis. Non seulement ce bon élève prisé des Etats-Unis s’agace de l’instrument de déstabilisation des régimes en place qu’est devenu Al-Jazira, mais ne manque pas de griefs à l’égard du Qatar. Rêvant de supplanter le petit émirat dans le cœur (et le portefeuille) des Américains, les Emirats ont multiplié les gestes de bonne volonté, contrecarrant le soutien de Doha au Hamas, se proposant d’héberger une base de l’US Army en lieu et place du Qatar. Des mails secrets entre diplomates américains et émiratis font ainsi état d’une offensive de charme doublée d’une opération de dénigrement anti-qatarie.

Bien qu’il soit trop tôt pour en tirer des conclusions géostratégiques, la brouille entre les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte d’un côté, le Qatar de l’autre semble largement profiter à l’Iran. Isolée dans les années 1990, la République islamique a bénéficié du renversement de Saddam Hussein au bénéfice des chiites irakiens, de la montée en puissance du Hezbollah libanais et de l’explosion du djihadisme sunnite un peu partout dans le monde pour reconstituer un croissant chiite dont Khomeini aurait rêvé. Si bien que son successeur Ali Khamenei peut aujourd’hui approuver l’accord nucléaire d’une main et conspuer le bloc occidental de l’autre.

Khamenei au secours du Qatar

Signes de la réconciliation irano-qatarie, au lendemain de l’attentat de Londres, Khamenei a défendu l’émirat, non sans s’être auparavant déchaîné contre l’Arabie Saoudite: « des gens indignes ont pris le destin de communautés musulmanes et de certains gouvernements comme celui de l’Arabie saoudite [...] Quel toupet! Le président américain se tient aux côtés des chefs d’un système tribal et arriéré et danse avec un sabre, puis critique l’élection iranienne avec 40 millions de votants ».

Est-ce pour intégrer le Qatar (rejoint par la Turquie ?) au front du refus (moumana’a) anti-israélien que l’Iran a en revanche ménagé Doha ? Le vice-président iranien Hamid Aboutalebi a en tout cas feint l’étonnement : « Comment est-ce possible qu’un petit pays ait pu planifier le renversement du gouvernement légal de Bahreïn, soutenir Daech et Al-Qaïda et propager l’extrémisme sur la péninsule du Sinaï et créer une fissure au sein de la coalition?»

En vérité, ni Doha ni Ryad ne prennent le risque de fâcher leurs alliés occidentaux en finançant directement l’Etat islamique ou Al-Qaïda en Syrie. Dans ces deux pays désormais ennemis, des mécènes proches des familles régnantes ne se gênent pas pour tremper dans des affaires pas très reluisantes. Chez les Qataris, l’aile progressiste soutient les Frères musulmans et considère Tariq Ramadan comme un esprit éclairé tandis que les plus raides cautionnent le djihadisme salaf. Si pluralisme il y a, on est loin du modèle de démocratie fantasmé par les Occidentaux. Mais ceci est hors de propos. En diplomatie, moralité et démocratie ne sont que des pâtures jetées aux opinions publiques. Si l’Iran invite l’Egypte et l’Arabie à se convertir au modèle démocratique, il se garde bien d’en faire autant avec le Qatar.

Trump se prend les pieds dans le tapis persan

L’enjeu est ailleurs. Aussi bien en Syrie qu’en Irak, deux alliés de Téhéran fragilisés tant par leur incurie que par l’expansion du radicalisme sunnite, si la République islamique rétablissait des relations apaisées avec la Turquie et le Qatar, la face du Moyen-Orient s’en trouverait bouleversée. Quitte à affaiblir les Etats-Unis, l’Arabie et Israël en instaurant une pax syriana favorable à Téhéran. Décidément, les changements promis par Trump n’ont pas fini de nous surprendre…

 

Published by Un Sage
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 20:00

Dans moins d’une semaine, David Pujadas quittera l’antenne du JT de 20 heures sur France 2. L’occasion de revenir sur le confortable salaire qu’il y touche.

Le 8 juin, David Pujadas présentera son tout dernier JT de 20 heures sur France 2. Après en avoir pris les commandes pendant seize ans, le journaliste s’apprête en effet à tourner une page de sa carrière. Il devra également renoncer à un confortable salaire. En janvier dernier, Télé 2 Semaines avait en effet dressé la liste des salaires des principaux présentateurs de JT. Et selon ses informations, David Pujadas gagne chaque mois 15 000 euros. Une coquette somme qui reste cependant bien inférieure à celle empochée par ses confrères de TF1. Toujours d’après les informations du magazine télé, Jean-Pierre Pernaut, Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau touchent chacun entre 30 000 et 39 000 euros.

Initialement, David Pujadas devait rendre l’antenne à la fin du mois de juin. Mais, échaudé par la décision de France 2, il aurait finalement décidé de partir plus tôt que prévu. "Il n’a toujours pas digéré son éviction, et il ne veut pas faire de cadeau à ceux qui le mettent dehors", a confié un journaliste de la chaîne à Puremedias. En attendant qu’Anne-Sophie Lapix prenne sa relève à la rentrée, l’intérim sera assuré par Julian Bugier.

Quant à L’émission politique que David Pujadas co-présentait avec Léa Salamé, son maintien est pour le moment incertain, croit savoir Puremedias.

L’Elysée est très agacée par l’éviction de David Pujadas, d'autres diront "bon débarras" !!

 

Published by Un Sage
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 11:15
La défaite oui, mais quelle défaite?
romancier.

 

François Baroin en campagne à Paris, juin 2017. SIPA. 00809465_000014

François Baroin était de passage ce lundi de Pentecôte en Franche-Comté. En Haute-Saône le matin, il devait finir l’après-midi du côté de Belfort, après un passage à Besançon. C’est dans une brasserie de la Cité natale de Victor Hugo qu’il avait rendez-vous avec les cinq candidats LR du Doubs, ainsi qu’avec quelques dizaines de militants et la presse.

Etrange chef de file que le sénateur-maire de Troyes. En six mois, il a été successivement le Premier ministre putatif de Nicolas Sarkozy, de François Fillon ainsi que du nouveau président Macron, si les Français venaient à donner une majorité à la coalition LR-UDI. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la perspective du ticket avec Baroin n’a pas déchaîné les foules derrière celui qui y était à chaque fois associé. L’homme est apprécié, certes. Mais le voit-on véritablement en leader ? A part Nicolas Sarkozy qui semble voir en lui son successeur ou à tout le moins un homme capable de tenir la maison en ordre, en attendant une éventuelle et énième tentative de retour en grâce.

Retarder la scission

Lorsqu’il s’exprime dans la brasserie Granvelle en tout cas, on n’a pas vraiment l’impression que François Baroin se voit à Matignon dans quinze jours. Certes, il met en garde contre les projets du nouveau président, notamment en matière fiscale. Certes, il montre qu’il a intégré les diagnostics de Christophe Guilluy sur le clivage entre France des métropoles et France périphérique. Certes, il donne des éléments du projet de droite revisité. Mais il ne prononce jamais le mot cohabitation. Et pour tout dire, on a franchement le sentiment que le chef de file a déjà intégré la défaite. Qu’il cherche à la fois à ce qu’elle ne soit pas trop lourde, mais qu’elle garantisse néanmoins une majorité absolue au nouveau président. Car une majorité relative ne serait-elle pas plus sûrement annonciatrice d’une scission au sein de Républicains ? Ne provoquerait-elle pas dès le vote de confiance la formation d’un groupe à base de juppéistes souhaitant saisir la main tendue d’Emmanuel Macron ? Il semble bien que l’atout principal de François Baroin soit aujourd’hui d’être le plus consensuel, celui capable d’éviter l’éclatement de la famille. Quand on lui demande s’il peut nous garantir qu’une partie des prochains élus LR ne formeront pas un groupe qui intégrerait la majorité parlementaire dès le vote de confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, il est formel : « Phénomène minoritaire. Ce sont sept ou huit personnes ».

En attendant, ce n’est pas un hasard si la question de la CSG est centrale dans le propos de François Baroin. Dimanche prochain, la participation devrait être faible. Les Français semblent las de politique. Les sondages, qui donnent une majorité écrasante à LREM, pourraient alors être démentis si on tient compte du poids des retraités et des fonctionnaires, particulièrement concernés par l’augmentation de la CSG, dans un corps électoral limité à 55% de participation. Le pari de François Baroin pourrait alors être gagné : laisser une courte majorité absolue à Macron tout en sauvant les meubles LR avec deux centaines de députés. Et empêcher la scission.

Mon député LR sera-t-il vraiment dans l’opposition?

Reste que d’autres obstacles se dressent sur son passage. L’attitude à tenir entre les deux tours du scrutin, alors qu’il prône le front républicain et que l’aile droite sarkozyste qui l’a fait roi préfère le ni-ni. Mais surtout le fait que dans de nombreuses circonscriptions, l’électorat de droite peut être démobilisé par l’incertitude suivante : ce candidat LR sera-t-il bien dans l’opposition ou votera-t-il la confiance à Edouard Philippe dans quelques jours ? François Baroin fait comme si ces questions n’existaient pas et on le comprend. Pragmatique et consensuel, il joue en défense car c’est la moins mauvaise des tactiques. De son point de vue, on ne peut pas vraiment lui donner tort. Mais en admettant que les événements lui permettent de réussir son pari, n’est-ce pas reculer l’échéance ? Il faudra bien un jour qu’un congrès se réunisse et tranche tous les débats idéologiques qui traversent ce parti. Dans cette future bataille, y aura-t-il une place pour le consensuel Baroin ?

Rien n’est moins certain.

Published by Un Sage
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 17:14

Après l’attentat de Londres, l’adieu au communautarisme?

Theresa May décidée à changer le modèle britannique

Jacques Sapir
économiste, spécialiste de la Russie.

Londres de choc

On n’a que trop opposé la pratique britannique, qui s’était construite au cours des années et des siècles, autour de la notion de « communautarisme » à la pratique française qui, à juste raison, répudiait cette notion. Theresa May l'a compris.

Theresa May. Sipa. Numéro de reportage : 00808495_000010.

Une attaque terroriste a endeuillé Londres dans la soirée du 3 juin. Une de plus, une de trop. Cette attaque vient après la bombe qui a explosé à Manchester, après une autre attaque à Londres il y a de cela quelques semaines, au mois de mars, après celles de Nice, du Bataclan, et sans oublier l’assassinat du Père Hamel en France ; ces attaques ont été trop nombreuses, trop multiples, pour que l’on en tienne une comptabilité précise. Oui, une de plus, une de trop.

“Trop, c’est trop”

Mais, peut-être que quelque chose va changer. Theresa May, Premier ministre britannique, a déclaré dimanche « Trop, c’est trop ». Elle a dénoncé le terrorisme islamiste, même si cette dénonciation est encore imparfaite. Elle a aussi déclaré que le Royaume-Uni ne devait plus tolérer l’extrémisme et que son pays s’était montré sans doute trop tolérant, notamment en acceptant le communautarisme. Le point est important ; il est même capital. Le communautarisme est en effet bien ancré dans la culture politique britannique, au point qu’il était devenu la marque de « l’intégration » à l’anglaise. Ne parlait-on pas, à propos de certains quartiers de Londres où sévissent des tribunaux religieux, de « Londonistan » ? Selon Theresa May, le temps est venu d’avoir des « conversations difficiles et embarrassantes ». Autrement dit de rappeler à tous qu’il ne peut y avoir qu’une loi dans un pays, et que cette loi s’applique à tous. Autrement dit de rappeler que, dans une société humaine, la loi des hommes, aussi imparfaite qu’elle puisse être, est la règle collective, et que ce que l’on pense être une « loi de Dieu » ne peut s’appliquer qu’à soi-même.

Une évidence nommée laïcité

Il est tragique qu’il ait fallu tant de morts, tant de désastres, pour que l’on comprenne cette évidence. Il est tragique qu’en France même, certains s’obstinent à toujours ne pas le comprendre et ramènent la question de la laïcité à celle de la liberté de conscience. Car, c’est bien de la laïcité qu’il s’agit. Et avec elle, c’est la condamnation du multiculturalisme non pas comme constat, car nous pouvons tous venir de cultures plus ou moins différentes, mais comme projet politique organisant l’espace public.
Il faut donc, ici, rappeler des évidences. La culture politique ne saurait être multiple, car cette culture constitue le langage commun qui soude une communauté d’être humains et la constitue en « peuple ». Ce langage commun, fait de règles, d’habitudes, de coutumes, mais aussi de ruptures induites par des luttes, que ce soit celles pour les droits démocratiques, de 1789 à l’émancipation des femmes, ou qu’il s’agisse de celles pour des droits sociaux, est la coagulation de l’histoire de ce dit « peuple ». C’est pourquoi aucune culture politique n’est identique. Appartenir à un peuple c’est, au-delà des formalités administratives, décider de faire sienne cette culture politique, au-delà des questions ethniques et religieuses.

La grave erreur de Hollande

La constitution de cette culture politique implique pour le croyant, quel qu’il soit, de reconnaître qu’il ne peut y avoir de parti politique de Dieu, que la question de la foi est une question qui relève de l’intime, du fait personnel. Cela va bien au-delà de la liberté de conscience, qui, elle, ne reconnaît que le fait que l’on ait le droit de penser ce que l’on veut. Et, de ce point de vue, la confusion qu’avait établie François Hollande en 2015 entre liberté de conscience et laïcité, fut une erreur grave. La laïcité, car, une fois encore, c’est d’elle qu’il s’agit, ce n’est pas la loi de 1905 en France, qui n’est qu’une loi de pacification entre l’Etat et l’Eglise Catholique. C’est une attitude générale qui revient à distinguer ce qui relève de la sphère publique et ce qui relève de la sphère privée. En cela, la déclaration de Theresa May est importante. On a que trop dit que le terrorisme était en France le « produit de la laïcité ». Imposture et mensonge manifeste qui ont été proféré par soit des ignorants soit des complices, qu’ils soient « idiots utiles » ou complices actifs, des terroristes qui ont frappé et tué. On n’a que trop opposé la pratique britannique, qui s’était construite au cours des années et des siècles, autour de la notion de « communautarisme » à la pratique française qui, à juste raison, répudiait cette notion.

L’impasse communautariste

Par sa déclaration, Theresa May reconnaît l’impasse à laquelle conduit la tentative de constituer le communautarisme comme projet politique. Il y a là quelque chose que devrait entendre notre Président de la République, Emmanuel Macron, qui se refuse à nommer clairement l’ennemi et qui cautionne, par sa tolérance aux pratiques de clientélisme, le déploiement sournois de pratiques multiculturalistes qui aboutissent non seulement à des contradictions au niveau de notre droit civil, mais qui constituent en réalité le terreau dont se nourrit la radicalisation et le terrorisme.

Il convient donc de lutter, que ce soit par des moyens sécuritaires, en démantelant les réseaux, expulsant ou assignant à résidence ceux qui directement ou indirectement incitent au crime, ou que ce soit dans notre droit civil en combattant les pratiques et les attitudes qui sont des vitrines publicitaires pour cette idéologie terroriste. Car, dans le contexte actuel, certains gestes qui seraient dans un autre contexte anodin, sont des gestes politiques, et ils doivent être combattus comme tels.

Du dolorisme au combat

Comprendre cela ne nous garantira pas contre d’autres attentats, d’autres drames. Mais, cela nous permettra de lutter, de passer d’une attitude doloriste à une attitude de combat, et de progressivement éradiquer le terrorisme et ses causes. Ne nous faisons aucune illusions : c’est un combat de longue haleine, et il n’y a pas de solution miracle et instantanée. C’est un combat politique tout autant que militaire. Mais, c’est un combat que nous n’avons pas d’alternative que de gagner.

Published by Un Sage
3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 16:09
Ce que j’attends du ministre de l’Education nationale
Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

J.M Blanquer

Jean-Michel Blanquer, que j’ai eu l’occasion d’interviewer lorsqu’il a sorti son livre programmatique il y a quelques mois, est dans de bonnes dispositions. Il se nous promet d’éradiquer le pédagogisme, qui « doit désormais relever du monde d’hier » , au grand dam desdits pédagos, qui le vomissent d’emblée, puisque leur candidat était l’ineffable Benoît Apparu. L’ineffable Claude Lelièvre, « historien de l’Education », l’a encore confirmé récemment, voyant en Blanquer « un choix par défaut » : on n’est pas plus aimable. Le nouveau ministre , et qui le restera, c’est écrit dans les étoiles , promet, conformément à une promesse de campagne de Macron, de diviser par deux le nombre d’élèves dans les CP problématiques ; de recréer des « études » pour que les enfants du Primaire puissent y faire leurs devoirs, loin de la foule déchaînée et de la télé de leurs parents ; de réorganiser les programmes d’Histoire de façon à réintroduire un fil chronologique dans des programmes éclatés aujourd’hui façon puzzle , bref, de revenir sans trop le dire à 2008 : Laurence de Cock en crèvera de rage. Il parle aussi de concentrer le Bac sur quelques épreuves ,peu importe, le Bac ne vaut plus rien, c’est un symbole vide, l’essentiel est de permettre in fine aux universités de sélectionner sur le modèle des BTS ou des prépas , et le ministre serait bien avisé de reconsidérer les décisions de son prédécesseur sur les chaires sup’… Et de donner une large part d’autonomie aux établissements , les plus extrémistes des macroniens voient briller au firmament du ciel pédagogique français des copies conformes aux Charter Schools américaines ou aux Free Schools britanniques. Sans compter qu’il compte poursuivre la politique des internats d’excellence, dont j’avais eu l’occasion jadis de dire plein de bien , ce qui avait incité Mme Vallaud-Belkacem (qui est en grand danger à Villeurbanne, hé hé…) à tout faire pour les ranger dans le lot commun afin qu’ils perdent toute spécificité, partant toute efficacité.

Je signerais volontiers ce programme des deux mains (avec de fortes réserves sur l’autonomie, dont d’ailleurs les responsables du SNPDEN, le principal syndicat des chefs d’établissement, ne veulent guère, ils savent trop comment on allume une guerre scolaire en France jacobine), à condition que la rue de Grenelle apporte quelques précisions , d’où l’intérêt du débat de demain.
Diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes de CP les plus problématiques a l’air d’une bonne idée , sauf qu’elle fut en son temps essayée par Luc Ferry, qui l’a rappelé l’air de rien, en se gardant bien de dire que ce fut un échec. Le quantitatif cédera toujours le pas devant le qualitatif, et il ne sert à rien d’avoir peu d’élèves si c’est pour qu’on leur apprenne à lire / écrire selon les méthodes éprouvées par Roland Goigoux et Evelyne Charmeux et qui ont fabriqué deux générations d’analphabètes. J’attends du ministre qu’il dise qu’il imposera des méthodes alpha-syllabiques , par exemple celles que préconise le GRIP dans ses manuels. Blanquer était au ministère quand Robien s’était essayé à contourner les mauvaises habitudes enseignées dans les IUFM, dont les ESPE rallument la flamme depuis cinq ans. J’avais participé à une émission avec le ministre, face à l’ineffable Frackowiak, auteur d’une page web, supprimée prudemment depuis, mais que j’avais copiée et qui avait été projetée en fond d’écran par l’animateur du débat, Stéphane Bern , sur « la méthode à Roro » qui assimilait le ministre, via toutes sortes de jeux de mots en pipi-caca-roro (sic), à un proctologue maniaque de la méthode Boscher. Que des syndicats (le SE-UNSA en l’occurrence) aient défendu un Inspecteur qui se permettait ce genre de facéties et qui ne valait pas la corde pour le pendre donne une idée de la main-mise des idéologues sur le ministère. L’essentiel, c’est la méthode d’apprentissage , et pour avoir fourni à Céline Alvarez les moyens qui lui ont permis de faire illusion pendant deux ans et de se décrocher un joli succès de librairie, Blanquer sait bien que la méthode Montessori est très gourmande en moyens humains, et difficilement généralisable , surtout qu’aux dernières nouvelles Maria Montessori n’est elle-même plus disponible.
Déclarer la fin du pédagogisme , à la bonne heure, mais je voudrais des mesures concrètes : par exemple couper les vivres à toutes ces officines pédagos qui grèvent le budget du ministère, à commencer par les Cahiers pédagogiques et autres organisations sectaires. Ou organiser un audit visant à estimer exactement la part de responsabilités des « assassins de l’école », comme les a très bien surnommés Carole Barjon l’année dernière.

La question des « études » est intéressante. Né en 1953, je n’ai jamais eu de devoirs à faire à la maison (des leçons, oui), en raison d’une circulaire parue dans ces années-là. L’idée pédagogique était certes d’empêcher les parents lettrés d’aider leur progéniture (on se souciait déjà d’égalitarisme par le bas), mais l’effet réel fut de nous amener à travailler en étude, de 5 à 6 le soir. Pas de jouer au foot dans le cadre d’activités ludiques organisées par les « grands frères »…
Sur les programmes, le ministre ne veut pas faire une énième réforme , sans doute a-t-il pris le pouls d’une profession bousculée par des vents contraires tous les deux ou trois ans. Il faut retoucher l’essentiel de la réforme de Najat, afin de la vider en douce de son contenu idéologique, pédagogique et factuel, et d’instaurer une vraie transmission des savoirs au lieu de cet embrouillamini des compétences qui ne nous mène nulle part, sinon dans le mur.

Redonner à tous la possibilité de faire du latin ou du grec, certes ; rétablir les classes bilingues, certainement. En Histoire, les programmes de 2008, de l’avis des spécialistes, n’étaient pas mauvais , et ces mêmes spécialistes conseilleront utilement le ministre pour amender les horreurs pédagogiques de Florence Robine et consorts , j’adore ce mot qui commence si bien, en l’occurrence…
Quant aux internats d’excellence, autant reprendre le programme là où il s’est arrêté en 2012. C’était la seule mesure que j’approuvais totalement, dans les années Chatel. La seule qui marchât , et il faut d’urgence inventer des classes de remédiation, sur le modèle de ce qui existe à Bac + 1 dans quelques prépas, avec les CPES. On peut sauver beaucoup de monde avec des moyens limités, mais bien utilisés. Tout n’est pas question de budget.
Pour ce qui est de l’autonomie des établissements… C’est sans doute un travail de longue haleine, et encore faut-il tuer le pédagogisme avant de lui permettre de redresser la tête via des « conseils d’établissement » qui se chargeraient de recruter d’illustres facariens formés par des masters MEEF parfaitement effarants.
Ah oui, j’oubliais : ne pourrait-on pas rééquilibrer les concours de recrutement, actuellement contrôlés par lesdits pédagos via des épreuves de didactique que la décence ne m’autorise pas à qualifier, afin de mettre en avant la maîtrise des savoirs ? Si je sais une chose de ce métier, c’est que l’on réussit en classe non en mettant les tables en rond et en demandant leur avis aux « apprenants », mais en leur distillant des connaissances précises. En les explicitant et en les assénant , en deux temps.
De même, l’épreuve de culture générale a été supprimée, pour d’obscures raisons égalitaristes, au concours d’entrée de Sciences-Po Paris. Je compte sur Jean-Michel Blanquer pour la rétablir ,Blanquer qui affirmait, du haut de son statut, à l’époque (2015) de directeur de l’ESSEC : « Nous avons besoin d’une renaissance de ce qu’on appelle encore la culture générale… »
En espérant que la divinité ferroviaire et les aléas du direct me le permettent, c’est là tout ce que je dirai , mais cela, je tenais et je tiens à le dire.

 

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 17:51

Notre-Dame-des-Landes : trois médiateurs nommés pour débloquer le dossier

Ces médiateurs auront six mois pour proposer une solution sur un projet très controversé lors du quinquennat de François Hollande. Ils seront reçus jeudi à Matignon.

Source AFP
Publié le 01/06/2017 à 17:33 | Le Point.fr

Trois médiateurs vont se pencher sur le dossier très enlisé de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Projet très controversé, il avait suscité de nombreuses oppositions pendant le quinquennat de François Hollande, y compris de la part de l'actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Pour l'instant, les noms de ces trois médiateurs n'ont pas été révélés. Ils auront six mois pour mener leurs travaux.

Ce dossier polémique a empoisonné le quinquennat du président François Hollande et divisé le gouvernement, opposant notamment la ministre de l'Environnement Ségolène Royal et le Premier ministre Manuel Valls, favorable au projet. Les médiateurs doivent être reçus jeudi à 18 h 30 à Matignon par le Premier ministre Édouard Philippe, Nicolas Hulot et la ministre des Transports Élisabeth Borne, afin de lancer la médiation.

Ces trois médiateurs seront chargés d'« envisager les solutions permettant de répondre aux impératifs d'aménagement, dans un dialogue apaisé avec les acteurs et dans le respect de l'ordre public », a indiqué Matignon dans un communiqué. Ils devront examiner les enjeux au regard des dernières données économiques (prévisions de trafic, coûts, empreinte carbone, etc.).

Objectif : faire baisser la tension

« Nous allons remettre les choses à plat », a assuré Nicolas Hulot il y a quelques jours. Le ministre, qui a aussi la main sur les Transports, s'est dit « intimement convaincu qu'il y a de possibles alternatives à Notre-Dame-des-Landes qui peuvent nous permettre, à tous, de sortir par le haut ». Selon lui, la médiation « en fera la démonstration ».

Le rapport des médiateurs doit permettre au gouvernement de prendre une décision « claire » et « assumée », selon les termes d'Édouard Philippe, qui juge « urgent de faire baisser la tension » sur ce projet polémique lancé au début des années 70. Il prévoit le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération, vers Notre-Dame-des-Landes, à 20 kilomètres au nord de la ville.

Les partisans du nouvel aéroport l'estiment nécessaire au développement économique de la région. Pour ses opposants, dont une partie est installée sur place, une modernisation de l'aéroport actuel suffirait pour absorber l'augmentation du trafic, dont l'ampleur fait débat.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait souhaité « une dernière fois, regarder les choses » en termes « économiques, environnementaux, d'empreinte carbone, de capacité à développer » et avait dit vouloir nommer un médiateur et se donner six mois avant de décider. Trois associations favorables à la nouvelle infrastructure se sont d'ores et déjà inquiétées de la médiation proposée et ont demandé à être reçues à Matignon.

Alternatives « inacceptables »

Dans une lettre envoyée à Édouard Philippe fin mai, Des ailes pour l'Ouest, l'Association contre le survol de l'agglomération nantaise (Acsan) et le Collectif citoyen engagé pour le transfert de l'aéroport (Coceta) se disent « prêts à [s']associer à une médiation qui viserait à apaiser la tension sur place », mais pas à une étude des alternatives à Notre-Dame-des-Landes qui serait, elle, « inacceptable ». Une médiation qui viserait à étudier ces alternatives « serait inacceptable pour les 500 000 personnes qui ont voté » lors de la consultation organisée en Loire-Atlantique le 26 juin 2016, avertissent-elles, dénonçant des alternatives « irréalistes » et qui « ont déjà été étudiées ».

De son côté le président (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, s'est dit « favorable » à une médiation à condition qu'elle ne serve pas à « enliser le dossier ». Le référendum départemental de juin 2016 a récolté 55 % de oui, mais la consultation portait seulement sur « êtes vous pour ou contre Notre-Dame-des-Landes » et n'évoquait pas un agrandissement de l'actuel aéroport. S'il avait refusé d'« écarter » le résultat de la consultation publique contestée de juin, le candidat Emmanuel Macron s'était aussi montré ouvert à la modernisation de l'actuel aéroport. De nombreuses études, et même une « commission du dialogue » organisée début 2013, ont échoué ces dernières années à faire naître un consensus sur ce dossier.

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Monsieur Hulot, notre ministre de l'environnement  est sans doute parti en vacances en oubliant ce dossier très brûlant pour ne pas se "mouiller" !!

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 17:19

 les principales propositions de Bayrou

Suppression de la Haute Cour de justice, interdiction des emplois familiaux..., le ministre de la Justice a présenté les grandes lignes de son projet.

Par Le Point.fr

Modifié le 01/06/2017 à 16:18 - Publié le 01/06/2017 à 15:53 | Le Point.fr

Le garde des Sceaux François Bayrou a annoncé jeudi vouloir « restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique » à l'aide de deux lois et, « dans quelques semaines », d'une révision de la Constitution. Cette révision constitutionnelle portant sur l'indépendance des magistrats du parquet serait présentée « dans quelques semaines ». Il a précisé que cette réforme, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, serait menée dans le cadre d'une révision constitutionnelle plus large. Les magistrats demandent depuis longtemps de retirer tout pouvoir au gouvernement en matière de nomination des procureurs.

Pour ce premier grand chantier législatif du quinquennat Macron, l'exécutif prévoit à la fois des réformes institutionnelles lourdes, comme la suppression de la Cour de justice de la République - juridiction d'exception des ministres -, et la fin de la présence des anciens présidents au Conseil constitutionnel. Il prévoit aussi une série de mesures d'encadrement des parlementaires, auxquels il sera en particulier interdit d'embaucher des membres de leurs familles.

Voici les principales mesures annoncées :

- suppression de la haute cour de justice ;

- les anciens présidents de la République ne pourront plus être membres du Conseil constitutionnel ;

- les élus ne pourront plus exercer plus de 3 mandats consécutifs (exception faite des petites communes) ;

- les ministres ne pourront plus exercer de mandats électifs.

Moralisation de la vie publique :

- interdiction aux ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux de recruter des membres de sa famille - ascendants, descendants ou conjoints. Les « emplois croisés » devront être soumis à déclaration ;

- garantie de probité : vis-à-vis du fisc, création d'une peine inéligibilité d'un max de 10 ans pour les condamnations mettant en cause à la probité. Son application est laissée à l'appréciation de la justice ;

- déclaration de conflits d'intérêts et obligation de déport - de ne pas participer au vote - en cas de conflit d'intérêts ;

-encadrement des activités de conseil, avocat compris. Mis en place d'un délai de probation (ne pas commencer une activité de conseil en cours de mandat ou moins d'un an avant les élections) ;

- indemnités parlementaires : remboursement des frais au réel (sur présentation de factures et de justificatif)

- suppression de la réserve parlementaire ;

- déclaration patrimoniale du président de la République en fin de mandat ;

- renforcer les moyens de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

-Règles de fonctionnement des partis pour favoriser le pluralisme :

- au sein des partis : séparation des fonctions d'ordonnateur et de payeur ;

- certification de leurs comptes par la Cour des comptes au-delà d'un certain seuil ;

- création d'une banque de la démocratie pour financer la vie publique.

 

 

 
 
 

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 16:46
Un ministre victime de sa propre envie de pénal
Auteur

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand s'embourbe dans une affaire de conflit d'intérêts somme toute mineure. Mais l'heure est au pharisaïsme judiciaire...

La course à la moralisation des fonctions publiques électives est un petit jeu éminemment pervers. Eh oui par ce que s’y applique le fameux proverbe tropical : " Quand on veut monter au cocotier, il vaut mieux avoir le derrière propre." 

Ferrand, deux poids…

Richard Ferrand en fait aujourd’hui l’amère expérience et se retrouve dans une drôle de nasse. Ce n’est pas le premier et il ne sera sûrement pas le dernier. Le problème est qu’à ce petit jeu tout le monde est perdant. Le nouveau pouvoir qui avait fait de la probité un de ses chevaux de bataille comme le montraient les inénarrables tweets du même Ferrand illustrant de façon caricaturale l’adage : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Les médias distraits de leurs spasmes d’adoration macronien, obligés qu’ils sont de parler du sujet qui fâche. Et l’opinion publique, gavée de ce genre d’histoires, qui commence à rêver de piques avec des têtes au bout.

Sur la base des informations fournies par le Canard enchaîné, j’avais, non pas pris la défense de Richard Ferrand mais donné mon avis sur ce qui m’apparaissait une opération banale.

L’immobilier et le crédit facile, sont des moyens de gagner de l’argent sans beaucoup travailler, ce n’est pas une nouveauté. Le problème est que chaque jour amène de nouvelles informations qui se révèlent préoccupantes. Sur le plan politique et éthique d’abord pour un nouveau ministre grand donneur de leçons de morale, mais désormais sur le plan juridique aussi. Jusqu’au judiciaire où les positions du Parquet national financier (PNF) et du parquet de Brest enfermés dans le refus d’une enquête préliminaire, commencent à devenir intenables.

Un avocat balance dans Le Parisien

Explications. Un avocat aujourd’hui retraité pensant peut-être que ce statut lui permettait d’être relevé du secret professionnel, a fourni au Parisien quelques informations assez déplaisantes. Rappelons que la compagne de Richard Ferrand a acquis un bien immobilier par l’intermédiaire d’une société civile en obtenant un financement bancaire de 100 %. Et ce grâce à une promesse de location de ce bien signée avec les Mutuelles de Bretagne dirigées par le même Ferrand. Le bail prévoyant que le preneur (la mutuelle) effectuerait les travaux de rénovation pour un montant de 186 000 euros. Les loyers courants permettant probablement le remboursement de l’emprunt. Résultat la famille Ferrand serait devenue propriétaire d’un bien d’une valeur importante sans avoir dépensé directement un euro et sans prendre le moindre risque. Cela n’a rien a priori d’anormal, ni d’inhabituel chacun sait qu’en régime capitaliste, l’immobilier et le crédit sont les moyens de devenir riche sans trop se fatiguer. Jusque-là, je maintiens mon analyse précédente.

Malheureusement, avec l’interview de l’ancien bâtonnier, il y a un après qui pourrait faire changer d’avis. La promesse d’achat du bien immobilier en question, aurait initialement été signée par Richard Ferrand lui-même ! Et comportait une condition suspensive, non pas comme c’est habituel d’obtention d’un financement bancaire, mais de la signature d’un bail avec les Mutuelles de Bretagne ! C’est-à-dire que l’acheteur était celui chargé d’établir les besoins en locaux de la mutuelle. Effectivement, Richard Ferrand était idéalement placé pour savoir quel était le type de locaux dont avait besoin la structure qu’il dirigeait. Le terme à la mode de « conflit d’intérêts » trouve là une belle illustration. Il est probable que ladite promesse comportait également, ce qui est là aussi habituel, une clause de substitution permettant de la céder à sa compagne ou à la SCI constituée pour la circonstance. Et c’est à partir de là que quelques questions se bousculent et mériteraient réponses.

Le mal est fait

Tout d’abord, pourquoi les Mutuelles de Bretagne n’ont pas envisagé l’achat du local dont elles avaient besoin ? Était-ce leur intérêt de se contenter de louer, au lieu par une acquisition d’augmenter la valeur de leur patrimoine ? Ensuite, est-ce qu’en contrepartie des 186 000 € de rénovation, les Mutuelles ont bénéficié d’un différé ou d’un allègement de loyer ? Il faut en effet pouvoir établir le bilan coûts/avantages du contrat de bail pour vérifier son caractère équitable. Vérification qui mettrait Richard Ferrand à l’abri de l’accusation d’avoir privilégié ses intérêts personnels au détriment de ceux de son employeur. Parce que sa propre signature sur la promesse de vente l’y expose dangereusement.

Il y a aussi l’application de règles classiques en matière de convention passée entre des personnes morales et leurs dirigeants à titre personnel. En la circonstance, c’est l’article L.114-32 du code de la mutualité qui les organise. Il faut savoir si elles ont été respectées, en particulier si les commissaires aux comptes de la mutuelle ont été consultés sur cette opération, cette consultation étant obligatoire. À défaut, l’affaire prendrait un tour pénal caractérisé. Je ne peux pas penser que cette procédure n’ait pas été respectée ce qui aurait constitué une énorme imprudence. Dans ce cas-là, sous des dehors un peu acrobatiques et déplaisants, cette affaire ne devrait pas prospérer jusque devant un tribunal correctionnel.

Le problème c’est que le mal est fait et qu’il est absolument impératif de répondre rapidement à toutes les questions qui se posent. « La femme de César ne doit pas être soupçonnée. » C’est la raison pour laquelle ce refus obstiné du Parquet national financier (PNF) d’intervenir dès qu’un dossier touche de près ou de loin Emmanuel Macron, au contraire de l’incroyable célérité utilisée contre François Fillon est une mauvaise action. Comment démontrer encore, et sans état d’âme, la partialité de cette institution d’exception ? Le parquet de Brest n’est pas en reste, alors qu’une enquête préliminaire aurait permis de répondre clairement à toutes les questions et d’éteindre ainsi la polémique.

Le mal est fait. Qui est le prochain sur la liste ? Le venin de l’affaire Fillon avec l’absence de vergogne dans l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et la confiscation de la présidentielle, va continuer à infuser longtemps.

********BAH VOYONS ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais... No comment !*******

Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais

Ferrand difficile à ferrer

LE MONDE | 01.06.2017 à 09h04 • Mis à jour le 01.06.2017 à 12h51 |

Par Jean-Baptiste Jacquin et Anne Michel

Affaire Ferrand : le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire

Le procureur précise avoir pris cette décision visant le ministre « après analyse des éléments complémentaires révélés par différents organes de presse ».

Le communiqué de presse du parquet de Brest est tombé peu après 8 heures, jeudi 1er juin. « Après analyse des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Richard Ferrand (...) révélés par différents organes de presse (...), j’ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d’une enquête préliminaire », écrit Eric Mathais, le procureur de la République.

L’ouverture d’une enquête préliminaire ne présage en rien de la qualification pénale des faits explorés ni de la culpabilité de la personne visée. Il n’empêche, la mise en marche de la machine judiciaire huit jours après les premières révélations du Canard enchaîné du 24 mai sur les opérations mettant en cause le ministre de la cohésion des territoires tombe vraiment mal pour le gouvernement.

C’est en effet ce même jeudi 1er juin que François Bayrou, ministre de la justice, devait lancer publiquement le premier projet emblématique du quinquennat d’Emmanuel Macron, avec une conférence de presse sur le projet de loi « de moralisation de la vie publique ». Ce qui aurait pu être un contre-feu médiatique face à la montée de la pression sur Richard Ferrand risque de passer au second plan.

Le procureur de Brest avait initialement estimé, vendredi 26 mai, qu’il n’y avait pas matière à enquête judiciaire, « aucun des faits relatés » n’étant « susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales ». Il a donc révisé son analyse, à la suite des nouvelles révélations du Parisien, lundi 29 mai, et du Monde, mardi 30 mai.

La ligne fixée par le premier ministre n’est pas franchie

M. Mathais explique, dans son communiqué, que « cette enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d’atteinte aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité ».

Les faits concernent des opérations ou des contrats dont plusieurs proches du ministre ont bénéficié, avec les Mutuelles de Bretagne, alors qu’il en était le directeur général, de 1998 à 2012. En 2011, la compagne de M. Ferrand a notamment pu financer l’acquisition d’un bien immobilier privé, d’une valeur finale de 586 000 euros, grâce à la mise sur pied d’une société civile immobilière (SCI) créée pour l’occasion et aux loyers versés par les Mutuelles de Bretagne.

La ligne fixée par le premier ministre, Edouard Philippe, sur le plateau de France 2, mardi 30 mai, à savoir qu’un ministre mis en examen démissionne, n’est pas franchie. Officiellement, donc, la présence de M. Ferrand au gouvernement n’est pas remise en question. Sur LCI, jeudi à la mi-journée, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé que l’ouverture de cette enquête préliminaire est « une bonne nouvelle ». « Cela va permettre de sortir du débat moral et de la lecture d’articles de la presse qui mettent en cause Richard et de laisser à celles et ceux qui en ont le pouvoir et la capacité d’instruire le dossier », a-t-il poursuivi. Mais le cas du ministre de la cohésion des territoires devient de plus en plus difficile à gérer politiquement, à dix jours d’un premier tour d’élections législatives capitales pour la suite du quinquennat.

« Un malaise perceptible »

Lors du conseil des ministres de mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a appelé le gouvernement à la « solidarité », estimant aussi que la presse ne doit « pas devenir juge », a rapporté Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement. M. Castaner a néanmoins reconnu « un malaise perceptible ».

« Oui, je suis un homme honnête », a de son côté assuré sur France inter, mercredi, M. Ferrand. « Tout ce que j’ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public, transparent » Le ministre, pilier de la majorité présidentielle et soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, a exclu toute démission, expliquant qu’il « ne le [ferait] pas pour deux raisons : d’abord, j’ai ma conscience pour moi, je ne suis pas mis en cause par la justice de la République que je respecte profondément, et (...) je veux me consacrer aux priorités de mon ministère ».

L’affaire Ferrand vient affaiblir le discours du gouvernement sur le retour de la confiance des citoyens dans l’action publique. François Bayrou, dont l’alliance avec M. Macron pour l’élection présidentielle s’est faite sur un accord pour une loi de moralisation, va donc devoir sortir du silence qu’il a gardé depuis son entrée au gouvernement.

 

BAH VOYONS ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais... No comment !

BAH VOYONS ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais... No comment !

 

 

 

 

Published by Un Sage
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:07

"Je ne me retirerai pas car je ne suis pas mis en cause par la justice et que je veux me consacrer à mon ministère", a déclaré Richard Ferrand sur France Inter.

Dans la tourmente suite aux nouvelles révélations du Monde et de Médiapart sur le "mélange des genres" entretenu dans sa vie politique, Richard Ferrand a une nouvelle fois exclu de démissionner du gouvernement, ce mercredi, sur France Inter. "Je ne me retirerai pas car je ne suis pas mis en cause par la justice et que je veux me consacrer à mon ministère", a affirmé le ministre de la Cohésion des territoires.
Fidèle à sa ligne depuis le début de l'affaire, le ministre a défendu sa probité."Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public, transparent", a-t-il également martelé, dénonçant un "tintamarre médiatique".
"Nous n'avons rien trahi"
"Nous n'avons rien trahi", a-t-il tenté de convaincre. Le secrétaire général de REM a estimé qu'on "met en cause des choses qui datent de 2011. Nous somme aujourd'hui dans une autre temporalité".
Soutenu par son Premier ministre Edouard Philippe, mais en difficulté dans sa circonscription et alors qu'une défaite pourrait lui coûter son poste, Richard Ferrand a affirmé qu'il ferait "campagne pour aller chercher la légitimité populaire".
Concernant les révélations du Canard Enchaîné selon lequel il aurait employé son fils à l'Assemblée, le ministre a plaidé l'exception. "J'ai embauché quatre mois mon fils à hauteur d'un peu plus du SMIC, car l'un de mes collaborateurs était souffrant", a-t-il expliqué.
 
 
Published by Un Sage