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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 17:22

Une tribune de Mgr Antoine de Rochebrune, vicaire de l’Opus Dei

Auteur
Mgr Antoine de Rochebrune
Vicaire de l'Opus Dei en France

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, force est de constater que le fait religieux s’invite de plus en plus souvent dans le débat politique, comme en témoignent les quelques mois de campagne présidentielle que nous venons de vivre en France. Toutefois, bien qu’omniprésente, cette porosité nouvelle est loin de s’expliquer de façon univoque. Des questions éthiques soulevées par le débat sur la fin de vie à l’émotion suscitée par l’assassinat du Père Jacques Hamel en passant par l’identification d’un « vote catholique » ou par la mobilisation autour de tel ou tel sujet de société : nombreux sont les événements à l’origine de ce « mélange des genres ». Aborder la question de la juste frontière entre ces mondes peut donc sembler une gageure, tant sont complexes les enjeux et parfois vaines les discussions. Pourtant, devant tant d’interrogations et autant d’amalgames, il me semble aujourd’hui nécessaire de contribuer à un débat que je souhaite le plus serein possible.

« Jésus lui-même n’a-t-il pas refusé de s’engager sur le terrain de la polémique partisane ? »

En tant que vicaire de l’Opus Dei en France, je suis parfois interrogé sur le positionnement de l’institution que je représente par rapport à tel ou tel sujet de société, projet de loi ou mouvement politique. « Que pense l’Opus Dei du mariage pour tous ? Quel est votre candidat à la présidentielle ? Soutenez-vous Sens commun ? » D’une manière générale, ce sont tous les représentants de l’Église catholique qui sont de plus en plus souvent appelés à s’exprimer. Comme s’il était désormais admis qu’une institution à visée spirituelle, en tant que telle, ait à porter un discours politique, et non plus simplement à témoigner des principaux messages de la doctrine sociale de l’Église. Personnellement, cette conception me semble dangereuse. Jésus lui-même, en déclarant « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », n’a-t-il pas refusé de s’engager sur le terrain de la polémique partisane ?

« Je m’interdis toute prise de position pouvant s’apparenter à une ”consigne” à destination des fidèles. »

C’est pourquoi, je m’interdis toute prise de position pouvant s’apparenter à une « consigne » à destination des fidèles de l’Opus Dei. Si je trouve en effet normal que des personnalités s’expriment en conscience sur certains sujets à titre personnel, il me semble en revanche problématique qu’elles le fassent au nom de leur institution. Non seulement car il est faux de prétendre pouvoir traduire intégralement la foi chrétienne en un système politique, mais aussi car, avec ce type d’attitude, on court le risque de bafouer la liberté de conscience des intéressés. Une forme d’ingérence que les fidèles de la prélature, au demeurant, n’accepteraient pas.

« Nous tenons à la liberté de conscience car elle indissociable de l’esprit séculier qui nous caractérise »

Il me semble important de le souligner : nous tenons à la liberté de conscience car elle est indissociable de l’esprit séculier qui nous caractérise. Saint Josémaria Escriva avait coutume de rappeler que chaque chrétien devait « être suffisamment honnête pour assumer sa responsabilité personnelle ; suffisamment chrétien pour respecter les frères […] qui proposent, dans les matières de libre opinion, des solutions différentes […] ; être suffisamment catholique pour ne pas se servir de notre Mère l’Eglise en la mêlant à des factions humaines »1 Des décennies plus tard, cette invitation continue, me semble-t-il, de résonner dans le contexte actuel avec une pertinence toute particulière.

« C’est à chacun et à chacune d’assumer, en conscience, ses engagements dans les questions politiques, économiques ou sociales »

C’est donc à chacun et à chacune d’assumer, en conscience, ses engagements dans les questions politiques, économiques ou sociales, et d’endosser la responsabilité de ses actes. De fait, aucun laïc ne peut réclamer pour ses propres décisions l’aval de ses pasteurs, ni attendre d’eux qu’ils se substituent à sa conscience. Tout simplement car chacun est libre et que cette liberté est une richesse ! Source de l’engagement, la liberté personnelle est aussi un moyen d’élargir le champ des possibles. Au-delà du militantisme politique, il existe en effet une multitude de façons de s’engager pour promouvoir le bien dans notre société. On peut ainsi s’investir dans les milieux associatifs, donner de son temps au service de personnes fragiles ou victimes de discrimination, assumer ses responsabilités familiales et professionnelles, se faire l’ami de celui qui est a priori loin de nous, et bien sûr prier pour nous améliorer et pour changer le monde ! Personne d’autre que nous-mêmes ne peut décider du bon chemin à notre place. Que chaque chrétien prenne donc ses responsabilités, et surtout qu’il n’ait pas peur d’être libre.

 

 

Published by Un Sage
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 17:13

  "En marche" fait un tabac

Résultats 1er tour
Participation : 46,99 %
Guillaume Gibouin
En marche !
41.73 %1289 votes
Martial Saddier
Les Républicains
23.41 %723 votes
Jacques Cambon
La France insoumise
12.95 %400 votes
Nathalie Genand
Front National
8.48 %262 votes
Annie Collinet
Ecologiste
6.44 %199 votes
Jean-Philippe Deprez
Divers droite
(4e adjoint La Roche-sur-Foron)
3.56 %110 votes
Claude Bouttaz
Régionaliste
1.42 %44 votes
Evelyne Harlay
Régionaliste
0.84 %26 votes
Jacques Matteï
Extrême gauche
0.58 %18 votes
Eric Champlong
Divers
0.58 %18 votes
Votes blancs
0,93 %29 votes
Votes nuls
0,51 %16 votes
************
3e circonscription (Bonneville) :
Participation: 46,27%
Pour le second tour
Guillaume Gibouin (
REM-37,27%) affrontera le sortant
Martial Saddier (
LR-29,08%).
 
 

 

Published by Un Sage
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:50
Cette fausse tradition n’est ni logique ni morale
Didier Husson
Journaliste politique

À quoi rime l’obligation faite aux membres du gouvernement de remporter leur élection législative sous peine d’être débarqués ? La règle n’est ni logique ni morale et, contrairement à ce qui se dit, ne correspond à aucune tradition.

Puisqu’il se pique de rénover la vie politique française, Emmanuel Macron aurait été bien inspiré de rompre avec une règle qui ne satisfait qu’en apparence aux exigences démocratiques et ne répond en fait à aucune logique : celle qui consiste, pour un ministre battu aux législatives, à démissionner. Or, non seulement il n’a rien décidé de tel, mais il a aggravé cette contrainte au nom d’une prétendue « tradition », dont il est facile de démontrer qu’elle n’a jamais existé.

Une victime en 10 ans

Au demeurant, dix années suffiraient-elles à ancrer une tradition ? Elle ne saurait en effet remonter au-delà de la présidence Sarkozy, et à ce compte a fait en tout et pour tout une seule victime : Alain Juppé, défait le 17 juin 2007 dans la deuxième circonscription de la Gironde par la socialiste Michèle Delaunay, et pour cette raison éjecté du gouvernement Fillon dont il aura été l’éphémère numéro deux avec le titre de ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables. C’est bien mince pour une tradition, mais ne s’agit-il pas là au moins d’une règle de bon sens ? Incapable de s’imposer localement, devant ses propres électeurs, est-on digne d’incarner l’exécutif ? La République ne veut pas de « losers » !

Un tel principe ne vaudrait à l’extrême rigueur que pour le candidat sortant, désavoué par ceux qui, ayant été à même de le juger, lui signifient que son bilan est négatif. Cas de figure assez théorique en fait, qui fait fi de toutes les considérations locales, les coups tordus, dissidences et aléas de campagne toujours possibles. Mais enfin, admettons, et rangeons le seul cas existant dans cette catégorie puisque Alain Juppé, s’il n’était pas formellement le sortant (ses ennuis judiciaires l’avaient contraint d’abandonner son mandat de député en 2004), était bien l’homme fort de la circonscription, élu à deux reprises en 1997 et 2002. Encore faut-il noter que la punition fut assez vite levée puisque le banni revint dès 2010 dans le gouvernement Fillon comme ministre de la Défense, puis des Affaires étrangères, avec à chaque fois le rang de ministre d’État.

“Votez pour moi, vous ne me verrez plus!”

Emmanuel Macron place aujourd’hui la barre plus haut en exigeant le départ de tous ses ministres battus, qu’ils soient sortants ou non. La menace, on le sait, pèse sur six membres du gouvernement : non seulement les élus de 2012 Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Christophe Castaner et Annick Girardin, mais aussi Marielle de Sarnez, candidate dans une circonscription qui l’avait sèchement éliminée dès le premier tour en 2007, et Mounir Mahjoubi, pur produit de la « société civile ». Que signifie pour ces derniers l’obligation de conquérir un siège ? Le message envoyé aux électeurs est hélas clair : « Votez pour moi et je ne vous représenterai pas ! Accordez-moi ce mandat car c’est la condition pour que j’en exerce un autre ! » En matière de logique, et même de morale politique, on peut rêver mieux.


Législatives : les ministres vaincus devront démissionner

Impossible en tout cas de déceler ici la moindre trace de « tradition », non plus que du fameux et fumeux « esprit des institutions » que certains observateurs ont cru pouvoir discerner. Esprit, es-tu là ? Assurément non, et trois exemples plus ou moins mémorables attestent au contraire que, si tradition il y a, elle va exactement en sens inverse.

Trois contre-exemples

Le premier remonte à 1967. Le général De Gaulle charge son ministre des Affaires étrangères, le fidèle Couve de Murville, d’aller défier dans le VIIe arrondissement de Paris le presque indéboulonnable Édouard Frédéric-Dupont, élu (à contre-courant) en 1936, battu pour la première fois en 1962 pour cause de dissidence sur le dossier algérien, et qui tente de reconquérir son siège. Auteur en 1946 d’une loi abolissant les cordons des portes cochères, et pour cette raison surnommé « le député des concierges », ou encore « Dupont des loges », il mène une de ces campagnes de terrain dont il avait le génie et vient facilement à bout du rigide Couve de Murville. Que De Gaulle, confirme non seulement dans ses fonctions, mais nommera Premier ministre l’année suivante.

En 1978, Alice Saunier-Séité, ministre des Universités du gouvernement Raymond Barre, tente un parachutage en Moselle sous l’étiquette UDF et y connaît un échec cuisant, éliminée dès le premier tour à la fois par le candidat RPR et par le socialiste. Là encore, Giscard lui conservera son maroquin jusqu’au bout. On dira que des raisons inavouables ont pu influencer son choix puisque dix ans plus tard l’ancien président confiera non sans naïveté dans ses mémoires avoir un jour, lors d’un meeting dont elle assurait la première partie, laissé sa rêverie vagabonder : « Son corps est musclé, avec des mouvements d’une aisance féline, et des jambes qui me paraissent bronzées. Une pensée bizarre me traverse l’esprit : quand elle faisait l’amour, elle devait y mettre la même véhémence. » Louable franchise, diront certains ; maladroit contre-feu, susurreront d’autres, pour faire taire la rumeur qui lui prêtait une connaissance moins hypothétique de la question.

Instabilité gouvernementale

En juin 1988 enfin, Bernard Kouchner, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale dans le premier gouvernement Rocard, mord lui aussi la poussière lors d’un parachutage catastrophique dans le Nord avec l’étiquette socialiste. Largement distancé au premier tour par le communiste Alain Bocquet, il tente, macroniste avant la lettre, de se maintenir en ralliant des centristes, mais, sommé d’obéir à la « discipline républicaine », finit par se retirer. Il conserve néanmoins son poste, le Premier ministre invoquant – point capital – le fait qu’il n’était pas sortant, au contraire de Georgina Dufoix et Catherine Trautmann, qui, elles, doivent quitter le gouvernement.

Distinction de bon sens, qui paraît aujourd’hui oubliée. Car la doctrine Macron, si c’en est une, méconnaît qu’un ministre efficace se condamne par définition à moins arpenter sa circonscription ou, plus lourd de conséquences, celle qu’il convoite. On ne pleurera peut-être pas sur le cas d’éventuelles météores ayant connu un sort défavorable ; on déplorera seulement qu’une prétendue tradition introduise un peu d’instabilité gouvernementale et encourage les ministres, au mieux à se tenir cois, au pire à se laisser tenter par les vieilles ficelles du métier : négocier avec les appareils une circonscription en or et promettre de l’arroser.

 

 

 

Published by Un Sage
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:00
Les enjeux de Versailles
Jacques Sapir
économiste, spécialiste de la Russie.
Pour Jacques Sapir, la rencontre d'Emmanuel Macron et Vladimir Poutine devrait être l'amorce d'une amélioration des relations entre les deux pays. Au-delà des divergences idéologiques, les deux hommes sont des pragmatiques.
Pour Jacques Sapir, la rencontre d'Emmanuel Macron et Vladimir Poutine devrait être l'amorce d'une amélioration des relations entre les deux pays. Au-delà des divergences idéologiques, les deux hommes sont des pragmatiques.
 

 
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. SIPA: 00808759_000017 / AP22057593_000008
La visite que Vladimir Poutine fait en France aujourd’hui excite beaucoup l’imagination des journalistes et du personnel politique. Le fait qu’il sera reçu au château de Versailles, avec un decorum tout à fait singulier est l’une des causes de cette excitation. Elle montre surtout que les enjeux de cette visite, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Emmanuel Macron ne sont pas entièrement perçus. Il est en effet hautement symbolique que Vladimir Poutine soit le premier dirigeant reçu par le nouveau président de la République.
Les enjeux pour Emmanuel Macron
Dans quel contexte cette visite aura-t-elle lieu ? À l’heure actuelle, les relations bilatérales entre la France et Russie sont sévèrement contraintes par la politique de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Ces contraintes dépassent la simple question des sanctions, dont l’importance, hors les sanctions financières, a été plus symbolique que réelle. L’Union européenne a développé depuis 2014, qu’on l’approuve ou qu’on le réprouve, une véritable politique d’hostilité vis-à-vis de la Russie. Ce sera donc un test pour savoir si le président Macron veut alléger la contrainte de l’UE et mettre en œuvre une politique plus française, plus tournée vers les intérêts de la France, envers la Russie ou s’il place la politique étrangère française sous le cadre de l’UE.
Le fait qu’il souhaite que cette visite ait lieu avec un décorum tout particulier, à Versailles, ne doit pas être considéré comme une indication quant à la réussite ou non de cette visite. Cela traduit uniquement l’importance qu’elle revêt. Elle constitue, il est vrai, pour Emmanuel Macron, son véritable baptême du feu en politique internationale. De plus, Emmanuel Macron sait très bien que cette visite sera scrutée à la fois par ses opposants comme par ses soutiens. Son action envers la Russie et Vladimir Poutine sera donc observée avec un grand intérêt à la fois par ses opposants (le parti des « Républicains », mais aussi la gauche radicale de M. Melenchon et le Front national de Marine Le Pen sont tous en faveur d’une amélioration des relations franco-russes) et par ses partisans (qu’il s’agisse du MODEM de François Bayrou, du Parti socialiste ou de son propre parti maintenant appelé LREM). Si cette visite devait se conclure par une annonce dramatique quant à l’amélioration des relations bilatérales, il serait fortement critiqué par ses propres amis. Si la visite est un échec, ses adversaires aussi le critiqueront. On peut donc penser que cette visite débouchera sur certaines améliorations dans les relations bilatérales, mais rien de particulièrement spectaculaire. Mais cela ne signifie pas qu’un processus général d’amélioration n’aura pu être lancé par cette visite, un processus qui se déroulera dans les prochains mois.

Emmanuel Macron, en tant que nouveau président français, doit d’abord montrer qu’il a à l’esprit les intérêts français (quelque chose qui avait un peu manqué à François Hollande). Il doit, ensuite, montrer qu’il défend des principes (mais nous devons voir quel principe viendra en premier). Enfin, il est clair qu’il cherchera à user de cette visite à son avantage politique. Il a été fortement attaqué lors de la campagne présidentielle pour son manque d’expérience dans le traitement des affaires internationales. Il essaiera donc de montrer que ces attaques n’étaient pas fondées. Dans une certaine mesure, les enjeux sont très élevés pour lui, car c’est sa première expérience dans la diplomatie mondiale et il a désespérément besoin de faire une impression durable ou l’image du « gamin inexpérimenté » lui collera à la peau.

Emmanuel Macron a explicitement déclaré qu’il voulait des « bonnes relations » avec la Russie. Il est définitivement un homme pragmatique, et non pas quelqu’un dont la pensée internationale est profondément chargée d’idéologie, tout comme le furent François Hollande ou ses ministres des Affaires étrangères, qu’il s’agisse de Laurent Fabius ou de Jean-Marc Ayrault. Dans ce contexte, il n’est donc pas si surprenant que le premier chef d’Etat étranger à être invité à Paris soit M. Poutine. Soit dit en passant, il existe maintenant une concurrence au sein de l’Union européenne, et plus précisément entre la France, l’Allemagne et l’Italie pour améliorer les relations avec la Russie et particulièrement les relations économiques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de divergences entre la France et la Russie, soit au Moyen-Orient, soit en Ukraine. Mais ces différences et divergences ne sont pas considérées comme un obstacle à l’amélioration des relations avec les deux pays.

Les enjeux pour Vladimir Poutine

De même, cette visite présente des enjeux importants pour Vladimir Poutine. D’une part, elle met fin à la tentative des pays de l’UE d’« isoler » la Russie. Cette politique n’avait guère de sens, et elle s’est traduite dans les fait par un resserrement des relations entre la Russie et la Chine, mais aussi par une montée en puissance de l’Organisation de Coopération et de Sécurité, ce que l’on appelle « l’organisation de Shanghai ». Le fait que l’Inde et le Pakistan aient décidé formellement de rejoindre l’OCS est bien la preuve que cette politique d’isolement était d’une grande futilité. Mais elle a provoqué des dommages importants aux relations entre les pays de l’Union européenne et la Russie et, de ce point de vue, la visite à Versailles de Vladimir Poutine peut marquer le début d’une nouvelle période, plus empreinte de pragmatisme.

D’autre part, Vladimir Poutine entend bien concrétiser, lors de cette visite, de nouvelles avancées dans le domaine économique. Il faut ici comprendre la logique des relations économiques entre la Russie et les pays de l’UE à travers deux prismes. Le premier est celui de l’évolution actuelle de l’économie russe. Cette dernière est sortie de la crise dans laquelle l’avait plongée l’effondrement des prix du pétrole. Mais la reprise pourrait être insuffisante eu égard aux objectifs politiques du gouvernement russe. Le second est celui des développements de l’Union eurasienne, qui s’avère chaque jour un projet de plus en plus important. Dans le développement de cette Union eurasienne, la question de l’équilibre des relations entre la Chine et la Russie apparaît comme fondamentale. Qu’il s’agisse du projet de la « Route de la Soie » ou qu’il s’agisse des relations triangulaires entre la Russie, la Chine et le Kazakhstan, le fait que la Russie ne puisse s’adosser à de bonnes relations avec les pays de l’Union européenne est un problème.

La Russie, en effet, a tout intérêt à se présenter comme un « pont » entre l’Union eurasienne et les pays d’Europe occidentale. De bonnes relations avec ces derniers auront des répercussions très favorables au sein même de l’Union eurasienne. On comprend ainsi tout l’intérêt, pour Vladimir Poutine, que cette visite se conclue, comme on l’a dit, non pas sur des résultats immédiatement spectaculaires, mais sur un processus de normalisation progressive des relations avec les pays de l’Union européenne. Tel est donc l’enjeu pour Vladimir Poutine de cette rencontre de Versailles.

Il est peu douteux qu’il ne soit sensible à l’attention d’Emmanuel Macron qui le reçoit dans un cadre fastueux. Mais il est tout aussi peu douteux qu’il se laisse aveugler par les ors que l’on déploiera pour lui. Vladimir Poutine est avant tout un réaliste ; c’est aussi un pragmatique, une caractéristique qu’il partage donc avec Emmanuel Macron.

Voici donc ce que cachent les ors de Versailles. Les deux présidents ont un intérêt commun à ce que cette visite se passe bien. Mais Emmanuel Macron se trompe lourdement s’il se figure recevoir un président russe affaibli ou en difficulté. Les problèmes actuels de l’économie russe sont parfaitement solvables avec les moyens de la politique économique russe. Quant à Vladimir Poutine, il doit lui aussi comprendre que les enjeux pour son pays d’une issue favorable de cette visite sont importants. Il prendrait un gros risque, et ferait certainement une grave erreur, en traitant Emmanuel Macron comme un « gamin inexpérimenté ». Ces deux dirigeants doivent tirer un trait sur le dogmatisme qui imprégnait les relations franco-russes du temps de François Hollande. Le fait que l’un et l’autre soient des pragmatiques est plutôt de bon augure.

 

Published by Un Sage
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:00
Législatives: une Assemblée de novices, pour le meilleur ou pour le pire?
Par Ludwig Gallet

Le parti politique d'Emmanuel Macron se prépare à réussir son raz-de-marée au second tour des législatives. ce renouveau défendu par le président ne ravit pas tout le monde.

Des "godillots" en veux-tu en voilà. Depuis des jours, les responsables politiques opposés à Emmanuel Macron n'ont plus que ce mot à la bouche. Alors que le président de la République semble bien parti pour obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée, sa stratégie de renouvellement du palais Bourbon suscite bien des interrogations. "C'est l'Assemblée des Mickeys qui se prépare", s'amuse un député socialiste sortant. Le président lui-même commencerait à douter des bienfaits de sa future (large) majorité annoncée. "Nous allons avoir beaucoup d'élus, presque trop", aurait-il fait savoir à ses conseillers.

Une "révolution démocratique"

Difficile, pour le moment, de savoir précisément combien de députés obtiendront pour la première fois un siège au Palais Bourbon. Mais entre la volonté de réserver la moitié des investitures à des personnalités issues de la société civile et l'entrée en application de la loi sur le nom cumul des mandats, le taux de renouvellement des élus historiques pourrait approcher le record de 1958. "A l'époque, l'Assemblée avait été renouvelée aux 3/4, commente pour L'Express Etienne Ollion, chercheur au CNRS. D'importantes personnalités politiques avaient déjà dû laisser leur place. On se dirige vers quelque chose d'assez semblable cette année". Egalement contacté, l'ancien ministre du Logement Benoit Apparu, qui a choisi d'abandonner son mandat de parlementaire, abonde. "L'un des avantages, c'est que cela va donner un souffle nouveau sur le parlement."

Le scrutin à venir aurait donc ce petit quelque chose d'historique. "Ce que Macron a réussi, c'est un bouleversement sans violence, c'est une révolution démocratique, reconnaît le député socialiste Gilles Savary, soutien de Macron pendant la campagne et aujourd'hui potentielle victime du rouleau compresseur En Marche dans sa circonscription. Les Français cherchaient un exutoire, Emmanuel Macron leur a offert. Maintenant, les électeurs vont envoyer des gens Paris [à l'Assemblée nationale, NDLR] par réflexe, sans vraiment savoir pourquoi."

Les candidats LREM n'ont pas été formés

Annie Chapelier a été investie par En Marche dans le Gard. Elle n'avait auparavant jamais goûté à la politique mais s'offusque de ce genre de critiques. "C'est la dernière cartouche des professionnels de la politique", répond l'infirmière anesthésiste de profession. "Même sans expérience politique, nous avons tous conscience de la nécessité d'agir dans l'intérêt des citoyens et du rôle qui nous incombe."

Au-delà de ces considérations très générales, Benoist Apparu s'interroge. "Dans tout job, un peu d'expérience n'a jamais fait de mal. Cela permet d'avoir des gens en mesure de passer le témoin, d'aider, d'accompagner les nouveaux dans leurs nouvelles fonctions." Ce qui ne serait pas forcément évident avec la composition de la future assemblée. "Je ne sais pas comment on va former les nouveaux. Je ne sais pas non plus comment on va accorder les postes à responsabilité au sein de l'Assemblée. En les réservant aux élus En Marche sortant? Ce n'est pas garanti du tout, ce sont tous des socialistes. On ne va pas placer que des socialistes aux postes à responsabilité."

Etienne Oillon imagine déjà voir déchanter certains "primo-élus". Au point de juger probable quelques défections de fait au sein du groupe majoritaire. "C'est un phénomène que l'on constate lorsque les taux de renouvellement sont élevés. Les élus se rendent compte de la réalité de la fonction, qui nécessite de faire la navette entre Paris et sa circonscription, en prenant le temps de recevoir de nombreux administrés."

A L'Express, Annie Chapelier confirme ne pas avoir reçu de formation de la part d'En Marche, pour sensibiliser les potentiels futurs députés. "Ce n'était sans doute pas possible au vu du calendrier des investitures. Mais la commission m'a appelée pendant plus de deux heures pour apprendre à me connaître, ainsi que ma conception de la fonction."

Des "mercenaires" à la manoeuvre?

Reste que le grand nettoyage en cours laisse craindre chez certains une perte d'influence du pouvoir législatif, déjà bien entamé sous la Ve République. "Je crois que le problème n'est pas celui du manque d'opposition. Ce sera le manque d'expérience. Un bon parlementaire doit avoir une conception élevée de sa fonction, dont le rôle consiste tout de même, dans les textes, à contrôler l'exécutif. Là, on peut anticiper un pouvoir un peu plus bonapartiste, avec un gros groupe de parlementaires dirigés par un petit groupe de mercenaires issus des vieux partis."

"La réalité c'est que tout peut se passer, tempère Benoist Apparu. On peut avoir l'assemblée des godillots. Mais ça peut aussi être le bordel généralisé, avec des députés qui vont se dire 'non, moi je fais de la politique autrement'". "Les députés, même aujourd'hui, font assez peu la loi, rappelle toutefois Etienne Ollion. Elle découle généralement de la production des cabinets ministériels, les parlementaires la votent ensuite, avec un pouvoir d'amendement. Les novices pourront poursuivre ce travail même s'ils n'ont pas l'expérience de leurs prédécesseurs."

"Voter la loi ne s'invente pas"

Un point, tout de même, inquiète Benoist Apparu. "Prenez un médecin, élu LREM pour la première fois à l'Assemblée. Le risque, c'est de le voir voter toutes les lois automatiquement et de ne le voir s'intéresser qu'au projet de loi santé, texte sur lequel il pourra se montrer très agaçant pour l'exécutif. A un moment donné, voter la loi, ça ne s'invente pas."

Mais au-delà de la sensation d'apparaître comme une référence aux yeux des collègues, cette spécialisation permettrait aussi de tenir tête aux "influenceurs", aux lobbys qui se présentent quelques fois devant les députés avec des amendements clé en main et des arguments rodés. Annie Chapelier refuse de croire à cette théorie. "Nous serons en mesure de faire valoir notre indépendance. Nous sommes neufs, ce sont nos prédécesseurs qui ont fait en sorte que ces mécanismes se mettent en place." Autant d'interrogations qui ne trouveront de réponses qu'avec l'exercice parlementaire. Vivement la rentrée.

 

Published by Un Sage
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:00

Législatives: une Assemblée de novices, pour le meilleur ou pour le pire?

Par Ludwig Gallet

Le parti politique d'Emmanuel Macron se prépare à réussir son raz-de-marée au second tour des législatives. ce renouveau défendu par le président ne ravit pas tout le monde.

Des "godillots" en veux-tu en voilà.

Depuis des jours, les responsables politiques opposés à Emmanuel Macron n'ont plus que ce mot à la bouche. Alors que le président de la République semble bien parti pour obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée, sa stratégie de renouvellement du palais Bourbon suscite bien des interrogations. "C'est l'Assemblée des Mickeys qui se prépare", s'amuse un député socialiste sortant. Le président lui-même commencerait à douter des bienfaits de sa future (large) majorité annoncée. "Nous allons avoir beaucoup d'élus, presque trop", aurait-il fait savoir à ses conseillers.

Une "révolution démocratique"

Difficile, pour le moment, de savoir précisément combien de députés obtiendront pour la première fois un siège au Palais Bourbon. Mais entre la volonté de réserver la moitié des investitures à des personnalités issues de la société civile et l'entrée en application de la loi sur le nom cumul des mandats, le taux de renouvellement des élus historiques pourrait approcher le record de 1958. "A l'époque, l'Assemblée avait été renouvelée aux 3/4, commente pour L'Express Etienne Ollion, chercheur au CNRS. D'importantes personnalités politiques avaient déjà dû laisser leur place. On se dirige vers quelque chose d'assez semblable cette année". Egalement contacté, l'ancien ministre du Logement Benoit Apparu, qui a choisi d'abandonner son mandat de parlementaire, abonde. "L'un des avantages, c'est que cela va donner un souffle nouveau sur le parlement."

Le scrutin à venir aurait donc ce petit quelque chose d'historique. "Ce que Macron a réussi, c'est un bouleversement sans violence, c'est une révolution démocratique, reconnaît le député socialiste Gilles Savary, soutien de Macron pendant la campagne et aujourd'hui potentielle victime du rouleau compresseur En Marche dans sa circonscription. Les Français cherchaient un exutoire, Emmanuel Macron leur a offert. Maintenant, les électeurs vont envoyer des gens Paris [à l'Assemblée nationale, NDLR] par réflexe, sans vraiment savoir pourquoi."

Les candidats LREM n'ont pas été formés

Annie Chapelier a été investie par En Marche dans le Gard. Elle n'avait auparavant jamais goûté à la politique mais s'offusque de ce genre de critiques. "C'est la dernière cartouche des professionnels de la politique", répond l'infirmière anesthésiste de profession. "Même sans expérience politique, nous avons tous conscience de la nécessité d'agir dans l'intérêt des citoyens et du rôle qui nous incombe."

Au-delà de ces considérations très générales, Benoist Apparu s'interroge. "Dans tout job, un peu d'expérience n'a jamais fait de mal. Cela permet d'avoir des gens en mesure de passer le témoin, d'aider, d'accompagner les nouveaux dans leurs nouvelles fonctions." Ce qui ne serait pas forcément évident avec la composition de la future assemblée. "Je ne sais pas comment on va former les nouveaux. Je ne sais pas non plus comment on va accorder les postes à responsabilité au sein de l'Assemblée. En les réservant aux élus En Marche sortant? Ce n'est pas garanti du tout, ce sont tous des socialistes. On ne va pas placer que des socialistes aux postes à responsabilité."

Etienne Oillon imagine déjà voir déchanter certains "primo-élus". Au point de juger probable quelques défections de fait au sein du groupe majoritaire. "C'est un phénomène que l'on constate lorsque les taux de renouvellement sont élevés. Les élus se rendent compte de la réalité de la fonction, qui nécessite de faire la navette entre Paris et sa circonscription, en prenant le temps de recevoir de nombreux administrés."

A L'Express, Annie Chapelier confirme ne pas avoir reçu de formation de la part d'En Marche, pour sensibiliser les potentiels futurs députés. "Ce n'était sans doute pas possible au vu du calendrier des investitures. Mais la commission m'a appelée pendant plus de deux heures pour apprendre à me connaître, ainsi que ma conception de la fonction."

Des "mercenaires" à la manoeuvre?

Reste que le grand nettoyage en cours laisse craindre chez certains une perte d'influence du pouvoir législatif, déjà bien entamé sous la Ve République. "Je crois que le problème n'est pas celui du manque d'opposition. Ce sera le manque d'expérience. Un bon parlementaire doit avoir une conception élevée de sa fonction, dont le rôle consiste tout de même, dans les textes, à contrôler l'exécutif. Là, on peut anticiper un pouvoir un peu plus bonapartiste, avec un gros groupe de parlementaires dirigés par un petit groupe de mercenaires issus des vieux partis."

"La réalité c'est que tout peut se passer, tempère Benoist Apparu. On peut avoir l'assemblée des godillots. Mais ça peut aussi être le bordel généralisé, avec des députés qui vont se dire 'non, moi je fais de la politique autrement'". "Les députés, même aujourd'hui, font assez peu la loi, rappelle toutefois Etienne Ollion. Elle découle généralement de la production des cabinets ministériels, les parlementaires la votent ensuite, avec un pouvoir d'amendement. Les novices pourront poursuivre ce travail même s'ils n'ont pas l'expérience de leurs prédécesseurs."

"Voter la loi ne s'invente pas"

Un point, tout de même, inquiète Benoist Apparu. "Prenez un médecin, élu LREM pour la première fois à l'Assemblée. Le risque, c'est de le voir voter toutes les lois automatiquement et de ne le voir s'intéresser qu'au projet de loi santé, texte sur lequel il pourra se montrer très agaçant pour l'exécutif. A un moment donné, voter la loi, ça ne s'invente pas."

Mais au-delà de la sensation d'apparaître comme une référence aux yeux des collègues, cette spécialisation permettrait aussi de tenir tête aux "influenceurs", aux lobbys qui se présentent quelques fois devant les députés avec des amendements clé en main et des arguments rodés. Annie Chapelier refuse de croire à cette théorie. "Nous serons en mesure de faire valoir notre indépendance. Nous sommes neufs, ce sont nos prédécesseurs qui ont fait en sorte que ces mécanismes se mettent en place." Autant d'interrogations qui ne trouveront de réponses qu'avec l'exercice parlementaire. Vivement la rentrée.

 

 

Published by Un Sage
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 17:26
Actualités
Météo: un pic de chaleur en vue avec des températures jusqu'à 38°C

Selon les instituts météorologiques, une vague de chaleur s'installe sur le pays dès aujourd'hui. Le mercure pourrait dépasser les 35°C dans le courant de la semaine

Le soleil est bien parti pour prendre ses quartiers d'été en avance, cette année. D'après Météo France, le soleil dominera largement dans le ciel ce samedi et les températures vont regarder vers le haut.

Ce samedi après-midi, selon La Chaine Météo, les températures seront comprises entre de 25 et 30°C au nord d'une ligne Nantes/Paris/Metz et entre 30 à 35°C partout ailleurs, avec des pointes à 37°C dans le Quercy. Près de la Méditerranée, il fera moins chaud (vent marin oblige) avec 25°C en moyenne.

La présence d'un anticyclone explique ces températures élevées. "On observe de hautes pressions, vers l'est de la France, qui favorisent les remontées d'air en provenance du Maghreb et de la péninsule ibérique", explique le météorologie Fredéric Decker (MeteoNews) au Parisien.

Le phénomène est bien parti pour durer. Si les journées de lundi et mardi devraient marquer une courte accalmie, celles de mercredi et jeudi devraient marquer une nouvelle hausse du mercure. Le risque d'incendie devrait cependant rester relativement limité.

Tendance anticyclonique pour les quinze jours à venir

Cette nouvelle ne fera pas plaisir à tout le monde, puisque le beau temps favorisera la libération des pollens de graminées dans l'air, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique.

Selon MeteoNews, les températures pourraient, quoi qu'il en soit, atteindre 35 à 38°C par endroits en milieu de semaine. Le beau temps, lui, ne devrait pas quitter l'hexagone: selon Fredéric Decker, "la tendance à dix-quinze jours est anticyclonique".

 

 

 

Published by Un Sage
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:32
Des étudiants en médecine reçoivent leur premier cours d'anatomie avec un vrai corps humain. Ils sont tous réunis autour d'une table d'opération avec le corps recouvert d'un drap blanc.Le professeur leur dit:En médecine, il faut avoir 2 qualités importantes.La première, il ne faut pas être dégoûté.Là-dessus le prof retire le drap, enfonce un doigt dans l'anus du mort et quand il l'a retiré, il suce son doigt.Allez, faite la même chose que moi !Les étudiants après quelques minutes d'hésitation passent chacun leur tour.Ils enfoncent leur doigt dans l'anus et sucent leur doigt après l'avoir retiré.Quand tout le monde a fini le prof les regarde et leur dit:La deuxième qualité c'est l'observation:J'ai enfoncé mon majeur et j'ai sucé mon index.
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Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori.Ils pêchent tranquillement en buvant leur bière.Presque silencieusement, afin de ne pas effrayer le poisson, l'un d'eux dit : "Je pense que je vais divorcer d'avec ma femme, elle ne m'a pas parlé depuis plus de 2 mois." Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement : "Penses-y bien, des femmes comme ça, c'est dur à trouver."
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Un homme en très mauvais état se présente devant St-Pierre, après une mort apparemment violente.Celui-ci demande: Mais qu'est ce qui s'est passé ?L'homme explique: J'étais guide de safari en Afrique et j'accompagnais un groupe de six femmes belges et une suisse. En traversant un pont de lianes au dessus d'une rivière infestée de crocodiles, un coup de vent nous a fait basculer. On a tous réussi à se retenir aux cordages. Nous étions suspendus en l'air et comme le pont menaçait de lâcher à cause du poids, il fallait que quelqu'un se sacrifie. Comme j'étais le seul homme...Une minute plus tard, St-Pierre voit débarquer les six belges dans le même état que l'homme qu'il vient de conduire au Paradis. Il demande immédiatement aux arrivantes: - Mais ce brave homme qui s'est sacrifié, a-t-il donc fait ça pour rien ?L'une des belges explique alors: C'est a cause de cette maudite suisse qui nous accompagnait...Quand le guide s'est laisse tomber, elle a dit: Un homme aussi courageux, il mériterait qu'on
l'applaudisse...
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Un type va au restaurant.Il demande à la serveuse :- Pourriez-vous me servir du poisson pas très frais, avec des patates pas très cuites, du pain de la semaine dernière, du vin qui sent le vinaigre et en plus vous asseoir en face de moi et me faire la tête.- Mais pourquoi donc, Monsieur ?- Parce que comme cela j'aurai l'impression de dîner à la maison !
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ça se passe pendant la révolution française. Trois prisonniers un Français, un Belge, et un Suisse ont été jugés coupables de crimes abominables. Ce qui leur vaut à tous les trois la peine de mort.Le jour de l'exécution ils s'avancent chacun leur tour devant le gibet où ils seront décapités. Le Français est le premier à s'avancer.- Rien à déclarer ? demande le bourreau- Non répond le Français de toute sa hauteur Dieu fera un miracle pour me sauver car il sait que je suis innocent. Le Bourreau, qui en a entendu d'autres, lui passe la tête dans la guillotine abaisse le levier et Oh!! miracle le couperet s'arrête à deux centimètres du cou du condamné. Etant donné qu'il s'agit d'un événement extraordinaire ce dernier est gracié.Vient le tour du Belge. Même question du bourreau : - Rien à déclarer ?- Non répond celui-ci car je sais que pour moi aussi Dieu fera un miracle.Le bourreau, qui commence sérieusement à douter de son choix de carrière lui glisse la tête dans la guillotine, abaisse le levier et le même scénario se produit, le couperet stoppe net à deux centimètres du cou du condamné et a l'exemple du précédent, celui-ci est aussi gracié.S'avance enfin le Suisse. - Rien à déclarer ? lui demande le bourreau qui trouvait que sa journée allait vraiment mal.- Et bien oui répond le Suisse. Je voulais juste vous dire qu'il y a un gros nœud dans la corde qui retient votre gros couperet.
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Une blonde vient de perdre son chien. Son amie (brune) lui dit : " Tu n'as qu'à mettre des affiches dans la rue, tu le décris tu donnes des détails et tu verras bien ". La blonde lui répond : "Mais tu es encore plus bête qu'une blonde, mon chien ne
sait pas lire !"
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C'est une religieuse qui rentre dans un magasin d'alimentation.Elle achète une énorme bouteille de porto et dit à la caissière:- J'achète cette bouteille pour soigner la constipation de la Mère Supérieure.Une heure plus tard, alors qu'elle vient de sortir du magasin, elle croise la religieuse dans la rue, assise sur un banc, avec la bouteille vide à côté d'elle. La religieuse a l'air aussi bourrée que le métro aux heures de pointe.- Mais enfin ma Sœur! Vous m'aviez dit que cette bouteille était pour soigner la constipation de la mère supérieure !- Mais c'est la vérité ! Vous verrez, ça va vraiment la faire chier de me voir dans cet état.
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Une blonde se dirige vers sa boite aux lettres, regarde dedans, referme la petite porte et rentre chez elle. Quelques minutes plus tard, elle ressort, va vers la boîte aux lettres, regarde dedans, referme la petite porte et rentre chez elle.Elle répète ce manège plusieurs fois avant qu'un voisin qui assistait à la scène ne lui demande :- Vous devez attendre une lettre ou un paquet très important aujourd'hui !La blonde répond :- Non, c'est juste que ce foutu ordinateur n'arrête pas de me dire que j'ai du courrier !
 
 
Published by Un Sage
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:47
La "Banque Savoisienne" a retrouvé ses cinq  drapeaux flambant neufs sur sa toiture.
Ceux-ci vétustes avaient disparu déchiquetés par la tempête.

C'est avec plaisir que je les revois à nouveau battre tous les matins à tous les vents
Il sont pratiquement au même niveau que mon domicile:
Flottant à la bise venant du Léman ils annoncent le beau temps, et le mauvais temps avec le vent de Thorens.
C'est un très bon baromètre!!
Published by Un Sage
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:29

Un grand mystère

La croix située au sommet de la rue des fours vient d'être soigneusement emmaillotée de pied en cape avec une toile en matière plastique transparente. Itou pour les autres !!!

La croix du haut des Fours

Dans quel but?
Est-ce le camouflage des symboles trop ostentatoires de la chrétienté pour le respect de la "Sainte laïcité"?
L'avenir nous le dira……
 
Published by Un Sage