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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:33

Les honneurs pour le jounal

Angoulême  rend hommage à « Charlie Hebdo »

CHARLIE HEBDO À L’HONNEUR

Un Grand prix spécial a également été décerné à Charlie Hebdo, afin de rendre hommage au journal satirique dont cinq dessiateurs – Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et Honoré – ont été tués dans l’attaque du 7 janvier.

Ce week-end, sera par ailleurs attribué un nouveau « Prix Charlie de la liberté d’expression », qui pour sa première édition ira également aux dessinateurs disparus du journal. Il couronnera dans l’avenir les auteurs qui se battent pour la liberté d’expression.

Dimanche 1er  février, seront désignés les neuf « Fauves d’Angoulême », les lauréats du festival choisis parmi les 62 albums en compétition, dont 35 dans la sélection officielle.

La Croix (avec AFP)

Published by Un Sage
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 17:19

Published by Un Sage
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 16:53

Edito du Dauphiné Libéré

Le billet de GILLES DEBERNARDI

 

 

 

Published by Un Sage
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 18:23

23 janvier 2015,
Riyad, Arabie saoudite
Abdallah ben Abdelaziz al-Saoudest décédé 

Le souverain est mort d'une pneumonie à 90 ans, salué par un "Allah Akbar" (Dieu est grand).

.Le prince Salmane lui succède, sans intention de modifier la ligne politique.

Le président de la République, François Hollande, s'est fendu d'un beau discours 'il a «salué» dans la nuit de jeudi à vendredi «la mémoire» du roi Abdallah d'Arabie Saoudite, «un homme d’Etat dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d’actualité», selon le communiqué de l'Elysée.

Il a commis une gaffe, une parmi tant d'autres, en déclarant qu'il se rendrait personnellement aux obsèques de ce "bienfaiteur de l'humanité" alors que l'on était déjà en train de l'enterrer !!

L'Elysée  a corrigé le tir en annonçant qu'il se rendrait bien avec Laurent Fabius  en Arabie pour présenter officiellement ses condoléances.

Il ne fera sans doute pas allusion aux droits de l'homme dont il se gargarise à longueur de discours et veut l'afficher dans les écoles de la république Francaise

Le royaume a adhéré à plusieurs conventions internationales, dont la Convention contre la torture en 1997, mais avec des réserves accompagnant la plupart de ces signatures, étant donné que l'Arabie saoudite exclut de l'application de ces textes les dispositions non conformes à la loi islamique. La prohibition absolue de la torture n’est pas respectée par le régime, puisque des châtiments corporels peuvent y être infligés au titre d’une condamnation judiciaire, pratique considérée par les Nations unies comme de la torture. ce, ce sont bien souvent les tribunaux islamiques qui règlent les affaires judiciaires. La justice est rendue par un juge (qadi) qui juge seul, sauf lorsque la peine de mort ou l’amputation peuvent être requises contre un prévenu, auquel cas le tribunal est composé de trois juges. Un Conseil supérieur judiciaire, présidé par le ministre de la Justice, exerce un contrôle sur les condamnations à mort, l’amputation ou la lapidation pour adultère. Le roi doit signer personnellement l'ordre d'exécution pour chaque exécution capitale. La pratique de la compensation financière (diya) est assez fréquente et permet notamment à des condamnés à mort de voir commuer leur peine, sur la base d’une décision judiciaire, en peine de prison, après avoir obtenu l’accord de la famille et après versement d’une somme d’argent.

Ce saint homme auquel le monde rend un vibrant hommage, interdit d'autres cultes que l'islam dans son royaume et impose l'inégalité entre les sexes, tenant les femmes  pour des êtres vouées à la soumission>.

Entre deux décapitations publiques, Ryad s'applique à violenter ses citoyens impertinents avec des coups de fouet, l'ablation des mains et ses citoyennes avec la lapidation.

Ces cruels châtiments étant conformes à la charia en vigueur dans son pays, ce souverain n'y trouvait rien à redire.

Ce qui n'empêche pas les capitales occidentales. sans aucune nuance de saluer "l'homme de paix" .

Il faut bien se fendre de grands salamalecs pour avoir du pétrole!!

 

 

 

Published by Un Sage
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:06

 

une "Lettre aux instituteurs'' célèbre, mais méconnue

18 NOVEMBRE 2013  PAR CLAUDE LELIÈVRE

Contrairement à ce qui a été souvent prétendu depuis, il n'y est nullement question de ''neutralité scolaire'' ou de ''neutralité politique'' mais de la possibilité et de la nécessité d'un enseignement ''laïque'' d'une morale ''commune''.

 

C'était il y a tout juste 130 ans. Et le problème ne semble toujours pas résolu si l'on en juge par l' « avis relatif à l'introduction d'un enseignement moral et civique à l'école" de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'Homme)publié avant hier au Journal Officiel en date du 16 novembre 2013, un quasi anniversaire commémoratif ) : « L'objectif ne peut être d'imposer une morale, mais de participer à la formation d'individus autonomes et de citoyens responsables […]. Il doit être double : d'une part, aider les élèves à intégrer dans leur comportement les valeurs fondatrices de la République, indispensables pour vivre ensemble, et en particulier l'égalité entre filles et garçons ; d'autre part, les amener à développer leur raison et leur esprit critique ».

Dans sa célèbre « Lettre aux instituteurs » en date du 17 novembre 1883, Jules Ferry insistelonguement sur l'idée qu'il s'agit d'une morale « commune » ( qui « nous » est « commune »),sans « épithète »  : « Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens […]. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parle parlez hardiment ».

« Parlez hardiment » : pour Jules Ferry , l’enseignement de la morale appartient à l’Ecole (non par ‘’défaut’’, parce que les familles seraient défaillantes, comme on l’entend souvent aujourd’hui) mais parce que c’est son rôle éminent et un honneur pour les enseignants : « L’instruction religieuse appartient à la famille et à l’Eglise, l’instruction morale à l’Ecole […]. La loi du 28 mars 1882 [sur la laïcité et l’obligation scolaire] affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur les notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des vérités premières que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral : c’eut été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage et du calcul ».

« Universellement acceptées ». Là aussi, Jules Ferry précise dans sa « Lettre » comment on peut - selon lui (et en son temps) - en venir à cette conclusion : « Car ceque vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse ; c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité ».

Comment faire avec des enfants ? Là encore Jules Ferry précise la direction à prendre selon lui : « Dans une telle oeuvr

ce n'est pas avec des difficultés de théorie et de haute spéculation que vous avez à vous mesurer ; c'est avec des défauts, des vices, des préjugés grossiers. Ces défauts, il ne s'agit pas de les condamner – tout le monde ne les condamne-t-il pas?- mais de les faire disparaître par une succession de petites victoires, obscurément remportées […]. Il y faut beaucoup de leçons sans doute, des maximes écrites, copiées, lues et relues ; mais il y faut surtout des exercices pratiques, des efforts, des actes, des habitudes ».

Tout cela ne va pas de soi, même à cette époque. Par exemple,Ferdinand Buisson, nommé par Jules Ferry à la tête de l’école primaire laïque et républicaine ( dont il est le véritable maître d'oeuvre , car il est resté à cette direction dix-sept ans ) a eu une position sensiblement différente. Et on le perçoit très bien dans son article sur la « Morale » du « Dictionnaire de pédagogie » paru en 1911. Ferdinand Buisson élargissait en effet bien au–delà de la « morale commune » (et, comme il disait,  bien au-delà des « prescriptions et des prohibitions formelles qui constituent l’honnêteté élémentaire, rudimentaire, celle qu’on pourrait appeler négative ») l’ambition d’ « une morale purement laïque » : « pour qu’une éducation morale nous paraisse suffisante, il faut qu’elle crée en chaque individu une sorte de force intérieure régissant non seulement les actes, mais les pensées, les sentiments, les intentions, toute la conduite, toute la direction de la vie ».

 

Published by Un Sage
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:24

Jules Ferry

Un vrai défenseur de la laîcité

M. Jules Ferry, avant de quitter le ministère de l'instruction publique, a adressé aux instituteurs une lettre concernant l'enseignement moral et civique. "Comme la valeur de l'enseignement nouveau, dit à ce sujet le ministre dans une circulaire spéciale aux recteurs, doit dépendre avant tout de l'idée que s'en font les instituteurs et de l'effort personnel qu'ils y apportent, j'ai cru devoir m'adresser directement à eux, dans une sorte d'instruction pédagogique concernant l'enseignement moral et civique, le caractère qu'il doit avoir dans les trois cours, l'usage et l'abus des livres, les mesures à prendre et les efforts à faire pour mettre la neutralité religieuse dans son vrai jour et à l'abri de toute atteinte" -

 

Paris, le 17 novembre 1883

 

Monsieur l'Instituteur,

L'année scolaire qui vient de s'ouvrir sera la seconde année d'application de la loi du 28 mars 1882. Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues après la première année d'expérience que vous venez de faire du régime nouveau. Des diverses obligations qu'il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus à cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c'est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l'éducation morale et l'instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations en essayant de bien fixer le caractère et l'objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettrez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir à cet égard tout votre devoir et rien que votre devoir.

La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d'une part, elle met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier, d'autre part elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'église, l'instruction morale à l'école.

Le législateur n'a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l'école de l'église, d'assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus, celui des croyances qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances qui sont communes et indispensables à tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n'hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer.

Pour cette partie capitale de l'éducation, c'est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage et du calcul.

En vous conférant de telles fonctions, le Parlement s'est-il trompé ? A-t-il trop présumé de vos forces, de votre bon vouloir, de votre compétence ? Assurément il eût encouru ce reproche s'il avait imaginé de charger tout à coup quatre-vingt mille instituteurs et institutrices d'une sorte de cours ex professo sur les principes, les origines et les fins dernières de la morale. Mais qui jamais a conçu rien de semblable ? Au lendemain même du vote de la loi, le Conseil supérieur de l'instruction publique a pris soin de vous expliquer ce qu'on attendait de vous, et il l'a fait en des termes qui défient toute équivoque. Vous trouverez ci-inclus un exemplaire des programmes qu'il a approuvés et qui sont pour vous le plus précieux commentaire de la loi : je ne saurais trop vous recommander de les relire et de vous en inspirer. Vous y puiserez la réponse aux deux critiques opposées qui vous parviennent. Les uns vous disent : Votre tâche d'éducateur moral est impossible à remplir. Les autres : Elle est banale et insignifiante. C'est placer le but ou trop haut ou trop bas. Laissez-moi vous expliquer que la tâche n'est ni au-dessus de vos forces ni au-dessous de votre estime, qu'elle est très limitée et pourtant d'une très grande importance, - extrêmement simple, mais extrêmement difficile.

J'ai dit que votre rôle en matière d'éducation morale est très limité. Vous n'avez à enseigner à proprement parler rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. Et quand on vous parle de mission et d'apostolat, vous n'allez pas vous y méprendre : vous n'êtes point l'apôtre d'un nouvel évangile ; le législateur n'a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu'on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens. Il est impossible que vous voyiez chaque jour tous ces enfants qui se pressent autour de vous, écoutant vos leçons, observant votre conduite, s'inspirant de vos exemples, à l'âge où l'esprit s'éveille, où le cœur s'ouvre, où la mémoire s'enrichit, sans que l'idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette confiance, pour leur transmettre, avec les connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j'entends simplement de cette bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie sans nous mettre en peine d'en discuter les bases philosophiques.

Vous êtes l'auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ; parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l'on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu'il s'agit d'une vérité incontestée, d'un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d'effleurer un sentiment religieux dont vous n'êtes pas juge.

Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu'où il vous est permis d'aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d'action ainsi tracé, faites-vous un devoir d'honneur de n'en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l'enfant.

Mais une fois que vous vous êtes ainsi loyalement enfermé dans l'humble et sûre région de la morale usuelle, que vous demande-t-on ? Des discours ? Des dissertations savantes ? De brillants exposés, un docte enseignement ? Non, la famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens. C'est dire qu'elles attendent de vous non des paroles, mais des actes, non pas un enseignement de plus à inscrire au programme, mais un service tout pratique que vous pourrez rendre au pays plutôt encore comme homme que comme professeur.

Il ne s'agit plus là d'une série de vérités à démontrer mais, ce qui est tout autrement laborieux, d'une longue suite d'influences morales à exercer sur de jeunes êtres, à force de patience, de fermeté, de douceur, d'élévation dans le caractère et de puissance persuasive. On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivez avec eux et devant eux. On a osé prétendre pour vous à ce que d'ici quelques générations les habitudes et les idées des populations au milieu desquelles vous aurez exercé attestent les bons effets de vos leçons de morale. Ce sera dans l'histoire un honneur particulier pour notre corps enseignant d'avoir mérité d'inspirer aux Chambres françaises cette opinion, qu'il y a dans chaque instituteur, dans chaque institutrice, un auxiliaire naturel du progrès moral et social, une personne dont l'influence ne peut manquer en quelque sorte d'élever autour d'elle le niveau des mœurs. Ce rôle est assez beau pour que vous n'éprouviez nul besoin de l'agrandir. D'autres se chargeront plus tard d'achever l'œuvre que vous ébauchez dans l'enfant et d'ajouter à l'enseignement primaire de la morale un complément de culture philosophique ou religieuse. Pour vous, bornez-vous à l'office que la société vous assigne et qui a aussi sa noblesse : poser dans l'âme des enfants les premiers et solides fondements de la simple moralité.

Dans une telle œuvre, vous le savez, Monsieur, ce n'est pas avec des difficultés de théorie et de haute spéculation que vous avez à vous mesurer ; c'est avec des défauts, des vices, des préjugés grossiers. Ces défauts, il ne s'agit pas de les condamner - tout ne les condamne-t-il pas ? - mais de les faire disparaître par une succession de petites victoires obscurément remportées. Il ne suffit donc pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons, il faut surtout que leur caractère s'en ressente : ce n'est pas dans l'école, c'est surtout hors de l'école qu'on pourra juger ce qu'a valu votre enseignement.

Au reste, voulez-vous en juger vous-même dès à présent et voir si votre enseignement est bien engagé dans cette voie, la seule bonne : examinez s'il a déjà conduit vos élèves à quelques réformes pratiques. Vous leur avez parlé, par exemple, du respect dû à la loi : si cette leçon ne les empêche pas, au sortir de la classe, de commettre une fraude, un acte, fût-il léger, de contrebande ou de braconnage, vous n'avez rien fait encore ; la leçon de morale n'a pas porté.

Ou bien vous leur avez expliqué ce que c'est que la justice et que la vérité : en sont-ils assez profondément pénétrés pour aimer mieux avouer une faute que de la dissimuler par un mensonge, pour se refuser à une indélicatesse ou à un passe-droit en leur faveur ?Vous avez flétri l'égoïsme et fait l'éloge du dévouement : ont-ils, le moment d'après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu'à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer.

Et que ces rechutes ne vous découragent pas. Ce n'est pas l'œuvre d'un jour de former ou de réformer une âme libre. Il y faut beaucoup de leçons sans doute, des lectures, des maximes écrites, copiées, lues et relues ; mais il y faut surtout des exercices pratiques, des efforts, des actes, des habitudes. Les enfants ont en morale un apprentissage à faire, absolument comme pour la lecture ou le calcul. L'enfant qui sait reconnaître et assembler des lettres ne sait pas encore lire ; celui qui sait les tracer l'une après l'autre ne sait pas écrire. Que manque-t-il à l'un et à l'autre ? La pratique, l'habitude, la facilité, la rapidité et la sûreté de l'exécution. De même, l'enfant qui répète les premiers préceptes de la morale ne sait pas encore se conduire : il faut qu'on l'exerce à les appliquer couramment, ordinairement, presque d'instinct ; alors seulement la morale aura passé de son esprit dans son cœur, et elle passera de là dans sa vie ; il ne pourra plus la désapprendre.

De ce caractère tout pratique de l'éducation morale à l'école primaire, il me semble facile de tirer les règles qui doivent vous guider dans le choix de vos moyens d'enseignement.

Une seule méthode vous permettra d'obtenir les résultats que nous souhaitons. C'est celle que le Conseil supérieur vous a recommandée : peu de formules, peu d'abstractions, beaucoup d'exemples et surtout d'exemples pris sur le vif de la réalité. Ces leçons veulent un autre ton, une autre allure que tout le reste de la classe, je ne sais quoi de plus personnel, de plus intime, de plus grave. Ce n'est pas le livre qui parle, ce n'est même plus le fonctionnaire, c'est pour ainsi dire le père de famille dans toute la sincérité de sa conviction et de son sentiment.

Est-ce à dire qu'on puisse vous demander de vous répandre en une sorte d'improvisation perpétuelle sans aliment et sans appui du dehors ? Personne n'y a songé, et, bien loin de vous manquer, les secours extérieurs qui vous sont offerts ne peuvent vous embarrasser que par leur richesse et leur diversité. Des philosophes et des publicistes, dont quelques-uns comptent parmi les plus autorisés de notre temps et de notre pays, ont tenu à honneur de se faire vos collaborateurs, ils ont mis à votre disposition ce que leur doctrine a de plus pur et de plus élevé. Depuis quelques mois, nous voyons grossir presque de semaine en semaine le nombre des manuels d'instruction morale et civique. Rien ne prouve mieux le prix que l'opinion publique attache à l'établissement d'une forte culture morale par l'école primaire. L'enseignement laïque de la morale n'est donc estimé ni impossible, ni inutile, puisque la mesure décrétée par le législateur a éveillé aussitôt un si puissant écho dans le pays.

C'est ici cependant qu'il importe de distinguer de plus près entre l'essentiel et l'accessoire, entre l'enseignement moral qui est obligatoire, et les moyens d'enseignement qui ne le sont pas. Si quelques personnes, peu au courant de la pédagogie moderne, ont pu croire que nos livres scolaires d'instruction morale et civique allaient être une sorte de catéchisme nouveau, c'est là une erreur que ni vous, ni vos collègues, n'avez pu commettre. Vous savez trop bien que, sous le régime de libre examen et de libre concurrence qui est le droit commun en matière de librairie classique, aucun livre ne vous arrive imposé par l'autorité universitaire. Comme tous les ouvrages que vous employez, et plus encore que tous les autres, le livre de morale est entre vos mains un auxiliaire et rien de plus, un instrument dont vous vous servez sans vous y asservir.

Les familles se méprendraient sur le caractère de votre enseignement moral si elles pouvaient croire qu'il réside surtout dans l'usage exclusif d'un livre même excellent. C'est à vous de mettre la vérité morale à la portée de toutes les intelligences, même de celles qui n'auraient pour suivre vos leçons le secours d'aucun manuel ; et ce sera le cas tout d'abord dans le cours élémentaire. Avec de tout jeunes enfants qui commencent seulement à lire, un manuel spécial de morale et d'instruction civique serait manifestement inutile. A ce premier degré, le Conseil supérieur vous recommande, de préférence à l'étude prématurée d'un traité quelconque, ces causeries familières dans la forme, substantielles au fond, ces explications à la suite des lectures et des leçons diverses, ces mille prétextes que vous offrent la classe et la vie de tous les jours pour exercer le sens moral de l'enfant.

Dans le cours moyen, le manuel n'est autre chose qu'un livre de lectures qui s'ajoute à ceux que vous possédez déjà. Là encore, le Conseil, loin de vous prescrire un enchaînement rigoureux de doctrines, a tenu à vous laisser libre de varier vos procédés d'enseignement : le livre n'intervient que pour vous fournir un choix tout fait de bons exemples, de sages maximes et de récits qui mettent la morale en action.

Enfin, dans le cours supérieur, le livre devient surtout un utile moyen de réviser, de fixer et de coordonner ; c'est comme le recueil méthodique des principales idées qui doivent se graver dans l'esprit du jeune homme.

Mais, vous le voyez, à ces trois degrés, ce qui importe, ce n'est pas l'action du livre, c'est la vôtre. Il ne faudrait pas que le livre vînt en quelque sorte s'interposer entre vos élèves et vous, refroidir votre parole, en émousser l'impression sur l'âme de vos élèves, vous réduire au rôle de simple répétiteur de la morale. Le livre est fait pour vous, non vous pour le livre. Il est votre conseiller et votre guide, mais c'est vous qui devez rester le guide et le conseiller par excellence de vos élèves.

Pour vous donner tous les moyens de nourrir votre enseignement personnel de la substance des meilleurs ouvrages, sans que le hasard des circonstances vous enchaîne exclusivement à tel ou tel manuel, je vous envoie la liste complète des traités d'instruction morale et civique qui ont été, cette année, adoptés par les instituteurs dans les diverses académies ; la bibliothèque pédagogique du chef-lieu de canton les recevra du ministère, si elle ne les possède déjà, et les mettra à votre disposition. Cet examen fait, vous restez libre ou de prendre un de ces ouvrages pour en faire un des livres de lecture habituelle de la classe ; ou bien d'en employer concurremment plusieurs, tous pris, bien entendu, dans la liste générale ci-incluse ; ou bien encore, vous pouvez vous réserver de choisir vous-même, dans différents auteurs, des extraits destinés à être lus, dictés, appris. Il est juste que vous ayez à cet égard autant de liberté que vous avez de responsabilité. Mais quelque solution que vous préfériez, je ne saurais trop vous le redire, faites toujours bien comprendre que vous mettez votre amour-propre, ou plutôt votre honneur, non pas à faire adopter tel ou tel livre, mais à faire pénétrer profondément dans les jeunes générations l'enseignement pratique des bonnes règles et des bons sentiments.

Il dépend de vous, Monsieur, j'en ai la certitude, de hâter par votre manière d'agir le moment où cet enseignement sera partout non seulement accepté, mais apprécié, honoré, aimé, comme il mérite de l'être. Les populations mêmes dont on a cherché à exciter les inquiétudes ne résisteront pas longtemps à l'expérience qui se fera sous leurs yeux. Quand elles vous auront vu à l'œuvre, quand elles reconnaîtront que vous n'avez d'autre arrière-pensée que de leur rendre leurs enfants plus instruits et meilleurs, quand elles remarqueront que vos leçons de morale commencent à produire de l'effet, que leurs enfants rapportent de votre classe de meilleures habitudes, des manières plus douces et plus respectueuses, plus de droiture, plus d'obéissance, plus de goût pour le travail, plus de soumission au devoir, enfin tous les signes d'une incessante amélioration morale, alors la cause de l'école laïque sera gagnée, le bon sens du père et le cœur de la mère ne s'y tromperont pas, et ils n'auront pas besoin qu'on leur apprenne ce qu'ils vous doivent d'estime, de confiance et de gratitude.

J'ai essayé de vous donner, Monsieur, une idée aussi précise que possible d'une partie de votre tâche qui est, à certains égards, nouvelle, qui de toutes est la plus délicate ; permettez-moi d'ajouter que c'est aussi celle qui vous laissera les plus intimes et les plus durables satisfactions. Je serais heureux si j'avais contribué par cette lettre à vous montrer toute l'importance qu'y attache le gouvernement de la République et si je vous avais décidé à redoubler d'efforts pour préparer à notre pays une génération de bons citoyens.

Recevez, Monsieur l'instituteur, l'expression de ma considération distinguée.

 

 

Le Président du Conseil,

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts,

Jules Ferry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:15

Thierry Desjardins

Journaliste et Reporter, né en 1941,
 Directeur général adjoint du Figaro.
 Auteur d'un nombre considérable d'ouvrages politiques.
 Lauréat de l'Académie française. 
 Prix Albert Londres 1975.
 Prix Louis Pauwels 2000.

Déclaration du Directeur Général Adjoint du Figaro


Il serait grand temps que nous nous apercevions -enfin- qu'une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l' échelle planétaire.
Les Islamistes massacrent les chrétiens en Égypte, en Irak, aux  Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria, un peu partout. Malraux avait dit :

« Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ».

On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.
Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu'ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes-femmes, les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.

Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement Est-Ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont  effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète.
Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques.

Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l'ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.
 

 Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les coptes massacrés à Alexandrie et les chrétiens assassinés à Bagdad.
Mais nous restons les bras ballants.
Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam  Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n'ont pas été très concluantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les maronites du Liban que massacraient les Druzes.

Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.
Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les islamistes égyptiens massacraient les coptes c'était parce que ces chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l'Occident », les ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l'époque coloniale. Autant dire, à l'en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d'un passé détesté.
*L'imbécile était, en plus, un inculte*. Les coptes sont les descendants du peuple des pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S'ils sont plus nombreux au sud, entre Assiout et Assouan, c'est précisément parce qu'ils ont fui les cavaliers conquérants venus d'Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.

On peut d'ailleurs dire exactement la même chose de tous les chrétiens d'Orient qu'ils soient catholiques (de rite d'Antioche, de rite syriaque comme les maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d'Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les coptes, ou orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l'araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l'Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité.  

Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l'étaient avant nous. Nous ne pouvons rien faire pour les protéger, mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d'accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays.

Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de «l'amitié islamo-chrétienne », d'un « Islam à l'occidentale», de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».
Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaitent certains), car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.
 Aujourd'hui, la grande mode est d'évoquer, d'invoquer à tout bout de champ "les années les plus sobres de notre histoire". C'est souvent absurde et parfois odieux. Mais s'il y a une leçon qu'il ne faut jamais oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux. »
Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre.

 

Il fautse serrer les coudes,sinon!!
Published by Un Sage
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:21

 

Une autre façon de réagir par une journaliste :  (Boulevard Voltairee )

Gabrielle Cluzel

 « Non, je ne suis pas Charlie. » Et je ne crois pas qu’il faille se sentir obligé de répéter cette phrase toute faite comme une incantation pour avoir le droit d’exprimer sa compassion, de plaindre les victimes et les familles, de dire son inquiétude. 

Je ne suis pas Charlie parce que ce serait faire injure aux policiers qui sont morts, eux aussi. Ou alors, il faudrait dire également « je suis flic »

Je ne suis pas Charlie, parce que j’en ai toujours détesté le contenu, et que je n’envisage pas de le prendre aujourd’hui à mon compte. Pour être solidaire de leur calvaire, pour être indignée par ces sordides exécutions, la France entière n’est pas forcée de s’identifier à Charlie Hebdo

Je ne suis pas Charlie parce que ce n’est pas insulter la mémoire des morts de dire que la ligne du journal relève plus souvent de l’insulte que de l’humour… et que j’aime bien rire mais pas conspuer, choquer, ni humilier. J’entends sur toutes les radios qu’il faudrait absolument republier un peu partout les caricatures de Mahomet pour montrer que l’on ne courbe pas l’échine. Je crains que ce soit l’exemple type d’une fausse bonne idée. Ne pas baisser la tête est une chose ; agiter le chiffon rouge jusqu’à indigner les plus modérés, les blesser dans ce qu’ils ont de plus cher, jusqu’à peut-être les convaincre que les plus radicaux ont finalement quelque raison de s’exciter, en est une autre. 

Paradoxe suprême : les mêmes clament à qui veut l’entendre qu’il ne faut pas stigmatiser les musulmans, qu’il faut même leur tendre la main. Tendre la main de cette façon-là revient à embrasser son prochain en lui disant « Nique ta mère ». Discuter pied à pied de l’islam, montrer les contradictions, souligner les exactions, forcer l’autre à user de sa raison, bref, convertir. Mais pas cracher à la figure. 

Je ne suis pas Charlie parce que ce psittacisme facile m’indispose. Il ne suffira pas d’être Charlie, de décréter un deuil national, de mettre les drapeaux en berne pour tout résoudre, si l’on refuse de regarder la réalité en face, de soulever le couvercle d’une marmite dont on redoute les remugles. Cette fois, plus de déséquilibré, de loup solitaire, de paumé, ni de bronzé-fait-le-djihad qui aurait crié « Allahu akbar » pour se donner du courage. Il suffit de regarder la vidéo, le sang-froid, la façon de progresser des tueurs… Ces hommes-là savent faire la guerre. Mais peut-être qu’autour de Noël, si on avait évité précisément de minimiser, de psychiatriser, d’isoler, de démontrer par A + B que rien de tout cela ne relevait du terrorisme pour, au contraire, voir la petite lumière rouge, le signal d’alerte, et commencer à ratisser méthodiquement, les choses auraient pu être différentes. Non pas « Je suis Charlie », mais « Où est Charlie ? », le djihadiste planqué dans l’anonymat de sa cité, de sa banlieue, de sa cave. 

Je ne suis pas Charlie. Mais je le serais, « j’aurais la rage ». La rage de penser qu’avec un gouvernement moins inapte, schizophrène et dans le déni, tout cela aurait, peut-être, pu être évité. 

 

 


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Un autre son de cloche
Published by Un Sage
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 16:50

 

 

 

Jean-Luc Arcade et Jean-Marie Peillex

Fissures dans la liberté d'expression !!

Jean- Luc Arcade Président su parti radical de la haute Savoie, élu du Petit- Bornand: et Jean- Marie Peillex maire de Saint Gairvais , conseiller Général ,tous les deux de tendance "droitière" (ce qui n'est peut-être pas admissible pour certains) ne disposent pas comme Charlie Hebdo dans son canard "gauchisant" du privilège de s'exprimer librement sur facebook.

Le procureur de la république de Bonneville Jean Yves Michau a été saisi par le préfet Jean Yves Michau d'une plainte concernant le premier pour un texte formulé sur "facebook" dans lequel il s'interrogeait sur l'implication du Président de la République sur les attentats prônant ainsi la "thèse du complot".

Il pourrait être poursuivi pour "diffamation envers le chef de l'état..

Quant au second qui également sur "facebook" avait stipulé que les auteurs de la tuerie "méritaient une balle entre les deux yeux" il pourrait être poursuivi pour propos incitant au meurtre, l'affaire étant instruite par le procureur d'Annecy

Comme quoi la liberté d'expression n'est pas la même pour tout le monde.

Le bel élan de solidarité nationale, de fraternité, pour sauver nos libertés les plus chères dont celle d'expression serait-il déjà dans les oubliettes !!

 

 

Published by Un Sage
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 10:41

Une sauvage tuerie

Le clairon de Hollande a sonné le ralliement de plusieurs chefs d'états

Tous unis pour combien de temps!

 

Une kyrielle de chefs d'états se tenant par le bras

Hollande et Merkel semblent plus préoccupés par quelque chose qui se passe au dessus d'eux

 

Je n'étais pas un fan de Charlie Hebdo, ce canard n'était pas "mon trip", ou ma tasse de thé,

Mais comme tout citoyen normal par cette sauvage tuerie des caricaturistes de celui-ci, des policiers ne faisant eux que leur devoir, des passants qui se trouvaient là au mauvais moment par hasard, des innocents juifs victimes d'une haine raciale millénaire, j'ai été très bouleversé.

Certes ces caricaturistes de talent ont peut-être poussé le bouchon un peu loin, mais ce n'est tout de même plus de notre temps d'exprimer son désaccord, de régler ses comptes avec  des Kalachnikovs.des armes a poing ou des lance-roquettes.

A qui la faute? C'est toujours de bon ton de rechercher des responsables:

La faiblesse de nos gouvernants qui ont laissé croître la délinquance sans peser le danger des Djahistes qui gangrènent  notre pays:

Le laxisme de la justice et de son ministre qui rend la liberté à ceux-ci en nous faisant croire qu'ils sont de bons garçons réinsérable dans notre société:

Aux différentes associations qui soutiennent ce genre d'individus:

En tous les cas pas à nos différentes polices qui font admirablement leur boulot, parfois dégoûtées par ce laxisme judiciaire.

Ce 11 janvier on a vu le peuple en masse descendre dans la rue pour défendre notre bien le plus cher, "la liberté", brandissant des pancartes "je suis Charlie" en chantant  "La Marseillaise" alors que la plupart n'en connaissait pas les paroles!!

L'émotion était à son comble

On a vu des chefs d'état, qui en privé se détestent, en tête de cortège, s'étreindre avec de grande tapes dans le dos, des chefs de différentes confessons venus en  service commandé se congratuler "religieusement, un peuple avec des citoyens en pleurs, des gens qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adan ne ménageant pas les  chaleureuse embrassades.

On a même vu un citoyen excité embrasser un CRS!!

Bref on a vu un peuple hétéroclite ,aux origines multiples qui avait perdu son  âme, en liesse ;retrouvant son patriotisme , toujours très uni lorsqu'il est dans le malheur et  certainement dans la trouille.

Le peuple de France  endormi  se réveillaient soudainement au bruit des Kalachnikovs.

 Mais demain, si cette grande manif n'était qu'un sursaut éphémère?

Hé bien demain "Chassez  le naturel il reviendra au galop":

Le quotidien reprendra ses droits.:

Les chefs d'états continueront à s'affronter dans une guerre pacifique économique, les partis politiques se boufferont encore le nez pour accéder au pouvoir,:

Des associations continueront à défendre les délinquants au nom des "droits de l'homme":

Certaines  ethnies de différentes confessions continueront à se battre comme des chiens, en soutenant que seule leur propre religion est valable:

 Les gamins dans les écoles régleront encore leurs comptes avec les profs en leur cassant la gueule, et joueront du couteau pour cravater un portable, une clope ou un blouson:

Les plus grands continueront à coucher avec leurs copines, sans avoir l'idée de fonder une famille ou à se saouler la gueule dans les boîtes de nuit avec une boisson "énergisante" assortie d'une dose de cannabis ou de cocaïne:

Les automobilistes  continueront à vomir sur les policiers qui leur collent des PV pour excès de vitesse ou stationnement illicite

Les adultes qui se connaissent continueront à encombrer les tribunaux avec leurs vaines querelles de voisinage:

Le coq qui pousse son chant à l'aurore et qui dérange le voisin lève tard:

Le paysan qui vient étendre son lisier a proximité d'un voisin irascible:

Les cloches de ses vaches qui lui  causent des crises de nerfs:

Dans les lotissements:

Les feuilles des arbres du voisin qui au gré du vent viennent souillées une pelouse bien entretenue:

Les odeurs de graillon et de fumée du barbecue du voisin qui donne des nausées à Madame:

Le boucan fait par les gamins indisciplinés du voisin qui vient troubler la sieste d'un honnête citoyen qui reçoit quelquefois un ballon égaré sur la figure.

Les héritiers continueront à se déchirer pour se partager le maigre magot d'un défunt.

On continuera à vilipender les riches qui passent leurs  vacances dans des palaces à Courche ..ou dans une île paradisiaque et qui dès qu'ils le peuvent foutent le camp dans un pays plus accueillant pour leur fiscalité.

Le pauvres coucheront toujours sous les ponts et fréquenteront les restos du cœur.

Des enfants quitteront l'école sans savoir lire,écrire compter,sans avenir::

Des couples coninueront à se chamailler,les pères abandonnant leurs enfants pour aller "courir leguilledou" laissant ceux-ci à la charge de leur mère sans ressources:

Le chômage continuera peut-être à croître en veux tu en voilà

La classe moyenne croulera toujours sous le poids des impôts pour combler un déficite abysalle,encore agravé par les mesures de sécurité à prendre pour nous protèger de l'ire des musulmans outragés

Certains ouvriers iront au boulot la trouille au ventre de peur de voir leur entreprise mettre la clé sous la porte sans tambour ni trompette.

Les filous continuerons à piller la SECU:

Les juifs continueront à fuir notre pays ne s'y sentant plus en sécurité, pour laiser la place libre aux musulmans

Charlie Hebdo "remettra la gomme",  les Djihaistes continuant, de plus belle, les attentats pour venger l'affront fait à leur prophète.en massacrant des innocents:Ils mettront à sac nos églises et lessynagogues.Dans les pays musulmans nos ressortissants ,pesécutés,seront chassés.Notre drapeau sera brûlé comme un vulgaire torchon.

.Charlie aura "semé le vent, nous récoltons la tempête";.

(ll remet bien la gomme)

L'égoïsme reprendra ses droits dans une société qui se délite, se nourrit  dans une décadence, semblable à celle de l'empire Romain dans les délices de Capoue.

Cette expression "Panem et circenses"(du pain et des jeux) lui convient bien, elle n'en a jamais assez et en réclame toujours

Si elle ne prend pas conscience du danger un beau jour elle sera blette, pour tomber dans l'escarcelle des "barbares", des Djahistes, ces tentaculaires qui se répandent inexorablement dans le monde entier.

Les journalistes bénéficient de la liberté de tout dire, de faire les caricatures les plus audacieuses et provocantes.

Le citoyen lambda isolé, ne peut pas dénoncer les agissements délictueux de certains individus, il n'a le droit que de fermer sa gueule, sous peine d'être condamné pour incitation à la haine raciale, pour lui la liberté d'expression n'existe pas, pour Charlie Hebdo elle est sans limite!!

Pour moi Charlie ne représente pas dignement la France,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

La chronique de Monsieur Ronchon
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