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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 14:50

 

Le candidat d'En Marche! a célébré sa qualification au second tour de la présidentielle dans une brasserie parisienne hupée, entouré de célébrités.
Un parfum de victoire annoncée flottait dimanche après la qualification d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Après avoir délivré un discours qui ressemblait à celui d'un président élu, le candidat d'En Marche! est allé fêter ses 23,5% de suffrages à la Rotonde, une brasserie huppée du quartier Montparnasse.
Comme l'indique Le Parisien, plusieurs soutiens et conseillers ont été conviés par SMS dans ce restaurant du XIVe arrondissement de Paris, où l'ancien locataire de Bercy a ses habitudes. Sur place, Emmanuel Macron a été rejoint par une brochette de célébrités, comme l'économiste Jacques Attali, l'acteur Pierre Arditi et l'animateur Stéphane Bern
Un succès électoral fêté dans un lieu chic en compagnie de vedettes... Plusieurs internautes ont dressé un parallèle entre la soirée d'Emmanuel Macron et celle passée par Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 au Fouquet's, après sa victoire face à Ségolène Royal.
A droite, certains, tels NKM sur FranceInfo, n'ont pas manqué de faire le parallèle entre cette soirée qui a été un boulet pour Nicolas Sarkozy et les festivités d'Emmanuel Macron.
"Il y avait un air de Fouquet's et on ne peut pas dire que c'est une référence qui a donné les meilleures suites dans l'histoire politique", a-t-elle mis en garde. L'ex-président avait passé plusieurs heures dans ce restaurant chic des Champs-Élysées après l'annonce des résultats. La présidence "bling-bling" était né et avait empoisonné le quinquennat du président.
 
 

 

Published by Un Sage
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:14
S’il est appliqué, les classes moyennes seront laminées
Auteur
Roland Hureaux
est essayiste.

L’annonce en fanfare du programme d’Emmanuel Macron avait tout pour impressionner: 500 experts, 3000 ateliers avec, paraît-il, la participation de 30 000 Françaises et Français. Fallait-il tant de monde pour aboutir à un résultat aussi creux ?

Il suffit d’écouter les Français pour connaitre leurs principales préoccupations, finalement assez simples : chômage et baisse des revenus, immigration, éducation, justice et sécurité, lourdeur de la pression fiscale et donc des dépenses publiques, système social pléthorique et désordonné.

Le pédagogisme toujours roi

Sur tous ces sujets majeurs, peu ou pas de propositions sérieuses. Rien sur la justice, rien sur l’immigration (et comment cela intéresserait-il Macron qui a félicité Merkel d’avoir ouvert largement ses frontières ?), aucune réponse aux attentes des « travailleurs pauvres », immigrés compris, qui ont le sentiment frustrant d’être moins bien traités que les assistés. Rien par ailleurs sur la famille et la politique familiale – et donc aucune perspective de revenir sur sa destruction par les socialistes.1 Et il n’est guère question de politique étrangère : pour quoi faire ? Macron compte poursuivre la politique d’alignement servile sur l’OTAN qui a valu à Hollande le mépris universel. Est seulement proposé un « quartier général européen »: pour faire la guerre à qui?

Le programme d’Emmanuel Macron

Sur la sécurité, les rares propositions sont d’une pauvreté affligeante : retour à la police de proximité (dite « police de sécurité quotidienne »), « ne plus tolérer les incivilités », plus vite dit que fait. « Toute peine prononcée sera exécutée », mais encore faut-il que ces peines soient prononcées, ce qui n’est pas évident aujourd’hui vu les dérives de la justice, dont Macron ne s’émeut pas.

Sur l’éducation, à quoi sert de proclamer que l’on donnera « la priorité à l’école primaire » si on n’en change pas les méthodes, ce dont il n’est nullement question ? Ou de donner plus d’autonomie à des chefs d’établissement habitués à ne pas faire de vagues ? Ne sont remis en cause ni les méthodes pédagogiques aberrantes, ni le tronc commun, ni la réforme désastreuse du collège par Najat Vallaud-Belkacem, ni celle des rythmes scolaires, réformes que même Jean-Luc Mélenchon veut abroger.

Pas question non plus de « la France périphérique », provinciale et rurale, qui souffre et dépérit : on peut imaginer que le quart des départements qu’il projette de supprimer sont de cette France-là.

L’affaiblissement de l’Etat

Les Français croulent sous les impôts : le programme prévoit de supprimer la taxe d’habitation, la seule que tous, Français et étrangers, payent. Il prévoit aussi la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 20 % et, comme Fillon, l’abrogation de l’ISF. Quoique cela ne soit pas dit, Macron envisage de compenser ces baisses par un super-impôt foncier. Moins d’impôts pour le haut et le bas de l’échelle, encore plus pour les classes moyennes, soit les 58 % de Français ayant un bien foncier, qui seront un peu plus laminés.

Sur les 96 propositions, 27 annoncent une augmentation des dépenses, presque aucune ne tend à les réduire; il est seulement question de « lutter davantage contre la fraude fiscale ou sociale », ce qui laisse supposer que le ministre Macron ne le faisait pas assez. Propositions dépensières : augmenter le minimum vieillesse de 100 € par mois, augmentation de l’allocation adulte handicapé de 100 € aussi, extension du bénéfice de l’assurance chômage à ceux qui démissionnent, remboursement à 100 % des lunettes et des prothèses dentaires, plan de 5 milliards pour la santé, de 5 milliards pour l’agriculture, grand plan d’investissement de 50 milliards, 2% du PIB pour la défense nationale (précisément l’objectif fixé par l’OTAN), soit au moins 20 milliards de plus. Ajoutons : « Nous augmenterons les salaires de tous les travailleurs, des ouvriers, des employés » d’un 13ème mois. Le Fonds pour l’industrie et l’innovation, prévu en sus, sera financé par la vente des participations de l’Etat dans les industries stratégiques, ce qui va encore affaiblir sa capacité de manœuvre. De politique industrielle, il est à peine question chez celui qui a autorisé la cession d’Alstom à General Electric.

Comme Marine Le Pen et à la différence de François Fillon, Emmanuel Macron maintient la retraite à 60 ans, sans même exiger, comme elle, 40 ans de cotisation.

L’Europe, l’Europe…

Macron a beau promettre de « construire une Europe qui développe nos emplois et nos économies », qui « protège nos industries stratégiques », on sait bien qu’elle a fait le contraire jusqu’ici. Il ne servira donc à rien de réunir « des conventions citoyennes pour redonner un sens au projet européen » (toujours le peuple ignare à qui on a mal expliqué les choses !) si le logiciel de l’Europe de Bruxelles n’est pas revu en profondeur.

François Fillon est pour le maintien de l’euro mais il intègre à son programme les disciplines que cela implique (abrogation des 35 heures, retraite à 65 ans, réduction de la fonction publique). Emmanuel Macron est pour l’euro mais sans les disciplines qu’implique son maintien. Marine Le Pen les refuse aussi mais se propose de mettre fin à l’euro. François Fillon et Marine Le Pen, chacun à leur manière, sont cohérents. Emmanuel Macron, lui, ne l’est pas. Si son programme était appliqué, il ne lui resterait qu’à faire comme François Hollande : attendre le retour de la croissance pendant cinq ans en regardant d’un air désolé grimper chômage et déficits, ce qu’il faisait comme principal conseiller économique de l’actuel président.

Autres contradictions sur l’Europe : il propose que les agriculteurs « soient payés au prix juste » et ne vivent plus de subventions, alors même que c’est Bruxelles qui a imposé en 1992 la réforme de la PAC laquelle a remplacé la rémunération par les prix par une rémunération par les primes. Comment d’ailleurs concilier ces intentions avec la volonté d’étendre le libre-échange à travers l’accord économique et commercial global (CETA), traité euro-canadien qu’il est le seul candidat à soutenir et qui fera encore baisser les prix ?

Hollande en pire

Loin de laisser espérer plus de liberté, le programme d’Emmanuel Macron annonce en outre, entre les lignes, le resserrement de toutes les contraintes bureaucratiques et idéologiques liées à la pense dominante: environnement (50 % de produits bios dans les cantines ou mise à la casse des vieilles voitures), parité à tous les étages, non-discrimination à tout va : « Nous ferons de la lutte contre la discrimination une priorité nationale » ; et même discrimination positive sous la forme d’ « emplois francs » pour les ressortissants de certaines banlieues. Le nom des entreprises ne respectant pas la parité homme/femmes sera rendu publique. Evaluation systématique des services publics dont on sait le caractère arbitraire des critères. En perspective, une société orwellienne où la pression du politiquement correct se fera encore plus étouffante. Bonjour le candidat jeune et libéral !

Tout cela est assorti, ficelle un peu grosse, de quelques propositions ponctuelles clinquantes: interdiction de téléphones portables à l’école primaire et au collège (et au lycée ?), ouverture des bibliothèques le soir et les week-ends, un pass culturel (ce que font déjà beaucoup de maires), remboursement des lunettes et des prothèses dentaires à 100%. L’enseignement du fait religieux à l’école, vieille lune là aussi, fait craindre des abus.

Rares propositions positives : le rétablissement de classes bilingues, promis aussi par François Fillon, et la limitation des sessions parlementaires.

En résumé, ce programme, souvent flou et toujours démagogique laisse apparaître le prolongement et même l’aggravation des tendances majeures du quinquennat Hollande : immigration non contrôlée, déclin du système éducatif, explosion de la délinquance, sacrifice des familles et dénatalité, alourdissement des dépenses publiques et de la fiscalité, persistance d’un volant de chômage, système social injuste, police de la pensée. C’est ce qui explique sa pauvreté, mal masquée par le « bling bling » : la société du spectacle, chère à Guy Debord, est plus que jamais « en marche ».

La philosophie générale de son programme est claire : davantage d’Europe et d’ouverture des frontières (aux hommes, aux marchandises, à la finance), pour une société mondialisée où la France, coupable de crimes contre l’humanité et qui, dit-il, n’a pas de culture propre, ne pèsera guère. Tout ce que demande le peuple…

1-Sauf les familles immigrées principales bénéficiaires des allocations « ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin », les natifs pauvres n’ayant plus guère d’enfants. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 11:23
 
Réfléchissons bien, il n’y plus de droit à l’erreur
ou
le prestidigitateur continuant l’échec du hollandisme
ou
les 3 aventuriers du saut dans le vide (sans parachute)
Partageons autour de nous, ayons le courage de la vérité ...
Les 10 mesures phares du projet de François Fillon
 


Libérer L’économie pour créer de L’emploi
et augmenter votre pouvoir d’achat
1-Renouer avec la compétitivité en mettant fin aux 35 heures par la négociation du temps de travail dans l’entreprise et en passant aux 39 heures dans la fonction publique.
2-Atteindre le plein emploi en baissant les charges et les impôts des entreprises de 40 milliards d’euros de manière pérenne.
3-Augmenter les salaires nets en réduisant les charges payées par les salariés ,Le gain annuel sera d’eviron 350€ par salarié.
4-Augmenter le pouvoir d’achat des retraités en revalorisant les retraites inférieures à 1 000€ et les petites pensions de réversion.
5-Restaurer le pouvoir d’achat des familles en portant à 3 000€ le plafond du quotient familial et en rétablissant les allocations familiales pour tous.
Restaurer L’autorité de L’état
et assurer votre sécurité
6-Expulser les clandestins et réduire l’immigration légale à son strict minimum avec des quotas d’immigration. 7 K Mener une politique d’impunité zéro avec 10 000 agents des forces de l’ordre supplémentaires sur le terrain, la modernisation de leurs équipements et en abaissant l’âge de la majorité pénale à 16 ans pour lutter contre la délinquance des mineurs.
Pour vous, pour vos enfants
7-Mener une politique d’impunité zéro avec 10 000 agents des forces de l’ordre supplémentaires sur le terrain, la modernisation de leurs équipements et en abaissant l’âge de la majorité pénale à 16 ans pour lutter contre la délinquance des mineurs.
8-Développer la maîtrise des savoirs fondamentaux en concentrant l’école primaire sur l’apprentissage de la lecture, du calcul, de l’écriture et de l’histoire et en avançant la scolarité obligatoire à 5 ans au lieu de 6.
9-Lutter contre les déserts médicaux en développant les maisons médicales et les structures de petites urgences pour les premiers soins et en adaptant le nombre de médecins selon les besoins des territoires.
10-Viser le remboursement intégral des dépenses de santé les plus coûteuses (optique, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires) grâce à un nouveau partenariat entre la sécurité sociale et les organismes complémentaires
**************
Pour beaucoup d'économistes ce programme est de loin le plus réalisable ne contenant pas de promesses illusoires faites par de beaux parleurs au ramage enjôleur débitées sans conviction par des "barbotis qui ne feraient pas de bonne besogne".
Fançois Fillon caracolant en tête des sondages avec environ 65% de sympathisants , la "gôche" avec son "canard" fouinard a trouver le moyen de le démolir en lui cherchant des noises sur des emplois fictifs remontant jusqu'en 1982 et sur des costumes à 6500 €,des foutaises mais qui ont une grande influence sur le petit peuple.
Les autres ceux qui prétendent nous gouverner ne sont pas dans les affaires aussi des "plus blanc comme neige" sur le plan de la moralité et de leur comportement de citoyens responsables:
Marine Lepen:
Avec des emplois fictifs plus contestables que ceux de Fillon et une famille complètement disloquée dont elle à le pompon!!
En juin 1997, elle épouse Franck Chauffroy, dirigeant d'entreprise ayant travaillé pour le Front national. De ce mariage sont nés trois enfants : Jehanne, née en 1998, et des jumeaux, Louis et Mathilde, nés en 1999, baptisés dans l'église catholique traditionaliste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Divorcée en avril 2000, elle se remarie, en décembre 2002, avec Éric Iorio, ancien secrétaire national du FN aux élections et ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, dont elle divorce en juin 2006. À partir de 2009, elle a pour compagnon Louis Aliot, lui-même divorcé, secrétaire général du Front national d'octobre 2005 à mai 2010 puis vice-président du parti depuis janvier 2011.
Emmanuel Macron:
Il a rencontré en 1993 Brigitte Trogneux De vingt-quatre ans son aînée, au cours d'un atelier de théatre qu'elle anime dans son lycée, alors qu'il est âgé de quinze ans et en classe de seconde, il est un amoureux précoce qui en pince pour l'âge mure, un gamin "sans jugeote" comme aurait dit ma grand-mère.
"L'amour est aveugle"
(Platon)
"Le cœur a ses raisons que la raison ignore"
(Blaise Pascal, 1623-1662).
Le 20 octobre 2007, au Touquet où il réside, Emmanuel Macron épouse Brigitte Trogneux, professeur de français dans un établissement religieux jésuite d'Amîens la Providence.et au lycée des biens pensants privé catholique Saint-Louis-de-Gonzague, dans le 16e arrondissement de Paris.après son divorce avec le banquier André-Louis Auzière, avec lequel elle a eu trois enfants.
Actuellement il a 39 ans et elle 63 ans,un couple hors normes, qui ne risquent pas d'avoir des enfants, chacun étant par ailleurs "brouillé" avec sa propre famille , et pour cause!!
Macron traine lui aussi quelques casseroles pas "piquées des vers.
L’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016 . Le 6 janvier 2016, en plein Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Etats-Unis), grand-messe mondiale de l’innovation technologique, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français. Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé« , révèle Le Canard enchaîné. Il semble que là aussi, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros qui ont été dépensés (381 759 euros, dont 100 000 rien que pour l’hôtel).  Pas d’argent pour loger les SDF ?
À ce jour, le parquet financier n’a eu aucune réaction ! Trop occupé sans doute à régler son compte à François Fillon.
Une autre casserole qui consiste à son acquittement de l’ISF (Impôt sur la fortune). Comme tout bon socialiste qui se respecte, on n’est pas obligé de jouer les pauvres, tout de même, de porter un bleu de travail, de savoir lire et écrire, d’avoir son permis de conduire pour parler de morale sociale. Le pauvre Emmanuel Macron aurait donc sous-évalué son patrimoine immobilier sans le faire exprès ! C’est ballot tout de même pour un ancien banquier ! Vous y croyiez ? Moi non !
Les vérifications entreprises par Bercy après son entrée au gouvernement ont conduit à une réévaluation de la valeur de la maison de son épouse au Touquet (Pas-de-Calais), qu’il déclarait à 1,2 million, quand le fisc l’évaluait à 1,4 million. Résultat : son patrimoine dépassant finalement le seuil de déclenchement de 1,3 million d’euros, M. Macron s’est retrouvé éligible à l’ISF. Je ne vous raconte pas la pression dans les couloirs de Bercy entre les vérificateurs et leur ministre.
Le ministre a donc reconnu l’affaire quand elle a éclaté dans la presse, en mai 2016. (Pas avant) Il a toutefois démenti avoir fait l’objet d’un redressement fiscal. Emmanuel Macron a trouvé un accord avec le fisc (C’est en effet plus facile lorsque Ministre de l’économie). Il a donc envoyé spontanément une déclaration rectificative pour les années 2013 et 2014, ce qui lui a évité un redressement fiscal avec les amendes. Ouf, il l’a échappé belle…
Mais cette affaire n'est pas terminée: L'association Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour lui demander de vérifier la déclaration de revenus et de patrimoine d'Emmanuel Macron. L'écart entre ses revenus et sa f ortune déclarée pose notamment question.
Dans l’enfer de Bercy: "Enquête sur les secrets du ministère des Finances consacrée aux coulisses du ministère de l’Economie et des Finances" on trouve un croustillant passage consacré à Emmanuel Macron à Bercy:
«Il y a des choses importantes qu’on a apprises … notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy ont servis à des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle», accuse le député UDI Philippe Vigier.
Les journalistes Marion L’Hour et Frédéric Says ajoutent :
«Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget.
L’enveloppe annuelle des frais de représentation du ministère de l’Economie dépasse cent cinquante mille euros, soit au moins cent vingt mille euros utilisés en huit mois par le jeune ministre pour ses seuls déjeuners et dîners en bonne compagnie».
Pour terminer la cerise des casseroles sur le gâteau qui fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux : Macron "aurait" des relations très intimes avec Mathieu Nallet, directeur de Radio France "homo" déclaré dont la photo a paru sur ceux-ci sans être démenti par l'intéressé, mais nié par Macron.
Mais il n'y a pas de fumée sans feu!!
Le ralliement du lobby gay à son mouvement ainsi que ceux de la Franc- Maçonnerie ,de Berger, Dalanoê, Bern ,des ministres de Hollande, des artistes de "gôches" et tutti quanti ne fait aucun doute sur son appartenance au parti socialiste et les "droitiers" qui se sont ralliés à lui seront les dindons de la farce.
Macron, aurait un compte cache dans un paradis fiscal" : le candidat devance les "fausses rumeurs
Une rumeur que le candidat s'est empressé de démentir. Et de rebondir : "Certains de mes adversaires politiques ont décidé de diffuser de fausses informations : 'Monsieur Macron, il a un compte caché dans un paradis fiscal, il a de l’argent caché à tel ou tel endroit.' C'est totalement faux. J'ai toujours payé tous mes impôts en France et j'ai toujours eu tous mes comptes en France."
Pour tenter de mettre fin aux incendies qui couvent, Emmanuel Macron, qui avait répugné jusque-là à se prêter à un exercice qu'il jugeait "Voyeuriste", a finalement mis ses pudeurs de côté et pris le parti de dévoiler ses plus grosses dépenses sur la période 2009-2014, du temps où il exerçait le métier de banquier d'affaires à la banque Rotschild. Le devenir de ces plus de trois millions touchés pendant ces six années se résume ainsi :
1-Impôts : 1,4 million d'euros
2-Remboursement d'emprunts : 500.000 euros
3-Travaux dans la maison de sa femme au Touquet : emprunt 300.00€
4-Travaux dans son appartement à Paris : 100.000 euros
5-Epargne : 270.000 euros
6-Vie courante : environ 700.000 euros
Soit, ramené au mois, plus de 9000 euros dépensés.
Le pauvre,il n'aurait plus de quoi payer ses impôts endetté jusqu'au cou de 900.00 €
Mais comme "il n'y a pas de fumée sans feu"!!
Jean-Luc Mélenchon :
Le roi des camelots, un débit inépuisable pour vendre sa marchandise;
Un nouveau Robespierre qui ne craint plus le couperet de "la "veuve"
Marié avec Bernadette Abriel durant son séjour à Besançon (puis divorcé), il a une fille, Maryline Camille, née en 1974, adjointe au maire du 4e arrondissement de Lyon de mars 2008 à février 2009 et compagne de Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche et ancien maire de Viry-Châtillon.
Selon le journal Le Point, relatant une information précédemment parue dans l'hebdomadaire Closer, Jean-Luc Mélenchon serait en couple, à partir de juin 2015, avec l'actrice et productrice Saïda Jawad, remplacée actuellement par Sophia Chikirou conseillère en communication.
*************
En résumé les quatre qui caracolent en tête des sondages ont bien tous "trempé leurs doigts dans la confiture ", mais traités différemment par la justice suivant leur appartenance à la "gôche" ou à la droite.
"Dis moi qui tu hantes je te dirai qui tu es"
Sur ce plan la c'est bien François Fillon qui devrait avoir notre préférence par son exemplarité.
Il est bien le seul à conserver la même épouse "non volage" toute sa vie depuis son mariage, en élevant ensemble leurs cinq enfants dans la dignité, sans faire la "Une" des journaux "people" tels que Match, Gala ,Voici ou autres.
Un homme qui seul parmi les autres, a donc bien "la tête sur les épaules". Un exemple pour ceux qui pensent (et ils sont nombreux) que la famille est le "ciment de la bonne société".
Les autres avec leur "mosaïque" parentale de familles décomposées et recomposées de bric et de broc , symbole témoins d'une société en pleine déconfiture, n'ont aucune dignité et je vous laisse le soin de les juger, personnellement.
Pour moi les sauteurs et les gigolos "ce n'est pas ma tasse de thé".!!
Les électeurs sont de marmots 
que l'on prend avec des mots

Je vous en prie votez pour moi !!
Je suis le symbole de la probité et de la candeur
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 16:10
Nouvelle de la politique
Entretien avec François Bert, ex-officier de la Légion
 
Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Dans son essai "Le temps des chefs est venu", le Saint-Cyrien François Bert propose une analyse originale du paysage politique français. En quête de chefs sachant commander, faute de personnel politique compétent, la France risque de se donner à un "vendeur" ou à un "prophète".

Boughezala. D’après votre typologie, les « petits » candidats à la présidentielle tels que Dupont-Aignan, Lassalle, Asselineau, Cheminade, Arthaud et Poutou sont-ils des « prophètes » arc-boutés sur leur idéologie ?

François Bert. L’analyse des débats télévisés nous donne une première image de ce que révèle leur personnalité : il y a ceux qui par l’outrance, le caractère décalé ou la preuve appuyée de leur bonne foi cherchent à susciter l’affection (ce sont nos « prêtres » : Poutou, Lassalle, Dupont-Aignan) et il y a ceux qui par verrouillage idéologique ou besoin de nous donner la preuve de leur savoir cherche à attirer notre attention sur leur connaissance ou leurs idées (ce sont nos «prophètes » : Arthaud, Cheminade, Asselineau).

Vous appelez à un renouvellement des élites politiques à partir de la société civile. A première vue, vous rejoignez le discours d’Emmanuel Macron. Pourquoi n’adhérez-vous pas à sa démarche ?

Le premier mouvement d’Emmanuel Macron était positif : chercher dans le « hors-parti » la réalité du potentiel français. Nous le savons désormais, Emmanuel Macron est à de multiples points de vue le candidat téléguidé par le système. Sans aller jusque-là, nous avions néanmoins déjà des éléments susceptibles de nous montrer que sa démarche ne pourrait pas aller dans le bon sens. D’une part parce qu’un chef, s’il sait en effet qu’il ne peut rien sans ses troupes et n’a de cesse de créer les conditions pour lever leur talent, passe ce-faisant son temps à élaborer sa vision. Il donne des directions, tranche, conduit l’action. Déléguer ne veut pas dire subir. Emmanuel Macron en est à lire le discours qu’on lui a soumis sans le comprendre… D’autre part il n’a pas fait porter sa campagne, comme nous aurions pu l’espérer, sur l’émergence des bonnes personnes et la construction d’une équipe opérationnelle, « prête à faire » : il a généré une énième manœuvre électorale dilatoire, consistant à aller chercher d’autres viviers de voix sur la base d’un gloubi-boulga de convictions. Il a au final su rassembler autour de lui tous les vieux dinosaures est aventureux des partis existants. Emmanuel Macron est ce qu’on appelle en musique un « arrangeur », ce professionnel de la réverbération qui plait tant aux médias : ni compositeur d’une vision nouvelle, ni chef d’orchestre capable de piloter avec autorité l’action collective actuelle et à venir.

Attendez-vous l’homme providentiel comme d’autres le Messie?

Ma démarche est tout sauf celle-là et je cite, pour l’appuyer, l’exemple historique de la guerre de Vendée. Les « chouans » (Bretagne, Mayenne et Normandie essentiellement) prolongeront dans d’autres départements l’action de la Vendée, avec des modes opératoires différents. La guerre de Vendée est un bel exemple d’une désignation par temps de crise d’un très riche panel de chefs naturels que contient un peuple. Les paysans vendéens ne se sont pas tournés vers les orateurs ou autres « grandes gueules » du moment : ils sont allés chercher ceux dont ils savaient qu’ils pourraient les conduire à bon port. Ces hommes-là, nobles (Charette, La Roquejaquelein, Lescure, Bonchamps…) ou roturiers (Cathelineau, Stofflet…) étaient plutôt des introvertis, connus pour leur sagesse, leur courage et pour certains seulement, la connaissance des armes. Cathelineau, pourtant le plus modeste d’entre eux (il était voiturier colporteur) fut leur premier généralissime. Aucun ne s’est mis en avant, tous ont attendu que l’évidence de l’événement et l’insistance des paysans les poussent à accepter de prendre la tête du groupe. Napoléon a qualifié la Vendée de « peuple de géants ».

Au croisement de la psychologie et de la sociologie des organisations, vous avez inventé une méthode d’analyse singulière. Quelle est-elle ?

J’appelle ma démarche « ostéopathie des organisations ». L’ostéopathie se distingue de la médecine traditionnelle en ce qu’elle va à la source des choses pour comprendre les causes, a une vision globale (holistique) des problèmes et privilégie le placement juste à l’interventionnisme. Mon approche n’est bien sûr pas médicale mais elle s’inspire du parti pris de l’ostéopathie pour aborder les problèmes en entreprise.

Il y en France beaucoup de « conseils en organisation » qui sont capables de proposer les bons organigrammes sans pour autant savoir vérifier si les bonnes personnes sont aux bons endroits. Nous avons de l’autre côté beaucoup de coachs capables de veiller au développement des personnes sans être capables de vérifier s’ils sont employés de la bonne façon. Ma démarche est de croiser les deux approches : en diagnostiquant les dimensions innées de la personnalité je suis capable de voir où les choses bloquent dans le fonctionnement d’une entreprise et de permettre l’adéquation muscles (personnalité)/squelette (organigrammes).

Cette approche permet d’apporter ce qui manque souvent le plus aux entreprises : la durée.

Votre grille d’analyse peut s’appliquer au monde de l’entreprise. En France, ce grand pays cartésien où tout commence par des idées, sait-on recruter des chefs ?

Nous sélectionnons aujourd’hui les gens soit sur la base de leur CV, et donc de leur connaissances et expériences accumulées, soit sur la base de l’ « auto-vente » de l’entretien de recrutement. Cela est très nettement insuffisant quand il s’agit de recruter des chefs. Tout au plus certains process de recrutement intègrent-ils des études de cas avec production d’une réponse écrite. Je ne crois pas qu’un chef de guerre pris en embuscade soit appelé à rendre un mémoire universitaire. Il décide, vite, imparfaitement, mais avec la présence d’esprit et la capacité à donner des ordres, étape après étape, pour que l’ensemble de l’équipe soit sortie d’affaire.

Mon sujet a donc été depuis le départ de créer des mises en situation qui me permette non pas d’obtenir des réponses écrites, mais d’observer le comportement. Après plus de 600 personnes auditées, je constate que les personnalités se dégagent d’évidence à l’occasion des séquences pratiques que je leur demande de vivre. Il y aurait un livre à écrire sur la manière dont certains esprits brillants sont incapables d’aborder les bousculements que je leur soumets.

C’est donc aussi en entreprise que l’ «erreur de casting » est la cause fréquente des difficultés et fiascos à répétition. La réalité nous ramène toujours à elle et elle a pour chacun de nous, prêtre prophète ou roi ce mot ancien : « Deviens ce que tu es » !

 

Published by Un Sage
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 09:41

Chers Amis, chers adhérents, chers militants,

A quelques jours du premier tour d’une élection présidentielle déterminante pour l’avenir de la France, son résultat n’a jamais été aussi incertain. Quatre candidats dont le candidat unique de la Droite et du Centre issu de la primaire, François FILLON, sont au coude à coude dans les sondages pour lesquels on oublie trop souvent que la marge d’erreur est de plus ou moins 2,5 %.
C’est pour cela que je m’adresse à vous par cet ultime message avant le 1er tour ce dimanche 23 avril.
Dans cette situation, de chaque initiative, quelle qu’elle soit, de chaque geste, de chaque prise de parole même individuelle, dépendra le résultat et l’avenir de la France.
Notre famille politique, la première de France, peut et doit apporter le supplément de voix qui permettra à François FILLON de se qualifier pour le second tour et de l’emporter ensuite, afin d’éviter à notre pays la faillite catastrophique qui le menace.
Ce jeudi 20 avril, des réunions publiques sont organisées partout en France pour soutenir François FILLON. Je vous invite à y participer massivement.
Devant une situation internationale qui n’a jamais été aussi préoccupante, François FILLON est le seul candidat qui a la carrure et l’expérience pour protéger la France.
Après cinq ans d’un quinquennat calamiteux, François FILLON est le seul candidat qui porte le projet le plus à même de redresser la France et qui pourra disposer d’une majorité solide et homogène pour le mettre en œuvre.
Je vous invite à vous mobiliser car il en va de l’avenir de nos enfants.
Mobilisez-vous car nos valeurs sont en jeu.
Mobilisez-vous au nom d’une certaine idée de la France.
Je compte sur vous,

Bernard Accoyer,
Secrétaire général des Républicains
 

 

 
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:23

De Gaulle a suscité la politique émotionnelle d’aujourd’hui”

Entretien avec François Bert, ex-officier de la Légion

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Dans son essai "Le temps des chefs est venu", le Saint-Cyrien François Bert propose une analyse originale du paysage politique français. En quête de chefs sachant commander, catégorie dans laquelle on ne saurait ranger De Gaulle, la France risque de se donner à un "vendeur" ou à un "prophète". 

De Gaulle, Sipa. Numéro de reportage : 00600559_000001.
Dans votre essai Le temps des chefs est venu (Amazon, 2017), vous classez nos présidents de la République en trois catégories : rois, prophètes et prêtres (ou vendeurs). Pouvez-vous nous expliquer cette typologie, exemples à l’appui ?

Depuis la Révolution française, notre monde politique a pris deux travers : d’une part il a remplacé l’intelligence de l’action, qui s’essoufflait, par l’intelligence du discours : on ne cherche pas tant à faire évoluer les modalités de l’action qu’à créer des idées pour se distinguer (logique des partis); d’autre part il nage avec certitude, comme la société civile d’ailleurs, dans une culture de l’ «acquis » : tout est possible à partir du moment où j’en ai l’idée, l’ai décidé, souhaite l’apprendre, etc.

Je m’inscris en faux de cette logique : nous souffrons précisément d’un manque de traduction opérationnelle des idées politiques et, derrière, du personnel apte à le faire. J’aborde les personnalités par l’ « inné » : pour moi nous sommes tous « prêtres, prophètes et rois » mais il y a bien des « prêtres », des « prophètes » et des « rois ». Leur rapport à l’action est différent et par conséquent leur légitimité à être de bons présidents dans la durée aussi.

Prenons les choses dans l’ordre. Qu’est-ce qu’un « prêtre » (ou « vendeur ») en politique ?

Le « prêtre » ou « relationnel » a d’abord l’intelligence de l’interaction. Il se nourrit de la quantité des échanges qu’il a avec les personnes car c’est un producteur de lien. C’est un bon candidat, pas un chef. Dès qu’il est élu, son métier change : il ne s’agit plus d’interagir mais d’agir, plus d’avoir sans cesse autour de soi des gens à convaincre ou à séduire mais une solitude à habiter dans le silence pour savoir décider. Et c’est là que le bât blesse… Dès lors, il n’y a plus d’autre possibilité que de s’en sortir en transformant la vente en communication. Vous aurez reconnu dans cette personnalité Chirac, Sarkozy et Hollande.

Quid des « prophètes » ?

Le « prophète » ou « cérébral » a d’abord l’intelligence du contenu. L’échange pour lui est l’occasion de montrer son savoir ou de se faire reconnaître sur ses idées. Leur densité, leur exhaustivité parfois, peuvent être intéressantes à tête reposée. La difficulté commence quand il s’agit de les confronter à la réalité évolutive et bousculée du terrain car, comme on dit dans l’Armée, « le premier mort de la guerre c’est le plan ». Il ne s’agit plus d’avoir raison sur le fond mais dans l’action, plus de décliner un plan ou de faire passer en force une idée mais des discerner pour écouter les signes des temps, coller à la réalité et traverser les événements : c’est là que les prophètes se font dépasser et font des dégâts. Nous en avons eu deux : De Gaulle et Giscard.

Et les « rois » ?

Le « roi » ou « chef naturel » a d’abord l’intelligence des contextes. L’échange comme la connaissance sont pour lui naturellement subordonnés à l’intelligence de la mission. Il ne cherche pas à produire du contenu ou de l’interaction mais de la décision. Son activité mentale et en entonnoir vers l’action et, si j’ose dire, « à ressort » : tout excès de contenu et toute logique affective sont sans cesse ramenés à ce en quoi ils s’inscrivent dans le contexte et la poursuite de la mission. Un roi est par nature en retrait. C’est un introverti dont l’activité principale est le discernement. Il prend son relief au contact des événements et se montre vite enclin à laisser de côté toute idéologie pour se mettre à l’écoute de ce que le réel lui impose. Nous avons eu deux « rois » : Pompidou et Mitterrand.

Fondateur de la Ve République et homme à poigne s’il en est, De Gaulle est devenu la figure consensuelle du rassembleur que plusieurs candidats invoquent (Asselineau, Dupont-Aignan, Le Pen). Pourquoi n’y voyez-vous pas un chef ?

Je trouve incroyable ce besoin des hommes politiques actuels de sans cesse se référer à quelqu’un qui a eu « une certaine idée de la France » pour avoir le droit d’exprimer la grandeur française. De Gaulle est un nain à côté de Clovis, Charlemagne, Saint-Louis, Charles V, Louis XI, Henri IV, Louis XIV, Clémenceau pour ne citer qu’eux.

L’intelligence de discernement qui permet de prendre la mesure de chaque contexte pour décider de la meilleure façon possible. Le « patron » d’un chef d’État ce ne sont pas ses propres idées mais la réalité du terrain dans un monde qui ne cesse de bouger. Être capable de puissance ce n’est pas s’arc-bouter sur ses idées au risque de violer la réalité c’est écouter suffisamment ce qui est en train de se passer pour tirer parti des situations, savoir rebondir et croître durablement. Le général De Gaulle est à l’opposé de cela : il attend que les contextes rejoignent ses idées et ne sait plus faire, sinon. En 1940 et dans les années 60, au moment où la France cherchait à avoir une ses voix singulière, il se produit un alignement opportun avec « sa certaine idée de la France » qui lui permet de jouer un rôle certain, qu’on ne peut pas lui enlever. Mais dès que les contextes sont désalignés de ses idées, il est dépassé : en 46 avec les communistes, pendant la guerre d’Algérie, en 68-69. Pendant la guerre, il fait échouer au détriment de l’unité de la France quatre ralliements majeurs : Darlan, Giraud, Pucheu, Auphan.

Incapable de susciter une adhésion durable par la cohérence de ses décisions, De Gaulle va créer un recours fréquent aux référendums pour s’assurer de l’affection populaire. Il est en cela la première cause du règne émotionnel dans lequel notre vie politico- médiatique s’est engluée. Ce besoin d’affection tranche avec la phrase qu’on lui a souvent entendu répéter : « Les Français sont des veaux ». Dans un cas comme dans l’autre il n’y a pas là un comportement de chef : la sanction vient de la capacité à embarquer tout le monde et avoir un résultat durable, pas d’obtenir une affection capricieuse.

De Fillon à Hamon, parmi les candidats à la présidentielle de 2017, y a-t-il surabondance de « vendeurs » et de « prophètes » ?

Nous avons chez les principaux candidats un cocktail bien particulier, duquel aucun leader n’émerge réellement. J’ajoute en effet à la vision des moteurs de personnalité (« prêtres », « prophètes » ou « rois ») celle de l’énergie fondamentale ou position dans l’action : il y a des personnalités en « impulsion » (auto génération de la vision) et d’autres en « réaction » (génération de la vision au contact et en complément d’un chef ou d’un groupe). Aujourd’hui aucun des candidats n’a une position d’impulsion, ce qui veut dire qu’ils dépendent tous fortement de leur environnement pour produire leur vision ; à ce titre l’équipe qui les accompagne a un rôle clé.

Nous avons trois « prophètes » (Macron, Hamon, Mélenchon), un « prêtre » (Marine Le Pen) et un « roi » (Fillon ; « roi en réaction » c’est-à-dire chef en second : il sait décider et tenir la barre dans l’adversité mais il est fragile et influençable dans la vision).

Les chefs ont disparu de l’échiquier politique car le transfert qui s’est fait depuis la Révolution sur le débat d’idées puis la logique émotionnelle des médias a propulsé sur le devant de la scène ceux qui en sont les meilleurs professionnels : les idéologues et les vendeurs. Un chef attend que l’événement le convoque car il tire sa légitimité de l’action et non pas du discours. Il se met donc en retrait de la vie politique tant que la crise ne l’a pas appelé. Si la politique est une jungle nous pouvons dire que nous avons aujourd’hui une alliance improbable de Tartarins (vendeurs d’aventure) et de botanistes (experts hors-sol)… et pas d’aventuriers.

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:37

Attention les jeunes, danger! Réfléchissez bien, pour votre avenir, il n’y plus de droit à l’erreur

auprès des marchés financiers pour payer nos retraites, notre système de santé, les salaires de nos fonctionnaires....

François Fillon est le seul candidat qui veut arriver à 0 déficit dans les 5 ans!

Qui payera nos dettes ???? c'est vous!
 
Chaque semaine notre pays emprunte 3,5 milliards d'euros
auprès des marchés financiers pour payer nos retraites, notre système de santé, les salaires de nos fonctionnaires....
François Fillon est le seul candidat qui veut arriver à 0 déficit dans les 5 ans!
 

« Je veux dire à ceux qui ont vingt ans que ...

Je me bats pour vous parce que je ne veux pas que vous commenciez votre vie dans un pays à la traîne.... je ne veux pas que l’expatriation soit pour vous le seul horizon de la réussite.
Je pense à vous qui entrez dans un monde où les parcours seront variés, seront innovants, seront créatifs, dans un monde où l’on passera de moins en moins sa vie dans de grandes structures bureaucratiques, hiérarchisées.

L’avenir du travail, c’est la liberté, c’est l’indépendance. C’est pour chacun la maîtrise de son destin, l’invention des formes de sa vie. »

François Fillon

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:47

 

La voix de nos maîtres

Décryptons les décrypteurs !

Les mots des affaires

 

Les affaires auront été au cœur de la campagne et l’on voudrait même nous faire croire qu’elles n’ont jamais été si nombreuses. En un sens, c’est vrai.

Mais pas parce que les hommes politiques seraient devenus moins vertueux. Pour qu’il y ait une affaire, au sens péjoratif du terme (par opposition à « sens des affaires », « droit des affaires », « homme d’affaires », etc.)

il faut un délit et il faut que les médias transforment ce délit en scandale.

Durant cette campagne, on a vu des affaires montées à partir de délits probables mais seulement présumés et on a vu des délits, tout aussi présumés mais nullement moins probables, qui ne devinrent jamais des affaires.

En matière de traitement médiatique inégal, on a atteint des sommets: 

Fillon et Macron sont tous deux soupçonnés de détournements de fonds publics. Dans le cas de Fillon, le délit remonterait à plus de trente ans. Dans le cas de Macron, il aurait moins de trois ans et concernerait directement le financement de l’actuelle campagne. AC’est un tout petit peu plus intéressant. Pourtant, sur qui s’acharne-t-on ? J’ai déjà pointé le stratagème Macron qui consista à nier une rumeur sans conséquences (et lancée par des médias russes) pour s’éviter d’avoir à répondre sur des accusations plus sérieuses (formulées par des journalistes français dans le livre Dans l’enfer de Bercy). Évidemment, son petit show a fonctionné.

Fillon et Macron sont tous deux impliqués dans une histoire de corruption aux costumes. La différence réside seulement dans le degré de jugeote des corrupteurs. Un avocat « sulfureux » (voui voui) offre des costumes à Fillon directement. Le groupe LVMH, en l’espèce la marque Vuitton, dorlote Macron mais en prêtant des vêtements à sa femme. Ils pensaient sans doute que cela passerait inaperçu. Manque de chance, on a découvert dans l’émission Quotidien que Brigitte portait du Vuitton… et l’affaire a suivi. Non, bien sûr, l’affaire n’a pas suivi.

C’est là qu’il faut se pencher sur le traitement gradué des affaires.

Dès le début, la distinction se fait sentir, entre présumé coupable et présumé innocent (selon, donc, que l’on veut nuire à la personne ou essayer de l’épargner).

Fillon est « soupçonné de ». Macron est « accusé de ». Dans le premier cas, il est suspect, il suscite le soupçon. Dans le second, des gens l’accusent, il va falloir qu’ils apportent des preuves. Pour Macron, on en restera là.

Le stade numéro deux, votre nom devient celui d’une affaire : « l’affaire Fillon ».

Stade final, le motif de votre chute devient votre « gate » : « le Pénélope-gate ».

Le plus important est de comprendre qu’entre les « soupçons » et le « gate », il n’y a pas de nouvelles informations qui viendraient conforter la mise en cause. Le passage de l’un à l’autre est dû à un effet boule de neige : plus on en parle, plus on en parle. C’est strictement une différence de volume, celui du bruit médiatique suscité et complaisamment entretenu.

Enfin, cette campagne nous aura appris qu’il est des questions que l’on n’a pas le droit de se poser. Nous le savions déjà, mais nous en avons découvert une nouvelle : « pourquoi maintenant ? » Il paraît que c’est « complotiste » de poser cette question. Que non point : le complotisme se définit comme une attitude de l’esprit qui explique tout par des conspirations (ou par une grande conspiration). Être complotiste, c’est être adepte de l’explication par la théorie du complot. Ce n’est pas s’étonner ponctuellement d’une étrange coïncidence.

On devrait avoir le droit de s’étonner du moment auquel sort une affaire. On devrait pouvoir se demander qui est à l’origine de telle ou telle fuite. Nos journalistes disent « oh la la, Fillon se fait offrir des costumes ». Un vrai journaliste ajouterait : « Qui a révélé cela ? Quand ? Pourquoi ? » On nous oblige déjà à croire au Progrès continu.
 
Maintenant, on voudrait nous faire croire au Hasard permanent. Encore quelques années et nous aurons un panthéon complet.
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:13
Qui l’achèvera le premier?

François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon lors du premier débat de la présidentielle, mars 2017. SIPA. AP22029732_000008

La France est un malade qui souffre d’un symptôme grave : un chômage chronique qui atteint les 10%. Voilà pour le constat, le diagnostic.
En cette période électorale, quelques candidats thérapeutes se relaient au chevet du malade et proposent différents traitements.
Qui est le plus Hippocrate?
Marine Le Pen mise sur l’aseptise : il faut isoler le patient, nettoyer ses plaies, tenir à distance tous les corps étrangers. On veillera à éradiquer tous les microbes tropicaux et les bactéries exotiques.
François Fillon, lui, prescrit une diète drastique : le patient devra suivre un régime sec, afin d’éliminer toute la mauvaise graisse étatique. Par cette ascèse, on visera à réduire toutes les pesanteurs qui freinent le dynamisme, nuisent à la vitalité.
Mélenchon et Hamon, eux, proposent un recours massif aux drogues : alterner les psychostimulants et les sédatifs, la coke et le haschich… Concrètement, redistribuer à foison l’argent que l’on n’a pas, creuser la dette, donner magiquement à tous de quoi consommer plus. Il s’agit d’offrir à chacun la possibilité d’acquérir une multitude de biens de consommation, ceci afin de relancer l’économie, avec des effets secondaires positifs sur la croissance et le chômage. On veillera aussi à masquer que le dynamisme économique relancé de la sorte ne touchera guère la France, car les objets achetés sont produits à l’étranger. On touche là aux limites des traitements keynésiens à l’heure de la mondialisation.
Quant à Macron, il applique un peu tous les remèdes, avec comme fil conducteur le refus des excès et un habile pragmatisme. Ses solutions semblent plus nuancées que celles de ses collègues, plus subtiles. Il donne le sentiment d’avoir pris la mesure de la complexité du mal. Pour notre part, nous ne croyons guère à l’efficacité de ses méthodes, mais celles-ci auront au moins pour mérite de ne pas aggraver l’état du malade. A ce titre, Macron s’inscrit dans la tradition hippocratique du primum non nocere, d’abord ne pas nuire.
Etat désespéré?
Contrairement à ses collègues extrémistes qui dans cinq ans, à l’heure des bilans, s’abriteront sans doute derrière une formule cynique de type : « l’opération a réussi, mais le patient est décédé », Macron, lui, n’aura pas achevé le malade. Nous pressentons plutôt un modeste statu quo, avec quelques améliorations cosmétiques.
Cela dit, nous l’avons observé lors du débat à onze, Macron était le seul candidat qui semblait capable d’une véritable écoute. Il prenait des notes, demeurait attentif, concentré et respectueux. Sa personnalité nous a séduit. Il émanait de lui un mélange de sérieux, de douceur et d’autorité. Le charme opérait. Et ce point est d’importance, car comme le notait Michael Balint : « la première chose que le médecin prescrit, c’est lui-même ». La rencontre avec une personnalité est en effet cruciale.
Bref, en profondeur, Macron ne résoudra probablement rien, mais nous le plébisciterons quand même pour des raisons sentimentales, sans illusions quant à ses résultats.
Et pour conclure, mais nous nous trompons sans doute, il nous semble que la France n’est plus guère transformable. Cette vieille nation paraît inapte au changement et son cas relève peut-être plus de la médecine palliative, que curative…

 

Published by Un Sage
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 10:00
Candidats: qui a le style le plus efficace?
Quand la forme s’habille comme le fond
Auteur
Patrice Brandmeyer
Patrice Brandmeyer est consultant en style et "relooking"

Si les principaux thèmes de campagne (Emploi, Sécurité, Europe,…) constituent le fond (et le cœur) des (d)ébats présidentiels, dans quelle mesure la forme, je veux parler du style et de l’allure des hommes politiques, a-t-elle, ou non, une influence sur leur image, et, plus concrètement, une incidence sur le vote des électeurs ?

Pour tenter d’y répondre, les deux soirées (télé)visuelles des 20 mars et 4 avril se révèlent un bon indicateur stylistique.

Pour chaque candidat, c’est une opportunité (une aubaine ?) de porter la tenue idoine, en cohérence avec sa ligne programmatique, d’imprimer un style, socle d’une image assumée, et de susciter, sinon l’adhésion, du moins une envie… motrice du bulletin le 23 avril prochain. L’effort peut paraître futile mais s’avérer utile. Tour d’horizon vestimentaire le 20 mars dernier!

« Avoir du style, c’est trouver son style »

Limité au quatuor des « ON » (Fillon, Hamon, Macron et Mélenchon) – si l’on oublie Marine Le Pen – le 1er débat n’a fait ressortir qu’une monotonie de bon aloi, entre les trois premiers (se seraient-ils concertés avant ?), portant le sempiternel costume bleu marine-chemise bleu clair-cravate bleu marine, propre mais sans caractère. Tenue convenable pour éviter toute déconvenue (l’image de la cravate de travers de François Hollande hante encore les esprits) !

http://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2017/04/fillon-macron-melenchon-hamon-style-660x400.jpg

Cette uniformisation, proche du mimétisme, n’est-elle pas au fond symptomatique d’un manque de singularité des programmes de chaque candidat ? Les idées fortes deviennent moyennes… comme les looks de ceux qui les défendent ! Le fond révèle la forme… et inversement.

C’est donc naturellement Mélenchon qui tira, lors de ce débat, son épingle du jeu, arborant un look mi bobo-mi prolo (veste noire de travail de la marque « le laboureur » – ça ne s’invente pas ! -, chemise blanche et cravate lie-de-vin, plus noble que le rouge) réussissant l’exploit d’avoir adopté une tenue en harmonie avec un électorat, pourtant hétérogène. Etre plus proche des ouvriers que des cadres supérieurs… mais avec style et élégance.

Et quid de ce lien, de cet équilibre entre le style et les idées de chaque prétendant ? Là encore, le fondateur de « la France insoumise » s’en sort avec les honneurs : il a su faire évoluer son image au fil des ans (rappelez-vous son costume noir endimanché qu’il portait en 2012 !) pour trouver une réelle identité. Sa coiffure, légèrement hirsute, vient parachever ce look de frondeur soigné, tendance « intellectuel de gauche » tranchant volontairement avec celle, beaucoup plus lisse et attendue, de ses concurrents les plus sérieux (les 3 autres « ON »).

Ainsi, Emmanuel Macron, chantre et héraut d’un renouveau économique et social, et dont on attendait une certaine originalité stylistique, s’est étonnamment fondu dans une image très policée et aseptisée que ses costumes bleu marine à revers étroit, coupés correctement mais sans relief, lui confèrent.

Tenue assez similaire de celle de Benoît Hamon… qui avait, lui aussi, opté pour un costume très formel et une cravate bleue marine. On regrettera toutefois que le combat cravate rouge, apanage de la gauche, contre cravate bleue, préférence plutôt droitière, n’ait pas eu lieu.

François Fillon, quant à lui, reste fidèle, depuis des lustres, au revers cranté de ses (fameux) costumes d’Arnys, tailleur germanopratin que la France entière a découvert il y a quelques semaines, synonyme d’élégance française un brin surannée, plutôt en phase avec une partie de son électorat traditionaliste. En ces temps de turbulences judiciaires, changer d’image serait peut-être risqué ou, qui sait, salvateur !

Trois semaines plus tard : le débat réunit cette fois, non plus 4 mais 9 candidats masculins. Comment se distinguer au sein de cet aréopage élargi ? Nos 4 principaux prétendants vont-ils changer de tenue ou miser sur une constance stylistique ?

La réponse est plurielle : si Mélenchon et Macron, surfant sur des sondages prometteurs, n’ont strictement rien modifié à leur tenue initiale, François Fillon a simplement troqué sa chemise bleue contre une blanche (à la recherche d’une image virginale ou rédemptrice ?). Mais c’est le candidat socialiste, en quête de sursaut électoral, qui a le plus « cassé » son image : une cravate parme a remplacé la bleu marine, le costume bleu marine s’est mué en noir pour un look plus coloré, autrement plus accrocheur. Certes, on n’atteint pas le parangon de l’élégance (l’association noir-parme est un peu hasardeuse) mais l’effet est plutôt réussi : image plus dynamique, look tonique.

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Des cinq autres « petits » candidats masculins, c’est sans nul doute Philippe Poutou qui fit sensation, nanti d’un modeste tee-shirt gris à manches longues à boutons (façon tunisienne), symbole populaire d’un discours désinvolte, parfois irrespectueux. En cohérence parfaite avec ses électeurs et ses idées, il s’est ainsi démarqué, entouré du souverainiste Dupont-Aignan, au look bleu-blanc rouge très patriotique… et des iconoclastes Cheminade, Asselineau et Lassalle.

L’enjeu plombe l’audace

Hormis ces quelques exceptions, comment expliquer cette frilosité vestimentaire ?

D’abord, la fonction présidentielle incite au manque d’audace : nos hommes politiques actuels sont écartelés entre la volonté naturelle de se distinguer par leur image, au risque de déstabiliser une partie de leur électorat et la nécessité impérieuse, presque obsessionnelle, de plaire au plus grand nombre, de véhiculer une image consensuelle… qui les contraint à la banaliser en optant pour un look très conventionnel et conformiste.

En second lieu, l’absence de culture vestimentaire qui fait tant défaut au landerneau politique français : épaule naturelle ou rembourrée, revers de veste large ou plus étroit, poche à rabat (avec ou sans ticket) ou poche plaquée, veste deux boutons ou faux trois boutons, chemise à col français ou cutaway…? Autant de détails qu’il faut maîtriser selon son physique et qui conditionnent un style, une allure.

Certains de leurs prédécesseurs ont fait fi de cette morosité bien française pour affirmer un vrai style, en adoptant des tenues immédiatement identifiables tant par leur coupe, à l’instar d’Edouard Balladur, portant un très ajusté et très british costume 3 boutons à poche-ticket de Savile Row, que par l’association des motifs et couleurs comme Jack Lang avec ses duos chemises vichy rose (ou mauve) à col anglais, cravate noire et étroite, portées sous ses costumes noirs soigneusement choisis chez Mugler. Plus récemment, c’est l’actuel Premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui portait, il y a quelques jours, une splendide cravate verte du meilleur effet associée à une chemise bleu clair et un costume, bien coupé, bleu marine… rehaussé d’une pochette blanche. Fidèle à lui-même : classique mais toujours chic, ajusté et raffiné. Trois références masculines, trois sources d’inspiration, bien au-delà du strict cadre politique.

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Lacan prétendait que « le style, c’est l’homme même ». Force est de constater qu’y inclure l’homme politique français relève presque de la gageure.

Nos représentants sont, en matière de style, très prudents ; leur impéritie stylistique n’est pas tant d’en manquer (on peut leur pardonner)… mais de ne pas oser en avoir !

Endosser l’habit de président de la République n’est certes pas chose aisée, mais la solennité de la fonction ne doit pas empêcher pour autant le futur hôte de l’Elysée de gouverner « stylé ».

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