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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:10

Nouveau radar tourelle : il sanctionne tout ou presque !

D’ici fin 2018, le gouvernement prévoit d’installer 455 radars d’un nouveau genre sur les routes de France. Surnommés tourelles, ils devraient être capables de sanctionner quasiment toutes les infractions en même temps. Y compris si vous oubliez de mettre votre ceinture de sécurité. Explications. 

"Big Brother is watching you" ! Si vous êtes adepte du non-respect des distances de sécurité, des dépassements dangereux, du franchissement des lignes continues et que vous utilisez régulièrement votre téléphone mobile au volant tout en omettant de mettre votre ceinture de sécurité, sachez qu’au-delà d’enfreindre toutes les règles, vous risquez surtout de vous retrouver dépourvu de points si vous croisez un radar d’un nouveau genre répondant au doux nom de tourelle. En effet, au-delà des dépassements de vitesse, ce radar multifonctions vise à inciter les conducteurs à respecter l'intégralité du Code de la route. Considérés par certains comme LA nouvelle terreur des routes, il constitue une véritable arme de sécurité routière voulue par le gouvernement puisqu’il permet de verbaliser plusieurs infractions différentes en même temps. Infractions qui, jusqu’à présent, étaient repérées grâce à des contrôles routiers effectués par les forces de l’ordre.

Une belle opération pour l’Etat

De fait, si en 2017, seuls quelques spécimens ont été implantés au bord des routes, d’ici la fin de l’année 2018, la future bête noire des automobilistes devrait se multiplier pour atteindre le nombre de 455. Un chiffre bien plus élevé que ce qui avait été envisagé au départ puisqu’il était simplement question d’en implanter une vingtaine d’ici la fin de l’année prochaine.

Pour l’heure, il semblerait que ces radars tout-en-un ne se concentrent que sur certaines tâches (excès de vitesse, franchissement des feux rouges et des passages à niveau). Ils pourraient toutefois se révéler particulièrement pratiques pour les forces de l’ordre puisqu’ils sont conçus pour être déplacés d’une tourelle à l’autre et passer pour des cabines leurres faites pour tromper les automobilistes. D’ici 2020, 6 000 cabines de ce type, dont seulement une sur cinq détiendront les fameux radars, devraient être installées. Un déploiement qui émane de la volonté du gouvernement de réduire le taux de mortalité sur les routes mais qui devrait, dans le même temps, permettre à l’Etat de réaliser une belle opération financière puisque les recettes des amendes forfaitaires devraient augmenter de 10 % en 2018 pour atteindre 928 millions d’euros.

Published by Un Sage
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:00

"Au lieu de foutre le bordel..." La petite phrase de Macron sur GM&S crée la polémique

Vincent Michelon

SOCIAL - Alors que des salariés de l'équipementier de GM&S ont tenté en vain ce mercredi de rencontrer Emmanuel Macron, en déplacement en Corrèze sur le thème de la formation, une formule du chef de l'Etat commence à faire beaucoup de bruit. Une citation "sortie de son contexte", selon son porte-parole.

Emmanuel Macron ne les a pas rencontrés, mercredi après-midi, mais il a eu quelques mots pour eux, dont un en particulier qui risque de ne pas passer inaperçu. Alors que les salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S manifestaient à Egletons (Corrèze), en marge d'un déplacement du Président sur le thème de l'apprentissage, ils ont été accueillis par des gaz lacrymogène. Des représentants de la CGT et des élus qui avaient demandé à rencontrer le chef de l'Etat se sont heurtés à un barrage de gendarmes mobiles, dans une ambiance un peu surchauffée.

Quelques instants plus tard, le chef de l'Etat a inauguré le campus de l'École d'application aux métiers des travaux publics (EATP) d'Egletons, en Corrèze. Après avoir rencontré quelques apprentis, le voici qui lâche ces mots lors d'un échange avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset :

"Il y en a certains qui, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'il y a des postes... Parce qu'ils ont les qualifications pour le faire"

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C'est bien ce que pense la majorité des français sensés

 mais

Toute vérité n'est pas bonne à dire

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Macron et "le bordel": "Il ne désigne personne par cette expression" estime Aurore Bergé

(porte parole de LREM)

La porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale Aurore Bergé a estimé ce mercredi que la sortie d'Emmanuel Macron, selon qui "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux de regarder s'ils peuvent avoir des postes", "ne désigne personne". "Ce que dit le président de la République, c'est assez simple. Il dit qu'il y a du boulot, de l'emploi, des solutions qui existent", a-t-elle déclaré.

 

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 13:43

Les petits Rochois ne grandiront plus

Si tu veux grandir

Le festival populaire de la soupe est annulé

Le festival de  la soupd prévu initialement le 28 octobre prochain est annulé faute de salle disponible.

A la Ste famille le gymnase sera en travaux, le palais de la foire accueillera le salon "Mieux vivre".

Mille bols avaient été commandés pour cette manifestation dont une partie à déja été livrée.

"ce n'est pas du bol"

C'est la soupe à la grimace

********************

« Vas manger ta soupe si tu veux grandir
Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
Le bois que je coupe est pour le seigneur
Notre maman coupe l’herbe des chemins
On mange la soupe des petits lapins

Le roi a dit rantanplan-plan-plan
A son chambellan-lan-lan-lan-lan
Je n’aime pas les enfants-fants-fants
Qui restent petits longtemps…

Vas manger ta soupe si tu veux grandir
Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
Le roi a sans doute du pain et du vin
Et nous de la soupe de perlimpinpin

Le roi a dit rantanplan-plan-plan
A son chambellan-lan-lan-lan-lan
Je n’aime pas les enfants-fants-fants
Qui restent petits longtemps…

Vas manger ta soupe si tu veux grandir
Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
Et le loup emporte les petits enfants
Qui n’ont pas de soupe pour devenir grands

Le roi a dit rantanplan-plan-plan
A son chambellan-lan-lan-lan-lan
Je n’aime pas les enfants-fants-fants
Qui restent petits longtemps… »

 

 

 

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 16:00

Brigitte Macron : qui est son très discret styliste ?

Le style vestimentaire de Brigitte Macron est très régulièrement commenté dans la presse. Le New York Times a donc enquêté sur celui qui œuvre en coulisses et de manière quasi incognito : son styliste.

Dans un article consacré au styliste de Brigitte Macron, le New York Times annonce la couleur d’entrée de jeu : "c’est un homme de mystère". Au moment où le look de Brigitte Macron est régulièrement commenté et fait même l’objet d’une pétition, le journal américain s’est intéressé à ce trentenaire: Mathieu Barthelat Colin.

Le styliste est aussi discret que la tulle vaporeuse et le quotidien explique même que tous ses interlocuteurs ont refusé de confirmer son identité. "Les personnes en charge des relations publiques nient le connaître (…) Demandez en personne et les gens changeront de sujet (…) Les designers dont la première dame porte les vêtements, expliquent rapidement qu’ils ne l’ont jamais rencontré", écrit le New York Times. Quant aux demandes d’interview en direct, elles ont systématiquement été refusées.

A l’été dernier, Gala assurait que Mathieu Barthelat était rémunéré via les fonds personnels de Brigitte Macron. C’est lui qui l’aurait convaincu de privilégier des marques comme Louis Vuitton et d’user d’un maquillage plus léger.

Un parcours loin de l’Elysée

Mathieu Barthelat aurait travaillé pour l’émission du Bachelor mais aussi pour quelques personnalités françaises dont la chanteuse Lio ou l’acteur Charles Berling, selon Gala. C’est au théâtre qu’il aurait osé approcher Brigitte Macron. "Dans un moment digne d’un fan, il a trouvé le courage d’aller se présenter lui-même. Rapidement après, il a reçu un appel", écrit le New York Times, précisant que tout cela, c’était avant que la femme d’Emmanuel Macron ne devienne un objet médiatique à part entière.

Les détails sur le styliste peuvent se glâner sur son compte Instagram où l’on apprend notamment que Mathieu Barthelat possède une maison en Bourgogne et qu’il est le parrain d’une petite fille. Il est également propriétaire d’un chien, Mouchkine.

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Styliste atti­tré de la première dame, le nom de ce jeune homme de 34 ans pour­rait être utilisé comme syno­nyme du mot discré­tion. De lui, on sait peu de choses, si ce n’est qu’a­vant d’ha­biller l’épouse du chef de l’Etat, il avait travaillé pour la commu­ni­ca­tion de marques de prêt-à-porter telles que Zadig et Voltaire, avant de se tour­ner vers des milieux plus artis­tiques. Charles Berling, l’an­cienne Miss France Laury Thil­le­man ou encore les candi­dats de The Voiceou du Bache­lor, ont ainsi pu, un temps, profi­ter de ses conseils mode avisés, comme le précise le New York Times qui lui a consa­cré un article.C’est en fin d’an­née dernière que sa route a croisé celle de Brigitte Macron, lors d’une soirée que tous deux passaient au théâtre. Une rencontre qui a débou­ché sur une colla­bo­ra­tion profes­sion­nelle, couron­née du succès qu’on lui connaît. Une réus­site sur laquelle il est quasi­ment impos­sible de l’in­ter­ro­ger, car Mathieu Barthe­lat Colin fuit conscien­cieu­se­ment l’at­ten­tion média­tique, comme le précise le jour­nal améri­cain : « Si vous arri­vez à le joindre, M. Barthe­lat […] décli­nera – poli­ment, ferme­ment, et de manière répé­tée ,d’être inter­viewé  ».

C’est en fin d’an­née dernière que sa route a croisé celle de Brigitte Macron, lors d’une soirée que tous deux passaient au théâtre. Une rencontre qui a débou­ché sur une colla­bo­ra­tion profes­sion­nelle, couron­née du succès qu’on lui connaît. Une réus­site sur laquelle il est quasi­ment impos­sible de l’in­ter­ro­ger, car Mathieu Barthe­lat Colin fuit conscien­cieu­se­ment l’at­ten­tion média­tique, comme le précise le jour­nal améri­cain : « Si vous arri­vez à le joindre, M. Barthe­lat […] décli­nera – poli­ment, ferme­ment, et de manière répé­tée ,d’être inter­viewé  ».

Car ce que le jeune homme préfère, c’est passer du temps au vert dans sa maison bour­gui­gnonne. Sur son compte Insta­gram, les clichés de son « para­dis » comme il l’ap­pelle fleu­rissent. D’autres photos montrent un autre lieu cher à son cœur où il semble passer une partie de son temps, et cet endroit c’est Le Touquet, ville de cœur de Brigitte et Emma­nuel Macron.

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"La vieillesse ne devient médiocre que lorsqu'elle prend des airs de jeunesse"

Hermann Hesse

                     

 

 

 

 
 
 
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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 15:38
Mayotte, la bombe migratoire qui vient… et que l’Etat laisse venir
par
Matthieu Baumier
 

Mi-septembre, le député LR de Mayotte Mansour Kamardine a poussé un coup de gueulesur Outre-Mer 1ere/Francetvinfo au sujet de la situation du département français de l’océan Indien, évoquant les migrations et « l’établissement par le ministre des Affaires étrangères d’une feuille de route tendant à faciliter la circulation des Comoriens vers Mayotte ». Et dans un entretien paru sur Causeur, le député allait plus loin : « À Mayotte, l’État français laisse faire le remplacement de population ». Selon RFI, le 19 septembre 2017, reprenant une annonce faite la vieille par le ministère des Affaires étrangères, « les visas entre Mayotte et les Comores seront bientôt gratuits ». On ne soupçonnera pas Mansour Kamardine d’être xénophobe ou raciste. Alors, que se passe-t-il à Mayotte ?

Mayotte, une autre France

Rappel utile à l’attention des députés LREM : Mayotte, ce sont bien des îles de l’océan Indien. Le statut ? Depuis 2011, Mayotte est un département et une région d’outre-mer. C’est aussi une région ultrapériphérique de l’Union européenne (UE) depuis 2014. Mayotte fait ainsi partie de l’UE. Il n’est pas lieu ici de discuter ces statuts. Mayotte ? 376 kilomètres carrés, une population d’environ 250 000 habitants, chiffre difficile à confirmer étant donné le poids des migrations clandestines, et une densité de plus de 600 habitants par kilomètres carrés (contre 98,8 pour la métropole). Mayotte, c’est quasiment la moitié de sa population venue de l’étranger, du fait de « la forte pression migratoire des îles voisines des Comores ». Seuls 22% des 18/24 ans nés à Mayotte le sont d’une mère native du département (Le Monde, 18 mai 2016 et chiffres Insee 2017). Toujours selon l’Insee, 50 % des non natifs sont en situation irrégulière. Près de la moitié de la population de ce département de la République française est composée d’immigrés clandestins.

Déjà, en mai 2016, l’ancien président Hollande évoquait une situation « extrêmement préoccupante », ainsi que l’impact de l’immigration clandestine sur le système de santé et le système scolaire de l’île – « complètement saturé » d’après Stéphane Le Foll, alors porte-parole du gouvernement. Selon lui, « les tensions liées aux migrations »conduisaient à des choses « inacceptables ». Il parlait de « tensions communautaires ».Ce que ne disaient pas Hollande ou Le Foll, c’est que l’immigration comorienne à Mayotte impacte aussi la métropole. D’après l’Insee, un jeune né à Mayotte sur deux quitte l’île. Les écoles de la métropole voient ainsi arriver des enfants et des adolescents souvent en grande difficulté scolaire, ou même déscolarisés. Pourquoi ? À Mayotte, les enfants sont scolarisés dans les écoles de la République mais une grande majorité commence ou termine sa journée scolaire à l’école coranique. La présence dans les salles de classe est alors souvent plus liée à la scolarisation obligatoire qu’au désir d’apprendre. En tout cas, elle est présence fatiguée, peu disponible pour les apprentissages. Ce qui ne peut qu’avoir une influence sur le niveau scolaire de ces enfants et adolescents, réalité qui apparaît quand ils intègrent des établissements scolaires métropolitains.

Je-m’en-foutisme et « kwassa-kwassa » complexes

La gestion de ce phénomène ? Silence et bricolage selon les bonnes volontés locales. Mais le niveau scolaire n’est pas le plus inquiétant. Selon le député Kamardine, toujours sur Causeur : « Il y a des velléités de radicalisation qui viennent de l’extérieur. Je ne comprends pas qu’on laisse venir des prédicateurs extrémistes qui ne sont pas Français. Des musulmans mahorais heurtés par des poussées extrémistes sont même allés jusqu’à détruire deux mosquées radicales face à l’inertie de l’Etat. Dans la fonction publique, il arrive que des barbus venus de métropole tentent d’embrigader les jeunes en toute impunité ! On est en train de détruire le modèle mahorais d’une communauté musulmane fière d’être Française ». Et de favoriser la venue en métropole de jeunes radicalisés inconnus des services. À quoi joue-t-on ?

À propos de Mayotte, l’actuel président de la République avait donné le ton lors de sa sortie sur les Comoriens début juin 2017. Une sortie alors qualifiée de « plaisanterie malheureuse » par l’Élysée. Emmanuel Macron évoquait les « kwassa-kwassa qui pèchent peu » mais « ramènent du comorien ». La pensée complexe du président atteignait là à une sorte d’acmé, confondant immigrants clandestins et poissons, oubliant que les kwassa-kwassa ou embarcations de fortune sont des modes d’entrée de l’immigration clandestine à Mayotte – en France, donc. Le mot « du » a produit un drôle d’effet. Outre leur côté discriminatoire, assimilables par exemple à des expressions douteuses tels que « du député En Marche, c’est du député incompétent », ces propos pouvaient laisser entendre une sorte de je-m’en-foutisme de la part du chef de l’État français vis-à-vis de l’un de ses départements.

De quoi la politique migratoire française est-elle réellement le nom ?

Face à la situation de Mayotte, la déclaration du député LR Mansour Kamardine ne peut qu’accroître l’inquiétude. Le gouvernement affirme vouloir lutter contre l’immigration clandestine, les kwassa-kwassa et le trafic d’êtres humains en mettant en place des visas gratuits entre les Comores et Mayotte, dans un cadre annoncé comme « contrôlé » (« regroupement familial, formation professionnelle… »). Si le député est monté au créneau, c’est que la réalité est plus complexe. Elle s’inscrit de fait dans une autre feuille de route, celle de la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, laquelle a annoncé fin août 2017 vouloir créer un « visa Outre-Mer » lui aussi contrôlé. La ministre ne parle pas seulement de regroupement familial et de formation professionnelle mais aussi « de déplacements pour des enjeux économiques, sanitaires et scientifiques ». Pour Mansour Kamardine, la mesure prise par Jean-Yves Le Drian, qui ne peut que « faciliter le regroupement familial », « aboutirait inexorablement, d’une part, à la régularisation massive des clandestins et, d’autre part, à accroître l’arrivée, en nombre, de nouveaux migrants, alors même que Mayotte est déjà submergée »« Une telle politique ne peut qu’exacerber les très vives tensions qui font de Mayotte une véritable poudrière sociale et sécuritaire », ajoute-t-il, regrettant que « pas un seul des représentants de Mayotte n’a été associé, ni même consulté, directement ou indirectement, sur cette feuille de route ».

Chacun jugera ce que les derniers mots du député disent de la fameuse « nouvelle façon de faire de la politique » annoncée à grands frais par Emmanuel Macron. Plus inquiétant est de prétendre résoudre la problématique migratoire dont souffre Mayotte par une facilitation des entrées légales, lesquelles viendront d’évidence s’ajouter aux entrées illégales – la France ayant amplement, ici comme à Calais, démontré son incapacité à faire respecter sa souveraineté. D’après le député, dont il faut rappeler qu’il est Mahorais et n’appartient à aucun groupuscule suprémaciste blanc, « on est dans une perspective d’envahissement ». Au fond, la véritable question est simple, et c’est celle dont la réponse est tenue au secret par l’actuel gouvernement comme par les deux précédents : de quoi la politique migratoire française est-elle réellement le nom ? Quelle est cette France de demain que ces politiques édifient sous nos yeux ? Au regard de la situation concrète sur le territoire métropolitain, la réponse commence à sérieusement se voir.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 17:16

Les gardes du corps d’Emmanuel Macron en verrait de toutes les couleurs avec le nouveau président de la République.

Bien entouré par ses gardes du corps

Emmanuel Macron, un président difficile à protéger. C’est en effet ce que révèle L’Express dans son dernier numéro consacré à la vie du nouveau chef de l’Etat à l’Elysée. Au fil des pages, on apprend ainsi qu’il donne du fil à retordre à ses gardes du corps. "Il veut pouvoir traverser la rue et aller voir les gens sur les trottoirs d’en face, écrit l’hebdomadaire qui cite une source interne au Palais. Et s’il y a une manifestation, il veut se porter au-devant des participants". Un véritable "cauchemar" pour le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) qui "veille jour et nuit sur le couple présidentiel et ses proches", souligne encore L’Express.

"Si vous écoutez les mecs de la sécurité vous finissez comme Hollande"

Une attitude qui trouverait son origine dans la volonté d’Emmanuel Macron de se démarquer de son prédécesseur. "Si vous écoutez les mecs de la sécurité vous finissez comme Hollande : peut-être que vous êtes en sécurité, mais vous êtes mort", avait-il lâché dans le reportage "Les coulisses d’une victoire", diffusé en mai dernier sur TF1.

Emmanuel et Brigitte Macron : qui sont les hommes qui les protègent ?

Le couple présidentiel est protégé par le GSPR, le Groupe de Sécurité de la présidence de la République. Planet a voulu en savoir plus sur cette unité très

Discrets, efficaces, adaptables… Vous ne les voyez que très rarement et pourtant ils sont en permanence sur leurs gardes pour assurer la sécurité du président et de son entourage. Ces hommes, ce sont les hommes du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la république, une unité créée sous François Mitterrand en 1982 par le colonel de gendarmerie Christian Prouteau. La mise en œuvre de cette unité a par ailleurs été assurée par Alain Le Caro, auteur notamment de Les Mousquetaires du président.

Aujourd’hui le GSPR est constitué d’une soixantaine d’hommes pour moitié venant de la gendarmerie et pour moitié de la police. Cela n’a pas toujours été le cas. D’abord uniquement composé de gendarmes, en 1995 l’unité devient mixte, et ce, jusqu’au quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dernier souhaitera ne s’entourer que de policiers. Après lui François Hollande, a réintégré les gendarmes et Emmanuel Macron les a maintenus. Pourquoi avoir d’abord fait appel à des gendarmes ? A l’époque François Mitterrand ne faisait pas confiance à la police.

"A l‘époque le président se méfiait beaucoup des structures en place. Il n’avait pas confiance dans les politiques de droite et la police était supposéement plus de droite que de gauche. Il ne faisait pas non plus vraiment confiance aux services de renseignement qui étaient encore dans un contexte de droite puisqu’on sortait de De Gaulle, de Pompidou...", explique Alain Le Caro.

Le commandement du GSPR sous la présidence d’Emmanuel Macron est assuré par le commandant Lavergne, il a succédé à la commissaire Sophie Hatt. Par ailleurs, sous la précédente présidence, le budget de l'unité était d'environ 8 millions d'euros, précise BFM.

Comment sont choisis les hommes ?

Pour des "raisons de sécurité", l’Elysée n’a pas souhaité donner suite à nos questions, en revanche, Alain Le Caro, ancien patron du GIGN et du GSPR, a accepté de nous dévoiler l’envers du décor du côté des hommes de la gendarmerie. Il y a plusieurs phases de sélection. La première phase se fait sur la base du volontariat où se présentent généralement 150-200 personnes. Elles effectuent ensuite un stage de quatre mois qui permettront de les orienter vers l’intervention, le GIGN, le GSPR ou d’autres spécialités de la gendarmerie.

Une fois les hommes et femmes sélectionnés, ils sont formés purement pour le GSPR. "C’est là où on développe l’organisation interne, sur la façon dont on prépare les missions en France à l’étranger. Et puis bien sûr toute la partie plus privée qui, là, ouvre à d’autres moyens et à d’autres façons d‘agir. On n’opère pas de la même façon quand on est dans le privé ou quand on est dans les voyages officiels." Le GSPR a en charge la sécurité du président et de la première dame, lors de tous leurs déplacements, officiels, privés, en France ou à l'étranger.

Savoir garder des secrets

Être en contact avec le président et son entourage, c’est aussi être témoin de leurs secrets. Avant d’être une affaire de sécurité, c’est donc aussi une affaire humaine et de confiance qui se joue entre le chef de l’Etat et le GSPR. C’est ce qu’a découvert Alain Le Caro dès le début, que ce soit avec l’existence de Mazarine Pingeot puis la maladie de François Mitterrand :

"Très vite on s’est aperçu que la mission était plus large que prévue. Elle s’est étendue à la vie privée du président, et donc la vie privée, ‘’privée’’, celle qui n’était pas connue. On devait protéger les personnes qui faisaient partie de cette vie privée privée, et les personnes qui entouraient ce secret, explique-t-il. (...) Sous François Mitterrand le deuxième secret d’Etat, c’était la maladie du président. Il fallait accompagner le président dans sa vie privée mais aussi face à la problématique qui était celle du secret de sa maladie, avec sa douleur et ses souffrances et aussi face à la mort. Là, les gendarmes ne sont pas seulement restés des gardes mais sont aussi devenus des accompagnateurs du président et de ses proches. Ce sont des histoiresprofondément humaines."

Comme le précise Alain Le Caro l'une des qualités essentielle, c'est la capacité des agents à s'adapter, au président comme à la première dame. "Il y a une sécurité adaptée et appropriée à chacune des deux personnalités, lorsqu’elles sont chacune de leur côté, en privé comme en public, et puis lorsqu’elles sont ensemble. Il faut savoir s’adapter à l’environnement et à la nature de la mission dans son cadre privé ou super privé. Tout en conservant la même efficacité", ajoute-t-il.

Enfin, outre les qualités techniques demandées aux hommes, c’est aussi leur personnalité qui est testée. Dans ce domaine, un impératif : être authentique. C'est comme cela que s'établit un lien de confiance entre les hommes et le président. "On demande à nos hommes d‘être profondément authentiques, de ne pas jouer un rôle, d’être vrais, quelles que soient les personnalités auxquelles ils ont affaire. Les liens qui s’établissent sont des liens d’être à être, beaucoup plus que de rôles joués entre un président et ses gardes. C’est la confiance qui s’établit dans l’authenticite", précise Alain le Caro.

 

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 17:04

Repas copieux: comment notre corps accuse le coup

Par  Juliette Camuzard

Les jours précédants un repas copieux, il est préférable de manger équilibré et peu gras.

Petits fours, champagne, une ribambelle de plats tous plus appétissants les uns que les autres et un gâteau en dessert. On sort de chaque repas, en famille ou entre amis, en se promettant de ne pas s'y laisser prendre la prochaine fois, et pourtant... Au diable la petite voix qui nous conseille d'éviter les excès! En hiver, on fait bombance plus souvent. Le corps, lui, doit gérer ces excès et ce n'est pas une mince affaire.

«La consommation conjointe d'alcool et de graisses accroît le temps et le travail de digestion, et peut occasionner des ballonnements», prévient Jacques Fricker, médecin nutritionniste attaché à l'hôpital Bichat, à Paris. De plus, l'excès de gras ralentit l'assimilation des aliments. Ils restent plus longtemps dans l'estomac, provoquant une sensation de lourdeur et une gêne à la respiration.

Privilégier la qualité plutôt que la quantité

Inutile, pourtant, de chercher à préparer votre corps aux agapes, c'est peine perdue. Seule chose à faire, manger équilibré et peu gras dans les jours précédant le ou les festins. «Jeûner serait une très mauvaise idée car, affamé, on risque de manger plus», prédit le spécialiste. «En revanche, au cours du repas, pour éviter le trop-plein, on peut privilégier la qualité plutôt que la quantité, conseille-t-il. Si des toasts sont prévus à l'apéritif, éviter de picorer des chips. Cet ajout de mauvaises graisses surchargerait le travail de digestion.

De même, manger lentement pour apprécier les mets en bouche semble une bonne idée. D'autant plus quand le repas s'éternise». Enfin, alterner plats riches et salades ou légumes ou associer une pâtisserie avec des fruits vous rendra plus léger à la fin du repas. Et sur la balance!

N'hésitez pas non plus à faire quelques pas de danse entre le plat et le dessert, on digère mieux si on bouge. Encore mieux, marcher au moins une demi-heure après le repas permet de commencer à éliminer les graisses et d'éviter les ballonnements en accélérant le travail du système digestif. Et si vous pensiez donner un coup de pouce à votre estomac en buvant un digestif, mauvaise pioche! Comme leur nom ne l'indique pas, ils sont difficiles à digérer et entraînent un inconfort gastrique.

Sauter le petit déjeuner et boire de l'eau

Quant aux lendemains de fête, pour ne pas être terrassé par des troubles digestifs, mieux vaut ne pas reprendre immédiatement les bonnes habitudes. «Après un dîner copieux, je recommande de ne pas petit-déjeuner et de boire beaucoup d'eau. Cela permet à l'organisme d'éliminer et de se réhydrater», explique le Dr Fricker. A midi et le soir, mangez léger! Privilégiez un bouillon, une tisane, puis une compote ou un fromage blanc. Les soupes aux légumes, pauvres en calories mais riches en vitamines, sels minéraux et fibres stimuleront de plus le transit.

Enfin, les festins ne doivent pas s'accumuler. Certes, notre organisme s'adapte pour réguler l'excès de graisses, de protéines et de calories mais il a ses limites. Et la digestion d'ordinaire silencieuse peut être à l'origine de gaz, de ballonnements ou même de reflux. Et si ces festins sont répétés, l'estomac, davantage sollicité, s'adapte à son contenu. Il va grossir, et vous avec. 
Published by Un Sage
30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 14:58

 

http://p.mcdn.fr/sites/all/themes/at3_planet/images/blank.gif Publié par Lucie Oriol

 

 

Retraités et fins de mois difficiles : "Mais ils veulent qu’on se tue ?"

Les retraités n’apprécient par les récentes mesures du gouvernement et ils sont descendus le dire dans la rue ce jeudi. 

L’exécutif a décidé notamment d’augmenter de 1,7 point la CSG. Et si les salariés pourront compter sur une baisse des cotisations, ce n’est pas le cas des retraités. Ceux qui touchent moins de 1200 euros par mois ne seront pas concernés mais dans les faits, la mesure touchera quand même 60% des retraités.

Des situations précaires

Frédérique a 62 ans, retraitée depuis le début de l’année de la fonction publique hospitalière, elle est venue manifester à Paris. "J’étais infirmière. J’ai 1760 euros en brut, en net ça me fait 1565, 24, pour avoir travaillé plus de 40 ans. La hausse de la CSG, j’ai regardé dans les tranches, ça m’enlève près de 450 euros par an. C’est la somme que je voulais mettre dans des cours aux Beaux-Arts de Paris. Ce sont des cours qui ne sont pas chers, mais là le calcul est vite fait. Maintenant que j’ai le temps de lire et de dessiner, il faut que je me freine. C’est horrible et intolérable. J’ai travaillé pourtant pour tout ça", ajoute-t-elle.

Après un autre calcul, Frédérique explique qu’en passant d’active à retraitée, elle a perdu en outre 1000 euros par mois de revenus. Sa situation est aujourd’hui assez précaire, elle est locataire de l’assistance publique et donc "éjectable". "Je suis dans un combat pour retrouver un logement social à Paris, je n’ai pas de permis de conduire, la vie risque d’être très dégradée pour moi si je vais ailleurs. Je le dis avec le sourire mais je suis très désespérée et ça m’empêche beaucoup de dormir", confie-t-elle.

Frédérique est venue manifester avec Marie-Françoise, également retraitée et anciennement infirmière, elle va perdre elle aussi environ 400 euros par mois. Récemment, elle a rencontré de nombreux problème de santé, un poste de dépense qui devient important quand les années passent.

"J’ai des prothèse auditives, j’ai dû y mettre 700 euros de ma poche. Il y a tout ce qu’on donne et tout ce qu’on ne nous rembourse pas, le 1 euros de consultation par exemple. Mais quand on est âgé on a des problèmes de santé. J’en suis au stade où je me demande ce qu’ils veulent, qu’on se tue ? La santé ça devient un poste de santé énorme. La mutuelle devient beaucoup plus cher quand on vieillit et pourtant le prix du bifteck, de la baguette, c’est le même pour nous. C’est un sentiment d’injustice intolérable", détaille-t-elle.

Danielle Rollat a 73 ans et elle est vice-président de l’UNRPA, l’Union Nationale des Retraités et des Personnes Agées. Elle est particulièrement en colère contre les stéréotypes qui circulent. "On dit que les retraités sont tous propriétaires mais c’est faux, moi j’ai fini de payer mon appartement quand j’étais à la retraite et nombreux sont ceux qui sont en location", déclare-t-elle.

Quant à ceux qui suggèrent que les retraités aussi "doivent faire des efforts", Danielle Rollat leur rétorque que cela fait longtemps qu’ils sont sollicités. Elle rappelle notamment que les veufs et veuves n’ont plus le droit à la demi part fiscale, et que cela a eu de lourdes conséquences pour certains : des impôts élevés, des APL en baisse. "On fait déjà un effort, la retraite ce n’est pas une grâce qu’on nous fait, c’est un salaire différé, on a cotisé toute notre vie pour l’avoir", dit-elle.

L’inquiétude, c’est aussi la suite. Annie Glaudel, 73 ans, est également membre de l’UNRPA, elle craint qu’à terme les retraites ne basculent dans un système de fonds de pension. "La retraite par répartition n’est pas arrivée comme ça, il une vraie inéquiétude pour la suite. Je pense que si on continue comme ça, on va vers une privatisation, y compris de la sécurité sociale", estime-t-elle.

Un sentiment d’exclusion et d’injustice

Gérard Vilain, président de Génération Mouvement, qui regroupe plus de 600.00 adhérents à travers la France, estime que la colère est montée très fortement chez les retraités. "Il y a un sentiment d’injustice fort. On est la seule catégorie sociale qui n’a pas de compensation. Le gouvernement évoque la suppression de la taxe d’habitation mais ça n’a rien à voir. C’est de la mauvaise fois", dit-il. Il rappelle par ailleurs que les retraités n’ont attendu personne pour aider leurs proches, enfants et petits-enfants.

Gérard Vilain fait également part d'un autre sentiment qui monte : les retraités ne sont pas assez consultés. "Les syndicats et les organisations patronales se mettent d’accords entre eux mais nous nous sentons exclus des discussions. Nous ne sommes jamais autour de la table alors que nous sommes les premiers concernés. Il y a un sentiment d’être délaissé et d’injustice", explique-t-il.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 16:14

Relation sexuelle à 11 ans: ce n’est pas à la rue de rendre justice

par

Régis de Castelnau

Avocat

L’opinion publique française, ou plutôt ceux qui la font et qui la manipulent, n’aime pas la justice. Culturellement, dans notre pays de vieille tradition administrative, et depuis longtemps, on préfère l’ordre à la justice. Un désordre est plus grave qu’un innocent en prison.

L’affaire dite « de Pontoise » en est une nouvelle démonstration. Ameuté par un article publié dans Mediapart, une clameur a parcouru médias et réseaux avec une violence invraisemblable. On a asséné à l’opinion un scénario selon lequel un homme de 28 ans aurait violé une fillette de 11 ans, mais que le parquet refuserait de le poursuivre pour viol, ayant demandé son renvoi en correctionnelle pour de « simples abus sexuels ». Avec le résumé sommaire que l’on trouve en tête dune pétition rédigée par des gens qui ne connaissent rien du dossier et que leur ignorance aurait dû pousser à garder leur sang-froid : «Malgré une plainte pour viol, un homme de 28 ans est aujourd’hui jugé pour atteinte sexuelle et non pour VIOL au prétexte que l’enfant serait consentante ! »

Se souvenir de Jacqueline Sauvage…

Cette présentation est simplement complètement fausse. Ceux qui ont lancé l’opération le savent très bien car l’objectif est clair, comme dans l’affaire Sauvage de triste mémoire, il s’agit de faire pression sur la justice et, à défaut d’y réussir, d’obtenir du législateur l’adoption de textes délirants permettant d’assouvir l’envie compulsive de pénal. Hier la « légitime défense différée » aujourd’hui « la présomption irréfragable en matière pénale »(au secours !).

Dans l’affaire Sauvage, en martelant un mensonge avéré, le lobby féministe a obtenu de François Hollande l’élargissement d’une personne reconnue coupable de meurtre par deux cours d’assises successives. Les moyens sont les mêmes, et l’objectif premier également, contourner la justice. Soit en la forçant à céder à la pression, soit à obtenir du pouvoir politique la possibilité d’assouvir leurs passions. Et pour cela, en utilisant sans vergogne mensonge et émotion, on n’hésite pas à instrumentaliser une opinion publique chauffée à blanc, dont on a une idée lorsque l’on parcourt les réseaux.

Comme d’habitude, s’agissant de lynchage médiatique, la foule y arbore sa sale gueule. N’ayant absolument aucune leçon à recevoir de qui que ce soit, en matière de protection de l’enfance, que ce soit pour des raisons personnelles et professionnelles, je suis d’autant plus à l’aise pour appeler à la raison, bien que l’appel au calme dans ce hourvari soit difficile. Être traîné dans la boue et qualifié sur les réseaux d’avocat, souteneur et complice des pédophiles, pédophile lui-même et « last but not least » de sataniste (!) ne me fera pas varier. La rue a peut-être abattu le nazisme, mais ce n’est pas le lieu où une société civilisée rend la justice.

La justice juge des faits, mais au nom du droit

Dans l’affaire Sauvage, lorsque j’ai pris connaissance de l’histoire de la femme battue par son mari pendant près de 50 ans et n’ayant trouvé que dans la mort donnée à celui-ci le moyen d’échapper à son bourreau, j’ai immédiatement été interpellé par quelque chose qui ne collait pas. Madame Sauvage avait été condamnée après une instruction régulière à 10 ans de réclusion criminelle par deux cours d’assises successives. Souscrire à la fable qui nous était servie imposait de considérer que la vingtaine de magistrats qui avaient eu à en connaître, et les 21 jurés populaires étaient d’horribles masculinistes, machistes, considérant qu’il était normal de battre sa femme comme plâtre. Au-delà du mépris social que cela véhiculait vis-à-vis des jurés, rationnellement cela ne collait pas. Je me suis donc informé de la réalité du dossier. Celle-ci démontrait le mensonge du scénario asséné.  Les décisions de François Hollande ont bafoué l’ensemble de la chaîne judiciaire, juges de l’application des peines compris. Les magistrats, à raison, les ont perçues comme telle.

C’est la même chose dans l’affaire de Pontoise. Reprenons le scénario proposé : «Malgré une plainte pour viol, un homme de 28 ans est aujourd’hui jugé pour atteinte sexuelle et non pour VIOL au prétexte que l’enfant serait consentante ! » Y souscrire implique de considérer que le parquet de Pontoise qui comprend une dizaine de magistrats, les services de police qui ont procédé à l’enquête préliminaire, les médecins qui ont obligatoirement été consultés sont tous des salauds complices des pédophiles. Au-delà de l’insulte qui leur est faite, cette hypothèse n’est pas sérieuse. J’ai donc été me renseigner dans la mesure du possible, sur le contenu réel de ce dossier. Bis repetita, comme dans l’affaire Sauvage, l’histoire que l’on nous sert est fausse. Je me contenterai de cette affirmation, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, je considère comme confidentiel ce qui a été porté à ma connaissance, du fait de l’instance en cours. Ensuite, le jeune homme poursuivi a un avocat qui assure sa défense, et je ne suis pas là pour faire la même chose. Enfin, rappelant que ma carrière est derrière moi, je ne poursuis aucun autre objectif que celui de lutter contre des dévoiements qui essaient de mettre en cause le droit à un procès équitable imprescriptible dans une société développée. Je demande donc à ceux qui me connaissent de garder raison et de me faire confiance.

Trois solutions

Parce que l’enjeu est important et que cette nouvelle attaque violente contre l’institution, qu’on le veuille ou non, et quelle que soit la fermeté des magistrats saisis de cette affaire, ne peut que l’affaiblir. Il faut par conséquent revenir sur la situation judiciaire de ce dossier. Une plainte a été déposée pour des faits sur lesquels les versions des protagonistes, présumée victime et présumé violeur divergent radicalement. Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet qui, pour résultat de celle-ci, a jugé nécessaire de poursuivre en choisissant la qualification d’abus sexuels plutôt que celle de viol, ce qui implique non pas un passage devant la cour d’assises mais devant le tribunal correctionnel. Je ne suis pas dans la tête des magistrats qui ont pris cette décision, mais je vais essayer de la comprendre au regard des règles impératives qui s’imposent au processus pénal dans la recherche et l’élaboration de la vérité judiciaire. Dont chacun doit savoir qu’elle sera relative, mais que ces règles formelles sont là pour permettre le caractère contradictoire et loyal de la procédure, dans l’intérêt des parties mais aussi de la société tout entière.

Il y a plusieurs raisons qui ont pu amener le parquet à considérer qu’il valait mieux renvoyer l’affaire devant le tribunal correctionnel. La définition du viol dans le code pénal français, est la suivante : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. » Par conséquent la pénétration doit se faire à l’une des quatre conditions citées dans l’article 222-23, qui ne sont pas cumulatives mais alternatives, c’est-à-dire qu’une seule d’entre elles est suffisante. Il appartient donc à l’accusation d’établir l’existence d’au moins une de ces conditions. Mais il faut également établir la conscience qu’avait le présumé violeur d’accomplir la pénétration à l’aide d’une de ces conditions. Parce que, dans le droit pénal français, il existe ce que l’on appelle l’élément moral de l’infraction : « Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre ». Je pense que les membres du parquet, institution hiérarchique, ont pensé, au vu de leur dossier, qu’il leur serait très difficile sinon impossible de rapporter cette preuve. Mais comme l’article 227–25 du même code réprime « le fait par un majeur d’exercer sans violence, contrainte, menace surprise, une atteinte sexuelle sur un mineur de 15 ans est punie de cinq ans d’emprisonnement » et que la jeune fille était âgée de 11 ans au moment des faits, il sera plus facile d’obtenir la condamnation du jeune homme. Mais là encore, en établissant que celui-ci avait conscience de cette minorité. Preuve à la charge du parquet évidemment. De ce que je connais du dossier, il est tout à fait possible que j’aie fait la même chose. Mais dire, comme je l’ai lu partout « la justice française refuse de considérer comme un viol une relation sexuelle avec une jeune fille de 11 ans », est un autre mensonge. Le parquet de Pontoise qui est une partie au procès a pris une position, la juridiction de jugement saisie aura trois solutions :

– Considérer qu’il y a des indices graves et concordants, qu’il y a eu viol, et, dans ce cas-là, requalifier les faits, et renvoyer  l’affaire à une instruction, puisqu’en matière de crime (ce qu’est le viol) l’instruction est obligatoire. À la fin de celle-ci, si le juge d’instruction considère que l’infraction est constituée, il pourra ordonner la mise en accusation du jeune homme devant la cour d’assises. Cette décision est susceptible d’appel, étant examinée par la chambre d’instruction composée de trois magistrats. Ce qui veut dire que sept magistrats du siège (tribunal correctionnel, juge d’instruction et chambre d’instruction) auront à délibérer et statuer sur la nécessité de renvoyer, ou pas, le jeune homme aux assises. Et si tout le monde faisait confiance à ces garanties plutôt que d’insulter les membres du parquet de Pontoise, étalant sur les réseaux et dans la presse, fureur et analphabétisme juridique et judiciaire ? Et si tout le monde s’interrogeait aussi pour savoir si l’intérêt de la jeune fille en passait par là ? Pour les victimes, instruction et audiences de cour d’assises sont de terribles épreuves.

– Il y a une deuxième hypothèse qui est celle de la condamnation du jeune homme pour abus sexuels par le tribunal correctionnel après l’audience du 28 février prochain. Cette décision sera susceptible d’appel et la cour d’appel aura elle aussi le devoir d’apprécier la qualification et éventuellement de revenir au processus précédent.

– La troisième hypothèse est celle d’une relaxe, qui pourra aussi faire l’objet d’un appel qui pourra à nouveau rebattre toutes les cartes.

Le calme et la raison ne sont pas des luxes

Alors on peut trouver ça compliqué, superfétatoire, considérer que le « présumé violeur » devrait déjà être pendu. Mais c’est la façon dont fonctionne un État de droit civilisé pour remplir ses obligations en assurant à tout le monde le droit à un procès équitable. On notera d’ailleurs, le silence des organisations syndicales de magistrats, pourtant très promptes à soutenir les acrobaties procédurales dès lors qu’elles concernent Nicolas Sarkozy ou François Fillon

C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut garder son calme, et faire fonctionner sa raison. Toutes les garanties sont en place pour que le processus se déroule dans les règles et que la justice se prononce. Ce qu’elle n’a pas encore fait aujourd’hui. Cette volonté de certains de faire pression sur l’institution est une tentative de la dévoyer pour lui imposer leurs objectifs. Si elle est d’abord insultante pour les magistrats, elle alimente une défiance délétère vis-à-vis d’une institution dont l’intérêt de tous est qu’elle puisse bien fonctionner.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 16:10

Non Monsieur Mélenchon, Macron n’a pas commis de « coup d’Etat social »

On peut contester la réforme du droit du travail sans tomber dans l'outrance

par

Claude Rochet

Me voilà donc rangé parmi les « porte-plumes, porte-voix, sicaires et spadassins » du régime par Denis Collin, un philosophe marxien dont j’apprécie les travaux, pour avoir contesté la formule de Mélenchon « le coup d’Etat social ». Et je dois dire que je ne suis pas du tout convaincu par son argumentation: oui les ordonnances bouleversent l’ordonnancement juridique du droit du travail, oui c’est un changement dans ce que nous entendions par « République laïque, démocratique et sociale », oui c’est une régression, mais je ferai trois remarques:

Aucune manif de rue n’a renversé Hitler

1) Est-ce pour autant un coup d’Etat? Non, un coup d’Etat est une prise de pouvoir par la force. La subversion de l’ordre existant, un changement radical dans les valeurs de la société imposé de force. Hitler a-t-il pris le pouvoir par un coup d’Etat ? Non, il l’a pris par les urnes, par le jeu des alliances parlementaires, avec le soutien « de la rue » chère à Mélenchon, et a fait son nid dans la constitution de Weimar qui est restée en vigueur jusqu’au 8 mai 1945. Les « ordonnances de l’époque » étaient la loi d’habilitation de quatre ans sur les pleins pouvoirs, que Hitler a tout simplement fait renouveler de 4 ans en 4 ans. Pétain a-t-il fait un coup d’Etat? Non, il a pris le pouvoir par la voie parlementaire donnant ici une légalité au régime de Vichy, et grâce aux voix des socialistes qui ont fourni les troupes de la Collaboration, tandis que le leader de la gauche de la gauche, le Mélenchon de l’époque, Marceau Pivert, partait pour le Mexique où il resta jusqu’en 1945: pas commode pour organiser les manifestations de rue qui ont renversé le nazisme ! Quant aux vrais socialistes qui ont rejoint Londres, on a vite fait de les compter.

Le nazisme ? Parlons-en

2) Était-ce illégitime? Oui, manifestement dans le cas de Vichy, et De Gaulle n’a pas tardé à dénoncer l’illégitimité du régime, car la tradition républicaine a une valeur en droit. Dès avant le vote du 10 juillet, et nonobstant sa forme légale, le régime était illégitime comme l’a dénoncé De Gaulle: « Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruait à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait. Le lendemain naissait la France Libre. »

Mais dans le cas du nazisme? Les bulletins de la SOPADE, organisation du Parti socialiste allemand en exil, dont Ian Kershaw a dépouillé les archives, montrent une adhésion croissante des Allemands au nazisme. Entre opportunisme et franche adhésion, les Allemands soutinrent le régime et jusqu’à la fin. Le nazisme n’a pas été un accident de l’histoire, il s’est inscrit dans  l’histoire allemande, qui va de Fichte aux idéologues volkistes. Le nazisme est venu habilement s’installer dans les pantoufles que le volkisme lui avait préparées, ce qu’a montré Mosse dans son étude sur les origines intellectuelles du III° Reich. Avec le nazisme, nos normes du bien et du mal se sont inversées. Dès lors que le mal est devenu le bien, on pourra parler d’illégitimité au regard d’une tradition allemande issue de l’Aufklärung, mais à court terme le nazisme est apparu comme légitime. Aussi, point de grandes manifestations de rue: il a manqué un Mélenchon à l’Allemagne!

Le précédent Taubira

3) Une politique qui bouleverse de fond en comble un système social est-elle nécessairement le fruit d’un coup d’Etat ? Quand madame Taubira a parlé de « changement de civilisation » a fait passer sa loi sur le « mariage pour tous » en n’ayant que mépris pour le peuple qui la refusait en de – bien réelles celles-ci – manifestations de rue contre lesquelles elle a déchaîné la violence d’Etat, nous avions bien là un coup d’Etat tel que vous le définissez: « Au sens strict du terme, c’est bien une opération séditieuse, une subversion de l’ordre républicain, organisée en usant de toutes les ficelles que permet la constitution bonapartiste de la Ve République, avec une chambre aux ordres.(…) Ce qui est touché, en effet, c’est la définition même de la république dans ce pays : « laïque, démocratique et sociale ». L’instauration du pourtoussisme a bien été une opération séditieuse pour détruire les dernières lignes de résistance de la société contre l’invasion du tout marché: la famille, objet de haine de tout bon gauchiste. Pierre Bergé, dont votre Mélenchon a déclaré « qu’il avait contribué au patrimoine moral de l’insoumission« , a vendu la mèche en déclarant qu’on vendait bien son travail et qu’on pouvait donc bien vendre son ventre.

On pourrait également parler de mai 68, mouvement auquel, sots que nous étions, avons participé. Nous en avons aujourd’hui les clés: il s’agissait de renverser de Gaulle en dressant contre lui la jeunesse (je ne parle pas du mouvement ouvrier de 1968 qui n’a eu avec le « mouvement étudiant » qu’un rapport conjoncturel), répétition réussie de la stratégie américaine des révolutions de couleur.

Les outrances de Mélenchon

Mélenchon est-il bien qualifié pour défendre la République laïque, démocratique et sociale quand il soutient le communautarisme et apporte son soutien à la manif en faveur des pseudos « antifas » qui ont brûlé la « keufmobile » (je cite) avec le projet explicite d’en faire du « poulet rôti », par le truchement de sa député Danielle Obono ? Vous vous en êtes désolidarisé, mais pas Mélenchon.

Les outrances langagières de M. Mélenchon, son mépris de classe envers les électeurs du Front national, son sectarisme pathologique qui s’oppose à tout front uni qui serait susceptible, lui, de mobiliser de grandes manifestions de rue, n’en font pas un leader légitime pour défendre la république laïque, démocratique et sociale, et pas non plus pour mobiliser la rue si l’on en juge à la faible mobilisation de sa manifestation.

 

 

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