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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:50
Cette fausse tradition n’est ni logique ni morale
Didier Husson
Journaliste politique

À quoi rime l’obligation faite aux membres du gouvernement de remporter leur élection législative sous peine d’être débarqués ? La règle n’est ni logique ni morale et, contrairement à ce qui se dit, ne correspond à aucune tradition.

Puisqu’il se pique de rénover la vie politique française, Emmanuel Macron aurait été bien inspiré de rompre avec une règle qui ne satisfait qu’en apparence aux exigences démocratiques et ne répond en fait à aucune logique : celle qui consiste, pour un ministre battu aux législatives, à démissionner. Or, non seulement il n’a rien décidé de tel, mais il a aggravé cette contrainte au nom d’une prétendue « tradition », dont il est facile de démontrer qu’elle n’a jamais existé.

Une victime en 10 ans

Au demeurant, dix années suffiraient-elles à ancrer une tradition ? Elle ne saurait en effet remonter au-delà de la présidence Sarkozy, et à ce compte a fait en tout et pour tout une seule victime : Alain Juppé, défait le 17 juin 2007 dans la deuxième circonscription de la Gironde par la socialiste Michèle Delaunay, et pour cette raison éjecté du gouvernement Fillon dont il aura été l’éphémère numéro deux avec le titre de ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables. C’est bien mince pour une tradition, mais ne s’agit-il pas là au moins d’une règle de bon sens ? Incapable de s’imposer localement, devant ses propres électeurs, est-on digne d’incarner l’exécutif ? La République ne veut pas de « losers » !

Un tel principe ne vaudrait à l’extrême rigueur que pour le candidat sortant, désavoué par ceux qui, ayant été à même de le juger, lui signifient que son bilan est négatif. Cas de figure assez théorique en fait, qui fait fi de toutes les considérations locales, les coups tordus, dissidences et aléas de campagne toujours possibles. Mais enfin, admettons, et rangeons le seul cas existant dans cette catégorie puisque Alain Juppé, s’il n’était pas formellement le sortant (ses ennuis judiciaires l’avaient contraint d’abandonner son mandat de député en 2004), était bien l’homme fort de la circonscription, élu à deux reprises en 1997 et 2002. Encore faut-il noter que la punition fut assez vite levée puisque le banni revint dès 2010 dans le gouvernement Fillon comme ministre de la Défense, puis des Affaires étrangères, avec à chaque fois le rang de ministre d’État.

“Votez pour moi, vous ne me verrez plus!”

Emmanuel Macron place aujourd’hui la barre plus haut en exigeant le départ de tous ses ministres battus, qu’ils soient sortants ou non. La menace, on le sait, pèse sur six membres du gouvernement : non seulement les élus de 2012 Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Christophe Castaner et Annick Girardin, mais aussi Marielle de Sarnez, candidate dans une circonscription qui l’avait sèchement éliminée dès le premier tour en 2007, et Mounir Mahjoubi, pur produit de la « société civile ». Que signifie pour ces derniers l’obligation de conquérir un siège ? Le message envoyé aux électeurs est hélas clair : « Votez pour moi et je ne vous représenterai pas ! Accordez-moi ce mandat car c’est la condition pour que j’en exerce un autre ! » En matière de logique, et même de morale politique, on peut rêver mieux.


Législatives : les ministres vaincus devront démissionner

Impossible en tout cas de déceler ici la moindre trace de « tradition », non plus que du fameux et fumeux « esprit des institutions » que certains observateurs ont cru pouvoir discerner. Esprit, es-tu là ? Assurément non, et trois exemples plus ou moins mémorables attestent au contraire que, si tradition il y a, elle va exactement en sens inverse.

Trois contre-exemples

Le premier remonte à 1967. Le général De Gaulle charge son ministre des Affaires étrangères, le fidèle Couve de Murville, d’aller défier dans le VIIe arrondissement de Paris le presque indéboulonnable Édouard Frédéric-Dupont, élu (à contre-courant) en 1936, battu pour la première fois en 1962 pour cause de dissidence sur le dossier algérien, et qui tente de reconquérir son siège. Auteur en 1946 d’une loi abolissant les cordons des portes cochères, et pour cette raison surnommé « le député des concierges », ou encore « Dupont des loges », il mène une de ces campagnes de terrain dont il avait le génie et vient facilement à bout du rigide Couve de Murville. Que De Gaulle, confirme non seulement dans ses fonctions, mais nommera Premier ministre l’année suivante.

En 1978, Alice Saunier-Séité, ministre des Universités du gouvernement Raymond Barre, tente un parachutage en Moselle sous l’étiquette UDF et y connaît un échec cuisant, éliminée dès le premier tour à la fois par le candidat RPR et par le socialiste. Là encore, Giscard lui conservera son maroquin jusqu’au bout. On dira que des raisons inavouables ont pu influencer son choix puisque dix ans plus tard l’ancien président confiera non sans naïveté dans ses mémoires avoir un jour, lors d’un meeting dont elle assurait la première partie, laissé sa rêverie vagabonder : « Son corps est musclé, avec des mouvements d’une aisance féline, et des jambes qui me paraissent bronzées. Une pensée bizarre me traverse l’esprit : quand elle faisait l’amour, elle devait y mettre la même véhémence. » Louable franchise, diront certains ; maladroit contre-feu, susurreront d’autres, pour faire taire la rumeur qui lui prêtait une connaissance moins hypothétique de la question.

Instabilité gouvernementale

En juin 1988 enfin, Bernard Kouchner, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale dans le premier gouvernement Rocard, mord lui aussi la poussière lors d’un parachutage catastrophique dans le Nord avec l’étiquette socialiste. Largement distancé au premier tour par le communiste Alain Bocquet, il tente, macroniste avant la lettre, de se maintenir en ralliant des centristes, mais, sommé d’obéir à la « discipline républicaine », finit par se retirer. Il conserve néanmoins son poste, le Premier ministre invoquant – point capital – le fait qu’il n’était pas sortant, au contraire de Georgina Dufoix et Catherine Trautmann, qui, elles, doivent quitter le gouvernement.

Distinction de bon sens, qui paraît aujourd’hui oubliée. Car la doctrine Macron, si c’en est une, méconnaît qu’un ministre efficace se condamne par définition à moins arpenter sa circonscription ou, plus lourd de conséquences, celle qu’il convoite. On ne pleurera peut-être pas sur le cas d’éventuelles météores ayant connu un sort défavorable ; on déplorera seulement qu’une prétendue tradition introduise un peu d’instabilité gouvernementale et encourage les ministres, au mieux à se tenir cois, au pire à se laisser tenter par les vieilles ficelles du métier : négocier avec les appareils une circonscription en or et promettre de l’arroser.

 

 

 

Published by Un Sage
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:00
Les enjeux de Versailles
Jacques Sapir
économiste, spécialiste de la Russie.
Pour Jacques Sapir, la rencontre d'Emmanuel Macron et Vladimir Poutine devrait être l'amorce d'une amélioration des relations entre les deux pays. Au-delà des divergences idéologiques, les deux hommes sont des pragmatiques.
Pour Jacques Sapir, la rencontre d'Emmanuel Macron et Vladimir Poutine devrait être l'amorce d'une amélioration des relations entre les deux pays. Au-delà des divergences idéologiques, les deux hommes sont des pragmatiques.
 

 
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. SIPA: 00808759_000017 / AP22057593_000008
La visite que Vladimir Poutine fait en France aujourd’hui excite beaucoup l’imagination des journalistes et du personnel politique. Le fait qu’il sera reçu au château de Versailles, avec un decorum tout à fait singulier est l’une des causes de cette excitation. Elle montre surtout que les enjeux de cette visite, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Emmanuel Macron ne sont pas entièrement perçus. Il est en effet hautement symbolique que Vladimir Poutine soit le premier dirigeant reçu par le nouveau président de la République.
Les enjeux pour Emmanuel Macron
Dans quel contexte cette visite aura-t-elle lieu ? À l’heure actuelle, les relations bilatérales entre la France et Russie sont sévèrement contraintes par la politique de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Ces contraintes dépassent la simple question des sanctions, dont l’importance, hors les sanctions financières, a été plus symbolique que réelle. L’Union européenne a développé depuis 2014, qu’on l’approuve ou qu’on le réprouve, une véritable politique d’hostilité vis-à-vis de la Russie. Ce sera donc un test pour savoir si le président Macron veut alléger la contrainte de l’UE et mettre en œuvre une politique plus française, plus tournée vers les intérêts de la France, envers la Russie ou s’il place la politique étrangère française sous le cadre de l’UE.
Le fait qu’il souhaite que cette visite ait lieu avec un décorum tout particulier, à Versailles, ne doit pas être considéré comme une indication quant à la réussite ou non de cette visite. Cela traduit uniquement l’importance qu’elle revêt. Elle constitue, il est vrai, pour Emmanuel Macron, son véritable baptême du feu en politique internationale. De plus, Emmanuel Macron sait très bien que cette visite sera scrutée à la fois par ses opposants comme par ses soutiens. Son action envers la Russie et Vladimir Poutine sera donc observée avec un grand intérêt à la fois par ses opposants (le parti des « Républicains », mais aussi la gauche radicale de M. Melenchon et le Front national de Marine Le Pen sont tous en faveur d’une amélioration des relations franco-russes) et par ses partisans (qu’il s’agisse du MODEM de François Bayrou, du Parti socialiste ou de son propre parti maintenant appelé LREM). Si cette visite devait se conclure par une annonce dramatique quant à l’amélioration des relations bilatérales, il serait fortement critiqué par ses propres amis. Si la visite est un échec, ses adversaires aussi le critiqueront. On peut donc penser que cette visite débouchera sur certaines améliorations dans les relations bilatérales, mais rien de particulièrement spectaculaire. Mais cela ne signifie pas qu’un processus général d’amélioration n’aura pu être lancé par cette visite, un processus qui se déroulera dans les prochains mois.

Emmanuel Macron, en tant que nouveau président français, doit d’abord montrer qu’il a à l’esprit les intérêts français (quelque chose qui avait un peu manqué à François Hollande). Il doit, ensuite, montrer qu’il défend des principes (mais nous devons voir quel principe viendra en premier). Enfin, il est clair qu’il cherchera à user de cette visite à son avantage politique. Il a été fortement attaqué lors de la campagne présidentielle pour son manque d’expérience dans le traitement des affaires internationales. Il essaiera donc de montrer que ces attaques n’étaient pas fondées. Dans une certaine mesure, les enjeux sont très élevés pour lui, car c’est sa première expérience dans la diplomatie mondiale et il a désespérément besoin de faire une impression durable ou l’image du « gamin inexpérimenté » lui collera à la peau.

Emmanuel Macron a explicitement déclaré qu’il voulait des « bonnes relations » avec la Russie. Il est définitivement un homme pragmatique, et non pas quelqu’un dont la pensée internationale est profondément chargée d’idéologie, tout comme le furent François Hollande ou ses ministres des Affaires étrangères, qu’il s’agisse de Laurent Fabius ou de Jean-Marc Ayrault. Dans ce contexte, il n’est donc pas si surprenant que le premier chef d’Etat étranger à être invité à Paris soit M. Poutine. Soit dit en passant, il existe maintenant une concurrence au sein de l’Union européenne, et plus précisément entre la France, l’Allemagne et l’Italie pour améliorer les relations avec la Russie et particulièrement les relations économiques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de divergences entre la France et la Russie, soit au Moyen-Orient, soit en Ukraine. Mais ces différences et divergences ne sont pas considérées comme un obstacle à l’amélioration des relations avec les deux pays.

Les enjeux pour Vladimir Poutine

De même, cette visite présente des enjeux importants pour Vladimir Poutine. D’une part, elle met fin à la tentative des pays de l’UE d’« isoler » la Russie. Cette politique n’avait guère de sens, et elle s’est traduite dans les fait par un resserrement des relations entre la Russie et la Chine, mais aussi par une montée en puissance de l’Organisation de Coopération et de Sécurité, ce que l’on appelle « l’organisation de Shanghai ». Le fait que l’Inde et le Pakistan aient décidé formellement de rejoindre l’OCS est bien la preuve que cette politique d’isolement était d’une grande futilité. Mais elle a provoqué des dommages importants aux relations entre les pays de l’Union européenne et la Russie et, de ce point de vue, la visite à Versailles de Vladimir Poutine peut marquer le début d’une nouvelle période, plus empreinte de pragmatisme.

D’autre part, Vladimir Poutine entend bien concrétiser, lors de cette visite, de nouvelles avancées dans le domaine économique. Il faut ici comprendre la logique des relations économiques entre la Russie et les pays de l’UE à travers deux prismes. Le premier est celui de l’évolution actuelle de l’économie russe. Cette dernière est sortie de la crise dans laquelle l’avait plongée l’effondrement des prix du pétrole. Mais la reprise pourrait être insuffisante eu égard aux objectifs politiques du gouvernement russe. Le second est celui des développements de l’Union eurasienne, qui s’avère chaque jour un projet de plus en plus important. Dans le développement de cette Union eurasienne, la question de l’équilibre des relations entre la Chine et la Russie apparaît comme fondamentale. Qu’il s’agisse du projet de la « Route de la Soie » ou qu’il s’agisse des relations triangulaires entre la Russie, la Chine et le Kazakhstan, le fait que la Russie ne puisse s’adosser à de bonnes relations avec les pays de l’Union européenne est un problème.

La Russie, en effet, a tout intérêt à se présenter comme un « pont » entre l’Union eurasienne et les pays d’Europe occidentale. De bonnes relations avec ces derniers auront des répercussions très favorables au sein même de l’Union eurasienne. On comprend ainsi tout l’intérêt, pour Vladimir Poutine, que cette visite se conclue, comme on l’a dit, non pas sur des résultats immédiatement spectaculaires, mais sur un processus de normalisation progressive des relations avec les pays de l’Union européenne. Tel est donc l’enjeu pour Vladimir Poutine de cette rencontre de Versailles.

Il est peu douteux qu’il ne soit sensible à l’attention d’Emmanuel Macron qui le reçoit dans un cadre fastueux. Mais il est tout aussi peu douteux qu’il se laisse aveugler par les ors que l’on déploiera pour lui. Vladimir Poutine est avant tout un réaliste ; c’est aussi un pragmatique, une caractéristique qu’il partage donc avec Emmanuel Macron.

Voici donc ce que cachent les ors de Versailles. Les deux présidents ont un intérêt commun à ce que cette visite se passe bien. Mais Emmanuel Macron se trompe lourdement s’il se figure recevoir un président russe affaibli ou en difficulté. Les problèmes actuels de l’économie russe sont parfaitement solvables avec les moyens de la politique économique russe. Quant à Vladimir Poutine, il doit lui aussi comprendre que les enjeux pour son pays d’une issue favorable de cette visite sont importants. Il prendrait un gros risque, et ferait certainement une grave erreur, en traitant Emmanuel Macron comme un « gamin inexpérimenté ». Ces deux dirigeants doivent tirer un trait sur le dogmatisme qui imprégnait les relations franco-russes du temps de François Hollande. Le fait que l’un et l’autre soient des pragmatiques est plutôt de bon augure.

 

Published by Un Sage
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:00
Législatives: une Assemblée de novices, pour le meilleur ou pour le pire?
Par Ludwig Gallet

Le parti politique d'Emmanuel Macron se prépare à réussir son raz-de-marée au second tour des législatives. ce renouveau défendu par le président ne ravit pas tout le monde.

Des "godillots" en veux-tu en voilà. Depuis des jours, les responsables politiques opposés à Emmanuel Macron n'ont plus que ce mot à la bouche. Alors que le président de la République semble bien parti pour obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée, sa stratégie de renouvellement du palais Bourbon suscite bien des interrogations. "C'est l'Assemblée des Mickeys qui se prépare", s'amuse un député socialiste sortant. Le président lui-même commencerait à douter des bienfaits de sa future (large) majorité annoncée. "Nous allons avoir beaucoup d'élus, presque trop", aurait-il fait savoir à ses conseillers.

Une "révolution démocratique"

Difficile, pour le moment, de savoir précisément combien de députés obtiendront pour la première fois un siège au Palais Bourbon. Mais entre la volonté de réserver la moitié des investitures à des personnalités issues de la société civile et l'entrée en application de la loi sur le nom cumul des mandats, le taux de renouvellement des élus historiques pourrait approcher le record de 1958. "A l'époque, l'Assemblée avait été renouvelée aux 3/4, commente pour L'Express Etienne Ollion, chercheur au CNRS. D'importantes personnalités politiques avaient déjà dû laisser leur place. On se dirige vers quelque chose d'assez semblable cette année". Egalement contacté, l'ancien ministre du Logement Benoit Apparu, qui a choisi d'abandonner son mandat de parlementaire, abonde. "L'un des avantages, c'est que cela va donner un souffle nouveau sur le parlement."

Le scrutin à venir aurait donc ce petit quelque chose d'historique. "Ce que Macron a réussi, c'est un bouleversement sans violence, c'est une révolution démocratique, reconnaît le député socialiste Gilles Savary, soutien de Macron pendant la campagne et aujourd'hui potentielle victime du rouleau compresseur En Marche dans sa circonscription. Les Français cherchaient un exutoire, Emmanuel Macron leur a offert. Maintenant, les électeurs vont envoyer des gens Paris [à l'Assemblée nationale, NDLR] par réflexe, sans vraiment savoir pourquoi."

Les candidats LREM n'ont pas été formés

Annie Chapelier a été investie par En Marche dans le Gard. Elle n'avait auparavant jamais goûté à la politique mais s'offusque de ce genre de critiques. "C'est la dernière cartouche des professionnels de la politique", répond l'infirmière anesthésiste de profession. "Même sans expérience politique, nous avons tous conscience de la nécessité d'agir dans l'intérêt des citoyens et du rôle qui nous incombe."

Au-delà de ces considérations très générales, Benoist Apparu s'interroge. "Dans tout job, un peu d'expérience n'a jamais fait de mal. Cela permet d'avoir des gens en mesure de passer le témoin, d'aider, d'accompagner les nouveaux dans leurs nouvelles fonctions." Ce qui ne serait pas forcément évident avec la composition de la future assemblée. "Je ne sais pas comment on va former les nouveaux. Je ne sais pas non plus comment on va accorder les postes à responsabilité au sein de l'Assemblée. En les réservant aux élus En Marche sortant? Ce n'est pas garanti du tout, ce sont tous des socialistes. On ne va pas placer que des socialistes aux postes à responsabilité."

Etienne Oillon imagine déjà voir déchanter certains "primo-élus". Au point de juger probable quelques défections de fait au sein du groupe majoritaire. "C'est un phénomène que l'on constate lorsque les taux de renouvellement sont élevés. Les élus se rendent compte de la réalité de la fonction, qui nécessite de faire la navette entre Paris et sa circonscription, en prenant le temps de recevoir de nombreux administrés."

A L'Express, Annie Chapelier confirme ne pas avoir reçu de formation de la part d'En Marche, pour sensibiliser les potentiels futurs députés. "Ce n'était sans doute pas possible au vu du calendrier des investitures. Mais la commission m'a appelée pendant plus de deux heures pour apprendre à me connaître, ainsi que ma conception de la fonction."

Des "mercenaires" à la manoeuvre?

Reste que le grand nettoyage en cours laisse craindre chez certains une perte d'influence du pouvoir législatif, déjà bien entamé sous la Ve République. "Je crois que le problème n'est pas celui du manque d'opposition. Ce sera le manque d'expérience. Un bon parlementaire doit avoir une conception élevée de sa fonction, dont le rôle consiste tout de même, dans les textes, à contrôler l'exécutif. Là, on peut anticiper un pouvoir un peu plus bonapartiste, avec un gros groupe de parlementaires dirigés par un petit groupe de mercenaires issus des vieux partis."

"La réalité c'est que tout peut se passer, tempère Benoist Apparu. On peut avoir l'assemblée des godillots. Mais ça peut aussi être le bordel généralisé, avec des députés qui vont se dire 'non, moi je fais de la politique autrement'". "Les députés, même aujourd'hui, font assez peu la loi, rappelle toutefois Etienne Ollion. Elle découle généralement de la production des cabinets ministériels, les parlementaires la votent ensuite, avec un pouvoir d'amendement. Les novices pourront poursuivre ce travail même s'ils n'ont pas l'expérience de leurs prédécesseurs."

"Voter la loi ne s'invente pas"

Un point, tout de même, inquiète Benoist Apparu. "Prenez un médecin, élu LREM pour la première fois à l'Assemblée. Le risque, c'est de le voir voter toutes les lois automatiquement et de ne le voir s'intéresser qu'au projet de loi santé, texte sur lequel il pourra se montrer très agaçant pour l'exécutif. A un moment donné, voter la loi, ça ne s'invente pas."

Mais au-delà de la sensation d'apparaître comme une référence aux yeux des collègues, cette spécialisation permettrait aussi de tenir tête aux "influenceurs", aux lobbys qui se présentent quelques fois devant les députés avec des amendements clé en main et des arguments rodés. Annie Chapelier refuse de croire à cette théorie. "Nous serons en mesure de faire valoir notre indépendance. Nous sommes neufs, ce sont nos prédécesseurs qui ont fait en sorte que ces mécanismes se mettent en place." Autant d'interrogations qui ne trouveront de réponses qu'avec l'exercice parlementaire. Vivement la rentrée.

 

Published by Un Sage
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:00

Législatives: une Assemblée de novices, pour le meilleur ou pour le pire?

Par Ludwig Gallet

Le parti politique d'Emmanuel Macron se prépare à réussir son raz-de-marée au second tour des législatives. ce renouveau défendu par le président ne ravit pas tout le monde.

Des "godillots" en veux-tu en voilà.

Depuis des jours, les responsables politiques opposés à Emmanuel Macron n'ont plus que ce mot à la bouche. Alors que le président de la République semble bien parti pour obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée, sa stratégie de renouvellement du palais Bourbon suscite bien des interrogations. "C'est l'Assemblée des Mickeys qui se prépare", s'amuse un député socialiste sortant. Le président lui-même commencerait à douter des bienfaits de sa future (large) majorité annoncée. "Nous allons avoir beaucoup d'élus, presque trop", aurait-il fait savoir à ses conseillers.

Une "révolution démocratique"

Difficile, pour le moment, de savoir précisément combien de députés obtiendront pour la première fois un siège au Palais Bourbon. Mais entre la volonté de réserver la moitié des investitures à des personnalités issues de la société civile et l'entrée en application de la loi sur le nom cumul des mandats, le taux de renouvellement des élus historiques pourrait approcher le record de 1958. "A l'époque, l'Assemblée avait été renouvelée aux 3/4, commente pour L'Express Etienne Ollion, chercheur au CNRS. D'importantes personnalités politiques avaient déjà dû laisser leur place. On se dirige vers quelque chose d'assez semblable cette année". Egalement contacté, l'ancien ministre du Logement Benoit Apparu, qui a choisi d'abandonner son mandat de parlementaire, abonde. "L'un des avantages, c'est que cela va donner un souffle nouveau sur le parlement."

Le scrutin à venir aurait donc ce petit quelque chose d'historique. "Ce que Macron a réussi, c'est un bouleversement sans violence, c'est une révolution démocratique, reconnaît le député socialiste Gilles Savary, soutien de Macron pendant la campagne et aujourd'hui potentielle victime du rouleau compresseur En Marche dans sa circonscription. Les Français cherchaient un exutoire, Emmanuel Macron leur a offert. Maintenant, les électeurs vont envoyer des gens Paris [à l'Assemblée nationale, NDLR] par réflexe, sans vraiment savoir pourquoi."

Les candidats LREM n'ont pas été formés

Annie Chapelier a été investie par En Marche dans le Gard. Elle n'avait auparavant jamais goûté à la politique mais s'offusque de ce genre de critiques. "C'est la dernière cartouche des professionnels de la politique", répond l'infirmière anesthésiste de profession. "Même sans expérience politique, nous avons tous conscience de la nécessité d'agir dans l'intérêt des citoyens et du rôle qui nous incombe."

Au-delà de ces considérations très générales, Benoist Apparu s'interroge. "Dans tout job, un peu d'expérience n'a jamais fait de mal. Cela permet d'avoir des gens en mesure de passer le témoin, d'aider, d'accompagner les nouveaux dans leurs nouvelles fonctions." Ce qui ne serait pas forcément évident avec la composition de la future assemblée. "Je ne sais pas comment on va former les nouveaux. Je ne sais pas non plus comment on va accorder les postes à responsabilité au sein de l'Assemblée. En les réservant aux élus En Marche sortant? Ce n'est pas garanti du tout, ce sont tous des socialistes. On ne va pas placer que des socialistes aux postes à responsabilité."

Etienne Oillon imagine déjà voir déchanter certains "primo-élus". Au point de juger probable quelques défections de fait au sein du groupe majoritaire. "C'est un phénomène que l'on constate lorsque les taux de renouvellement sont élevés. Les élus se rendent compte de la réalité de la fonction, qui nécessite de faire la navette entre Paris et sa circonscription, en prenant le temps de recevoir de nombreux administrés."

A L'Express, Annie Chapelier confirme ne pas avoir reçu de formation de la part d'En Marche, pour sensibiliser les potentiels futurs députés. "Ce n'était sans doute pas possible au vu du calendrier des investitures. Mais la commission m'a appelée pendant plus de deux heures pour apprendre à me connaître, ainsi que ma conception de la fonction."

Des "mercenaires" à la manoeuvre?

Reste que le grand nettoyage en cours laisse craindre chez certains une perte d'influence du pouvoir législatif, déjà bien entamé sous la Ve République. "Je crois que le problème n'est pas celui du manque d'opposition. Ce sera le manque d'expérience. Un bon parlementaire doit avoir une conception élevée de sa fonction, dont le rôle consiste tout de même, dans les textes, à contrôler l'exécutif. Là, on peut anticiper un pouvoir un peu plus bonapartiste, avec un gros groupe de parlementaires dirigés par un petit groupe de mercenaires issus des vieux partis."

"La réalité c'est que tout peut se passer, tempère Benoist Apparu. On peut avoir l'assemblée des godillots. Mais ça peut aussi être le bordel généralisé, avec des députés qui vont se dire 'non, moi je fais de la politique autrement'". "Les députés, même aujourd'hui, font assez peu la loi, rappelle toutefois Etienne Ollion. Elle découle généralement de la production des cabinets ministériels, les parlementaires la votent ensuite, avec un pouvoir d'amendement. Les novices pourront poursuivre ce travail même s'ils n'ont pas l'expérience de leurs prédécesseurs."

"Voter la loi ne s'invente pas"

Un point, tout de même, inquiète Benoist Apparu. "Prenez un médecin, élu LREM pour la première fois à l'Assemblée. Le risque, c'est de le voir voter toutes les lois automatiquement et de ne le voir s'intéresser qu'au projet de loi santé, texte sur lequel il pourra se montrer très agaçant pour l'exécutif. A un moment donné, voter la loi, ça ne s'invente pas."

Mais au-delà de la sensation d'apparaître comme une référence aux yeux des collègues, cette spécialisation permettrait aussi de tenir tête aux "influenceurs", aux lobbys qui se présentent quelques fois devant les députés avec des amendements clé en main et des arguments rodés. Annie Chapelier refuse de croire à cette théorie. "Nous serons en mesure de faire valoir notre indépendance. Nous sommes neufs, ce sont nos prédécesseurs qui ont fait en sorte que ces mécanismes se mettent en place." Autant d'interrogations qui ne trouveront de réponses qu'avec l'exercice parlementaire. Vivement la rentrée.

 

 

Published by Un Sage
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 17:26
Actualités
Météo: un pic de chaleur en vue avec des températures jusqu'à 38°C

Selon les instituts météorologiques, une vague de chaleur s'installe sur le pays dès aujourd'hui. Le mercure pourrait dépasser les 35°C dans le courant de la semaine

Le soleil est bien parti pour prendre ses quartiers d'été en avance, cette année. D'après Météo France, le soleil dominera largement dans le ciel ce samedi et les températures vont regarder vers le haut.

Ce samedi après-midi, selon La Chaine Météo, les températures seront comprises entre de 25 et 30°C au nord d'une ligne Nantes/Paris/Metz et entre 30 à 35°C partout ailleurs, avec des pointes à 37°C dans le Quercy. Près de la Méditerranée, il fera moins chaud (vent marin oblige) avec 25°C en moyenne.

La présence d'un anticyclone explique ces températures élevées. "On observe de hautes pressions, vers l'est de la France, qui favorisent les remontées d'air en provenance du Maghreb et de la péninsule ibérique", explique le météorologie Fredéric Decker (MeteoNews) au Parisien.

Le phénomène est bien parti pour durer. Si les journées de lundi et mardi devraient marquer une courte accalmie, celles de mercredi et jeudi devraient marquer une nouvelle hausse du mercure. Le risque d'incendie devrait cependant rester relativement limité.

Tendance anticyclonique pour les quinze jours à venir

Cette nouvelle ne fera pas plaisir à tout le monde, puisque le beau temps favorisera la libération des pollens de graminées dans l'air, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique.

Selon MeteoNews, les températures pourraient, quoi qu'il en soit, atteindre 35 à 38°C par endroits en milieu de semaine. Le beau temps, lui, ne devrait pas quitter l'hexagone: selon Fredéric Decker, "la tendance à dix-quinze jours est anticyclonique".

 

 

 

Published by Un Sage
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:32
Des étudiants en médecine reçoivent leur premier cours d'anatomie avec un vrai corps humain. Ils sont tous réunis autour d'une table d'opération avec le corps recouvert d'un drap blanc.Le professeur leur dit:En médecine, il faut avoir 2 qualités importantes.La première, il ne faut pas être dégoûté.Là-dessus le prof retire le drap, enfonce un doigt dans l'anus du mort et quand il l'a retiré, il suce son doigt.Allez, faite la même chose que moi !Les étudiants après quelques minutes d'hésitation passent chacun leur tour.Ils enfoncent leur doigt dans l'anus et sucent leur doigt après l'avoir retiré.Quand tout le monde a fini le prof les regarde et leur dit:La deuxième qualité c'est l'observation:J'ai enfoncé mon majeur et j'ai sucé mon index.
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Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori.Ils pêchent tranquillement en buvant leur bière.Presque silencieusement, afin de ne pas effrayer le poisson, l'un d'eux dit : "Je pense que je vais divorcer d'avec ma femme, elle ne m'a pas parlé depuis plus de 2 mois." Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement : "Penses-y bien, des femmes comme ça, c'est dur à trouver."
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Un homme en très mauvais état se présente devant St-Pierre, après une mort apparemment violente.Celui-ci demande: Mais qu'est ce qui s'est passé ?L'homme explique: J'étais guide de safari en Afrique et j'accompagnais un groupe de six femmes belges et une suisse. En traversant un pont de lianes au dessus d'une rivière infestée de crocodiles, un coup de vent nous a fait basculer. On a tous réussi à se retenir aux cordages. Nous étions suspendus en l'air et comme le pont menaçait de lâcher à cause du poids, il fallait que quelqu'un se sacrifie. Comme j'étais le seul homme...Une minute plus tard, St-Pierre voit débarquer les six belges dans le même état que l'homme qu'il vient de conduire au Paradis. Il demande immédiatement aux arrivantes: - Mais ce brave homme qui s'est sacrifié, a-t-il donc fait ça pour rien ?L'une des belges explique alors: C'est a cause de cette maudite suisse qui nous accompagnait...Quand le guide s'est laisse tomber, elle a dit: Un homme aussi courageux, il mériterait qu'on
l'applaudisse...
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Un type va au restaurant.Il demande à la serveuse :- Pourriez-vous me servir du poisson pas très frais, avec des patates pas très cuites, du pain de la semaine dernière, du vin qui sent le vinaigre et en plus vous asseoir en face de moi et me faire la tête.- Mais pourquoi donc, Monsieur ?- Parce que comme cela j'aurai l'impression de dîner à la maison !
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ça se passe pendant la révolution française. Trois prisonniers un Français, un Belge, et un Suisse ont été jugés coupables de crimes abominables. Ce qui leur vaut à tous les trois la peine de mort.Le jour de l'exécution ils s'avancent chacun leur tour devant le gibet où ils seront décapités. Le Français est le premier à s'avancer.- Rien à déclarer ? demande le bourreau- Non répond le Français de toute sa hauteur Dieu fera un miracle pour me sauver car il sait que je suis innocent. Le Bourreau, qui en a entendu d'autres, lui passe la tête dans la guillotine abaisse le levier et Oh!! miracle le couperet s'arrête à deux centimètres du cou du condamné. Etant donné qu'il s'agit d'un événement extraordinaire ce dernier est gracié.Vient le tour du Belge. Même question du bourreau : - Rien à déclarer ?- Non répond celui-ci car je sais que pour moi aussi Dieu fera un miracle.Le bourreau, qui commence sérieusement à douter de son choix de carrière lui glisse la tête dans la guillotine, abaisse le levier et le même scénario se produit, le couperet stoppe net à deux centimètres du cou du condamné et a l'exemple du précédent, celui-ci est aussi gracié.S'avance enfin le Suisse. - Rien à déclarer ? lui demande le bourreau qui trouvait que sa journée allait vraiment mal.- Et bien oui répond le Suisse. Je voulais juste vous dire qu'il y a un gros nœud dans la corde qui retient votre gros couperet.
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Une blonde vient de perdre son chien. Son amie (brune) lui dit : " Tu n'as qu'à mettre des affiches dans la rue, tu le décris tu donnes des détails et tu verras bien ". La blonde lui répond : "Mais tu es encore plus bête qu'une blonde, mon chien ne
sait pas lire !"
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C'est une religieuse qui rentre dans un magasin d'alimentation.Elle achète une énorme bouteille de porto et dit à la caissière:- J'achète cette bouteille pour soigner la constipation de la Mère Supérieure.Une heure plus tard, alors qu'elle vient de sortir du magasin, elle croise la religieuse dans la rue, assise sur un banc, avec la bouteille vide à côté d'elle. La religieuse a l'air aussi bourrée que le métro aux heures de pointe.- Mais enfin ma Sœur! Vous m'aviez dit que cette bouteille était pour soigner la constipation de la mère supérieure !- Mais c'est la vérité ! Vous verrez, ça va vraiment la faire chier de me voir dans cet état.
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Une blonde se dirige vers sa boite aux lettres, regarde dedans, referme la petite porte et rentre chez elle. Quelques minutes plus tard, elle ressort, va vers la boîte aux lettres, regarde dedans, referme la petite porte et rentre chez elle.Elle répète ce manège plusieurs fois avant qu'un voisin qui assistait à la scène ne lui demande :- Vous devez attendre une lettre ou un paquet très important aujourd'hui !La blonde répond :- Non, c'est juste que ce foutu ordinateur n'arrête pas de me dire que j'ai du courrier !
 
 
Published by Un Sage
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:47
La "Banque Savoisienne" a retrouvé ses cinq  drapeaux flambant neufs sur sa toiture.
Ceux-ci vétustes avaient disparu déchiquetés par la tempête.

C'est avec plaisir que je les revois à nouveau battre tous les matins à tous les vents
Il sont pratiquement au même niveau que mon domicile:
Flottant à la bise venant du Léman ils annoncent le beau temps, et le mauvais temps avec le vent de Thorens.
C'est un très bon baromètre!!
Published by Un Sage
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 15:29

Un grand mystère

La croix située au sommet de la rue des fours vient d'être soigneusement emmaillotée de pied en cape avec une toile en matière plastique transparente. Itou pour les autres !!!

La croix du haut des Fours

Dans quel but?
Est-ce le camouflage des symboles trop ostentatoires de la chrétienté pour le respect de la "Sainte laïcité"?
L'avenir nous le dira……
 
Published by Un Sage
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:45
Dans mon jardin les dégâts sont irréversibles
Je m'en suis aperçu trop tard!!

Mes buis sont "foutus" ,les feuilles sont complètement sèches

Donner l'alerte

Si une de vos plantes est touchée ou en cas de capture d'un papillon dans un piège, vous devez informer le voisinage de la présence du ravageur.

Des actions collectives de surveillance et de traitement sont indispensables pour limiter la propagation de la pyrale du buis.

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La pyrale du buis, un papillon originaire d’Asie orientale  a été découverte pour la première fois en Europe en 2006 en Allemagne. Les premières observations en Suisse ont été réaliséesen 2007. Tout d’abord localisée dans la région de Bâle, elle s’est depuis propagée à un rythme effréné et aujourd’hui, trois ans après son introduction, sa présence est avérée dans tout le nord de la Suisse, du canton de Vaud jusqu’au canton des Grisons et tout dernièrement au Tessin. Entre-temps, des foyers ont également été signalés en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Autriche, ce qui montre que la propagation s’effectue sur un large périmètre de façon avant tout passive, soit par le transport de matériel végétal infecté, et sur des distances restreintes de façon active, soit à la force des ailes. L’espèce a été inscrite sur la liste d’alerte de l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes OEPP.

Plantes-hôtes:

Pour l’instant, en Europe, le ravageur ne s’en est pris qu’au buis (Buxus sempervirens). Si, parmi les formes domestiques utilisées en horticulture, l’infestation touche particulièrement les variétés à petites feuilles, elle ne s’est pour l’instant que peu étendue aux populations poussant à l’état sauvage.

Symptômes:

La chenille en quantité industrielle

Les chenilles rongent les feuilles et sont capables, lors d’une forte infestation, de défolier entièrement un buis ou d’altérer son aspect esthétique, le buis prenant alors une couleur brunâtre. Les chenilles, avec leur corps vert olive et au motif caractéristique, laissent sur l’arbuste des fils de soie parsemés de crottes. Les premiers signes d’une infestation sont les crottes et les fils blancs. Comme les chenilles se nourrissent tout d’abord à l’intérieur du buisson, l’infestation est souvent détectée trop tard, lorsque des endroits sont déjà brunâtres ou que des fils de soie sont visibles à l’extrémité des branches.

Biologie!

La chenille mutée en papillon

Après avoir hiverné, la première génération de ces papillons aux couleurs distinctes prend son vol en juin et va déposer ses oeufs en groupe à la face inférieure des feuilles. Au stade de jeunes chenilles, elles décapent tout d’abord la face superficielle des feuilles pour, en grandissant, dévorer l’intégralité du feuillage de leur hôte. En cas de forte infestation, l’écorce verte des rameaux est également attaquée.
La nymphose dure environ un mois. Les chenilles se transforment ensuite dans une logette tissée entre les feuilles.
Les papillons en sortent deux à trois semaines après et cherchent de nouveaux où déposer leurs oeufs. Ils ne vivent qu’une semaine et volent surtout la nuit. En Europe occidentale, l’espèce produit deux à trois générations par an. La dernière génération passe l’hiver en l’état de jeunes chenilles logées dans des cocons tissés et attachés à l’arbuste ou dans des fissures de l’arbuste. Et début mars déjà, elles quittent leur bouclier et continuent à s’alimenter sur les feuilles.

Mesures:

A petite échelle, il est possible de ramasser régulièrement les chenilles à la main.
Cependant, celles qui se trouvent à l’intérieur de l’arbuste ne se laisseront pas si facilement découvrir. .En cas de fort pullulement, on peut détruire les chenilles de papillon en traitant les arbustes avec un insecticide approprié et homologué,p.ex. un inhibiteur de croissance des insectes ou un produit de Bacillus thuringiensis.
Ces substances doivent être appliquées si possible au début de la nymphose. Il est recommandé d’arracher les plantes isolées fortement atteintes, car elles constituent un foyer idéal pour la propagation.
Lors de l’élimination des buis, il convient de veiller à ce qu’ils finissent incinérés ou finement hachés. Il s’agit également
de renoncer à transporter du buis venant de régions infestées dans des régions exemptes d’infection. En cas de récurrence,
il est conseillé de remplacer le buis par une autre espèce.

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Un article du messager
S’il est bien un insecte ravageur des haies, c’est la pyrale du buis.
Cette petite chenille s’attaque depuis quelques années aux buis français. Et avec tous les jardins à la française, bien délimités par de jolies haies de buis, elle a de quoi faire.
Sauf qu’en quelques semaines elle est capable de ravager totalement une haie. Et de causer la mort des arbustes. « Seuls ceux qui font 6/7 mètres de haut, comme à la plage de la Pinède, peuvent résister, car ils ont suffisamment de feuilles pour se régénérer », explique Bernard Delorme, responsable des parcs et jardins de la ville de Thonon-les-Bains.
Pour les autres, si la chenille fait son apparition, c’est peine perdue, « vu qu’il y a plusieurs générations par an ».
En France, où son apparition remonte à une dizaine d’années, « la bataille contre la pyrale du buis est perdue d’avance », soupire M. Delorme. La lutte biologique est donc aussi impensable qu’impossible.
A Thonon, les dégâts sont largement visibles : des buis entiers, desséchés, ornent désormais les bords des chemins et les jardins de particuliers.
A Sciez, la buxaie de Coudrée, une des plus grandes d’Europe, n’est plus en très bon état depuis le passage de la pyrale en 2013.

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Les traitements contre la pyrale du buis, la chenille dévastatrice de nos buis:

Différentes méthodes de lutte existent pour combattre ce nouveau ravageur qui s'en prend à vos buis. C'est souvent l'association de plusieures méthodes de luttes qui sauveront vos buxus.
Il est indispensable de détecter le plus tôt possible une éventuelle infestation, si vous êtes dans une zone sensible, vous devez inspecter vos buis au moins une fois par semaine.
Vous pouvez compléter votre surveillance par la mise en place de piège à phéromone pour capturer les papillons mâles, en plus de limiter les attaques, ces pièges vous permettrons de détecter plus tôt la présence d’éventuels papillons.
Une visite régulière des pièges en complément de l'inspection physique des plantes vous permettra de traiter plus rapidement et donc de protéger plus efficacement vos buis.

Le traitement insecticide chimique contre la pyrale du buis:

Les pyréthrinoïdes sont des insecticides de contact, s'ils sont efficaces, ils ont aussi l’inconvénient de ne pas être sélectifs, et de toucher également les insectes auxiliaires utiles. Les molécule les plus utilisés sont la deltaméthrine (Decis par exemple) ou la cyperméthrine.
Une alternative aux pyréthrinoïdes est le diflubenzuron (Dimilin Flo). Il s'agit d'un régulateur de croissance des insectes mais il n'est réellement efficace que s'il est appliqué lorsque les chenilles sont très petites, idéalement juste après l'éclosion des œufs.
Les régulateurs de croissance agissent essentiellement par ingestion et sont donc plus sélectifs que les pyréthrinoïdes. e tritemznt
Le traitement biologique contre la pyrale du buis
Une option biologique sont les bactéries entomopathogènes, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Delfin par exemple). Cet agent pathogène est efficace lorsqu'il est ingéré par les chenilles.
Le Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki, couramment désigné par son acronyme Btk, est une bactérie qui vit naturellement dans le sol. Depuis une trentaine d'années, on l'utilise partout dans le monde comme agent de lutte biologique pour réprimer les populations de divers insectes ravageurs forestiers et agricoles.
La chenille est infectée lorsqu'elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie.
Cette bactérie produit des spores et des cristaux de protéines qui entraînent la libération d'une substance toxique dans l'intestin des chenilles. Cette substance leur corrode la paroi intestinale et a pour effet de paralyser les mâchoires de la chenille.
Quelques heures après l'absorption du produit, la chenille ne peut plus s'alimenter et meurt dans les jours suivants.
Des études ont démontré l’efficacité du traitement biologique opposé aux solutions chimiques.

ATTENTION,la réglementation évolue régulièrement.

La liste des spécialités commerciales destinées à être utilisées pour lutter contre la pyrale du buis sont disponibles à l'adresse Internet suivante:"e-phy.agriculture.gouv.fr" :
La lutte mécanique contre l'infestation de vos buis

Vous pouvez lutter mécaniquement Pour réduire l'attaque des chenilles et dans l'attente d'effectuer un traitement avec le bacille de thuringe.
- Si vos buis sont de petites taille et peu nombreux, il est possible d'envisager une lutte physique en coupant les parties de la plante infestées et en enlevant manuellement les œufs, les chenilles vertes et noires et les chrysalides de la pyrale du buis
-Si vous possédez
s de buis ou des buis de grandes taille, vous pouvez secouer ou frapper vos buis avec un bâton. Les chenilles étant sensibles aux vibrations, elles tomberont au sol. Pour faciliter le ramassage, disposer au préalable un filet ou un tissu au pied vos buis. Vous pourrez ensuite ébouillanter ou brûler les chenilles.

PS : la pyrale du buis n'est pas une chenille urticante.

La mise en quarantaine ou la protection des buis encore sains:

Vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis qui ne sont pas encore touchés.
De mars à octobre, tant que la présence des papillons est signalée dans votre secteur, vous placez un filet à maille fine sur vos buis.
L'usage du même filet placé sur un buis touché fera office de mise en quarantaine et évitera que des papillons nés dans le buis aillent pondre sur les buis voisins.
Un Filet "anti-pyrale-du-buis" sera très prochainement en vente dans les jardineries.

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 18:00

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Qatar-Arabie Saoudite: les dessous d’un divorce
Pire que financer Daech? Se rapprocher de l’Iran!
Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Ne nous y trompons pas : si l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont brutalement rompu avec le Qatar, c'est parce que l'émirat s'est récemment rapproché de l'Iran. La lutte contre l'Etat islamique a parfois bon dos...

Sommet du Golfe, 2014. Sipa. Numéro de reportage : AP21664736_000013.

Rien ne va plus dans le Golfe persique. En plein Ramadan, la fitna (discorde) gagne les pétromonarchies sunnites : Emirats arabes unis, Bahreïn, Egypte et Maldives viennent de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Contre toute attente, ce dernier se voit accusé par ses anciens alliés de soutenir le terrorisme de l’Etat islamique, des Frères musulmans et de divers groupes pro-iraniens agissant au Bahreïn et en Arabie. En vingt-quatre heures, les diplomates qataris en poste dans les pays concernés ont été sommés de faire leurs bagages, les liaisons aériennes vers Doha suspendues, Qatar Airways interdit de vol et la frontière qataro-saoudienne – seul débouché terrestre de l’émirat – coupée. Du même coup, la coalition arabe qui bombarde le Yémen contre la rébellion houthie vient d’exploser en vol.

Le prétexte Daech

D’ordinaire, Ryad et Doha sont conjointement accusées de financer le terrorisme d’inspiration salafiste, dont le surgeon le plus célèbre se nomme Daech. Quelle mouche a donc piqué Ryad et ses alliés pour se retourner contre un régime wahhabite ? Aux traditionnelles rivalités de puissances entre le Qatar et l’Arabie, le premier parrainant les Frères musulmans ennemis héréditaires des seconds, s’ajoute une nouvelle donne au Moyen-Orient. Il faut lire attentivement les communiqués officiels saoudiens pour comprendre les dessous d’une rupture aux motifs moins évidents qu’il n’y paraît. Un faisceau de signes concordants laisse penser que l’Etat islamique n’est qu’un prétexte destiné à séduire les chancelleries occidentales. En vérité, la réelle pomme de discorde entre le Qatar et ses voisins s’appelle l’Iran.

Doha critique Washington

Quelques jours après la « danse de l’épée » de Donald Trump chez les Saoud durant laquelle le dirigeant américain a dessiné les contours d’un axe Washington-Ryad-Jérusalem, le monarque qatari a glissé quelques réflexions dérangeantes à son agence de presse. Malgré leur affrontement par milices interposées en Syrie, le Qatar et l’Iran ont amorcé un rapprochement diplomatique à 180 degrés de la politique trumpienne. Pendant que le président américain appelle à isoler Téhéran par une stratégie d’endiguement régional, l’émir du Qatar a parlé de la République chiite comme d’un « allié stratégique », poussant l’outrecuidance jusqu’à critiquer l’option pro-saoudienne de Trump. Des déclarations gênantes aussitôt démenties par leurs auteurs qataris qui se prétendent victimes d’un piratage informatique.

… et s’aliène Abu Dhabi

En coulisses, le malaise couvait depuis plusieurs mois entre les autorités qataries et un autre acteur de l’alliance américano-saoudienne : les Emirats arabes unis. Non seulement ce bon élève prisé des Etats-Unis s’agace de l’instrument de déstabilisation des régimes en place qu’est devenu Al-Jazira, mais ne manque pas de griefs à l’égard du Qatar. Rêvant de supplanter le petit émirat dans le cœur (et le portefeuille) des Américains, les Emirats ont multiplié les gestes de bonne volonté, contrecarrant le soutien de Doha au Hamas, se proposant d’héberger une base de l’US Army en lieu et place du Qatar. Des mails secrets entre diplomates américains et émiratis font ainsi état d’une offensive de charme doublée d’une opération de dénigrement anti-qatarie.

Bien qu’il soit trop tôt pour en tirer des conclusions géostratégiques, la brouille entre les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte d’un côté, le Qatar de l’autre semble largement profiter à l’Iran. Isolée dans les années 1990, la République islamique a bénéficié du renversement de Saddam Hussein au bénéfice des chiites irakiens, de la montée en puissance du Hezbollah libanais et de l’explosion du djihadisme sunnite un peu partout dans le monde pour reconstituer un croissant chiite dont Khomeini aurait rêvé. Si bien que son successeur Ali Khamenei peut aujourd’hui approuver l’accord nucléaire d’une main et conspuer le bloc occidental de l’autre.

Khamenei au secours du Qatar

Signes de la réconciliation irano-qatarie, au lendemain de l’attentat de Londres, Khamenei a défendu l’émirat, non sans s’être auparavant déchaîné contre l’Arabie Saoudite: « des gens indignes ont pris le destin de communautés musulmanes et de certains gouvernements comme celui de l’Arabie saoudite [...] Quel toupet! Le président américain se tient aux côtés des chefs d’un système tribal et arriéré et danse avec un sabre, puis critique l’élection iranienne avec 40 millions de votants ».

Est-ce pour intégrer le Qatar (rejoint par la Turquie ?) au front du refus (moumana’a) anti-israélien que l’Iran a en revanche ménagé Doha ? Le vice-président iranien Hamid Aboutalebi a en tout cas feint l’étonnement : « Comment est-ce possible qu’un petit pays ait pu planifier le renversement du gouvernement légal de Bahreïn, soutenir Daech et Al-Qaïda et propager l’extrémisme sur la péninsule du Sinaï et créer une fissure au sein de la coalition?»

En vérité, ni Doha ni Ryad ne prennent le risque de fâcher leurs alliés occidentaux en finançant directement l’Etat islamique ou Al-Qaïda en Syrie. Dans ces deux pays désormais ennemis, des mécènes proches des familles régnantes ne se gênent pas pour tremper dans des affaires pas très reluisantes. Chez les Qataris, l’aile progressiste soutient les Frères musulmans et considère Tariq Ramadan comme un esprit éclairé tandis que les plus raides cautionnent le djihadisme salaf. Si pluralisme il y a, on est loin du modèle de démocratie fantasmé par les Occidentaux. Mais ceci est hors de propos. En diplomatie, moralité et démocratie ne sont que des pâtures jetées aux opinions publiques. Si l’Iran invite l’Egypte et l’Arabie à se convertir au modèle démocratique, il se garde bien d’en faire autant avec le Qatar.

Trump se prend les pieds dans le tapis persan

L’enjeu est ailleurs. Aussi bien en Syrie qu’en Irak, deux alliés de Téhéran fragilisés tant par leur incurie que par l’expansion du radicalisme sunnite, si la République islamique rétablissait des relations apaisées avec la Turquie et le Qatar, la face du Moyen-Orient s’en trouverait bouleversée. Quitte à affaiblir les Etats-Unis, l’Arabie et Israël en instaurant une pax syriana favorable à Téhéran. Décidément, les changements promis par Trump n’ont pas fini de nous surprendre…

 

Published by Un Sage