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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 09:30

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

Il n'y a plus de curés, ou sont-ils passés ?

Il n'y a personne dans les églises désertées

Personne pour nous baptiser

Personne pour  nous confesser

Personne pour nous marier

Personne pour nous enterrer

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

Il n'y a plus personne dans le presbytère

C'est vraiment la grande et noire misère

Les volets de cette maison sont toujours fermés

Comme ceux d'une maison abandonnée et inhabitée

Des toiles soigneusement tissées par des araignées

Sont désormais  les seules occupantes de ce lieu déserté

Les curés ont jeté la barrette et la soutane aux orties

Doutant eux même de l'existence du paradis

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

A l'école nos bambins sont vraiment très fatigués

Ils  rentrent à la maison par le travail ils sont harassés

Le programme étant bien trop chargé et compliqué

Dispensé par des profs qui sont loin d'être écoutés

Ils ne savent ni lire, écrire et compter, mais ils sont "éveillés"

Les uns pour parfaire leur culture inexistante apprendront le chinois

Pour d'autres, chauvin de leur région ,ce sera leur patois.

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

Après la classe, le soir, très fatigués, en regagnant leurs pénates

Ils retrouveront tous comme par miracle la patate

Pour tripoter leurs Smartphones ou leurs tablettes

Pour écouter ou recevoir avec avidité un tas de sornettes.

Des sornettes souvent pas très catholiques

A tendance plutôt osées et pornogaphiques

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

Les jeunes se soulent dans des soirées bien arrosées

Ils fument des sèches au cannabis par-dessus le marché

Prennent le volant de leur "caisse" complètement dopés

Pour finir dans la 'boîte à dominos" littéralement bousillés

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

En cambrousse il n'y a plus que des personnes âgées

Les  jeunes se sont tous débinés comme des rats empoisonés

Il n'y a plus  de médecins de famille pour les soigner

Partis à la retraite ,aucun jeune ne veut les remplacer

Le pharmacien, la poste ,le boulanger, l'épicier, se sont débinés

Le dernier survivant le bistrotier à lui aussi succombé

On  ne peut plus discuter, taper le carton ou picoler

 

Tout fout le camp c'est désolant

C'est même vraiment très inquiétant

 

A part ça tout va très bien, Madame la Marquise,
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise:

Que notre beau pays est dans une profonde  mouise,

Alors que nos dirigeants cultivent l'attitude positive.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 17:15
 
 

Brigitte Macron a cristallisé autour de sa personne de nombreuses critiques, dont certaines ont déclenché de véritables polémiques.

 

Sa différence d’âge avec Emmanuel Macron

Bien avant la campagne présidentielle, quand Emmanuel Macron était encore ministre de l’Economie, la différence d’âge entre le président et son épouse à fait jaser. A plus forte raison, que le couple n’avait pas seulement 24 ans d’écart, mais qu’il s’était également connu au lycée quand l’ex-patron de Bercy était encore mineur, et qu’aujourd’hui, à même pas 40 ans, Emmanuel Macron est grand-père sans même avoir eu d’enfants. Brigitte, son épouse, a en effet eu trois grands enfants de son premier mariage.

 Si bien que quand Emmanuel Macron s’est lancé dans la course à l’Elysée, certains y ont vu un terrain d’attaques tout trouvé. Les humoristes, notamment, n’ont pas hésité à blaguer sur ce point. Ce qui a beaucoup affecté la Première dame. "Malgré ses sourires halés, elle souffre des caricatures affreuses que l’on dessine d’elle, des blagues de Laurent Gerra qui la moquent en ‘grand-mère sait faire un bon café’", écrivait Vanity Fair en avril dernier.

Les photos en Une de magazine

En février dernier, en pleine campagne présidentielle, Emmanuel Macron et son épouse faisaient de nouveau la Une de Paris Match. Sur la feuille de papier glacé, tous les deux apparaissaient tout sourire, main dans la main, en train de marcher dans les rues de Lyon. Le tout accompagné du titre : "Présidentielle – La campagne de toutes les surprises".

Une Une qui n’avait en soit rien de particulier sauf que, quelques mois plus tôt, le candidat s’était engagé à ne plus le faire. Après s’être offert quatre Unes de Paris Match en moins d’un an, Emmanuel Macron avait en effet répondu aux vives critiques des internautes en assurant que c’était une "maladresse" et que "ce ne ser(ait) pas une statégie qu’(il) reproduir(ait)". Pourtant, quelques mois plus tard, le couple réapparaissait en toute première page du magazine. Ce qui n’avait pas manqué d’agacer les internautes qui n’avaient pas hésité à dénoncer une stratégie de communication.

 Ensuite le magazine à produit un nombre incalculable de photos à la Une de son canard.
Un échantillon
Ses tenues jugées trop courtes ou pas assez classiques

Depuis qu’elle est Première dame, Brigitte Macron est très souvent remarquée pour ses tenues vestimentaires. Un point attire à chaque fois l’attention : la longueur de ses robes et jupes. En effet, la Première dame préfère les tenues courtes. Ce qui ne plaît pas à tout le monde, y compris à l’étranger. Lors de son premier déplacement en Belgique, des médias anglais ont ainsi jugé que le choix de sa robe courte était en décalage avec les tenues des autres conjointes de chefs d’Etat. De même, lorsqu’elle a reçu Arnold Schwarzenegger à l’Elysée, la Première dame portait un jean’s bleu clair. Un choix là encore critiqué.

Son rôle de Première dame

Devenue Première dame au moment où son mari a pris les commandes de la France, Brigitte Macron n’a cependant pas de statut officiel. Et c’est là que le bât blesse. En effet, pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait annoncé vouloir clarifier la situation et donner un rôle officiel à son épouse, tout en précisant qu’elle ne serait pas rémunérée. En attendant qu’une équipe de juristes se prononce sur la meilleure option, Brigitte Macron a déjà investi un bureau à l’Elysée et dispose également de collaborateurs. Ce qui est bien assez pour les quelques 250 000 personnes qui ont signé la pétition lancée en ligne par Thierry Paul Valette et dans laquelle il s’oppose à ce que l’ancienne professeure de Français dispose d’un statut. Récemment, et sans donner plus de détails, l’Elysée a annoncée qu’il n’y aurait pas de statut officiel mais plutôt une "charte de la transparence". Celle-ci devrait être dévoilée d’ici le mois de septembre.

*****************

Pour certaines choses la pub est bien payante !!

On  n'a pas fini de parler de  la "Mémée" Macron,et de ses minijupes,c'est la reine ,on peut se demander pourquoi nos ancêtres ont fait la révolution!!

Certains de leurs descendants lisent Match et se délectent de ce genre d'articles!!

 

 

 

 

 

Published by Un Sage
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:56

Il faut faire attention avec l’affaire Grégory

Par

Régis de Castelnau


La Vologne. SIPA. 00587717_000001

Il faut faire attention avec l’affaire Grégory. Comme la découverte du tombeau de Toutankhamon et la violation de la sépulture de Rascar Capac au Pérou, elle apporte la malédiction. Le récent suicide du juge Jean-Michel Lambert vient s’ajouter à une liste déjà longue de décès. Dont le premier nom est bien sûr celui de Grégory Villemin assassiné le 16 octobre 1984, mais qui comprend aujourd’hui celui de beaucoup de protagonistes. Il y a aussi ceux très nombreux que cette affaire a rendus fous. Et enfin ceux qui se jettent dans la mêlée d’aujourd’hui sans disposer des éléments de la maîtrise.
Une seule vérité judiciaire: « Christine Villemin est absolument innocente »
Luc Rosenzweig a dans ces colonnes voulu prendre la défense de Murielle Bolle et réclamé sa mise en liberté. Pourquoi pas, bien qu’à ce stade il vaudrait mieux laisser faire ses avocats, qui disposent de privilèges, de règles de procédure et d’un accès immédiat aux médias qui n’attendent que ça. Cela éviterait de commettre des erreurs, et de donner le sentiment de prendre parti dans un débat qui aujourd’hui, compte-tenu de la catastrophe d’il y a 30 ans n’en a vraiment pas besoin. Sans revenir dans les détails d’une affaire qui en comporte énormément, on rappellera simplement qu’il n’existe aujourd’hui qu’une seule vérité judiciaire : « Christine Villemin est absolument innocente de la mort de son fils ». Elle a bénéficié d’un non-lieu, pour, chose rarissime, absence totale de charges. Après la reprise par le président de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Nancy, de la procédure saccagée par Jean-Michel Lambert, ainsi que toutes les décisions de la chambre d’instruction qui ont annulé ses actes le démontrent. Ce non-lieu pour absence de charges, fut accompagné d’excuses de l’institution.
Mais il existe aussi un scénario pour expliquer de façon extrêmement plausible le meurtre du petit garçon. Ce scénario que tout le monde connaît depuis 30 ans, est la seule alternative possible à l’inexistante culpabilité de Christine Villemin clairement constatée par la justice. Cette dernière, en fonction nous dit-on d’éléments nouveaux, a décidé de reprendre ses investigations. Toujours dans le cadre de la procédure conduite par la présidente de la chambre d’instruction de Dijon contrôlé par sa collégialité.
Alors, que l’on conteste cette reprise 32 ans plus tard, que l’on déplore la mise en détention de Murielle Bolle, que l’on continue à penser contre l’évidence que c’est la mère qui a tué l’enfant, c’est l’affaire et le droit de chacun. Mais il vaudrait mieux éviter, au soutien d’un acte militant, utiliser pour cela approximations, erreurs factuelles, et contresens juridiques. Toutes ces choses qui ont rendu « la saison 1 de l’affaire Grégory » aussi glauque.
Que nous dit l’ami Luc ? Il stigmatise la « détention pression » pour faire parler, et la considère utilisée par la justice à l’encontre de Murielle Bolle. On fera simplement remarquer d’abord, le fait que cette pratique est beaucoup moins utilisée qu’auparavant en dehors des « petits juges » qui s’attaquent aux politiques et dont la presse raffole. Et ensuite qu’il s’agit d’éviter que s’exercent sur Murielle Bolle les pressions connues il y a 30 ans. C’est un des enjeux de la procédure aujourd’hui.
Il poursuit : « Son témoignage, indiquant que Bernard Laroche était allé la chercher au collège en voiture, s’était rendu au domicile des Villemin, et avaient fait monter le petit Grégory dans le véhicule en compagnie de Murielle et de Sébastien, le fils de Bernard Laroche, présents pour donner confiance à Grégory, était accablant pour Laroche. Le lendemain, la famille de Murielle convoque la presse qui entend les rétractations de Murielle, déclarant qu’elle avait incriminé son oncle sous la pression de gendarmes la menaçant de « maison de correction » si elle ne disait pas ce qu’ils voulaient entendre ». Ceci n’est pas exact.
Murielle Bolle a fait devant les gendarmes deux dépositions identiques présentant cette version. C’était un vendredi, le lundi suivant devant le juge d’instruction, elle la réitéra une troisième fois. Contre l’avis des gendarmes elle fut renvoyée chez elle c’est-à-dire au sein du clan Laroche, parce que Monsieur le juge devait partir pour un trekking (!). Plusieurs témoins laissèrent entendre que rentrée chez elle la jeune fille avait passé un très sale quart d’heure. Et c’est donc quatre jours après la déposition devant les gendarmes et en l’absence du juge qu’eut lieu la fameuse conférence de presse.
Attention aux confusions
Il n’est pas exact non plus comme il est écrit à plusieurs reprises, que ce soit le procureur qui prononce la mise en détention provisoire, mais la collégialité de la chambre d’instruction composée de juges du siège. Ce n’est pas ergoter de penser, que pour des raisons de crédibilité, il vaudrait mieux éviter ce genre de confusion.
Et Luc de poursuivre tout de compassion pour Murielle, sa vie dévastée et l’horreur de la prison, en oubliant un peu l’affreux calvaire des époux Villemin, et en brocardant : « un témoignage tardif, celui d’un cousin affirmant avoir assisté aux sévices infligés par le clan Laroche à la jeune Murielle pour qu’elle revienne sur son témoignage ».  Une confrontation avec celui-ci, âgé de 55 ans et manifestement très malade, est prévue pour le 28 juillet. Il indique vouloir se mettre en ordre avec sa conscience avant une prochaine et probable disparition, et ceux qui l’ont rencontré, gendarmes, magistrats et journalistes considèrent crédible son témoignage, malgré son caractère tardif. Mais cette confrontation était judiciairement inévitable. Que ce témoignage soit contesté par les avocats de la défense est la moindre des choses ! Ils n’allaient pas applaudir, mais rappelons que la valeur probante de ces déclarations sera appréciée par le juge au terme d’un débat contradictoire.
Il vaudrait mieux aussi éviter de nous faire part de l’intention des conseils de Murielle de déposer contre le témoin tardif «une plainte contre lui pour dénonciation calomnieuse ». Certes l’incrimination est ronflante et sonne bien, mais s’il y avait une mise en cause pénale éventuelle contre ces déclarations, ce serait au travers d’une procédure pour faux témoignage.
Enfin, il y a ce qui se veut un coup de pied de l’âne à la fin de l’article : «Souvenons-nous également que les époux Villemin furent déboutés, en 1994 de leur plainte en diffamation et atteinte au droit à l’image déposée par eux contre Marguerite Duras. » Et alors, donc ?
Que veut nous dire cette information qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Qu’une décision de droit de la presse, dont on ne connaît ni les tenants et aboutissants, aurait une valeur supérieure à l’ordonnance de non-lieu pour absence de charges consacrant l’innocence de Christine Villemin ? Et est-ce que celle-ci serait donc, faute d’avoir obtenu la condamnation de Marguerite Duras, toujours coupable, forcément coupable ?
Cher Luc, je vous ai connu mieux inspiré.
Published by Un Sage
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:53

JE M'ABONNE

S'IDENTIFIER

L’état d’urgence ne peut pas durer éternellement

Aurélien Marq
Polytechnicien et haut fonctionnaire chargé de questions de sécurité intérieure

Gérard Collomb. SIPA. AP22062296_000014

Comme prévu, Emmanuel Macron crée son Centre national du contre-terrorisme (CNCT) et a présenté un projet de loi visant à intégrer dans le droit ordinaire certaines dispositions de l’état d’urgence. On entend déjà les cris d’orfraie de ceux qui craignent plus l’État que les terroristes, et invoquent les « heures les plus sombres » à la seule idée que l’on puisse expulser un prédicateur appelant au meurtre des homosexuels.

L’état d’urgence ne peut pas durer éternellement

Quelques mises au point s’imposent.

Notre nouveau président a le mérite de faire des constats pertinents :

- la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Il n’y a pas de risque zéro, mais il n’en demeure pas moins qu’un examen critique de ce qui n’a pas fonctionné est indispensable après tout attentat. Or, les gouvernements Hollande s’y sont toujours refusés. Une « task force » inter-services travaillant en circuit court avec le chef de l’État peut y aider.

- l’état d’urgence ne peut pas durer éternellement. « En même temps », les djihadistes ne sont pas prêts d’arrêter de nous frapper. Les outils les plus utiles de l’état d’urgence doivent donc être pérennisés d’une manière compatible avec le « rythme de croisière » d’un Etat de droit.

Le transfert à l’autorité administrative de certaines prérogatives de l’autorité judiciaire n’est un danger que pour ceux qui jouent à se faire peur. Le corps préfectoral est plus attentif au respect des droits des citoyens que les militants du Syndicat de la magistrature qui ont mis sur leur « mur des cons » le père d’une fille violée et assassinée par un récidiviste.

On ne déclare pas plus la guerre au terrorisme qu’aux embuscades ou aux manœuvres d’encerclement

Pour autant, sans une volonté politique claire pour guider l’action collective, ces évolutions législatives ne serviront pas à grand-chose et le CNCT se transformera en comité Théodule. Il n’y aura pas de succès contre le djihadisme sans commencer par accepter certaines vérités.

En premier lieu, le terrorisme n’est pas un ennemi, c’est un mode d’action. On ne déclare pas plus la guerre au terrorisme qu’aux embuscades ou aux manœuvres d’encerclement. Les terroristes ne se résument pas à la méthode de leur combat, ils sont également définis par les réseaux auxquels ils sont liés, les ennemis qu’ils se choisissent, la cause qu’ils défendent et les objectifs qu’ils poursuivent. Ce qui fonctionne très bien contre certains groupes terroristes peut échouer contre d’autres. Pas d’amalgame entre l’État islamique et l’ETA.

Les djihadistes ne sont pas des délinquants de droit commun, malgré les porosités entre la délinquance et les réseaux islamistes, unis dans leur rejet de la société et le mépris des valeurs « bourgeoises ». La police et la gendarmerie ont un rôle de premier plan à jouer dans la lutte contre les groupes radicaux, mais ne peuvent se contenter de leur appliquer les mêmes méthodes qu’à des mafias. De même, la justice ne peut pas seulement sanctionner le passé. Elle doit accepter la nécessité de limiter les risques futurs.

On a glosé à l’infini sur l’opposition entre « radicalisation de l’islam » et « islamisation de la radicalité ». Mais « les djihadistes » ne sont pas un groupe uniforme. S’ils ont en commun d’adhérer à l’islam politique et d’être prêts à employer la violence pour le faire triompher, les raisons de cette adhésion sont multiples.

Le cœur du sujet: l’islam politique

Pour citer Gabriel Martinez-Gros, spécialiste de l’islam médiéval (Fascination du Djihad est l’un des meilleurs ouvrages sur le sujet), « ce choix de l’Islam, effectué par des millions de militants dans le monde, n’est ni fortuit, ni superficiel. […] il est impossible d’analyser un phénomène – ethnologique, sociologique, historique – hors des mots dans lesquels il se donne. Imagine-t-on d’analyser le nazisme [...] en détachant sa « base sociale » de son « propos idéologique » ? On en conclurait que les nazis furent des ouvriers malchanceux, des petits commerçants ruinés par la crise, des intellectuels au chômage, des ratés du système capitaliste…. La guerre mondiale, la hiérarchie des races, l’extermination des juifs ? Mais de quoi parlez-vous ? Simple habillage infantile d’une violence de déshérités… »

C’est là le cœur du sujet. L’idéologie, c’est à dire l’islam politique. Ses moyens d’action sont multiples : terrorisme, mais aussi développement du communautarisme, diffusion de sa croyance notamment sous ses formes salafiste et wahhabite, atteintes à la liberté d’expression en assimilant toute critique à de l’islamophobie, remise en cause de l’égalité des sexes et de la mixité, concurrence victimaire, accusation systématique de l’Occident, dénigrement de l’histoire et de la culture de l’Europe.

Donner aux préfets la possibilité de fermer les lieux d’où cette idéologie se répand, d’en expulser dès que possible les thuriféraires, relève du bon sens.

Tout comme relève du bon sens une exigence de cohérence, ne serait-ce que pour être crédibles vis-à-vis de la jeunesse que l’islam politique tente de séduire. On ne peut pas continuer à courtiser des Etats qui promeuvent sur notre sol une idéologie que l’on prétend combattre.

« L’islamisme est la maladie de l’islam, mais les germes sont dans le texte. »

Cohérence aussi d’admettre qu’il n’y a pas un islam mais des islams. Pendant que des politiques français « de souche » se compromettent avec nos ennemis, les musulmans Abdennour Bidar, Leïla Babès, Boualem Sansal ou Kamel Daoud ont le courage de dire, comme le regretté Abdelwahab Meddeb : « l’islamisme est la maladie de l’islam, mais les germes sont dans le texte. »

Il est urgent d’imposer à tous les groupes religieux, culturels ou politiques de reconnaître la liberté de conscience donc le droit à l’apostasie, la liberté de penser et de critiquer la religion donc le droit au blasphème, l’égalité des sexes et la liberté des femmes donc la mixité partout sur le territoire national, la légitimité des autres religions y compris le judaïsme et les polythéismes.

Il est urgent que les pouvoirs publics cessent d’adouber comme interlocuteurs légitimes ceux qui refusent ces règles, et se tournent vers ceux qui œuvrent à développer un islam apolitique et ouvert à la critique de ses textes fondateurs.

N’oublions pas le rôle de la société civile, sur laquelle Emmanuel Macron insiste à juste titre par ailleurs. Chaque citoyen a un devoir d’exemplarité vis-à-vis des jeunes générations. Les djihadistes se donnent à un idéal, si pervers soit-il, sans compter leurs heures, sans avoir honte de ce en quoi ils croient. Nous devons montrer par l’exemple que d’autres causes méritent qu’on les défende, d’autres héritages méritent qu’on en soit fiers ! Il serait lâche de se réfugier derrière le comportement des politiques ou des médias pour se laisser aller. Une rencontre avec un anonyme humble mais exemplaire peut changer une vie.

« L’ennemi s’adapte. »

Enfin, rappels de stratégie : « l’ennemi réfléchit », « l’ennemi s’adapte. » Nous devrons nous aussi sans cesse réfléchir, remettre en cause nos analyses à la lumière des faits plutôt que de nier les faits pour défendre nos préjugés ou préserver notre bonne conscience, et nous adapter, donc accepter que les méthodes d’aujourd’hui ne seront pas forcément celles de demain.

Pour finir, je veux évoquer le tragique attentat qui a frappé les fidèles de la mosquée de Finsbury Park le 18 juin. L’auteur de l’attaque aurait crié « je veux tuer tous les musulmans ! » Volonté génocidaire monstrueuse, hubris abject, haine absurde de plus d’un milliard d’hommes, de femmes, d’enfants.

Mais Sadiq Khan se trompe en déclarant que « le terrorisme est le terrorisme, qu’il soit inspiré par l’islam ou pas. » Encore une fois, le terrorisme est une méthode. Si condamnable qu’elle soit, ceux qui l’emploient ne peuvent être combattus qu’en analysant aussi leurs objectifs.

Je préfère donc réaffirmer mon attachement indéfectible à la liberté de conscience. Je condamne ceux qui s’y opposent, y compris le CFCM qui a refusé d’inscrire dans sa charte le droit de changer de religion, y compris les pays musulmans où l’apostasie est illégale et parfois punie de mort, et je condamne les idéologies qui promeuvent cette intolérance.

Je condamne ceux qui tuent des juifs parce qu’ils sont juifs, des chrétiens parce qu’ils sont chrétiens, des polythéistes parce qu’ils sont polythéistes, des athées parce qu’ils sont athées, et je condamne les idéologies qui les y encouragent, y compris lorsque ces idéologies se réfèrent à certains versets du Coran.

Et même si je considère l’islam politique comme un ennemi, je condamne ceux qui tuent des musulmans parce qu’ils sont musulmans, et je condamne les idéologies qui le justifieraient.

 

Published by Un Sage
8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 17:36

Hulot l’écolo est un loup pour le loup

par

Jean-Paul Brighelli

  8 août 2017

Il y a quelques jours, Brigitte Bardot, écœurée qu’il n’y ait aucun moratoire sur la chasse, particulièrement dans les régions incendiées, traitait dans Var-Matin Nicolas Hulot de « vendu » et de « lâche ». Sans doute le nouveau ministre de l’Ecologie s’est-il posé le problème en termes néo-staliniens : « Bardot, combien de divisions ? Le lobby des chasseurs, par contre… »

Brigitte Bardot: « Je n’ai plus aucune confiance en lui »

Samedi dernier, elle a récidivé dans les colonnes de La Provence. Interviewée par Franz-Olivier Giesbert après la décision de Nicolas Hulot de faire abattre quarante loups pour plaire cette fois au lobby des éleveurs, elle a lâché : « J’avais de bonnes relations avec Hulot : dans le passé, ma Fondation a travaillé avec lui. Mais je ne l’aurais jamais cru capable de ça. Quel cynisme ! Il a suffi qu’il soit nommé ministre pour qu’il change, c’est le cas de le dire, son fusil d’épaule. Je n’ai plus aucune confiance en lui alors qu’il m’inspirait une confiance quand il est entré au gouvernement. Il m’a tué quelque part… » Et d’ajouter, in fine : « Quand ce connard (je rétablis le mot dont La Provence n’a conservé que l’initiale) de Hulot a décidé de tuer les quarante loups, j’ai pleuré pendant une nuit entière. »

Hulot l'écolo est un loup pour le loup

 

Nicolas Hulot à Versailles, juillet 2017. SIPA. 00814620_000009

Il y a quelques jours, Brigitte Bardot, écœurée qu’il n’y ait aucun moratoire sur la chasse, particulièrement dans les régions incendiées, traitait dans Var-Matin Nicolas Hulot de « vendu » et de « lâche ». Sans doute le nouveau ministre de l’Ecologie s’est-il posé le problème en termes néo-staliniens : « Bardot, combien de divisions ? Le lobby des chasseurs, par contre… »

Evitons de faire pleurer les vieilles dames ,c’est bien assez de faire pleurer les jeunes. Et raisonnons un peu.

Quarante loups, c’est près de 15% des loups français, selon les dernières estimations. Il y a aujourd’hui un peu moins de 350 loups pour 550 000 km2. Un risque inacceptable, selon le ministre.

La montagne oui, mais sans danger s’il-vous-plaît!

Le plus drôle, c’est que ni les Italiens ni les Espagnols, qui nous ont galamment prêté quelques-uns de leurs canis lupus lupus, n’ont de problèmes avec les soi-disant attaques de loups (qui ne sont la plupart du temps, dès qu’il s’agit de massacres d’envergure, que des attaques de chiens errants : le loup est un prédateur intelligent qui se saisit d’une bête qui traîne et sait s’en contenter, timide et discret comme il est). Peut-être parce que leurs bergers gardent leurs bêtes, au lieu de les envoyer errer dans la montagne , ce qui est, en France, le fait de gros éleveurs propriétaires de très gros troupeaux. Et qu’ils sont secondés par des patous , indifféremment des Bergers des Pyrénées ou des Bergers de Maremme des Abruzzes , qui sont des chiens particulièrement dissuasifs, et dont il faut absolument se tenir à distance : ce sont de fausses peluches et de vrais carnassiers.

Ah oui, mais en France le lobby des randonneurs s’était fendu, il y a deux ans, d’une pétition adressée à Ségolène Royal demandant à ce que les patous soient «sociabilisés». Et d’autres veulent que l’on abandonne la montagne aux randonneurs, et que l’on supprime également bergers, troupeaux et chiens. Heureusement que de vrais spécialistes de la randonnée donnent, pendant ce temps, des conseils intelligents. Nous voulons bien la montagne, pourvu qu’elle ressemble au boulevard Saint-Germain.

Le loup a été éradiqué au XIXème siècle pour des raisons superstitieuses , on leur mettait sur le dos toutes les disparitions de Chaperons rouges, alors que nous savons bien, nous, que c’était Michel Galabru. C’est une espèce protégée que le ministre a décidé de faire abattre. Une espèce qui a été au bord de l’extinction totale, et qui la frisera à nouveau.

Pendant longtemps, Hulot, pour le cinéphile que je suis, c’était ça :

Et comme je n’ai pas la télévision, je n’ai pas réalisé que désormais, c’était ça :Et avec ça, les droits dérivés des divers produits commercialisés via TF1, sans compter ce qui lui vient via sa Fondation (désormais , depuis juin ,dirigée par Audrey Pulvar) et la société Eole Conseil qui la chapeaute. Le Canard enchaîné en a fait récemment ses choux gras. Pas de quoi embarrasser un gouvernement qui a viré Bayrou ou Sarnez sur des soupçons, mais tolère sans problème Hulot ou Pénicaud. L’exigence de vertu s’arrête à la frontière des intérêts bien compris.
Peut-être le bon Monsieur Hulot devrait-il, au lieu de rétablir la charge de Lieutenant de Louveterie, faire interdire tous les perturbateurs endocriniens connus ,il y en a à ce jour près de 100 000, dont les effets , entre autres sur la reproduction , sont désastreux. Mais bon, rien qu’à l’idée de toutes ces multi-nationales obligées pour un temps de rogner sur leurs marges ; à l’idée aussi de ces hypermarchés débarrassant leurs rayons des trois-quarts de leurs produits , mon cœur se serre. Celui de Nicolas Hulot aussi, manifestement : c’est grâce au revirement de la France et de son ministère que l’Union européenne 
s’est pliée aux diktats allemands et adopté une définition desdits perturbateurs la moins contraignante possible ,c’était le mois dernier.Manifestement, les loups et les brebis, c’était plus important.

PS. Je ne veux pas avoir l’air de tout savoir sur tout. Ma connaissance des mœurs du loup, je la dois à mon ami Henry Ausloos, photographe animalier professionnel, qui a passé des jours et des jours, en plein hiver, à attendre dans un igloo de fortune que quelques loups américains veuillent bien passer devant lui, à Yellowstone, afin d’en tirer quelques clichés qui pour une fois n’auront pas été pris en douce derrière les grilles d’un zoo. Mais qui a aussi photographié des loups bien de chez nous. Qui ne l’ont pas mangé, ça alors !

À PROPOS DE L’AUTEUR

 

 

Published by Un Sage
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 18:34

La meilleure opposition à Macron, c’est La République en Marche

par

Serge Galam

"La salade russe" rigolarde des députés républicains

En France on aime à brandir les grands principes pour s’opposer à tout changement tout en s’accommodant aisément des réalités qui, très souvent, bafouent ces mêmes principes. C’est dans ce contexte que tous les responsables politiques des partis traditionnels, à l’unisson avec les analystes, experts et journalistes, ont crié au « holdup » démocratique fomenté par La République en Marche (LRM) lors des dernières législatives.

Avoir la majorité absolue a été présenté comme dangereux et exceptionnel alors que c’est plutôt banal sous la Ve République. On n’a jamais eu d’assemblée, à une exception près en 1962, qui ait fait tomber le gouvernement. L’exemple des frondeurs lors de la dernière législature est symptomatique de cet état de fait. La « démocratie » activée par une opposition vigoureuse s’est toujours essentiellement limitée au harcèlement de la majorité, en particulier avec la pratique des propositions d’amendements finalement rejetés. Les exceptions – comme l’adoption de la loi Veil avec l’appui de députés PS, ou la suppression de la peine de mort par Badinter, votée par plusieurs députés de l’opposition – ne faisant que confirmer la règle.

En finir avec la démocratie d’affrontement

Coincées dans cette démocratie d’affrontement, le but de chaque opposition, bien qu’inatteignable est constant : faire tomber le gouvernement pour prendre sa place. En symétrie inversée, face à cette pression constante, tous les membres de la majorité sont sommés de faire bloc pour éviter la chute. L’opposition des uns créant l’alignement des autres. Et tous les cinq ans l’opposition espère prendre la place d’une majorité qui aura failli, ce qui arrive assez régulièrement. Dans cette logique mécanique de partis, le fait que ce soit le pays, c’est à dire les citoyens, qui trinquent devient anecdotique. Ils auront pâti des autres pour profiter des arrivants. Ainsi a tourné la Ve République, avec une ardoise : dette, chômage, perte de performance, vétusté, inégalités, qui n’a cessé de s’accroître avec les uns et les autres.

En revanche, ce qui est inédit dans cette nouvelle Assemblée, c’est d’avoir un mouvement majoritaire composite sans idéologie politique clairement définie pour le porter, si ce n’est celle de s’inscrire dans la dynamique macronienne de modernisation et de déblocage de notre vieille société. Maintenant ce sera à gauche, à droite, au centre ou ailleurs, selon les cas. C’est ce qui est annoncé.

La République en Marche: plusieurs à partir d’un seul

Et c’est précisément cette composition hétéroclite, propice à l’expression spontanée d’opinions multiples forcément divergentes sur tel ou tel sujet, qui est perçue par  beaucoup comme la principale faiblesse de LRM, alors qu’au contraire c’est paradoxalement là que réside son potentiel démocratique pour instaurer une véritable séparation stimulante et efficace de l’exécutif et du législatif. Ce à quoi il faut ajouter sa part de 56.49 % de novices, qui vont  de facto apporter du renouveau, de la fraîcheur, de l’innocence, et cela justement grâce à leur manque d’expérience d’élus. Ils n’ont pas encore été rodés aux petits arrangements et parfois au cynisme, typiques de nombre de dégagés.

Cette « faille » offre l’opportunité de changer le paradigme de gouvernance. Les divisions à venir devront enrichir les décisions et surtout ne pas entrainer une fragmentation en factions opposées et rigides, qui automatiquement transformeraient les projets de lois en enjeux de pouvoir entre elles. LRM devra préserver et entretenir cette composition de députés individualisés en évitant de tomber dans le piège de sa « mise en parti ».

L’alignement systématique sur la consigne de la présidence du groupe devra être proscrite. Il faudra en finir avec les votes bloqués et renoncer au niveau intermédiaire du parti qui a gravement paralysé le débat démocratique. Bien sûr, une telle transformation demandera plus de présence, plus de travail, plus de responsabilité, mais c’est un des enjeux de cette « expérience » macronienne. A l’inverse, face aux cris d’orfraie des oppositions associés aux commentaires des analystes et journalistes, le risque probable sera la tentation d’homogénéisation de ces individualités par de nouveaux leaders qui les transformeront en clones rajeunis de ceux qu’ils ont remplacés.

« Que cent couacs s’épanouissent, que cent députés rivalisent ! »

Ce bouleversement démocratique reposera sur la capacité à intégrer les discordances au sein de la majorité, sans qu’elles ne soient perçues comme des couacs avant-coureurs d’un éclatement, attendu, espéré ou redouté. Les rivalités ne devront plus être instrumentalisées pour affaiblir le pouvoir mais l’enrichir. LRM devra inventer des protocoles novateurs de prise de décision qui intègrent organiquement divergences exprimées et débattues.

Pour conduire de tels débats il faudra concevoir des niveaux intermédiaires éphémères comme par exemples des clubs à adhésion multiple et momentanée en se méfiant de la tendance « naturelle » à se constituer en courants polarisants et pérennes. L’important ne devra plus être d’avoir une unité spectaculaire de façade mais de forger une dynamique efficace qui sache sélectionner les meilleures mesures à appliquer, meilleure n’étant pas pris au sens absolu mais relatif, meilleure aux vues de la majorité du moment. Mais une fois la décision prise, chacun se devra de la défendre et de faire au mieux pour qu’elle soit appliquée avec une véritable adhésion. De la même façon, dire non à un projet de loi ne doit plus signifier non au gouvernement.

Pour mener à bien une telle feuille de route, LRM doit renoncer aux sirènes de l’ordre stérile pour profiter d’un désordre constructif qui reprendrait de façon paradoxale, en la transformant et surtout en l’appliquant,  la formule de Mao pour « que cent couacs s’épanouissent, que cent députés rivalisent ! ».

Le nouveau monde ou le retour du pire

Mais pas de grand soir, pas de grand chambardement, juste être dans son temps, ce temps multiple qui nous a dépassé et qu’il s’agit de rattraper. Le pays est mûr, pas pour un extrême rétrograde comme on le craignait, mais tout simplement pour un changement de génération qui nous mette au niveau du monde d’aujourd’hui, celui du XXIe siècle.

Ce qui paraissait et était impossible il y a seulement 3 mois, paraît désormais aller de soi. Les montagnes sont devenues des plaines, il suffit d’avancer. Mais sera-ce dans la même direction en suivant une ligne brisée, garantie des complexités imbriquées de gauche, de droite et d’ailleurs ? Où bien sera-ce suivant une ligne droite, rectiligne et réductrice qui faillira à appréhender les problèmes dans leurs dimensions enchevêtrées ? Ou encore sera-ce en groupes dispersés dans toutes les directions réduisant le législatif à l’impuissance. Les deux dernières options porteraient un retour brutal aux tentations extrémistes.

Attention à ne pas recréer ce vieux monde qui aujourd’hui s’estompe sans coup férir, car si le mieux est dorénavant à portée de législature, le pire même dévitalisé, n’a pas pour autant disparu.

 

 

 

 

 

 

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Published by Un Sage
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 18:20

Automobile : un contrôle technique trois fois plus difficile en 2018

En passant de 124 points à plus de 400 en mai 2018, le contrôle technique sera plus cher et imposera les réparations des défauts graves en 24 heures chrono.

Le contrôle technique actuel n'a pas été capable de détecter les logiciels trompeurs sur les diesels. Sera-t-il en mesure de le faire l'an prochain avec, au lieu de 124 points aujourd'hui, plus de 400 points passés en revue ? On peut en douter, mais personne ne viendra se plaindre que, sur un contrôle bien exécuté dans les règles, un véhicule potentiellement dangereux soit mis hors de toute possibilité de nuire.

Et cela sera très rapide, car si les défaillances sont toujours classées par importance entre celles qui peuvent attendre et celles qui doivent être réparées au plus tôt, le délai accordé dans ce dernier cas était jusqu'à présent de deux mois. Selon la nouvelle directive, qui est d'inspiration européenne mais que la France a décidé d'appliquer seule dès l'an prochain, un défaut grave devra être réparé dans les vingt-quatre heures en mai 2018 et être validé par une contre-visite.

Réparation immédiate

Comme il est assez illusoire d'obtenir de son garagiste le règlement du problème dans un délai aussi court, cela revient à dire qu'au terme de ces vingt-quatre heures, la voiture n'est plus utilisable légalement. Elle devra donc, dans cet intervalle, avoir rejoint un atelier en mesure de remettre les choses en ordre dans les jours ou semaines qui suivent pour repasser avec succès la contre-visite et obtenir le viatique bon pour deux ans.

Cette disposition plutôt tatillonne est à interpréter dans un cadre européen où bon nombre d'États membres peu regardants sur la qualité de leur parc roulant vont devoir se mettre à la page. Mais ils rechignent à le faire tout de suite, car cela revient à envoyer à la casse quelques milliers d'épaves roulantes qui rendent encore « des services » aujourd'hui à des gens en général peu favorisés. La France, on l'a dit, devance l'appel, mais cela ne la met pas à l'abri d'avoir à gérer un flot inattendu de mises à la casse.

Pour autant les défauts rédhibitoires qui imposent une telle épée de Damoclès ne sont pas minces et sont énumérés dans l'abondant article (78 pages) du Journal officiel européen où l'on relève notamment ceux-là : pression insuffisante dans le système de freinage, dommage externe sur le circuit de freinage, fuite de liquide de frein, fuite d'air sur l'assistance de freinage, bocal trop sale pour laisser voir le niveau de liquide de frein, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes ou en mouvement, profondeur des sculptures du pneu non conforme, corrosion du châssis diminuant sa résistance, chute probable de pièces du pare-chocs ou des protections latérales, porte qui ferme mal, siège mal fixé, serrure qui se bloque inopinément, silencieux qui risque de tomber, formation continue de gouttelettes de liquide autre que l'eau.

Bombes roulantes

On le voit, c'est quand même du sérieux et, pire, cela n'empêche nullement les propriétaires de ces bombes roulantes de continuer à rouler. Cela devrait évoluer donc avec ce nouveau contrôle technique qui, jusqu'à présent, n'était bien souvent pas en mesure de détecter des manquements évidents. Il faudra donc améliorer la compétence des contrôleurs qui jusqu'ici se recrutaient parmi les titulaires d'un CAP et qui devront bientôt détenir un niveau 4 (bac pro). Va-t-on renvoyer le personnel actuel à l'école ou au chômage, le texte ne le dit pas encore.

Il y aura aussi la nécessité d'améliorer et de compléter les appareils de mesure, un investissement que les centres de contrôle voient d'un mauvais œil. Ainsi, le nouvel examen ajoutera dès mai 2018 le fameux contrôle « 5-gaz », capable d'évaluer le niveau d'émission de particules et d'oxydes d'azote (NOx). Un examen non effectué actuellement et qui laisse passer au travers des mailles les nombreux diesels dont on a démonté le filtre à particules.

« Il y aura beaucoup plus de points soumis à contre-visite, on va passer beaucoup plus de temps » sur chaque contrôle, dit Bertrand Billaud gérant de centres de contrôle et président de la branche contrôle technique de la fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA). « On est des entreprises artisanales, les tarifs sont libres », explique M. Billaud, qui se veut toutefois prudent : « Chaque gérant de centre gère ses tarifs, on ne sait pas dans quelle mesure les tarifs vont augmenter. » Actuellement à 65 euros en moyenne pour le contrôle d'un véhicule léger dans les 6 500 centres que compte la France, il pourrait selon certaines estimations doubler en mai prochain. Une incitation à devancer l'appel pour ceux concernés dans la seconde partie de l'année qui auront avantage ainsi à passer un contrôle plus facile et moins cher.

Automobile : un contrôle technique trois fois plus difficile en 2018

En passant de 124 points à plus de 400 en mai 2018, le contrôle technique sera plus cher et imposera les réparations des défauts graves en 24 heures chrono.

Le contrôle technique actuel n'a pas été capable de détecter les logiciels trompeurs sur les diesels. Sera-t-il en mesure de le faire l'an prochain avec, au lieu de 124 points aujourd'hui, plus de 400 points passés en revue ? On peut en douter, mais personne ne viendra se plaindre que, sur un contrôle bien exécuté dans les règles, un véhicule potentiellement dangereux soit mis hors de toute possibilité de nuire.

Et cela sera très rapide, car si les défaillances sont toujours classées par importance entre celles qui peuvent attendre et celles qui doivent être réparées au plus tôt, le délai accordé dans ce dernier cas était jusqu'à présent de deux mois. Selon la nouvelle directive, qui est d'inspiration européenne mais que la France a décidé d'appliquer seule dès l'an prochain, un défaut grave devra être réparé dans les vingt-quatre heures en mai 2018 et être validé par une contre-visite.

Réparation immédiate

Comme il est assez illusoire d'obtenir de son garagiste le règlement du problème dans un délai aussi court, cela revient à dire qu'au terme de ces vingt-quatre heures, la voiture n'est plus utilisable légalement. Elle devra donc, dans cet intervalle, avoir rejoint un atelier en mesure de remettre les choses en ordre dans les jours ou semaines qui suivent pour repasser avec succès la contre-visite et obtenir le viatique bon pour deux ans.

Cette disposition plutôt tatillonne est à interpréter dans un cadre européen où bon nombre d'États membres peu regardants sur la qualité de leur parc roulant vont devoir se mettre à la page. Mais ils rechignent à le faire tout de suite, car cela revient à envoyer à la casse quelques milliers d'épaves roulantes qui rendent encore « des services » aujourd'hui à des gens en général peu favorisés. La France, on l'a dit, devance l'appel, mais cela ne la met pas à l'abri d'avoir à gérer un flot inattendu de mises à la casse.

Pour autant les défauts rédhibitoires qui imposent une telle épée de Damoclès ne sont pas minces et sont énumérés dans l'abondant article (78 pages) du Journal officiel européen où l'on relève notamment ceux-là : pression insuffisante dans le système de freinage, dommage externe sur le circuit de freinage, fuite de liquide de frein, fuite d'air sur l'assistance de freinage, bocal trop sale pour laisser voir le niveau de liquide de frein, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes ou en mouvement, profondeur des sculptures du pneu non conforme, corrosion du châssis diminuant sa résistance, chute probable de pièces du pare-chocs ou des protections latérales, porte qui ferme mal, siège mal fixé, serrure qui se bloque inopinément, silencieux qui risque de tomber, formation continue de gouttelettes de liquide autre que l'eau.

Bombes roulantes

On le voit, c'est quand même du sérieux et, pire, cela n'empêche nullement les propriétaires de ces bombes roulantes de continuer à rouler. Cela devrait évoluer donc avec ce nouveau contrôle technique qui, jusqu'à présent, n'était bien souvent pas en mesure de détecter des manquements évidents. Il faudra donc améliorer la compétence des contrôleurs qui jusqu'ici se recrutaient parmi les titulaires d'un CAP et qui devront bientôt détenir un niveau 4 (bac pro). Va-t-on renvoyer le personnel actuel à l'école ou au chômage, le texte ne le dit pas encore.

Il y aura aussi la nécessité d'améliorer et de compléter les appareils de mesure, un investissement que les centres de contrôle voient d'un mauvais œil. Ainsi, le nouvel examen ajoutera dès mai 2018 le fameux contrôle « 5-gaz », capable d'évaluer le niveau d'émission de particules et d'oxydes d'azote (NOx). Un examen non effectué actuellement et qui laisse passer au travers des mailles les nombreux diesels dont on a démonté le filtre à particules.

« Il y aura beaucoup plus de points soumis à contre-visite, on va passer beaucoup plus de temps » sur chaque contrôle, dit Bertrand Billaud gérant de centres de contrôle et président de la branche contrôle technique de la fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA). « On est des entreprises artisanales, les tarifs sont libres », explique M. Billaud, qui se veut toutefois prudent : « Chaque gérant de centre gère ses tarifs, on ne sait pas dans quelle mesure les tarifs vont augmenter. » Actuellement à 65 euros en moyenne pour le contrôle d'un véhicule léger dans les 6 500 centres que compte la France, il pourrait selon certaines estimations doubler en mai prochain. Une incitation à devancer l'appel pour ceux concernés dans la seconde partie de l'année qui auront avantage ainsi à passer un contrôle plus facile et moins cher.

Published by Un Sage
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 18:15

 

Immigration, droit du sol, multiculturalisme: l’Italie découvre les débats français

Entretien avec le politiste Marco Tarchi

par

Daoud Boughezala

 

 

Sauvetage de 548 migrants en Sicile, 2015. Sipa. Numéro de reportage : 00721491_000002.

En Italie, pas un jour ne passe sans que la presse ne rapporte des faits divers impliquant des migrants. La semaine dernière, en Sicile, une contrôleuse de train s’est fait agresser par des immigrés clandestins montés sans billets ; une rixe a opposé Albanais et Nord-africains dans une prison, tandis que des migrants guinéens commettaient des déprédations près de la gare de Milan. 

Il suffit de parcourir la botte pour constater la profusion de vendeurs à la sauvette africains, la plupart du temps paisiblement occupés à refiler leur camelote. Face à l’afflux incontrôlé de migrants (plus de 83 000 arrivées depuis le début de l’année), le gouvernement de grande coalition centriste appelle en vain l’Union européenne à la rescousse. Et propose d’instaurer le droit de sol, ce qui pourrait provoquer un nouvel appel d’air. Une révolution dans une contrée jusqu’ici préservée de l’immigration massive. Décryptage avec le spécialiste du populisme Marco Tarchi.


Daoud Boughezala. L’Italie est en première ligne du défi migratoire qu’affronte l’Europe. Vos compatriotes souhaitent-ils majoritairement fermer leurs frontières aux migrants? 

Marco Tarchi1. Selon les plus récents sondages, les retombées de l’immigration sont devenues la première préoccupation des Italiens et une majorité d’entre eux souhaite l’arrêt des fluxes. Cependant, une forte minorité se limite à demander la répartition des migrants – réfugiés ou immigrés pour des raisons économiques – parmi les pays de l’Union européenne.

Bien que l’Italie reste heureusement préservée du terrorisme, sent-elle monter un sentiment d’insécurité culturelle ?

Le phénomène n’est pas encore évident, parce que les média mainstream, le gouvernement, la plupart des partis politiques, les associations de volontariat et l’Église catholique présentent l’immigration de masse comme la simple conséquence des conflits et de la pénurie qui ravagent l’Afrique et une partie de l’Asie et assimilent tout immigré à un «désespéré» qui n’a d’autre but que de survivre et qui ne peut en aucune mesure constituer une menace à la survie de la culture et du mode de vie des autochtones. Néanmoins, dans quelques endroits, on commence à voir surgir des conflits «civilisationnels»: des communautés d’étrangers de religion musulmane qui protestent contre le son des cloches des églises, des provocations envers des femmes jugées impudiques à cause de leurs vêtements, etc.

C’est dans ce contexte tendu que le gouvernement Gentiloni prépare un projet de loi instaurant le droit du sol (jus soli). Cette disposition est loin de faire l’unanimité puisqu’elle a provoqué la démission de deux ministres de centre-droit. Pourquoi la grande coalition italienne souhaite-t-elle adopter le droit du sol ? 

L’argument des partisans de cette proposition est simple – et peut-être simpliste – et se résume dans cette question: «Pourquoi devrions-nous nier à des jeunes nés en Italie et qui y résident depuis au moins dix ans d’être des citoyens à part entière?». Évidemment, cette approche se fonde sur une mentalité individualiste qui, au nom des droits de l’homme, nie à un peuple la possibilité de décider quoi que ce soit au sujet de son homogénéité culturelle ou ethnique. Ceux qui s’opposent à cette façon de voir les choses sont immédiatement accusés de racisme.

Les partisans du droit du sol se réclament-ils de l’idéal républicain français ou du multiculturalisme anglo-saxon ?

En Italie, ce que vous appelez «l’idéal républicain» ne rencontre presque aucun écho au niveau populaire, et le débat sur le multiculturalisme et ses multiples déclinaisons est resté confiné jusqu’à aujourd’hui à une poignée d’intellectuels.

Quelles forces politiques s’opposent au jus soli ?

Beppe Grillo a exprimé son refus du jus soli à plusieurs reprises depuis plus de dix ans, donc même avant la création du M5S, et il a pris une position très nette contre ce projet de lui, ce qui a tout de suite attiré l’accusation aux « grillini » d’être des xénophobes ou des racistes masqués ou, dans le meilleur de cas, d’exploiter ce sujet à des fins de concurrence électorale avec la Lega Nord ou Fratelli d’Italia. Quant à la droite radicale, elle conserve une image de marque très négative auprès de la majorité de l’opinion et constamment réitérée par des attitudes ouvertement nostalgiques (défilés à bras tendu, uniformes etc.), ce qui disqualifie son opposition à ce genre de politiques.

Autre pomme de discorde transalpine : le fédéralisme. Aux dernières élections municipales, la Ligue du nord et d’autres forces autonomistes ont-elles réussi à prospérer sur la demande d’autonomie locale et le rejet de l’immigration ?

Les deux sujets ne sont pas liés dans le débat politique italien. Fratelli d’Italia, par exemple, qui revendique l’héritage du MSI néofasciste mais évolue dans le sens d’un plus grand souverainisme, rejette aussi bien l’immigration qu’une fédéralisation de l’État italien dans le sens souhaité par la Ligue du nord. Celle-ci, en même temps, en essayant de se propager au-delà de ses frontière nordistes, a axé sa propagande sur des sujets « nationaux », tels que la lutte contre l’immigration, la contestation des super-pouvoirs de l’Union européenne et l’abandon de l’euro, en laissant de plus en plus de côté le thème du fédéralisme, qui avait été son cheval de bataille pendant trente ans.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 16:00

 

"Pipi de chat", c'est l'expression qu'aurait employée Emmanuel Macron en parlant de certaines notes de son gouvernement, rapporte ce lundi 31 juillet le Figaro. Une expression démentie par l'Elysée ce mardi, qui assure que ces propos ne font pas partie "du langage du président".

On sait le président de la République friand des vieilles expressions françaises. Tout le monde se souvient notamment de "la poudre de perlimpinpin" qu'Emmanuel Macron avait évoqué lors du débat de l'entre deux-tours face à Marine Le Pen.

Pour autant, a-t-il vraiment parlé qualifié les notes de ses ministres de "pipi de chat", comme le rapportait lundi un article du Figaro ? La scène, selon le quotidien, se serait déroulé le 12 juillet à l'Elysée. Ce jour-là, Emmanuel Macron est passablement énervé. Il s'adresse à certains membres de son gouvernement : 

C’est du pipi de chat, ce qui me remonte actuellement de certaines de vos notes.(Emmanuel Macron)

Et le président de poursuivre comme le raconte le Figaro : "Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu". 

Haut du formulaire

Des propos qui seraient faux, assure ce mardi l'Elysée, qui formule un démenti. "Ce genre d'expression ne fait pas partie du langage du président", assure-t-on à LCI. 

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"On veut bien le croire, nous pauvres naïfs"

 

 

Published by Un Sage
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 15:50

Macron l’hyperprésident

Quand Jupiter dissémine l’opposition

 

David Desgouilles
Blogueur et romancier.

Emmanuel Macron à Paris, juin 2017. SIPA. 00812108_000015

Christian Jacob a piqué une belle colère hier.

Et on ne peut pas franchement donner tort au président du groupe LR à l’Assemblée. Une tradition, vieille de plusieurs décennies, accordait au plus important groupe d’opposition un poste de questeur sur les trois que compte l’Assemblée nationale. La questure constitue un lieu stratégique au Palais-Bourbon puisqu’elle a la haute main sur le budget de la Chambre. L’usage voulait donc que l’un des trois questeurs soit désigné parmi les députés opposants, afin qu’il puisse contrôler la majorité dans ces missions d’importance. Ainsi, lorsqu’on votait pour les questeurs, les députés de la majorité s’abstenaient de participer au scrutin pour celui réservé à l’opposition. Mais hier, rien ne s’est passé comme d’habitude.

L’opposition façon puzzle

Eric Ciotti a obtenu 146 voix, 46 de plus que les effectifs de son groupe, agrégeant certainement des voix d’autres groupes d’opposition. Cela aurait dû suffire à son élection. Mais un grand nombre de députés de la majorité a influé sur le résultat, choisissant un opposant plus commode, Thierry Solère. Ce dernier est désormais connu pour avoir créé le groupe au nom hilarant de « constructifs ». C’est aussi un proche du Premier ministre et du ministre de l’Economie. Qui n’a pas caché son intention de voter la confiance au gouvernement. Autant dire qu’il est dans la majorité.

Christian Jacob a donc logiquement pris à témoin le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, qui semblait gêné du haut de son perchoir.

Il est peu imaginable que les députés LREM aient pris seuls l’initiative de piétiner une si ancienne tradition parlementaire. Les sergents Ferrand et Castaner ont bien dû mobiliser quelques troupes pour dégager l’épouvantail Ciotti et promouvoir le moderne Solère, à qui on devait renvoyer l’ascenseur après avoir amorcé la déflagration de l’opposition de droite. Et à qui obéissent donc Ferrand et Castaner sinon à celui qu’une presse en pâmoison surnomme « Jupiter » ?

On comprend donc la décision du groupe LR de ne pas participer au bureau de l’Assemblée nationale. Nuit chaude dans l’hémicycle. Suspension de plus deux heures avec un Rugy introuvable. Et les six vice-présidences qui reviennent au groupe LREM faute de candidats de l’opposition. Deuxième jour de la législature, première crise parlementaire. Jupiter fait très fort !

Sarkozy? A côté, ce n’était rien

Le même jour, Gérard Larcher annonçait que le président avait l’intention de réunir le Congrès à Versailles la veille de la déclaration de politique générale de son Premier ministre. On nous avait promis le retour du président qui préside au-dessus de la mêlée, laissant le chef de gouvernement gouverner et diriger la majorité parlementaire. On retrouve un hyperprésident vibrionnant, s’occupant de tout, écrasant son assesseur, s’asseyant sur les usages parlementaires et piétinant les droits de l’opposition. Nicolas Sarkozy, qui s’y connaissait en hyperprésidence vibrionnante, n’aurait pas pu faire le quart de la moitié de ce qu’Emmanuel Macron ose depuis quelques semaines sans être taxé de dérive poutinienne.

Cette histoire de questure peut paraître anecdotique, elle n’en est pas moins révélatrice d’un état d’esprit. Mais évidemment, pas un mot sur cette histoire au journal de 20h de France 2. Service public oblige… Défendre les droits de l’opposition, la séparation des pouvoirs, le contrôle du budget de l’Assemblée nationale, pourquoi pas ? Mais quand même pas avec Eric Ciotti et Christian Jacob ! Ainsi va le petit monde politico-médiatique en ce début d’été 2017. Comme me le souffle un bon esprit : « jusqu’ici, tout va bien ! »

 

 

Published by Un Sage