L'ESCALADE:
11-12 décembre 1602 
Que c’est-il passé cette nuit là
Histoire:
Depuis plusieurs années, les ducs de Savoie convoitent la ville riche et prospère qui compte environ 12 000 habitants. Lorsque Charles-Emmanuel Ier monte sur le trône en 1580, il projette de faire de Genève sa capitale au nord des Alpes et de combattre le calvinisme avec l'appui du pape Clément VIII. Cela ne plaît pas du tout au roi Henri IV de France qui envoie quelques soudards pour atteindre une garnison forte d'une centaine d'hommes, sans succès.
En 1602, Charles-Emmanuel Ier décide d'en finir. Il réunit une troupe de 2.000 mercenaires principalement espagnols (fournis par son beau-frère Philippe III d'Espagne) , italiens et quelques Savoyards car les Savoyards ne sont pas fiables à ses yeux (trop de liens avec Genève).
A cette époque ces remparts étaient très hauts et les grandes échelles n’existaient pas ,on emboîtait de petites échelles de 1m 80,dont les plus hautes étaient munies de roues recouvertes de feutrine pour rouler contre la muraille. Ces échelles sont montées au château de Pollinges à Reignier.
Les troupes sont en attente à Reigner ,à Bonne,et au Château de La Roche sur Foron (D'où le nom de Château de l'Echelle),dans le plus grand secret.
D'ailleurs tous ceux qui peuvent apercevoir la concentration de troupes sont systématiquement arrêtés afin qu'ils ne puissent pas donner l'alerte.
La date est fixée : ce sera la nuit du 11 au 12 décembre (selon le calendrier julien), l'une des plus longues de l'année. La lune est cachée et les vigiles ont plus tendance à se réchauffer à l'intérieur qu'à rester sur les murs de la ville.
Les 2000 hommes se mettent en branle, longent l'Arve et se rassemblent à Plainpalais à 2h du matin. Le plan original est d'ouvrir les portes (à l'aide de commandos) afin de pouvoir laisser entrer les soldats. Le plan semble se dérouler à merveille et l'avant-garde est à la porte de la Monnaie qui n'est plus gardée par mesure d'économie. On envoie même un émissaire chargé de négocier la paix, histoire d'endormir les soupçons
Des fascines comblent le fossé, les échelles sont dressées, plus de 200 Savoyards sont déjà dans la place et leurs chefs parcourent les rues désertes de la cité. D'Albigny envoie même un message à Charles-Emmanuel Ier (" C'est fait ") et dépêche immédiatement des messagers dans toute l'Europe.
Mais ,entendant un bruit bizarre, deux sentinelles sortent sur le rempart de la Monnaie et tombent nez à nez avec l'avant-garde savoyarde. Le premier est rapidement estourbi mais le second a le temps de lâcher un coup d'arquebuse. L'alarme est donnée à 2h30, "la Clémence "(cloche de la cathédrale Saint-Pierre) sonne le tocsin qui est relayé par toutes les cloches des églises. Les citoyens se lèvent, saisissent des armes et, en chemise de nuit, viennent prêter main forte aux milices bourgeoises. Même les femmes s'en mêlent et on en voit manipulant lances et hallebardes comme de vieux briscards. La bataille fait rage dans tous les coins de la ville mais les Savoyards peuvent encore l'emporter s'ils arrivent à ouvrir la porte de Neuve. Ils réussissent à s'en emparer et s'apprêtent à en faire sauter les gonds quand Isaac Mercier, un Lorrain, fait tomber la grande herse qui résiste à tous les assauts.
Catherine Royaume, depuis sa fenêtre du passage de la Monnaie, jette sur l'assaillant une marmite de soupe chaude, tuant sur le coup un Savoyard!!!
Le gros des troupes restent hors les murs alors que ceux qui réussissent à les franchir sont massacrés ou refoulés. Les rares prisonniers, et parmi eux la fine fleur de la noblesse d'épée savoyarde, sont confiés dès le lendemain aux bons soins du bourreau Tabazan et les 67 têtes, sur des piques, ornent jusqu'en juillet les murs du rempart de l'Oie. Genève, quant à elle, pleure la mort de 18 de ses citoyens.
De retour auprès de Charles-Emmanuel Ier, d'Albigny s'entendit dire : " De cette escalade, Monsieur, vous avez fait une belle cacade " et c'est ce mot que l'histoire retient. On dit qu'Henri IV, en recevant le tout premier message de Charles-Emmanuel Ier de Savoie, murmure entre ses dents : " Savoie a pris Genève. Il ne la gardera pas très longtemps. " Le lendemain, à la réception du second message, il part d'un éclat de rire qui résonne longtemps dans les couloirs du palais du Louvre.
Après sa défaite, Charles-Emmanuel Ier est obligé d'accepter une paix durable scellée par le traité de Saint-Julien du 12 juillet 1603.
Chaque année à la même époque Genève fête cette victoire chère au cœur des genevois appelée " Fête de l’Escalade ",de nombreux savoyards y participent en toute convivialité sans rancune, nos relations étant depuis longtemps au beau fixe .
Grand cortège dans la vieille ville, avec quelque 900 figurants habillés de magnifiques costumes d’époque, dont la célèbre Mère Guillaume, une Lyonnaise ayant épousé un Genevois, des arquebusiers ,fifres et tambours ,une cinquantaine de cavaliers accompagnés de huit attelage et un canon fidèle à l’original datant du XVIIème siècle. Le vin chaud ,la soupe ,les raclettes et autres plaisirs de bouche sont également de la fête qui se clôt par un feu de joie.
De cette fête chère au cœur des Genevois on ne connaît souvent que son symbole gourmand, la marmite en chocolat noir, clair ou en nougat remplie de légumes en massepain et que l’on brise en prononçant la phrase "Ainsi périrent les ennemis de la République ". De nos jours ,vingt quatre tonnes de chocolat servent à fabriquer ces marmites de toutes tailles, de la plus petite (50g) à la géante (30 kg).
Chaque année, également, depuis 1978,le premier samedi de décembre, se déroule dans la vieille ville la manifestation la plus populaire de la vie genevoise : " La course de l’escalade .,à laquelle ,participent de nombreux savoyards.
Les coureurs de toutes catégories étaient 805 en 1978, aujourd’hui ils ont plus de 27.000.Les courses se déroulent dans les rues étroites de la vieille ville et se terminent dans le parc des Bastions.
A la fin de la journée des milliers de spectateurs attendent le clou du spectacle : La course de " La Marmite ".
Les participants de toutes les catégories courent ensemble les 3,4 km du parcours avec le déguisement de leur choix. rivalisant d’originalité pour créer des déguisements les plus surprenants .

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  Le Château de l'Echelle à La Roche

Mère Royaume 

  La Marmite en chocolat
La Roche sur Foron a fêté Halloween le 20 octobre.
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La citrouille

Un peu d'histoire

Origine
L'Halloween est une fête traditionnelle celtique qui prend sa source dans une lointaine fête celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant trois jours, le changement d'année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. Importée, pour finir, sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques irlandais – l'Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c'est le pays où la fête de Samain a subsisté le plus longtemps.
Son nom actuel est une altération de All Hallow's Eve, qui signifie littéralement : « la veille de la fête de tous les saints », c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint ("hallow" est une forme archaïque du mot anglais "holy" qui signifie : "saint").

Symboles
Le principal symbole d'Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron (Jack-o'-lantern en anglais) : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre. Même s'il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d'un rutabaga, d'un mangelwurzel ou d'un navet, la pratique fut associé à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter.
L'imagerie qui entoure Halloween est largement un amalgame de la saison d'Halloween elle-même (saison où la nuit atteint son maximum), d'un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains), et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les goblins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classique du cinéma d'horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.
L'orange et le noir sont les couleurs traditionnelles d'Halloween. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L'usage de ces couleurs est en partie du a leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d'un siècle.

Passer Halloween (trick-or-treating)

L'évènement principal d'Halloween dans le style nord-américain est le trick-or-treating, dans lequel les enfants se déguisent et vont de porte en porte dans leur voisinage en sonnant à chaque porte et en criant "trick or treat" (des bonbons ou un mauvais sort), ou parfois seulement "Halloween". Même si cela ressemble a une tradition plus ancienne en provenance d'Écosse et d'Irlande, la collecte rituelle d'Halloween apparaît seulement au début du XXe siècle en Amérique du Nord, et s'est peut-être développée indépendamment. Les habitants de la maison (eux-mêmes souvent déguisés) donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter à l'ambiance.

Qui était la mère Royaume ?
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La Rue Royaume est une petite Rue située aux Pâquis. Parallèle à la Rue de Lausanne, elle relie la Rue de Zurich à la Rue du Môle, en traversant la Rue de la Navigation.
En cette année de célébrations du 400ème anniversaire de l'Escalade, quoi de plus naturel que de consacrer un texte à la Mère Royaume. Fêté chaque 12 décembre par une marmite en chocolat aux cris de " Qu'ainsi périssent les ennemis de la République ! ", son acte héroïque demeure l'un des plus célèbre de la nuit de l'Escalade. Chacun a en mémoire l'épisode de la marmite où Catherine Royaume, depuis sa fenêtre du passage de la Monnaie, jeta sur l'assaillant une marmite de soupe chaude, tuant sur le coup un Savoyard. Toute la difficulté réside dans le fait que le mythe et le fait historique ont tendance à se confondre.
Catherine Cheynel est née à Lyon entre 1540 et 1545. Elle épouse avant 1563 Pierre Royaume, potier d'étain, également lyonnais.
A Genève, Pierre Royaume devient graveur de la monnaie. A ce titre, la famille Royaume réside au-dessus de la Porte de la Monnaie, en bas de la Rue de la Corraterie. Pierre est le second époux de Catherine Cheynel qui fut d'abord mariée à un maître d'armes. Les Royaume eurent, semble-t-il, quatorze enfants dont plusieurs moururent en bas-âge.
Le père de Catherine, Claude Cheynel, exerçait également la profession de potier d'étain. Il fut même garde de la corporation à deux reprises en 1556 et 1562.
Les Royaume quittent Lyon et effectuent un premier séjour à Genève en 1569 pour fuir les persécutions contre les Huguenots. L'installation définitive des Royaume à Genève date de septembre 1572. Le 16 septembre, Pierre Royaume est admis comme habitant de Genève, trois semaines après le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) qui eut des répercussions à Lyon. La bourgeoisie genevoise fut accordée aux Royaume le 17 janvier 1598.
La légende veut que Dame Royaume faisait mijoter une soupe au riz et aux légumes la nuit du 11 au 12 décembre 1602. Le terme de " pot " était donné à l'époque pour les marmites servant à la préparation des repas. Le pot qu'employa cette nuit-là Dame Royaume ne pouvait être en étain, puisque l'étain de peut être mis sur le feu. Il semble plus probable que le pot employé était bien en étain et qu'aucune soupe n'était en préparation. Dame Royaume se serait simplement saisie d'un pot en étain confectionné par son époux et l'aurait lancé de sa fenêtre. Il paraît également évident que Dame Royaume ne fut pas la seule cette nuit-là à lancer depuis sa fenêtre des objets aux assaillants savoyards. Tables, chaises et ustensiles de cuisine devaient en effet allégrement voler dans les rues de la cité !
L'Escalade compte d'ailleurs une autre héroïne de cette nuit froide et sombre de décembre : Dame Piaget. L'acte de bravoure de Dame Julien Piaget, née Jeanne Baud, est d'avoir jeté, également du haut de sa fenêtre, aux défenseurs de la cité, la clé de la porte de l'allée traversière, après avoir poussé contre sa porte un meuble extrêmement lourd.
C'est pourtant Dame Royaume qui est restée célèbre.
Erreur! Source du renvoi introuvable.L'acte de la Mère Royaume n'est pourtant pas relaté dans les premiers compte-rendus de l'Escalade du XVIIème siècle, ainsi que dans la version du " Cé qu'è lainô " de 1620. Le plus ancien texte citant l'anecdote date de 1606. Nulle allusion n'y est toutefois faite au passage de la Monnaie, à un pot ou à une Dame Royaume. On y relate l'action d'une femme qui jeta, du haut de sa fenêtre, des pierres et un fond de tonneau sur la tête d'un Savoyard.
C'est au XVIIIème siècle que le nom de la Mère Royaume commence à apparaître dans des récits de l'Escalade. Un fait historique vient à cette époque étayer la thèse du pot de l'Escalade.
Le petit-fils de Catherine et Pierre Royaume, également prénommé Pierre, dans son testament de 1676, lègue à ses descendants différents objets en étain dont un " pot dit de l'Escalade (…) le tout d'estain gravé et de la façon de Pierre Royaume, mon aïeul "  Ce pot fut ensuite conservé à l'Arsenal où il fut dérobé durant l'occupation française. Nul ne peut cependant confirmer qu'il s'agit bien du fameux pot de Dame Royaume.
Quant à la vingt-neuvième strophe du " Cé qu'è lainô ", elle relate l'épisode de la marmite sans toutefois citer la Mère Royaume :
" On Savoyar uprè de la Mounia,
Y fu tüa d'on gran cou de marmita
Qu'onna fenna li accouilla dessu ;
I tomba mour, frai et rai eitandu " :
Catherine Royaume décéda quelques années après l'Escalade vraisemblablement avant 1605.
L'acte héroïque de la Mère Royaume qui nous est parvenu ne fut certainement pas unique. Peu importe finalement s'il tient plus de la légende que des faits historiques. Chaque cité se nourrit de ses mythes et de ses figures historiques et Dame Royaume est l'une d'elles.

 




LA ROCHE VILLE LUMIÈRE

AUTREFOIS :
L’électricité était une inconnue, l’éclairage était assuré par des bougies ou des lampes à pétrole.
De nos jours elle est omniprésente. Qu’elle disparaisse un instant et c'est la catastrophe,mais il n’en a pas toujours été ainsi.
Dans les années 1880 La ville de La Roche, dont le Maire était M.PLANTARD ,ne voulut plus rester avec une insuffisante lumière ,ses vieux quinquets n’étaient plus de l’époque.
On projeta alors de construire une usine à gaz ,mais le coût du projet était bien trop élevé pour le budget communal ,il fut abandonné. ,et en 1883 le Conseil Municipal décida de s’orienter vers l’établissement d’un réseau électrique, qui serait moins coûteux.
M.SANSOUBE,ingénieur de Bellegarde fût le pionnier de cette entreprise  et il voulut coûte que coûte éclairer la ville de La Roche à la lumière électrique ,mais cela ne se fit pas sans mal ! !
Il procéda à des essais préliminaires pour convaincre tous les pessimistes.
En 1884,il fit installer une locomobile(machine à vapeur)côté Sud de la mairie ,logée dans un hangar de circonstance ,et cet essai fût concluant ,mais pas complètement satisfaisant :
Un deuxième essai se fit Faubourg Saint Bernard à la scierie FATTAR :
Mais la scie à cadre mue par une roue hydraulique ne pouvait pas donner la vitesse suffisante pour actionner la dynamo ,et on a dû appliquer une poulie sur l’arbre de transmission pour augmenter cette vitesse.
Ce montage pouvait paraître comme du »bricolage »,la démonstration fût concluante et le Conseil Municipal décida par délibération du 11 janvier 1885 de confier à MM.SANSOUBE et Cie  la concession du futur réseau électrique ,et les travaux commencèrent ;
Malheureusement tout n’alla pas pour le mieux ! ! !
D’abord l’installation mal étudiée donna lieu au début à pas mal de déceptions .On construisit un réservoir sur le foron, lieu-dit à l’Echelle, (maison Constantin)d’une capacité insuffisante ,on dut faire une annexe à l’emplacement des dynamos pour y installer une machine à vapeur ,ensuite deux ,pour satisfaire à la pénurie d’eau.
On tendit des câbles en cuivre de 3 cm de diamètre qui pesaient au moins 20 kg le mètre et les scellements des poteaux de 0,30 cm de diamètre trop chargés cédaient Il y avait une forêt de mats autour de la ville .Durant l’hiver1884-1885,le givre ayant surchargé les câbles tout s’écroulait et des pannes survenaient à chaque instant.
M .SANSOUBE conscient de ce problème ,il fallut donc créer la force motrice pour actionner une turbine ,il fit donc construire un barrage sur le Foron avec une chute d’eau de 17 m    ,avec un réservoir de 1.200.000 litres.
L’eau partait du réservoir ,passait dans un tuyau en tôle de 156m de longueur ,de 62 cm de diamètre ,et était amenée à l’aval sur une turbine de 45 chevaux ,laquelle actionnait une dynamo.
Les poteaux furent remplacés avec des diamètres plus petits de même que les câbles  de section conique réduits à une section de 25 mm  à 5mm ,câbles nus ,seules les parties susceptibles d’être mises en contact sont pourvues de toiles paraffinées.
Le voltage transporté par ces câbles ne dépassant pas 135 volts maximum, exclut tout danger pour  les personnes qui viendraient à les toucher.
Nous sommes  fin 1885 : La Haute Savoie entre dans l’ère de l’électricité :La Roche-sur-Foron est la première ville éclairée de France et même d’Europe
L’installation donna satisfaction  et fit l’objet  d’articles élogieux dans toute la presse française:
Article du Figaro du16 décembre 1885:"Ce n'est ni Paris ,ni Londres ,ni Berlin, ni Moscou, ni rien de semblable. C'est une toute petite cité savoyarde, à dix lieues du Mont-Blanc; ce n'est même pas un chef-lieu d'arrondissement, c'est un chef-lieu de canton répondant au nom de La Roche. Connaissez-vous La Roche ?La Roche-sur-Foron en Haute Savoie? Non. Eh  bien cette ville que je tiens à qualifier de Ville-Lumière, vient de décréter, la première en Europe, l'éclairage électrique dans ses rues, sur ses places, ses monuments et dans ses maisons"
Après diverses amélioration les années suivantes l'exploitation de l'usine fut confiée à une société "Les Forces Motrices du Foron". Cette usine fonctionna quelques années avec des locaux basés Faubourg Saint-Bernard, puis cédé à une autre société "Les Forces Motrices de Savoie" avant d'être absorbée par EDF qui l'arrêta complètement
 Aujourd’hui :
Les temps ont bien changé ! ! !
Pour la troisième année, La Roche fête sa " ville lumière "   
Sur la Place de la Mairie et dans les rues principales du centre ville, les guirlandes lumineuses font "un effet bœuf " et sont admirées par tous.
Il est à noter que les autres quartiers n’ont pas été oubliés et c’est tout à l’honneur de la Municipalité :
Ces illuminations qui progressent chaque année depuis environ trois ans, demandent un gros effort financier pour la ville, les anciennes guirlandes qui étaient utilisées auparavant ont dû  être complètement réformées du fait de leur vétusté, de leur non-conformité aux normes et du véritable danger qu’elles présentaient.
Un programme financier raisonnable à été établi sur plusieurs années suivant les possibilités du budget communal, il faut continuer ,la ville bouge et ce doit être parmi d’autres un grand motif de satisfaction.
Les commerçants font aussi un effort considérable pour la décoration de leurs vitrines ,et aussi des particuliers qu’ils faut tous encourager afin qu’ils soient toujours plus nombreux.
Merci à tous les acteurs de ces illuminations qui nous font un peu rêver et peut-être oublier pendant quelques instants nos soucis.
Les « esprits chagrins »,ils sont malheureusement encore nombreux ,ne manqueront pas de critiquer celles-ci prétextant que le moment est venu de faire des économies d'énergie, et que cette débauche d'éclairage a un coût prohibitif .Toutes les villes sans exception et même les petits bourgs de campagne ont leurs décorations lumineuses. La Roche première ville d'Europe possédant un réseau électrique devait-elle se distinguer en restant dans l'obscurité??
Une rue de La Roche porte maintenant le nom de l’Ingénieur SANSOUBE et le petit pont sur le Foron qui dessert un parking le long du Foron ,qui vient d’être  rénové est maintenant dénommé Pont PLANTARD,en hommage à ces deux personnes qui ont su prendre des risques avec un projet  paraissant très utopique à l’époque, qui l’ont mené à bien et à eu un retentissement très important ,bien au delà de la cité..
Une stèle érigée dans le parc du Château de l’Echelle ,sous la Municipalité LANSARD,commémore cet événement.

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  Le monument commémoratif   La pierre relatatant l'évènement
 
  DEMAIN :
Comment produira-t-on l’électricité demain ?
La question est déjà posée car il faut prévoir l’avenir: Centrales nucléaires, énergie solaire, éoliennes, développement de l’hydraulique, utilisation des marées ,biocarburants etc… ? ? ?
Les idées ne manquent pas mais sont conditionnées par les possibilités de financement
Ce sera le problème de l'énergie non polluante à résoudre dans les prochaines décennies, en tenant compte des exigences de l’écologie, de la protection des sites, de la santé, de l'effet de serre et de bien d’autres facteurs.
Nicolas Hulot nous donnera peut-être la solution !!!
Un Sage

La vigne à FARINET
C'est en 1980 ,soit 100 ans après la mort du fameux faux-monnayeur qu'une poignée de copain crée les "Amis de Farinet"
Plutôt qu'un monument au mort, Jean-Louis Barrault, Léo Ferré ,Gilbert Bécaud et le valaisan Pascal Thurre préfèrent créer la plus petite vigne de la terre en sa mémoire. Un symbole vivant.

La vigne à Farinet est la plus petite vigne cadastrée du monde. Située près de Saillon dans le canton de Valais en Suisse, ses 3 ceps produisent quelques décilitres de moût qu’on mélange à une bonne cuvée offerte par l’un ou l’autre propriétaire-encaveur afin de produire 1000 bouteilles numérotées vendues au profit d’une œuvre en faveur de l’enfance déshéritée.
Chaque année des personnalités des sports, des arts et de la politique viennent la travailler: on y a vu Zinedine Zidane, David Douillet, Caroline de Monaco, Roger Moore, Léo Ferré, Tino Rossi, Michael Schumacher, Hans Erni, Jane Birkin, Gilbert Bécaud, Claudia Cardinale, Mgr Gaillot, Sœur Emmanuelle, Danielle Mitterrand, Henri Dès, Barbara Hendricks ,Depardieu et tant d’autres, la liste compte plus de 150 noms.
Le premier propriétaire de la vigne fut l’acteur Jean-Louis Barrault. Elle appartint ensuite à l’abbé Pierre.qui la légua au Dalaï Lama en 2006.
Qui était Joseph-Samuel Farinet ?
Joseph-Samuel Farinet (1845-1880) est un contrebandier, habile faux-monnayeur, menteur devant les tribunaux valaisans et italiens. Ami de la liberté et beau jeune homme, Farinet, poursuivi pendant plus de 10 ans par la police, a cherché asile à Saillon, et c'est là qu'il repose désormais, au pied du clocher de l'église saint-Hursule.
Farinet est né en 1845 dans la commune de Saint-Rhémy-en-Bosses dans la vallée d'Aoste.
En 1869, il est condamné par contumace à 18 mois pour vols à Aoste.
En 1871, effondrement de la Banque cantonale valaisanne, il est arrêté à Martigny-Bourg et condamné pour fabrication de fausse monnaie à 4 ans de prison.
Après plusieurs évasions, la police le traque. Le 17 avril 1880, on découvre son corps au bas des gorges de la Salentze (rivière qui sort de la montagne vers Leytron). Selon la rumeur, une balle des policiers l'aurait tué.
Pour le 150e anniversaire de la naissance du redoutable mais généreux faux-monnayeur réfugié à Saillon, les amis de Farinet, ont entrepris en 1995 l'aménagement d'un parcours initiatique balisé de somptueux vitraux.
Le travail artistique a été confié au talentueux verrier de Täsch Theo Imboden. Aujourd'hui, vingt et un vitraux massifs jalonnent la promenade, du pied de la colline de Saillon jusqu'à la plus petite vigne du monde. Les œuvres en trois dimensions jouent avec les rayons du soleils tout au long de la journée. Les thèmes sont inspirés des gravures sur bois que Robert Höritier avait réalisées pour le Farinet de Budry.

La vigne de trois ceps et le gentleman faux-monnayeur
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