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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:10

Mardi après-midi, les députés ont élu François de Rugy à la tête de l'Assemblée nationale.

Élu dès le premier tour avec 153 voix, François de Rugy a été largement préféré aux trois autres candidats Brigitte Bourguignon, Sophie Errante et Philippe Folliot. 

 

 Celui-ci aura un confortable salaire. Le président de l’Assemblée nationale étant avant tout un député, il touche à ce titre une indemnité de base, comme tous ses collègues, de 7 209,74 euros. Mais en plus, il touche une indemnité spéciale, non imposable, de 7 267,43 euros. Il faut enfin rajouter l’indemnité représentative de frais de mandat de 5 840 euros bruts. Soit une rémunération totale de 20 317,17 euros, qui en fait l’acteur institutionnel le mieux doté de la République, derrière le président du Sénat (20 486,12 euros brut), mais devant le président de la République et le Premier ministre (14 910 euros brut chacun).

A ce salaire, il faut ajouter le confortable Hôtel de Lassay, le logement de fonction du président de l'Assemblée. "La résidence du président de l’Assemblée nationale possède de nombreux salons et une vaste salle des Fêtes permettant d’organiser des réceptions en l’honneur de personnalités ou de délégations étrangères reçues par la France", écrit Europe 1

François de Rugy : des écologistes à Macron, parcours d'un ambitieux

Par Elisa Centis

 

● 1997-2015: l'ascension à la droite des écologistes

François de Rugy est élu pour la première fois à l'Assemblée en 2007, sous l'étiquette les Verts. Il s'était déjà présenté à la même élection en 1997 et 2002, mais sans succès. Avant d'entrer chez Les Verts en 1997, il militait au parti Génération écologie alors qu'il n'avait même pas 20 ans. Réélu député en 2012, il profite de la percée du nouveau parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour prendre la tête du groupe écologiste à l'Assemblée. Il partage alors la présidence du groupe avec Barbara Pompili. A la suite de désaccords au sein d'EELV, il quitte le parti fin août 2015. Il s'oppose alors à la direction du parti, menée par Cécile Duflot. L'ancienne ministre de François Hollande, était favorable à une ligne dure, contre le virage social-libéral du gouvernement socialiste. François de Rugy jugeait au contraire cette prise de position comme «une dérive gauchiste».

 

● 2015-2016: l'aventure personnelle dans le sillage de l'exécutif

Avec le sénateur Jean-Vincent Placé, lui aussi démissionnaire d'EELV, il fonde le Parti écologiste en septembre 2015. Ils sont rejoints par Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili, elles aussi partisanes du soutien au président de la République. En février 2016, il est le seul à ne pas être récompensé de sa fidélité au chef de l'État. Cosse, Pompili et Placé entrent au gouvernement, tandis qu'il reste dans son siège de député. En mai 2016, il intègre le groupe socialiste et gravit un nouvel échelon. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale, grâce à la démission de Denis Baupin. Il se déclare ensuite, dès octobre 2016, candidat à la primaire de la gauche. Il s'attache alors à incarner l'écologie et propose notamment la fin de voitures non-électriques ou non-hybrides. Il ne recueille que 3,88% des suffrages, mais la primaire lui de gagner en notoriété.

 

● 2017: la conversion au macronisme

Quelques semaines seulement après la victoire de Benoît Hamon, il se rallie à Emmanuel Macron, dans un souci de «cohérence», justifie-t-il. Ce partisan de la ligne sociale-libérale affiche son désaccord avec les propositions du candidat socialiste, comme le revenu universel. C'est sous l'étiquette La République En Marche, qu'il se représente aux législatives en juin. Réélu, il fait immédiatement part de ses ambitions pour le perchoir. François de Rugy se présente alors comme un candidat désireux de mener la refonte de l'Assemblée nationale, pour répondre au désir de renouvellement de la société française. Il propose de réduire le nombre de députés et de limiter le cumul des mandats dans le temps, des idées que l'on retrouve dans le programme d'Emmanuel Macron. Depuis plusieurs semaines, il se disait que le président de la République souhaitait une femme au poste de président de l'Assemblée. Cela aurait été une première et un symbole fort dans le sens de l'égalité homme/femme. Déjouant les pronostics, le député de Loire-Atlantique s'est finalement imposé face à deux femmes, Sophie Errante et Brigitte Bourguignon, récoltant ainsi les fruits de son engagement au côté d'Emmanuel Macron.

 

 

 

Published by Un Sage