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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:46

 

Les encombrants soutiens financiers de la fondation de Hulot

Alors que les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement, le dernier en date pointé du doigt est Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique. En effet, selon les informations du journal Le Canard enchaîné, la fondation Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la nature et l'homme depuis qu'il a passé la main à Audrey Pulvar, aurait profité d'importants versements depuis plusieurs années. Le journal revient en effet sur les mécènes de la fondation. Ainsi, EDF aurait versé 460 000 euros par an à la fondation jusqu'en 2012, puis 100 000 euros. Des finances qui posent problème étant donné que le nouveau ministre de la Transition écologique va prochainement devoir prendre position sur l'EPR de Flamanville, détenu par EDF.

Par ailleurs, Veolia a, quant à lui, versé 200 000 euros par an entre 2012 et 2017 et Vinci, désigné pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30 000 euros en 2014 et en 2015. Le Canard enchaîné a également tenu à rappeler que l'ancien présentateur de l'émission Ushuaïa avait créé en 1990 une société, Éole Conseil, principalement alimentée par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et de gels douche de la marque Ushuaïa, et les comptes annuels sont juteux, selon l'hebdomadaire. « À partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d'affaires par an. Une machine à cash pour l'écolo. »

60 Millions de consommateurs a épinglé la marque

De plus, le quotidien a tenu à rappeler que 60 Millions de consommateurs a épinglé le mois dernier trois produits de la marque Ushuaïa en raison de la présence de colorants allergènes ou d'une substance « soupçonnée d'être un perturbateur endocrinien ». Nicolas Hulot a, quant à lui, indiqué au Canard enchaîné : « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c'est elle qui appréciera s'il y a conflit d'intérêts. »

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Thierry Jaccaud, de L'Écologiste, analyse en 2007 les propositions de Nicolas Hulot qu'il trouve trop restreintes et appelle l'animateur de télévision à aller plus loin que ce soit sur les OGM, le nucléaire, l'agriculture biologique ou la mondialisation.

En 2007, Nicolas Hulot fait l'objet de critiques de Vincent Cheynet, membre du courant décroissant, qui le considère comme un homme surmédiatisé, acceptant des fonds de la part de grandes entreprises considérées comme polluantes tel qu'EDFVinci ou L'Oréal. L'hebdomadaire Marianne souligne également cette contradiction en septembre 2009 , qu'il qualifie de « relations incestueuses avec le CAC 40 » ,entre son discours anti-capitaliste et le généreux soutien dont il bénéficie de la part de multinationales pour produire ses émissions et documentaires.

Un rapport parlementaire de 2011 note également l’ambiguïté de Nicolas Hulot et sa fondation au niveau des financements notant qu'« EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire (...) Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l'énergie nucléaire ? ». Nicolas Hulot rétorque qu'il va chercher l'argent « là où il est » pour « créer des passerelles plutôt que des fossés » avec les entreprises même les plus polluantes. Il réfute avoir changé la fin du Syndrome du Titanic sous la pression des sponsors et la FNH mentionne que « la position de Nicolas Hulot dans le Pacte écologique sur le nucléaire - en particulier sur l'EPR - est très loin du copier-coller de celle d'EDF ».

Claude Allègre, ancien ministre de l'Éducation nationale, le critique violemment en 2009, le traitant d'« imbécile » qui « envoie les gens rouler à vélo et lui, fait ses affaires en hélicoptère », après que Hulot s'est opposé à son entrée au gouvernement de François Fillon à cause de ses opinions controversées car mettant en doute l'origine humaine du réchauffement climatique. Rappelant que les changements climatiques occasionnent « 300.000 morts par an », Hulot rétorque que l'opposition d'Allègre au consensus de milliers de scientifiques sur le sujet font que « l'injure et le mensonge ne remplacent pas la vérité scientifique ».

Dans L'imposture climatique, Allègre affirme être « effrayé par sa méconnaissance de simples données de base scientifiques et par son inculture littéraire et historique ».
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Hulot un ancien moniteur de voile un uluberlu qui sait  bien louvoyer

 
Published by Un Sage