LES VIEILLES MESURES

Elles sont situées au centre du quartier du Plain Château, plus haut que la porte Falquet à l'extrémité la rue des Halles ou se tenaient au moyen age les marchés .Elles comprennent trois mesures taillées en quart de sphère dans la pierre.
Les marchés et les foires de La Roche toujours très achalandées, l'étaient déjà à cette époque(XIIe et XIIIe) en raison de la situation centrale de  la ville  et grâce à la prospérité qu'y avaient apportée les franchises
Longtemps confinées à la tradition, ces franchises furent rédigées en latin le 22 mai 1335,sous Amédée III.Elles réglaient sans ordre et d'une façon curieuse ,les limites de la ville, les prérogatives des comtes, des conseils, des citadins ,le droit civil, les coutumes commerciales.
Elles furent confirmées successivement par tous les comtes de Genève et de Savoie et remplacées en1430 par les "Statuta Sabaudiae " accordés par Amédée VIII,duc de Savoie .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

L’ébauche d’un gisant semblait avoir été délaissée dans la cour du château de l’Echelle depuis plusieurs mois ,depuis "le Salon de la Pierre " .C’était un bloc de calcaire marbrier " bleu de Savoie " et on pensait que le sculpteur avait abandonné son œuvre ,en cours d’exécution ,un poignet foulé par la frappe puissante du maillet sur le burin, tant cette pierre était dure.

Grave erreur, car il s’agissait bien d’un chef d’œuvre terminé du sculpteur, Michel Ducastel. exécuté au ciseau électrique.

Mercredi 19 septembre ,celui-ci, initié par " les Amis du vieux La Roche ",a été mis en place en grande pompe en présence de l’artiste et de quelques édiles municipaux.

On a appris par la presse que cette réalisation a été possible grâce à la générosité de M.Latour,entrepreneur à Macot la Plagne qui avait offert gracieusement ce bloc de pierre.

Commentaire élogieux du journaliste : " Michel Ducastel a à partir de cette masse brute, magnifié la matière en faisant de ce bloc un monolithe jaillissant " ! ! !

Les admirateurs de l’Art apprécieront ! ! !

Sacré " Dudu ",ancien prof de gym du lycée de Bonneville, il nous étonnera toujours ! !


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Le bloc oublié

Le boc érigé

!!!!!!!!!!!!!!!!!!


MORALITE

L’art aujourd’hui est celui qui nous appartient réellement :Il est notre propre reflet. Le condamner ,c’est nous condamner nous-mêmes. Le passé peut bien regarder avec pitié la pauvreté de notre civilisation ;l’avenir rira de la stérilité de notre art ;

O.KAKUSO

Le livre du thé

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Où sont nos vrais amis?

Monsieur Labouse, citoyen lambda ,Maire d’une petite commune rurale ,par son fromage renommée,

Fût un jour convié par son " Ami " , député de sa circonscription ,a assister à Paris à un débat de son Assemblée.

Ceci pour le remercier d’avoir fait campagne en sa faveur auprès des habitants de sa petite cité,

Et de l’avoir ainsi aidé  à accéder à cette haute fonction ,avec une plus grande majorité.

Bien " endimanché "il se rendit donc dans la capitale. Le voyage fut long et pénible.

La gare de son patelin ayant été supprimée par une décision, pour lui incompréhensible,

Il dût emprunter ,pendant une journée ,plusieurs moyens de transport ,plus ou moins confortables.

A son arrivée, il fût accueilli royalement par un quidam majordome ,représentant cette assemblée de notables.

Logé ,le soir ,dans un grand hôtel parisien, avec même possibilités de distractions passagères :

Soirée au choix de ses goûts , Lido, Opéra ,Théâtre, Spectacle coquin ou Folies Bergères.

Une Voiture avec chauffeur et cocarde tricolore , fût même mise à sa disposition ,également gratuitement,

Pour qu’il puisse , durant son cour séjour, à son grés se déplacer décemment et plus rapidement.

Ce quidam, habillé comme un " Monchu " , très obséquieux ,excusa l’absence pour l’accueillir ,de son député ,

Retenu au dernier moment à la Chambre , par un problème urgent ,étant par cet imprévu très désolé.

(C’est en général la formule employée par un personnage haut placé ,pour se débarrasser d’un gêneur

Sans ménagement ,mais avec beaucoup de tact ,et on peut en apprécier la grande mais humiliante saveur)

Son voyage n’ayant pas été de tout repos, et pas du tout tenté par une virée nocturne païenne agitée,

Fatigué ,il préféra se jeter délibérément dans les bras de Morphée.

Le lendemain, après un petit déjeuner copieux, son chauffeur l’attendait déjà à la porte patiemment.

Il lui fit visiter les grands monuments de la capitale ,et dans un grand restaurant ,le fit dîner somptueusement.

Mais il n’avait pas encore vu son ami député ,et commença auprès du chauffeur à s’en inquiéter.

Celui-ci le rassura sur son excellente santé ,et lui apprit que de cette assemblée il avait été élu Président,

Que cette haute fonction était très prenante ,qu’il devait dans beaucoup de réunions être présent. ! !

Ils arrivèrent enfin ,après avoir traversé la place de La Concorde, au siège de l’Assemblée, le Palais Bourbon

Une belle bâtisse ce palais ,son " ami " député président ne siégeait pas dans un " Boîton" !

M.Labouse pénétra dans le hall de ce palais ,tout de même un peu intimidé,

Passant entre deux rangées de gardes républicains en tenue d’apparat, dans un garde -à -vous bien aligné

Ce naïf , il crût que tout cet honneur était pour lui, puis son majordome le conduisit à la buvette,

Pour boire un " rafraîchissement ", alors qu’à son goût, il eut préféré pour digérer son repas une bonne rincette.

Là il côtoya beaucoup de monde, des " Monchus ", dont certains fumaient de gros cigares bagués,

De véritables " barreaux de chaises ", riant bruyamment, gesticulant , complètement congestionnés,

Venant sans doute de quitter un bon restaurant où ils avaient l'habitude d'être bien traités

Echangeant à mi-voix, des propos grivois qui ne pouvaient probablement à tout le monde être racontés

Son majordome, faisait des salamalecs à tous les pékins qu’il croisait, très obséquieux

Le pauvre peu habitué à ces " jaunes " en était sidéré et de ce spectacle n’en croyait pas ses yeux

Il l’accompagna jusqu’à une galerie au sommet de l’hémicycle, où parmi le public, une place lui était réservée.

Il apprit de ce majordome, que cette galerie s’appelait " le poulailler ", lieu où chez lui la volaille était logée ! !

Mais de là, il pouvait bien voir tout l’hémicycle, qui ressemblait à une moitié de meule de fromage

Munie de gradins, avec au centre, une grande estrade qui devait être réservée à un très haut personnage.

Il apprit par ce majordome que cette estrade, dominant l’hémicycle, s’appelait " le perchoir ",

Où le président prenait place majestueusement, pour tout simplement, sur son auguste derrière s’asseoir.

Poulailler, perchoir, il compris alors pourquoi les personnages de cette docte assemblée,

S’invectivaient avec des noms d’oiseaux, et se traitaient souvent de tête de linotte écervelée ! !

Il jeta un regard circulaire sur cet hémicycle, et fût étonné de voir qu’il était bien parsemé,

Sur les cinq cent soixante-dix sept élus, seulement environ un tiers de cet effectif était installé.

Avec au premier rang, le Premier ministre et quelques ministres, seulement ceux concernés

Pour les questions de portes paroles de certains groupes parlementaires, à cet effet désignés,

Un huissier, déguisé en pingouin annonça solennellement, " Monsieur le Président arrive "

Un lointain roulement de tambour, et le président arriva, majestueux, à pas comptés,

Monta sur son " perchoir ", s’assit sur son trône, tripota les deux micros devant lui placés

Et déclara " Messieurs la séance est ouverte, vous pouvez vous asseoir. Je vous signale que cette séance

Est télévisée, que vous devez vous montrer disciplinés pour donner une bonne image de la France !

je vous rappelle que pour vos questions vous avez un temps de parole de deux minutes trente pour les poser,

Et que vous devez impérativement le respecter.  pour permettre au dernier intervenant de s’exprimer.

La parole est à Monsieur Duconnard. Monsieur Duconnard se lève , saisit un micro en tête de rangée,

Et commence, quelques feuilles à la main, une grande litanie, par moments un peu alambiquée.

" Merci Monsieur le Président. Monsieur le Premier Ministre, messieurs les Ministres, mes chers collègues,

Ma question s’adresse plus particulièrement à Monsieur le Ministre de la Santé, sur les bègues

Ils sont nombreux en France à ne pas pouvoir, les malheureux, s’exprimer correctement,

Il n’existe à ma connaissance pour ceux-ci, qui ont besoin de soins spécifiques, aucun établissement……

Interrompu souvent par le président " Monsieur le député, posez votre question !",visiblement agacé.

La question enfin posée : " Que comptez-vous faire à ce sujet ? ",le Ministre répond avec un certain doigté,

" Merci Monsieur le député Duconnard de poser cette question, je vous rassure tout de suite franchement,

Elle n’a pas échappé au gouvernement ,qui l’étudie actuellement ,elle sera solutionné prochainement ! ! "

Ainsi les questions et les réponses, défilèrent avec chacun des ministres présents à toute vitesse

Sans aucun intérêt ,car pour la plupart ,déjà largement relatées et commentées dans toute la presse,

Dans le même style ,semblant être dans aucun doute par les intéressés , toutes connues à l’avance,

Manifestement jugées par la majorité des députés présents sans importance,

Toujours interrompues par le rappel du président" Monsieur le député poser votre question ",

Ou par une remontrance à un député ,debout sur son banc ,vociférant son indignation,

Se comportant comme un étudiant contestataire ,dans une réunion de grévistes ,un peu éméché,

Grimaçant et gesticulant sans aucune retenue comme un forcené ,

Sans que l’on puisse entendre ses propos ,n’ayant heureusement pas de micro à sa disposition,

Interrompant le pauvre orateur, déjà bien  emberlificoté  dans son allocution.

Le Président imperturbable ,s’évertue à faire taire plusieurs fois ce curieux manifestant ,

En tripotant les deux micros posés sur son bureau ,et à plusieurs reprises lui criant :

" Monsieur le député Duchnock asseyez vous ça suffit comme ça. ! ! poursuivez Monsieur le député, "

Naturellement peu de députés écoutent ,complètement étrangers au débat, chacun fortement occupé :

L’un s’est endormi paisiblement sur son banc, d’autres lisent leur journal où noircissent des feuilles de brouillons

Peut-être préparent-ils les discours à faire pour une prochaine inauguration dans leurs circonscriptions ! !

D’autres en se gaussant, se murmurent à l’oreilles des propos sans doute marrants.

D’autres baillent ,où lassés, préfèrent quitter l’hémicycle ,en étant manifestement trop bruyants.

Le président intervient en leur lançant, " vous pouvez partir mais s’il vous plait faites le en silence "

Puis il regarde sa montre ,car le temps passe , il semble perdre son imperturbable patience

" Monsieur le premier Ministre, Messieurs les Ministres Messieurs les Députés , La séance est terminée,

Je vous remercie " et tout ce beau monde quitte alors en plaisantant et bruyamment l’Assemblée.

Monsieur Labouze partit aussi, un peu bousculé par toute " la volaille "du " poulailler " et un peu désabusé

Etonné de telles " gaugnes " ,croisa vers la sortie son " Ami " député ,l’air préoccupé et toujours très pressé.

Qui lui lança s’en s’arrêter un grand ," BONJOUR CHER AMI ,vous avez fait un bon séjour ?, à bientôt "

Sans même attendre sa réponse, alors qu’il n’avait certainement nullement l’envie de le voir de sitôt,

Sinon avant les prochaines élections ,pour chanter ses louanges afin de récolter quelques suffrages,

Pour faire à nouveau partie des membres de cette assemblée faite de curieux personnages.

M.Labouse regagna son  patelin  ,pour y retrouver tous les emmerdements quotidiens qu’un petit maire

D’une petite commune rurale ,doit solutionner seul, sans le concours d’aucun intermédiaire :

Le ruisseau qui avait débordé vers chez la Jeanne et qu’il fallait faire curer,

Le fils du Justin tombé de son tracteur, une jambe brisée, qu’il fallait à l’hôpital emmener,

La femme du Louis sur le point d’accoucher sans moyen de transport pour aller à la maternité,

Un coq qui avait disparu ,sans doute volé par un quidam par son chant matinal gêné.

Plus de poste, plus de gare ,plus de médecin ,plus de curé ,plus d’épicerie ,plus de bistrot, plus de vétérinaire,

Une très longue liste de tous ses soucis de tous les jours et de ses responsabilités, on pourrait sans fin la faire :

Dans son petit village qui progressivement se vidait de ses habitants ,complètement ignoré,

Par tous ces " Monchus "indisciplinés de l’Assemblée où siégeait en grande pompe son " Ami, " le député.

Sans ressources financières, sans subventions pour faire toutes les réparations urgentes ,

A son église désertée, à sa mairie vieillissante, bâtiments communaux délabrés et voués à des morts lentes,

Complètement écœuré et dégoûté par la comédie picrocholine à laquelle il avait assisté, il prit la ferme décision

De ne pas solliciter le renouvellement de son mandat à la prochaine élection.

Moralité
Chacun se dit ami :mais fou qui s’y oppose ;

Rien n’est plus commun que le nom,

Rien n’est plus rare que la chose

(La Fontaine)

Petit dictionnaire 

Monchu :Grand Monsieur -Notable

Boîton : Petit local pour cochon

Picrocholine :Conflit entre des institutions souvent burlesques, au motif insignifiant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Succès universitaire :
Un Ha rionda.JPG ut Savoyard à l'honneur :
Distinction relatée dans le journal de Saone et Loire :
Pierre-Guillaume RIONDA, demeurant à Passy ,élèvede l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Cluny a reçu la médaille d'or récompensant le "Major National", distinction suprême pour celui qui finit le premier parmi les 1100 diplômés de toutes les ENSAM de France, promotion 2007.
Après des études secondaires au lycée du Mont Blanc au Fayet, il a suivi une Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles au lycée Berthollet d'Annecy, pour ensuite intégrer sur concours l'ENSAM de Cluny.
Il a fait sa première année au centre de Cluny, puis partagé la 2e année entre Cluny et Paris avant d'être admis à "SUPELEC"(Ecole Supérieure d'Electricité) où il effectua les 2e et 3e années, récompensé en fin d'études par la médaille d'honneur décernée aux meilleurs élèves obtenant ainsi en septembre dernier un double diplôme d'ingénieur ENSAM et SUPELEC.
Aussitôt embauché à EDF à Paris il ,travaille à la Division Optimisation Amont-Aval et Trading, qui gère les prévisions des consommations de production.
Il remercie chaleureusement tous ses professeurs du Lycée du Mont Blanc, du lycée Berthollet, de l'ENSAM,et de SUPELEC pour lui avoir dispensé un enseignement de qualité ,qui lui a permis d'accéder à cette haute distinction.
N.B Pierre-Guillaume Rionda est le fils de Françoise Rionda-Deluermoz, professeur agrégé au lycée du Mont Blanc du Fayet ,née à La Roche sur Foron, d'une famille bien connue dans cette ville.
  

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La Grenette dans laquelle est installée la Patinoire

 
AUJOURD’HUI :
La ville pour fêter sa ville lumière nous a offert une patinoire, à la fin de l'année 2006 avec de la " vraie glace " mais cette glace est artificielle car avec le réchauffement climatique il aurait été impossible de faire une glace naturelle comme autrefois.
Cette patinoire a fait la joie des enfants et aussi des adultes qui n’avaient pas connu ça depuis quarante ans.
Elle a été aménagée sous la " grenette ",donc bien abritée ,lieu vraiment adéquat pour ce genre d’ouvrage
Merci à la Municipalité pour nous avoir offert ce cadeau de Noël, tout en regrettant sa trop courte durée, mais celle-ci était conditionnée par les exigences du budget  municipal.
Cette patinoire avait déjà fait parait-il l’objet d’un débat houleux au cours de la dernière séance du Conseil Municipal, cette installation ne semblant pas plaire à certains " esprits chagrins " ! ! Pourquoi?. Il y a vraiment des gens qui sont "pour ce qui est contre et contre ce qui est pour"!!!
Elle avait pourtant fait le bonheur des enfants et aussi de certains adultes, dans une période où les distractions festives de plein air sont bien rares .Il vaut beaucoup mieux que nos chers bambins viennent patiner ,plutôt que de se planter devant une télévision où un ordinateur des heures entières ,meilleurs moyens modernes pour s'abrutir!!
Bonne nouvelle: on patine encore cette année ,depuis fin novembre, jusqu'à la fin de l'année.
Messieurs les "esprits chagrins" pourront donc continuer à critiquer, sans être mis au goulag, car nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique où le mot Liberté a encore une signification.
"Vous pouvez échapper à la critique en n'étant rien, en ne disant rien, en ne faisant rien, et ceux qui critiquent sans proposer ne font souvent rien"
HIER
Il y a quarante ans :
Un projet de patinoire avait été initié par M.Jacques BRAND,tailleur (de talent)de son état ,bouillant d’idées originales
Cet ouvrage avait été installé sur la place du cimetière ,mais il n’avait pas eu le succès escompté , son instigateur ayant " bu le bouillon ",cette triste expérience n’a pas été renouvelée :
AUTREFOIS :
Les hivers beaucoup plus rigoureux commençaient vers le 11 novembre ,pour se terminer fin février, début mars, la température descendait parfois jusqu’à moins 20° et on n’avait pas besoin de faire de la glace artificielle.
On pouvait patiner dans le secteur au col d’Evires ,sur l’étang de la glacière , au " Grands Marais ",lieu situé au sommet de la ville, non loin du bâtiment actuel de l’hôpital psychiatrique.
La surface de la glace n’était pas parfaite ,avec des herbes sauvages qui montraient leur nez ,mais c’était bien suffisant pour s’amuser.
Annecy avait une très grande patinoire naturelle ,aménagée sur l’esplanade du Pâquier (actuellement parking Baulieu).
On patinait même sur le lac d’Annecy, dan la baie d’Albigny qui était complètement gelée .,et à Contamine- sur Arve sur un bras de l’Arve.
On fixait les patins munis d'étriers réglables à griffes ,à l'avant et à l'arrière, sur les semelles des souliers souvent à semelle de bois .Rares étaient encore les gens ayant des patins fixés à demeure sur des bottines comme aujourd'hui
La neige et le gel venaient beaucoup plus tôt ,on brassait la neige déjà à la cérémonie de la commémoration du 11 novembre à laquelle participaient tous les enfants des écoles ,laïques et privées :
Les rues n’étaient pas dégagées comme aujourd’hui, on passait un triangle en bois dont les ailes pouvaient être modulables pour passer sous les portes de la ville ,tiré par un cheval et il n’y avait ni sablage ni salage :
Il y avait très peu d’automobiles à l’époque ,dans le quartier du Plain Château, c’était la liberté pour les enfants à la sortie de l'école.
La neige était très tassée ,et très gelée ,ce qui permettait de faire de longues " glissades "dans la rue des Fours et dans la côte à Saddy (du nom du boulanger installé au pied de cette côte ,aujourd’hui rue du Crétet) et de luger seules distractions de l’hiver ,le ski n'étant pas encore pratiqué à cette époque.
Le passage sous les portes causait bien quelques blessures mais toujours sans gravité, heureusement.
Le top était de faire la plus longue glissade possible.
Mais cette distraction n’était pas du goût de tout le monde ,surtout des personnes âgées qui risquaient de ce " casser la figure " sur ces surfaces plus lisses que la peau d’un bébé ,et les gens du quartier allaient étendre dessus des cendres de bois qui étaient sitôt balayées par " ces petits chenapans "
Le Garde Champêtre veillait et dès que son képi était aperçu au bas de la rue ,presque tout le monde disparaissait comme une volée de moineaux, mais les moins dégourdis se faisaient pincer et étaient menacés du "violon"*,menace jamais mise à exécution évidemment ,et tout recommençait le lendemain.
Heureux temps où les enfants jouaient en plein air, sans se précipiter chez eux à la sortie de l'école ,pour surfer sur internet et consulter des sites plus ou moins scabreux ,ou envoyer des "textos idiots ." aux copains ou copines!!

*.Le violon (la prison) était une petite pièce borgne au rez-de-chaussée de la mairie dans laquelle on enfermait surtout les ivrognes qui troublaient l’ordre public
 
 Un peu d'histoire:
À l'origine comme les skis, les patins à glace étaient un moyen de locomotion. Ils étaient alors en peau de bête et la lame était en os de bœuf poli. Rapidement, le patin à glace devient un divertissement, en particulier en Grande Bretagne et dans les pays nordiques, les surfaces glacées sont nombreuses.
Des patins à glace sont attestés à Saint-Denis dès l'époque carolingienne. Découverts lors des fouilles archéologiques, ils sont composés :

      -d'une "lame" aménagée dans un radius de bœuf ou de cheval

Fabriquer un patin à glace en os est assez simple. On choisit un radius de bœuf ou de cheval dont on taille les deux extrémités en biseau. Puis on aplanit la surface la plus plate de l'os. Il ne reste plus qu'à fixer sa chaussure sur le patin, à l'aide de lanières, au niveau des extrémités biseautées. Pour améliorer la fixation du pied, certains patins sont munis de perforations transversales dans lesquelles sont fichées de petites chevilles destinées à maintenir les lanières. Sur la photo, vous pouvez voir la mise en scène d'une chaussure carolingienne posée sur un patin plus tardif. À Saint-Denis, quatorze patins à glace ont été découverts, datant tous d'une période qui s'étend du Xe au XIIe siècle.
Ce type d'objet est connu sur d'autres sites archéologiques de l'Europe du nord : en Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Scandinavie, Pologne, Russie, ...Son usage est décrit par William Fitz Steephen dans un texte relatif à la vie de saint Thomas Beckett, rédigé vers 1170 - 1180. L'auteur raconte comment, l'hiver, les enfants jouent sur la Tamise gelée : "...d'autres, plus doués pour jouer sur la glace, attachent des os d'animaux à leurs pieds comme patins .et se propulsent à l'aide de bâtons à bout ferré

      -d'une chaussure en cuir posée sur la lame et parfois attachée par une lanière

En 1650, le premier club de patinage sur glace apparaît en Écosse, l'Edinburgh Skating Club. En France il reste réservé à une élite :,
1776 le patinage est mis à la mode à la cour par Marie-Antoinette qui glisse sur les plans d'eau du château de Versailles puis Napoléon III et l'impératrice Eugénie
5 janvier 1791 : Napoléon Bonaparte échappe à la mort en patinant avec ses camarades dans les douves de l'École Militaire d'Auxerre, France.
Les colons hollandais et anglais exportent le patin aux États-Unis où le premier club naît en 1849 à Philadelphie.
En 1876, à Londres, apparaît la première patinoire artificielle et dès 1850, on fabrique en série des lames de patin en acier. Le patinage sur glace connaît alors un développement important.
En 1896 se déroulent les premiers championnats du monde de patinage à Saint-Pétersbourg.
Le patinage de vitesse et le patinage artistique figurent au programme des premiers Jeux Olympiques d'hiver à Chamonix en 1924.
  
Patin-carolingien-copie-1.jpg vieux-patins-copie-1.jpg p--tin-moderne.jpg

Patin carolingien 
decouvert à  Saint-Denis fabriqué avec un radius de boeuf

premiers patins
 en métal réglables en longueur et en llargeur avec étriers à griffes

Patins modernes 
fixés à demeure sur bottines à lacets, blanches ou noires

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