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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:20
Le tailleur d'Emmanuel Macron habille aussi d'autres personnalités
Par Céline Gaulthier 

https://tracking.omnitagjs.com/tracking/pixel?event_kind=AVAIL&attempt=76cc0f3e9141c9c6267f21dc208d244f La boutique du tailleur d'Emmanuel Macron, Jonas & Cie, bénéficie encore du coup de pub du président de la République.

Il fait bon être dans les petits papiers du président Macron. Depuis la médiatisation des achats réguliers du chef de l'Etat, la boutique de Laurent Touboul, tailleur et copropriétaire de la boutique Jonas & Cie, ne désemplit pas. Dans les carnets de commandes du locataire du 19 rue d'Aboukir, des personnages du monde politique et médiatique de premier plan : Jean-Pierre Elkabbach, Serge Raffy, mais aussi des nouveaux élus et des comédiens, depuis qu'Emmanuel Macron lui fait sa pub. 

Des clients stars qui, arborant fièrement les couleurs de Jonas & Cie, participent à la popularité de la marque auprès des grands de ce monde : "Jean-Pierre Elkabbach, véritable ambassadeur de la maison auprès des hommes politiques [prend] rendez-vous pour renouveler ses costumes fatigués", rapporte le Parisien de ce mercredi 19 juillet. Tandis que "dans le sillage de Macron, la liste des clients de Jonas & Cie s'est allongée à de nouveaux députés, des personnalités des médias et des comédiens". "Il y a un vrai effet Emmanuel Macron", nous avait déjà affirmé le tailleur, notant "une augmentation de 20 à 25 % de nos

commandes". 

"Notre clientèle s'est élargie aux touristes asiatiques et aux provinciaux qui font le voyage jusqu'à Paris pour s'offrir un costume semblable à ceux de Macron", déclare aujourd'hui Laurent Touboul au quotidien.

Le style Macron

Une popularité grandissante que le tailleur doit à un prix défiant toute concurrence (340 euros le costume, en moyenne) et à une qualité inégalable : couleurs, coupes, Laurent Touboul maîtrise les codes vestimentaires des hautes sphères et ça se voit : "Lorsqu'il était au ministère de l'Economie ou en campagne, Emmanuel Macron choisissait des nuances de bleu acidulées. Depuis qu'il est à l'Elysée, sa garde-robe s'est assombrie. Il porte désormais des costumes dark blue, une couleur plus classique, des chemises blanches et des cravates étroites en taffetas ou en grenadine de soie. Il aime les vestes avec une poche anglaise", déclare le roi du textile du IIe arrondissement de Paris.

"Dans l'air du temps", le style Macron séduit par de-là les frontières. Un succès que le président de la République devrait aussi à Brigitte Macron (dont la réputation de modeuse n'est plus à faire) : "Brigitte sélectionne avec soin de jolies matières qui froissent peu", a confié le co-propriétaire de la boutique. Prochain rêve pour l'entreprise familiale ? "Habiller le Premier ministre". A bon entendeur...

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Emmanuel Macron a découvert l'adresse de Jonas et Cie dans le Sentier à Paris il y a trois ans. Elle circulait déjà dans les milieux politiques. Beaucoup de jeunes cadres se rendent chez ce tailleur pour son bon rapport-qualité prix. Car, en moyenne, ces hommes déboursent 380 euros pour un costume retouches comprises.

Ainsi, dimanche, pour son investiture, le nouveau président de la République avait choisi un modèle de cette boutique, le "Blue Dark" pour un montant d'environ 450 euros comme l'a précisé une des ses conseillères et ancienne journaliste Laurence Haim.

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Il est pourtant bien mal "fringué".

Un bras légèrement levé le bouton de la veste est prêt à craquer

Engoncé dans son costard trop ajusté au corps il est obligé de déboutonner sa veste pour lever les bras !!

 

Published by Un Sage
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:10

Scandale des admissions post-bac: merci Najat Vallaud-Belkacem!

par

Jean-Paul Brighelli

Scandale des admissions post-bac: merci Najat Vallaud-Belkacem!

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  • Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en septembre 2016. SIPA. 00770451_000006
(Un magnifique sourire)

« Injuste ! » crient tous ensemble les néo-bacheliers et leurs parents. En quoi ont-ils démérité, par rapport à leurs petits camarades plus chanceux (pas meilleurs, hein, et parfois bien pires) qui ont obtenu une place dans la filière qu’ils demandaient, pendant que les autres récitent Apollinaire et le début du « Voyageur » : « Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant ».

« Injuste », cela signifie que c’est contrairement à la justice. Frédérique Vidal, désormais ministre de l’Enseignement supérieur, ne peut l’ignorer, toute généticienne qu’elle soit. Une injustice doit être réparée, mais surtout son auteur doit être châtié.

Une mesure prise en toute connaissance de cause

En l’occurrence, l’auteur s’appelle Najat Vallaud-Belkacem, je le signale poliment à Madame « le » Ministre , persistons à parler français. Qu’attendez-vous, Madame, pour mettre en examen l’ex-ministre de l’Education nationale ? Devant la Cour de Justice de la République, par exemple ? Elle a fichu un bordel magistral en décidant que la répartition se ferait par tirage au sort ,et j’en ai rien à foutre de ceux qui seront crucifiés par le tirage au sort, a dû penser Mme Ponce-Pilate dans ce doux français qui est le sien. À propos, où a-t-elle recyclé son sourire de vendeuse de carabistouilles ? Se contente-t-elle d’être l’épouse de son député de mari, parachuté dans une circonscription celle d’Emmanuelli ,imperdable même par une Gauche en déconfiture ?

Oui, c’est une injustice profonde, que l’on ne réparera pas en faisant entrer tous les postulants en fac , avec un chausse-pied, sans doute. On cachera cette année le plus gros des protestations ; même si certaines font tache et procurent de gros titres aux journaux, ravis de trouver des bacheliers à mention TB recalés en STAPS, pendant que certains de leurs camarades, arrivés à 10 de moyenne avec toute la compassion des jurys, fanfaronneront devant eux.

Et des milliers de recours administratifs menacent la sérénité ministérielle.
Même si le ministre reconnaît que le système APB est « un énorme gâchis ».
Non pas, madame : c’est une mesure prise en toute connaissance de cause par une ex-collègue d’Emmanuel Macron.

Malheureusement, et contrairement aux particuliers, les gouvernements ne peuvent refuser les héritages.

APB est mort! Vive la réforme?

APB se meurt, APB est mort. L’évidence crève les yeux. Frédérique Vidal a donc convoqué lundi 17 juillet un grand machin, avec présidents d’universités, « syndicats » étudiants et spécialistes pour réorganiser le système, à l’horizon 2018.

Quelques suggestions ?

– Faire du Bac un examen de fin d’études , donné à tout le monde, avec pour l’essentiel du contrôle continu sur les deux dernières années, et si l’on veut conserver le symbole, deux ou trois épreuves nationales à la fin. Au moins, on ne désorganisera plus les lycées pendant un bon mois. À tout le monde, mis avec des résultats chiffrés différents (c’est pour le coup que ça vaudra la peine de travailler tout au long de ces deux dernières années) à partir desquels toutes les formations post-Bac trieront et sélectionneront les étudiants qu’elles veulent. Personne ne restera sur le carreau , il y aura toujours une Licence de Projets Culturels ou de Psychologie Appliquée aux diptères disponible à Trifouillis-les-Oies.

Injuste ! » crient tous ensemble les néo-bacheliers et leurs parents. En quoi ont-ils démérité, par rapport à leurs petits camarades plus chanceux (pas meilleurs, hein, et parfois bien pires) qui ont obtenu une place dans la filière qu’ils demandaient, pendant que les autres récitent Apollinaire et le début du « Voyageur » :
« Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant »
« Injuste », cela signifie que c’est contrairement à la justice. Frédérique Vidal, désormais ministre de l’Enseignement supérieur, ne peut l’ignorer, toute généticienne qu’elle soit. Une injustice doit être réparée, mais surtout son auteur doit être châtié.
En l’occurrence, l’auteur s’appelle Najat Vallaud-Belkacem, je le signale poliment à Madame « le » Ministre , persistons à parler français. Qu’attendez-vous, Madame, pour mettre en examen l’ex-ministre de l’Education nationale ? Devant la Cour de Justice de la République, par exemple ? Elle a fichu un bordel magistral en décidant que la répartition se ferait par tirage au sort , et j’en ai rien à foutre de ceux qui seront crucifiés par le tirage au sort, a dû penser Mme Ponce-Pilate dans ce doux français qui est le sien. À propos, où a-t-elle recyclé son sourire de vendeuse de carabistouilles ? Se contente-t-elle d’être l’épouse de son député de mari, parachuté dans une circonscription , celle d’Emmanuelli , imperdable même par une Gauche en déconfiture ?
Oui, c’est une injustice profonde, que l’on ne réparera pas en faisant entrer tous les postulants en fac , avec un chausse-pied, sans doute. On cachera cette année le plus gros des protestations — même si certaines font tache et
procurent de gros titres aux journaux, r
avis de trouver des bacheliers à mention TB recalés en STAPS, pendant que certains de leurs camarades, arrivés à 10 de moyenne avec toute la compassion des jurys, fanfaronneront devant eux.
Et des milliers de recours administratifs menacent la sérénité ministérielle.

Même si le ministre reconnaît que le système APB est « un énorme gâchis ».
Non pas, madame : c’est une mesure prise en toute connaissance de cause par une ex-collègue d’Emmanuel Macron.
Malheureusement, et contrairement aux particuliers, les gouvernements ne peuvent refuser les héritages.

APB se meurt, APB est mort. L’évidence crève les yeux. Frédérique Vidal convoque donc aujourd’hui lundi 17 juillet un grand machin, avec présidents d’universités, « syndicats » étudiants et spécialistes pour réorganiser le système, à l’horizon 2018.

Quelques suggestions ?

– Faire du Bac un examen de fin d’études , donné à tout le monde, avec pour l’essentiel du contrôle continu sur les deux dernières années, et si l’on veut conserver le symbole, deux ou trois épreuves nationales à la fin. AU moins, on ne déorganisera plus les lycées pendant un bon mois. À tout le monde, mis avec des résutats chiffrés différents (c’est pour le coup que ça vaudra la peine de travailler tout au ong de ces deux dernières années) à partir desquels toutes les formations post-Bac trieront et sélectionneront les étudiants qu’elles veulent. Personne ne restera sur le carreau , il y aura toujours une Licence de Projets Culturels ou de Psychologie Appliquée aux diptères disponible à Trifouillis-les-Oies.

– Donner à tous les établissements d’Enseignement supérieur la possibilité d’inventer leur propre mode de tri , sur dossier, sur concours, sur aptitudes physiques, sur lettre de motivation, sur entretien, ou autre. Ah oui, cela obligera nos collègues d’université à travailler huit jours de plus. Comme leurs collègues de prépas.

– Aiguiller dès le début de la Première les élèves vers a voie qui leur convient le mieux. On ne fait pas STAPS quand on sort d’une autre filière que S, figurez-vous, le niveau en biologie est relativement élevé. On ne se lance pas dans des études de Droit quand on vient d’un Bac Pro ,100% d’échec, là comme ailleurs.

– Organiser des classes ou des stages-relais, de mise à niveau , de trois mois à un an.

– Former les ex-lycéens plutôt que les envoyer dans le mur. Ça se fait en prépas avec les CPES , et dans quelques universités, type Orsay, où ils ont monté une année zéro de remise à niveau en maths. Parce que les maths de Terminale S, hein…

– Revaloriser d’urgence toutes les formations professionnelles issues de l’apprentissage. Crois-moi, petit, tu auras plus de plaisir à être ébéniste ou tailleur de pierres que psycho-chômeur post L3. Je parlais déjà de cela ici-même il y a 11 ans , ça fait plaisir de se sentir écouté…

– Aligner peut-être l’emploi du temps des profs de facs sur celui des PRAG, qui font le même boulot en travaillant deux fois plus… Ah oui, mais les uns font de la recherche… À vrai dire, ils sont surtout submergés de tâches administratives qui ne devraient pas être de leur ressort.

-Et virer de fac en fin de premier ou de second semestre, comme on le fait dans toutes les formations sélectives, les étudiants inscrits mais toujours absents. Cela fera toujours ça de gagné en nombre de places. Les facs vont faire de toute façon cette année comme la SNCF ,des sur-réservations, en comptant que les absents « naturels » feront de la place aux présents installés sur les marches des amphis.

Oui, mais l’UNEF n’acceptera jamais…
J’em…papaoute l’UNEF, très profondément. Ils ont léché les bottes du gouvernement précédent, qui a fait depuis lurette de ce pseudo-syndicat une pépinière de futurs concierges de la rue de Solférino. Ils ne représentent rien, en nombre. Ni en idées. La capacité à mobiliser les étudiants ? Allons donc, la quasi-totalité des étudiants sérieux rêve d’étudier ,étonnant, non ?
Il est urgent de revaloriser le travail sur l’ensemble du cursus scolaire. Et d’expliquer aux lycéens, en prenant le temps, que certaines formations les attirent comme la lumière du foyer attire les papillons : ils s’y brûleront les ailes.
Personne ne conteste la sélection dans le sport de compétition — d’une férocité parfois démente, où les rêves fous des gamins footballeurs de cités se brisent contre les mauvais hasards de la vie et la concurrence monstrueuse des rêves encore plus aigus des gamins du Tiers-Monde. Personne ne conteste la nécessité d’une sélection en médecine , le numerus clausus est passé comme une lettre à la poste : pourquoi ne pas en faire autant dans toutes les filières où l’on peut prévoir avec une certaine exactitude le nombre effectif de débouchés ?
Ce ne sont là que des pistes , on peut en imaginer bien d’autres, et multiplier les facs à dérogation type Dauphine. Mais je crains fort que comme le suggère in fine Pierre Dubois (
qui prédit l’échec de Frédérique Vidal), tout cela ne serve qu’à promouvoir de nouveaux instituts d’enseignement supérieur, à statut plus ou moins privés et donc à fonctionnement à définir, chargés d’expérimenter de sélections tout à fait nouvelles et inédites , le partenariat avec les entreprises, que Frédérique Vidal a fortement sollicitées quand elle était Président d’Université, ou la sélection par l’argent, par exemple. C’est déjà le cas, mais personne n’ose le dire : jamais Bourdieu n’a eu autant raison, jamais la « reproduction » n’a autant joué à plein. Les classes au pouvoir se protègent comme elles peuvent — au mépris même des compétences et des talents. J’en parlerai bientôt.

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Frédérique Vidal sur la terrasse de son ministère, rue Descartes. Au fond le Panthéon, derrière elle l’église Saint-Etienne-du-Mont, à gauche le lycée Henri-IV.

 

 

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Published by Un Sage
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:10

Mardi après-midi, les députés ont élu François de Rugy à la tête de l'Assemblée nationale.

Élu dès le premier tour avec 153 voix, François de Rugy a été largement préféré aux trois autres candidats Brigitte Bourguignon, Sophie Errante et Philippe Folliot. 

 

 Celui-ci aura un confortable salaire. Le président de l’Assemblée nationale étant avant tout un député, il touche à ce titre une indemnité de base, comme tous ses collègues, de 7 209,74 euros. Mais en plus, il touche une indemnité spéciale, non imposable, de 7 267,43 euros. Il faut enfin rajouter l’indemnité représentative de frais de mandat de 5 840 euros bruts. Soit une rémunération totale de 20 317,17 euros, qui en fait l’acteur institutionnel le mieux doté de la République, derrière le président du Sénat (20 486,12 euros brut), mais devant le président de la République et le Premier ministre (14 910 euros brut chacun).

A ce salaire, il faut ajouter le confortable Hôtel de Lassay, le logement de fonction du président de l'Assemblée. "La résidence du président de l’Assemblée nationale possède de nombreux salons et une vaste salle des Fêtes permettant d’organiser des réceptions en l’honneur de personnalités ou de délégations étrangères reçues par la France", écrit Europe 1

François de Rugy : des écologistes à Macron, parcours d'un ambitieux

Par Elisa Centis

 

● 1997-2015: l'ascension à la droite des écologistes

François de Rugy est élu pour la première fois à l'Assemblée en 2007, sous l'étiquette les Verts. Il s'était déjà présenté à la même élection en 1997 et 2002, mais sans succès. Avant d'entrer chez Les Verts en 1997, il militait au parti Génération écologie alors qu'il n'avait même pas 20 ans. Réélu député en 2012, il profite de la percée du nouveau parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour prendre la tête du groupe écologiste à l'Assemblée. Il partage alors la présidence du groupe avec Barbara Pompili. A la suite de désaccords au sein d'EELV, il quitte le parti fin août 2015. Il s'oppose alors à la direction du parti, menée par Cécile Duflot. L'ancienne ministre de François Hollande, était favorable à une ligne dure, contre le virage social-libéral du gouvernement socialiste. François de Rugy jugeait au contraire cette prise de position comme «une dérive gauchiste».

 

● 2015-2016: l'aventure personnelle dans le sillage de l'exécutif

Avec le sénateur Jean-Vincent Placé, lui aussi démissionnaire d'EELV, il fonde le Parti écologiste en septembre 2015. Ils sont rejoints par Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili, elles aussi partisanes du soutien au président de la République. En février 2016, il est le seul à ne pas être récompensé de sa fidélité au chef de l'État. Cosse, Pompili et Placé entrent au gouvernement, tandis qu'il reste dans son siège de député. En mai 2016, il intègre le groupe socialiste et gravit un nouvel échelon. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale, grâce à la démission de Denis Baupin. Il se déclare ensuite, dès octobre 2016, candidat à la primaire de la gauche. Il s'attache alors à incarner l'écologie et propose notamment la fin de voitures non-électriques ou non-hybrides. Il ne recueille que 3,88% des suffrages, mais la primaire lui de gagner en notoriété.

 

● 2017: la conversion au macronisme

Quelques semaines seulement après la victoire de Benoît Hamon, il se rallie à Emmanuel Macron, dans un souci de «cohérence», justifie-t-il. Ce partisan de la ligne sociale-libérale affiche son désaccord avec les propositions du candidat socialiste, comme le revenu universel. C'est sous l'étiquette La République En Marche, qu'il se représente aux législatives en juin. Réélu, il fait immédiatement part de ses ambitions pour le perchoir. François de Rugy se présente alors comme un candidat désireux de mener la refonte de l'Assemblée nationale, pour répondre au désir de renouvellement de la société française. Il propose de réduire le nombre de députés et de limiter le cumul des mandats dans le temps, des idées que l'on retrouve dans le programme d'Emmanuel Macron. Depuis plusieurs semaines, il se disait que le président de la République souhaitait une femme au poste de président de l'Assemblée. Cela aurait été une première et un symbole fort dans le sens de l'égalité homme/femme. Déjouant les pronostics, le député de Loire-Atlantique s'est finalement imposé face à deux femmes, Sophie Errante et Brigitte Bourguignon, récoltant ainsi les fruits de son engagement au côté d'Emmanuel Macron.

 

 

 

Published by Un Sage
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:00

 

Par

Marin de Viry

 Philosophie :

– L’œuvre de Jean-Paul Sartre : acheter, vendre, conserver, sous-pondérer ou surpondérer ? Vous développerez vos recommandations aux investisseurs.

– Comment Paul Ricœur concilie-t-il le leadership inspirationnel (appelé verticalité en langue vernaculaire) avec la créativité communautaire bottom-up (appelée horizontalité en langue vernaculaire) pour optimiser la productivité de la vie politique ?

– En vous appuyant sur les statistiques de coûts des opérations militaires et de coûts des opérations de maintien de la paix dans le document joint, calculez la valeur nette actualisée du projet de paix perpétuelle d’Emmanuel Kant.

– Le sexe, l’argent et le pouvoir épuisent-ils les aspirations humaines ou faut-il en plus baratiner des trucs verticaux, genre transcendants ?

– Calculez le retour sur investissement de la lecture du Banquet de Platon (en prenant un exemplaire acheté 8 euros sur Amazon).

– Le désir sans frein est-il solvable ?

– L’esprit peut-il se départir des contraintes du compte d’exploitation ?

Littérature :

– « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » : le concept marketing de l’obsolescence programmée dans l’œuvre de Jean de La Fontaine.

– Comparez Steve Jobs à François-René de Chateaubriand.

– Comment Marguerite Duras a-t-elle créé un overwhelming competitive advantage (aussi appelé en langue vernaculaire avantage compétitif décisif) dans le fiction market ?

– Les market trends dans l’autofiction.

– Vous décrirez la stratégie out of the box de Michel Houellebecq depuis Extension du domaine de la lutte.

– Quelles pourraient être les synergies entre le Bon Marché et l’œuvre de Balzac ? Écrivez une recommandation à la direction générale de LVMH.

– « Levez-vous, orages désirés » : la littérature nous enseigne-t-elle à casser les codes des business model ?

– Exercice d’invention : une femme trentenaire découvre son hétérosexualité et son catholicisme. Racontez ses doutes, sa lutte contre les préjugés culturels, et les stratégies qu’elle déploie pour faire accepter sa différence et amener finalement son jules devant un curé en vrai dans une église encore consacrée.

– Exercice d’invention : vous êtes DRH et un employé en open space a mis en fond d’écran la citation suivante : « La chair est triste, hélas, et j’ai lu tous les livres. » Racontez l’entretien préalable à son licenciement.

Histoire :

– César, Napoléon, Hollande, Macron : trouvez l’intrus.

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 08:40

Le sommet du luxe

  Par Marion Tours

Après quatre ans de travaux, le mythique hôtel de la place de la Concorde, à Paris, rouvre ses portes. Plongée dans les coulisses d'une réinvention...

Après quatre ans de travaux, l'hôtel de Crillon se métamorphose. Mais que les puristes se rassurent, sa célébrissime façade sera conservée." title="Après quatre ans de travaux, l'hôtel de Crillon se métamorphose. Mais que les puristes se rassurent, sa célébrissime façade sera conservée."

 Après quatre ans de travaux, l'hôtel de Crillon se métamorphose. Mais que les puristes se rassurent, sa célébrissime façade sera conservée

17 000 mètres cubes de terre excavés, 6 000 mètres cubes de béton coulés, 147 métiers d'art, 250 sous-traitants, 500 personnes au plus fort du chantier, 600 matériaux (dont 40 marbres), 124 chambres (dont 43 suites), le tout sur une surface de 16 750 mètres carrés répartie sur sept niveaux au cœur de la capitale… C'est dire si la réouverture du Crillon, ce 5 juillet, est attendue. Qui plus est dans un contexte touristique morose où l'hôtellerie de luxe parisienne souffre depuis presque deux ans d'un déficit d'image et de fréquentation.

Il aura fallu quatre ans de travaux (titanesques) pour rénover le mythique hôtel et le propulser (enfin) dans le XXIe siècle. Car si l'établissement conservait un certain prestige et cultivait sa gloire passée , de Marie-Antoinette à Nelson Mandela , il n'en restait pas moins dans son jus, fidèle à l'architecture que lui avait offerte en 1758 Ange-Jacques Gabriel (à qui l'on doit notamment le château de Versailles), puis Walter-André Destailleur, figure de la Belle Époque, qui le transformera définitivement en hôtel en 1909. L'enjeu était donc de taille : préserver l'identité du bâtiment (façades, salons de réception classés…) tout en le hissant parmi les enseignes les plus prestigieuses de la capitale, en tête desquelles le Ritz, le George V, le Plaza Athénée ou encore Le Meurice. Le propriétaire – le prince saoudien Mutaib Ben Abdullah Ben Abdulaziz – et son opérateur hôtelier ,le groupe hongkongais Rosewood Hotels , ne cachent pas en effet leur ambition. Celle d'obtenir le titre de palace, distinction accordée aux établissements dits d'exception. Pour preuve, vingt-trois enseignes seulement, dont dix à Paris, s'enorgueillissent du précieux sésame en France.

Depuis sa fermeture en mars 2013, le Crillon n'a donc pas ménagé ses efforts, notamment dans son mode de gestion du personnel, maintenant et rémunérant ses salariés, les encourageant à vivre de nouvelles expériences, quitte à se perfectionner chez la concurrence. Ainsi Christopher Hache (une étoile Michelin à la fermeture de l'hôtel) a-t-il effectué un tour du monde des saveurs. Tandis que Jérôme Chaucesse, le chef pâtissier, en a profité pour préparer et remporter le concours de meilleur ouvrier de France 2015.

Restauré par Bouygues Bâtiment Île-de-France-Rénovation privée sous la houlette de l'architecte Richard Martinet (une pointure dans le domaine) et des Monuments historiques pour les parties classées, l'établissement s'est également alloué les services de plusieurs designers, fines fleurs de la déco, aux univers distincts mais complémentaires. À commencer par Aline d'Amman, directrice artistique du projet. Chahan Minassian, quant à lui, s'est vu confier le jardin d'hiver et le restaurant gastronomique, L'Écrin ; Tristan Auer, les couloirs et l'espace pour les hommes (avec barbier et salon cireur) ; et enfin Cyril Vergniol, toutes les chambres, à l'exception des suites Signature. Parmi elles, on retrouve les Grands Appartements imaginés par Karl Lagerfeld, dont l'une des chambres est dédiée à Choupette, la chatte ,et muse à ses heures ,du créateur.

Pour le reste, le Crillon abritera un bar, une brasserie, un cigar lounge, une piscine et un spa, pour la plupart ouverts à la clientèle extérieure. Car tel est aussi l'objectif de l'institution : « Faire en sorte que les Parisiens et les clients du monde entier s'y sentent bien, qu'ils aient la sensation d'entrer dans une résidence privée plutôt que dans un hôtel », conclut le directeur, Marc Raffray.

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Parisiens amateurs de salons feutrés et touristes fortunés vont pouvoir (ré)investir ce palais historique du 10 place de la Concorde, haut symbole du luxe à la française, dessiné en 1758 par l’architecte Ange-Jacques Gabriel à la demande du roi Louis XV.
Il faut dire que l’endroit, figé dans son carcan "Ancien Régime" avait bien besoin d’une cure de rajeunissement; et de beaucoup de deniers.
Racheté en 2010 pour 250 millions d’euros par un Prince de la famille royale saoudienne, les travaux ont coûté 200 millions d'euro de plus pour redonner au lieu tout son lustre, et rester dans la compétition que se livrent les palaces parisiens.
A plus de 1.000 € la nuitée  ce n'est pas à la portée de toutes le bourses !!
 
 

 

Published by Un Sage
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 09:00

Brigitte Macron au cœur d’une polémique gouvernementale : que se passe-t-il ?

Plusieurs députés de droite et de gauche pointent actuellement la Première dame. Découvrez pourquoi.

Ils ne décolèrent pas. Plusieurs députés de droite et de gauche font actuellement entendre leur voix pour protester contre une mesure d’Emmanuel Macron. Le président souhaite en effet interdire le recours aux emplois familiaux au sein de l’Assemblée nationale, ce qui ne plaît pas du tout à certains parlementaires. Alors qu’il devrait prochainement leur être interdit de travailler avec des membres de leur famille, ils s’étonnent du fait que le chef de l’Etat s’autorise en revanche à faire participer son épouse à la vie de la République en officialisant son statut de Première dame. Certains dénoncent même une incohérence

Faites ce que je dis, pas ce que je fais"

"Brigitte Macron serait donc une collaboratrice. Pourtant on va interdire aux députés d’employer leur famille non ?", s’interroge ainsi le député de La France Insoumise Eric Coquerel sur Twitter. "Je ne vois pas pourquoi la femme du chef de l'État aurait un budget sur de l'argent public.

On est en train de nous dire qu'il faut recruter des centaines d'administrateurs à l'Assemblée pour contrôler tous nos tickets de caisse, et on va allouer un budget à la femme du chef de l'État, je ne suis pas d'accord", a de son côté enragé le député PS Luc Carvounas au micro de Sud Radio.

Des critiques auxquelles le président Emmanuel Macron n’a pas encore répondu. "Un rôle officiel, ça dépend comment on l’entend. Elle aura le rôle qu’elle a toujours eu auprès de moi. Pour être clair, elle m’a toujours accompagné parce que c’est mon équilibre de vie, avait-il déclaré pendant sa campagne à propos du rôle de son épouse en cas de victoire à la présidentielle. Elle n’a jamais été rémunérée par la République, de près ou de loin. Elle ne sera pas rémunérée par la République". Mais si Brigitte Macron ne devrait pas être payée pour effectuer ses missions de Première dame, elle bénéficie en revanched'un bureau à l'Elysée et d'une équipe qui lui est entièrement dédiée

 

 

 

 

Published by Un Sage
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 08:30

 

L'ancien chef du cabinet militaire d'Édouard Philippe succède à Pierre de Villiers.

Un choix judicieux, étant donné son âge, sa carrière et ses états de servicePar Jean Guisnel

L Point.fr

 

La démission du général Pierre de Villiers, le CEMA sortant, est donc venue clôturer une semaine de crise intense sur fond de querelle politico-militaire inédite. Elle s'est conclue ce matin vers 8 heures, entre le CEMA et le chef de l'État, ce dernier acceptant la démission que le général était venu lui apporter en main propre. Un conseil de défense s'est tenu ensuite, auquel le général n'a bien entendu pas participé.

Comme c'est le cas dans les transmissions de responsabilités militaires, Pierre de Villiers ne sera pas présent lors de l'arrivée de son successeur choisi par Emmanuel Macron, le général de corps d'armée François Lecointre. Les fonctions du sortant prennent fin sur le papier le 19 juillet à minuit. Son successeur devrait donc prendre possession de son nouveau bureau jeudi matin, à moins qu'il parte directement avec le président de la République sur la base nucléaire d'Istres, à laquelle Emmanuel Macron doit rendre une visite prévue de longue date.

"Fort potentiel"

Le choix de François Lecointre paraît judicieux. Tout d'abord, il rompt avec une tradition bien établie, voulant depuis toujours que le CEMA soit choisi parmi les officiers généraux occupant déjà les plus hauts postes, au motif qu'ils seraient plus expérimentés et plus accoutumés aux arcanes du pouvoir. Il est parfaitement loisible au chef de l'État de procéder différemment, et c'est ce qu'il a fait. François Lecointre n'est pourtant pas un « bleu », loin de là ! Il était chef du cabinet militaire du Premier ministre Édouard Philippe, après avoir occupé cette fonction à compter du 1er septembre 2016, aux côtés de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve. Ce poste est traditionnellement occupé par un officier brillant, plutôt jeune et à « fort potentiel » comme on dit dans les armées. Il était programmé depuis plusieurs années pour un poste important, en l'occurrence celui de chef d'état-major de l'armée de terre pour succéder à l'actuel titulaire Jean-Pierre Bosser.

Le parcours de François Lecointre est celui d'un officier combinant une carrière opérationnelle et une carrière d'état-major. Ce saint-cyrien de la promotion Monclar (1984-1987) a fait ses premières armes au 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes et a conduit avec sa compagnie, comme capitaine, l'assaut du pont de Vrbanja, à Sarajevo. Ce fait d'armes a fait l'objet d'un film documentaire du réalisateur Patrick Barberis dans lequel le nouveau CEMA crève l'écran : Pour qui meurent nos soldats.

Rédacteur durant cinq (longues) années des discours du chef d'état-major de l'armée de terre (2001-2005), François Lecointre est ensuite devenu l'adjoint « terre » du chef de cabinet militaire du ministre de la Défense Hervé Morin.

Apaiser les esprits

En choisissant cet officier respecté pour principal subordonné militaire, le président de la République fait aussi un « choix jeune ». Puisque le nouveau CEMA est né le 6 février 1962, il est théoriquement en poste pour la durée du quinquennat et plus encore. Il n'atteindra la limite d'âge que lors de son soixante-et-unième anniversaire, le 6 février 2023. À cette époque, chacun aura pu constater dans les armées si les promesses budgétaires du président ont été tenues. Mais dans tous les cas, le CEMA n'a pas aujourd'hui de tâche plus urgente que d'apaiser les esprits échauffés. Elle ne sera pas aisée, dès lors que jamais personne avant lui n'aura eu à succéder à un CEMA démissionnaire.

 

 

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 18:11

Au royaume de Macronie on ne se Prive de rien

Brigitte Macron a déjà son bureau à l'Elysee et aura son statut

…ET SON DIREC­TEUR DE CABI­NET

Mathieu Bonis  

Dans les star­ting-blocks pour incar­ner plei­ne­ment son rôle de Première dame, Brigitte Macron a déjà choisi son bureau à l’Ely­sée, dans l’aile Est du palais, près des jardins.

Le travail avant la détente ! Si le couple prési­den­tiel n’a pas encore emmé­nagé dans les appar­te­ments privés de l’Ely­sée, Brigitte Macron a déjà choisi l’en­droit où elle compte bien offrir au « statut » de Première dame, ses lettres de noblesse. En effet, comme l’a révélé ce dimanche Le Pari­sien, l’épouse d’Em­ma­nuel Macron a pris la déci­sion d’ins­tal­ler son bureau  au rez-de-chaus­sée de l'aile privée, commu­né­ment appe­lée « l'aile Madame », dans le Salon des Fougères ; salon qui doit son nom au motif fleuri de ses tapis­se­ries.

Une pièce qui s’ouvre sur les jardins du palais et dans laquelle François Hollande se plai­sait parfois à déjeu­ner. Un endroit qui a égale­ment  servi de lieu de travail à Céci­lia Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy et Valé­rie Trier­wei­ler précé­dem­ment.

Brigitte Macron, pour laquelle son mari a promis, durant sa campagne, un statut de Première dame, a égale­ment choisi son direc­teur de cabi­net. Son nom a été dévoilé par Europe 1, et il s’agit de Pierre-Olivier Costa, ancien colla­bo­ra­teur de Bertrand Dela­noë à la mairie de Paris. Appar­te­nant au premier cercle d’Em­ma­nuel Macron , il fut chef de cabi­net d’En Marche ! ,  celui que le jour­nal Libé­ra­tion défi­nit comme le « cultu­reux de la com’ » de l’équipe, s’est forgé « un profil de tech­no­crate de la culture et des médias, passé par le centre Pompi­dou, le CNC et la direc­tion de la commu­ni­ca­tion de la mairie de Paris ».

 C’est donc soutenu par ce quadra­gé­naire, juriste de forma­tion, avec cinq collaborateurs,que la Première dame devrait s’en­ga­ger en faveur des jeunes et de l’édu­ca­tion. Un rôle public qui rappe­lons-le, ne sera pas rému­néré et dont le budget consa­cré au fonc­tion­ne­ment de son équipe fera l’objet d’une totale trans­pa­rence. À noter que l’an­nonce du choix du bureau de Brigitte Macron inter­vient quelques jours avant que le couple prési­den­tiel ne pose ses valises à l’Ely­sée ; 

Qu'est-ce qui justifie ce statut ? La transparence sur le budget. Dans le passé, la Première dame se voyait attribuer de façon informelle des moyens prélevés sur le budget de l’Elysée : bureaux, chauffeurs, agents de sécurité, collaborateurs permanents, soit 450.000 euros par an si on prend l’exemple de Valérie Trierweiler. 

La fin d'un rôle opaque. Officiellement sans existence, la Première dame n’avait pas le droit d’engager la moindre dépense. Une situation que le nouveau président de la République veut changer.

Il pourrait demander à un groupe de travail de plancher sur ce nouveau statut, qui affecterait à son épouse un budget propre pour ses projets, ses déplacements, indépendamment de ceux du président. Brigitte Macron a, elle-même, 

 

 

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 18:10

Le Monde
Par Bastien Bonnefous, Nathalie Guibert et Cédric Pietralunga
 

Le 14-Juillet 2017 restera dans les annales comme un jour de crise ouverte entre l’armée et le président de la VRépublique, en dépit du succès du défilé qui a mis ce vendredi-là les troupes à l’honneur sous le regard admiratif de l’Américain Donald Trump. Dans le week-end, les sources du Monde convergeaient pour juger inéluctable la démission du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers.

Une folle séquence a débuté mardi 11 juillet. Dans Le Parisien, le ministre des comptes publics Gérald Darmanin annonce que, fin 2017, la solidarité interministérielle n’assumera pas les surcoûts des opérations extérieures comme le prévoit la loi : pour les payer, les armées devront économiser 850 millions d’euros sur leurs équipements. L’annonce des coupes, auxquelles s’ajoutent d’importants gels de crédits, est une douche froide. Le président s’était engagé pour atteindre un effort de défense de 2 % en 2025, ce qui exige de nouveaux crédits immédiats. Sur cette base, il a maintenu Pierre de Villiers à son poste pour un an, le 30 juin.

Le 12 juillet, le chef d’état-major proteste, devant le président, en conseil de défense. Avant de se rendre devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale pour une audition à huis clos. Une fuite révélera son courroux : « Je ne me laisserai pas baiser comme ça ! » Connu pour être franc et direct, Pierre de Villiers est applaudi par les députés. Avec les parlementaires, les industriels de l’armement sonnent la mobilisation.

« Je suis votre chef »

Le 13 au soir, venu au ministère rendre hommage aux troupes qui vont défiler comme le veut la tradition, le chef de l’Etat déclare, en des termes très autoritaires : « Je considère qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. » « Je suis votre chef. » Assurant qu’il tiendra ses engagements, Emmanuel Macron ajoute : « Je n’ai besoin de nulle pression et de nul commentaire. »

Le 14 au matin, le général Villiers accompagne le président pendant le défilé et publie sur Facebook, comme il le fait régulièrement, une lettre aux soldats. Celle-ci a pour thème la confiance et se conclut ainsi : « Une fois n’est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre. » Après le recadrage présidentiel, le général a signifié à son équipe qu’il prendrait une décision en début de semaine.

Le 15 juillet, le chef de l’Etat indique au Journal du dimanche : « Si quelque chose oppose le chef d’état-major au président de la République, le chef d’état-major change. »

A son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron avait multiplié les gestes à l’intention des armées. Le jour de son investiture, il avait remonté l’avenue des Champs-Elysées en command-car et s’était aussitôt rendu au chevet des soldats blessés de l’hôpital Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). Le 19 mai, il avait réservé son premier déplacement hors d’Europe aux forces françaises engagées au Sahel contre les djihadistes. « Je protégerai l’institution militaire (…), ma confiance en vous est totale », avait assuré le président depuis Gao, au Mali.

Des coupes « inacceptables »

Même volonté de mise en scène quelques jours plus tard, à Lorient. En marge d’une visite des chantiers navals de Saint-Nazaire, le chef de l’Etat avait accompagné en mer des commandos marine. Belles images assurées pour celui dont les adversaires avaient critiqué le manque d’expérience en matière régalienne. Le 4 juillet, il s’est fait hélitreuiller à bord du Terrible, l’un des quatre sous-marins porteurs de la bombe nucléaire, où il a passé plusieurs heures .

Le nouveau chef des armées avait, plus subtilement, montré sa volonté de prendre en main les dossiers militaires en exfiltrant au Quai d’Orsay Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense indéboulonnable du quinquennat Hollande, et, surtout, en le séparant de son directeur du cabinet tout-puissant, Cédric Lewandowski. Pour succéder à M. Le Drian ont été choisies deux non-spécialistes : la centriste Sylvie Goulard, démissionnaire au bout d’un mois en raison de l’affaire des emplois fictifs du Modem, et l’ancienne socialiste Florence Parly, une « budgétaire » inconnue au bataillon. Ni la ministre des armées ni Jean-Yves Le Drian ne se sont exprimés depuis le début de la crise.

« En s’affichant autant, Macron a donné l’impression de se servir des soldats pour se construire une image, ils ont le sentiment de s’être fait avoir », critique un parlementaire. Preuve du malaise, la politique tracée par le chef de l’Etat a été critiquée jusque dans son camp. Le député LRM du Morbihan Gwendal Rouillard, un dauphin de M. Le Drian, a jugé « carrément inacceptables » les coupes du budget. Son collègue du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, président de la commission de défense à l’Assemblée nationale, a dit « regrette [r] le choix » de l’exécutif. « Il n’était pas sérieux d’annoncer 850 millions d’euros de coupes tout en donnant 1,5 milliard pour recapitaliser Areva », explique-t-il au Monde en dénonçant l’attitude de Bercy. « Le calendrier a piégé les militaires, la ministre et même le président. »

Durant la campagne présidentielle, les membres de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron l’appelaient entre eux « le chef ». Une habitude que le président de la République entend voir perdurer au pouvoir. Mais, avant même de savoir si le chef d’état-major déciderait de rester ou non, les observateurs avertis de l’institution militaire jugeaient ces derniers jours que le quinquennat démarrait sur une crise majeure.

 « Les armées, ça obéit, fondamentalement. Et, sur le fond, c’est le devoir du président de rappeler son autorité », souligne le très respecté Henri Bentégeat, un prédécesseur du général Villiers qui a servi le président Jacques Chirac. « Mais la méthode va laisser des traces, on ne peut pas remettre en cause publiquement un chef militaire comme cela devant ses subordonnés. »

Au fond, estime un général qui exprime un point de vue très partagé, « Pierre de Villiers n’a fait que son devoir en défendant le budget des armées, et Emmanuel Macron ne se rend pas compte que, lorsqu’il sera dans la cour des Invalides pour son premier soldat mort à cause d’un défaut d’équipement, c’est à lui que s’adresseront les reproches. »

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Direct LCI
Antoine Rondel

CHEF, OUI, CHEF - Dans le "Journal du dimanche", le chef de l'Etat n'a pas pris de gants pour rappeler à quel point il n'a pas apprécié que le chef d'état-major des armées dévoile ses états d'âme en pleine commission de la Défense au sujet des coupes budgétaires imposées aux militaires.

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change". Fermez le ban, Emmanuel Macron ne veut pas entendre les responsables de l'armée française se plaindre du niveau des crédits alloués à leur fonctionnement. C'est ainsi que, interviewé par le Journal du Dimanche, le président de la République - et accessoirement chef des armées - a intimé à Pierre de Villiers, le général qui avait prévenu qu'il n'allait pas "se laisser b***** comme ça" , de rentrer dans le rang, sous peine d'en sortir définitivement.

Rendez-vous ce vendredi

Ce n'est pas le premier coup de semonce que subit ce dernier. Trois jours plus tôt, à l'hôtel de Brienne, Emmanuel Macron avait condamné la prise de parole du général devant la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, en rappelant, publiquement : "Je suis votre chef". Un rapport hiérarchique auquel le chef de l'Etat a l'air de tenir, puisqu'il répète, à l'endroit de son chef d'état-major : " Il a toute ma confiance à condition de savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne."

 

Le retour de bâton intervient alors que, le 14 juillet sur Facebook, le général de Villiers avait posté une lettre ouverte où il écrivait notamment que "personne ne mérite d'être aveuglément suivi" et que la confiance avait "besoin de gages". Un message mis en ligne le lendemain du recadrage du chef de l'Etat. Difficile de ne pas y voir une référence à la mini-crise qui l'oppose à Emmanuel Macron depuis qu'il a été annoncé que le budget de la Défense a subi une coupe de 850 millions d'euros. Les deux hommes se verront prochainement à l'Elysée. Pour la dernière fois ? 

 


 

 


 

 


 

 

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 18:03

Pierre de Villiers: l’armée doit être loyale au peuple, pas à Emmanuel Macron

par

Aurélien Marq

 

 

Depuis quelques jours, une forme d’opposition semblait s’afficher entre Emmanuel Macron, président de la République et donc chef des armées, et le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des Armées (CEMA), c’est à dire le plus haut placé dans la hiérarchie militaire française hors gendarmerie. Il était question de limoger le CEMA, la décision devrait être rendue publique d’ici la fin de la semaine et, finalement, on apprend ce matin que le général a choisi de démissionner. La raison ? En commission, Pierre de Villiers a vertement critiqué de nouvelles coupes budgétaires et souligné leur impact inévitable sur la capacité opérationnelle des forces. Ajoutons que la critique fut faite en des termes qui rendaient inévitable sa diffusion publique.
Bien sûr, qu’un pays, frappé par le terrorisme et gangrené par des réseaux de fanatiques et de criminels disposant d’armes de guerre, choisisse de diminuer son budget de défense en même temps qu’il se prépare à financer des Jeux olympiques laisse songeur. Mais sans même parler de l’opportunité des choix budgétaires, l’analyse d’une telle situation doit aller au-delà du classique « se soumettre ou se démettre », notamment parce qu’elle concerne un militaire de haut rang.
La « merveilleuse trinité »
En première approche, évidemment, un chef des armées ne peut se permettre de voir ses décisions publiquement contestées par l’un de ses grands subordonnés. Toute faille entre l’Etat et les forces armées serait une faiblesse que nos ennemis seront tentés d’exploiter. Clausewitz l’a théorisé avec la formule de la « merveilleuse trinité », triangle dont les sommets sont l’armée, le gouvernement et le peuple qui doivent être unis pour assurer la robustesse d’une nation. Avant lui, Sun Tzu, Machiavel et bien d’autres l’avaient également analysé.
La responsabilité de cette union harmonieuse n’incombe pas, pour autant, aux seuls militaires, et leur devoir de réserve est précédé et supplanté par un devoir de loyauté – encore faut-il savoir envers qui, ou quoi.
Un militaire est soumis à des contraintes exorbitantes du droit commun car ses fonctions sont elles-mêmes et par nature hors normes, c’est à dire en dehors des normes communes. Bien que les nécessités de la guerre ne donnent pas tous les droits, sans quoi la guerre n’est plus seulement un drame mais devient une monstruosité, le droit habituel ne peut s’appliquer tel quel aux situations de guerre.
Macron n’est pas César
Les militaires risquent leur vie au combat, mais là n’est pas leur spécificité. Policiers, pompiers, secouristes entre autres peuvent aussi être amenés à risquer leur vie dans l’accomplissement de leur devoir. Mais seuls les militaires sont amenés à tuer dans le cadre de leurs missions (hors légitime défense). Leur chef, le CEMA, n’est donc pas un directeur d’administration comme les autres.
A qui doit aller sa loyauté et, avec elle, celle de tous les militaires ? Au président ? Au gouvernement ? A l’Etat ? A la nation ? Au peuple français ? A tous les habitants de la France ? A la France elle-même, ou à « une certaine idée de la France » ?
N’en déplaise à Emmanuel Macron, ce n’est pas pour lui que Pierre de Villiers devait ordonner aux hommes et aux femmes sous son commandement de risquer leurs vies ou de prendre celles de leurs ennemis. Ce n’est pas à lui que doit aller leur loyauté. Même élu, nul ne peut se décréter César, seulement l’être. Et l’Empereur lui-même devait servir Rome.
La souveraineté appartient au peuple
Comme l’affirme notre constitution, la souveraineté appartient au peuple. C’est donc lui, et lui seul, que les armées doivent servir, en obéissant aux décisions de ses représentants légitimes, à savoir les parlementaires.
Or, si cette loyauté impose de se soumettre même aux décisions budgétaires, elle impose aussi d’informer le plus honnêtement possible le Parlement des conséquences prévisibles des décisions qu’il projette, afin que celles-ci soient lucides et assumées.
En outre, sous réserve de ne pas rendre publique et donc accessible à nos ennemis d’information sensible, ce même devoir de loyauté impose aux militaires d’informer le plus clairement possible l’ensemble des citoyens sur les conséquences des choix politiques en matière de Défense. Nos militaires sont des experts dans leur domaine. Bien sûr, l’expertise technique n’a pas à se substituer au débat démocratique ni au choix politique – au sens noble du terme. Mais elle doit nourrir le débat, elle doit être un élément de la réflexion et de la décision politiques. S’en priver, comme on l’a trop fait, conduit à débattre de postures de principe sans connaissance des réalités opérationnelles. Les cas de la Libye et de la Syrie en sont de désastreux exemples. Emmanuel Macron, ex-ministre d’un président voulant faire alliance avec ce qui est aujourd’hui l’Etat islamique pour combattre Bachar el-Assad, devrait le savoir…
On ne peut rien reprocher à Pierre de Villiers
De quel droit, donc, reprocher au CEMA d’avoir donné au peuple souverain et à ses représentants les moyens de décider en conscience et en toute connaissance de cause ?
On m’objectera que le général Pierre de Villiers était aussi un haut fonctionnaire, tenu de ce fait à un autre devoir de loyauté envers son administration. C’est vrai, mais s’arrêter là reviendrait à ignorer une autre spécificité de l’état militaire : les limites strictes imposées à la liberté d’association.
Soyons clairs : une grande partie des récentes déclarations du CEMA n’auraient choqué personne si elles étaient venues d’un responsable syndical. Mais les militaires n’ont pas de syndicats, et n’ont pas le droit d’en avoir.
Faut-il pour autant renoncer à informer les citoyens de l’état de nos forces armées autrement que par le biais des déclarations officielles du ministère et les réponses convenues aux questions parlementaires ? Non, car une solution simple existe.
Laisser parler la grande muette
Depuis peu, les militaires ont le droit de constituer des associations professionnelles, mais elles ne rassemblent pour l’instant qu’un faible pourcentage de nos soldats.
Cependant, les militaires disposent aussi de « représentants du personnel », appelés conseillers concertation, dont certains siègent au sein de conseils nationaux appelés Conseils de la Fonction militaire (CFM).
Contrairement à des délégués syndicaux à temps plein, ceux-ci continuent pour l’essentiel à exercer leurs fonctions opérationnelles, et ne peuvent donc se transformer en « professionnels de la revendication » à l’agenda politique plus ou moins voilé. En outre, ils représentent l’ensemble de leurs camarades, et pas seulement d’éventuels adhérents. Parmi les armées, la gendarmerie est allée encore plus loin pour reconnaître leur légitimité et a choisi qu’ils soient élus par leurs pairs. Là où la hiérarchie porte la parole officielle des armées, ces CFM, composés de militaires de tous grades et de toutes spécialités, portent la parole des militaires. Et en tant que corps social, payant le prix du sang pour la sécurité de tous, ceux-ci ne sauraient continuer à être exclus du débat démocratique.
Hélas ! A ce jour, les CFM ne sont censés formuler des avis que sur les questions statutaires et liées à la condition militaire. L’organisation et l’emploi des forces sont exclus de leur champ théorique de compétence, et ils ne sont qu’informés des sujets budgétaires. Surtout, quels que soient leurs avis, ils ne peuvent pas les faire librement connaître par voie de presse. Ceux-ci restent donc sans effet sur l’opinion publique et sur l’électorat, et de ce fait d’un impact limité sur les élus…
Les militaires, des citoyens à part entière
Chef des armées, Emmanuel Macron est en droit d’exiger de ses collaborateurs stratégiques une adhésion sincère à ses décisions et l’absence de critiques publiques. Il ne peut pas pour autant attendre que le CEMA cautionne des mensonges éhontés sur la situation de nos forces armées et de notre capacité de défense.
Le choix du général de Villiers est honorable, habile, et sans doute un choix du cœur. Alors qu’il venait d’être reconduit dans ses fonctions pour un an, on lui demande d’avaliser une dégradation budgétaire majeure. Comment l’accepter sans avoir le sentiment de s’être fait acheter, et piéger ? Plutôt que de conclure sa carrière en pliant l’échine devant une décision qu’il juge inique, ce qui aurait été trahir à la fois ses subordonnés et les raisons mêmes de son engagement sous les drapeaux, il a décidé d’en sortir par le haut, avec panache, d’alerter l’opinion publique et de partir.
Ce choix, aussi, oblige Emmanuel Macron a clarifier très rapidement sa position vis-à-vis des militaires. Il ne peut pas se permettre de leur envoyer le signal qu’ils sont « juste bons pour se taire », envoyés au front au nom d’une population qui ignore tout de ce qu’ils vivent et refuse même qu’on le lui dise. Il doit les reconnaître comme des citoyens à part entière, ce qui est une condition nécessaire à la cohésion entre les armées et la nation, plus nécessaire que jamais.
Il faut rapidement donner à la communauté militaire le moyen de porter son expertise dans le débat public, de manière factuelle, sans esprit partisan ni polémique. Le moyen, en somme, de rendre compte sincèrement et loyalement au peuple souverain.
Et la meilleure solution pour y parvenir serait d’octroyer enfin une totale liberté d’expression aux Conseils de la Fonction militaire de nos différentes armées.
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